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Piratage de la police de Shanghai

Des pirates affirment avoir volé les données personnelles de plus d’un milliard de personnes domiciliées en Chine suite au piratage d’une base de données de la police de Shanghai. Possible ?

Lors d’une fuite de données de cette ampleur il est pratiquement impossible de vérifier la véracité de chaque entrée. Toutefois, sur la base d’un échantillon de données, les premiers rapports indiquent que la fuite est plutôt crédible. On ne sait toujours pas si les données proviennent d’une seule base de données, de bases de données liées ou de bases de données sans rapport entre elles, ce qui signifie que le nombre de citoyens concernés pourrait bien être inférieur au nombre de données communiquées.

 Le prix relativement faible proposé par les pirates pourrait sembler significatif, sauf que de nombreux pirates, depuis le lancement de la guerre lancée par la Russie à l’encontre de son voisin l’Ukraine, fait ressortir des fuites et des failles  gardées secrètes depuis des semaines, certaines mêmes depuis des mois. Les pirates ont besoin de liquidité. Les Sécurité du système d’information (SI) non maitrisés deviennent de vraies mines d’or pour les pirates !

Les données sont proposées pour 10 bitcoins (200 000 dollars), ce qui laisse penser que le pirate cherche peut-être à vendre les données à plusieurs acheteurs et donc de manière non exclusive. Certains pirates que j’ai pu rencontrer me disaient « nous préférons vendre à un petit montant 10 fois aujourd’hui, qu’espérer une grosse somme demain« . Effectivement, 10 fois 200 000 aujourd’hui et mieux qu’espérer tomber sur le bon acheteur à 2 millions demain !

« La valeur des données personnelles varie également d’un citoyen à l’autre, en grande partie en fonction de la possibilité de monétiser les données par le biais de l’usurpation d’identité ou de fraude, les nations occidentales telles que le Royaume-Uni et les États-Unis exigeant généralement un prix plus élevé. »  explique Toby Lewis, Global Head of Threat Analysis de Dartrace.

Il est intéressant de noter que les organes de censure chinois s’empressent de mettre fin à toute discussion sur cette fuite qui pourrait discréditer le gouvernement, dans la mesure où ce dernier est considéré comme la source présumée de la fuite. Cela peut être une indication de la véracité de l’affirmation, mais il peut s’agir simplement d’une tentative d’étouffer des rumeurs potentiellement dommageables.

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