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Angry Bird, un aide involontaire de la NSA

Comme le montre l’émission de zatazweb.tv du mois de janvier [S3E5], espionner un smartphone est simple comme bonjour. Prendre des photos, filmer, écouter, lire les sms à l’insu de son propriétaire, à distance, peut se pratique en deux clics de souris. A première vue, espionner un smartphone peut aussi se pratiquer via les applications offertes.

D’après de nouveaux documents volés par l’ancien analyste du renseignement Snowden, les service de renseignements électroniques américain NSA et britannique, le GCHQ, s’amusent depuis 2007 a surveiller certaines cibles via les jeux et applications embarquées. AngryBird, Google Map, mais aussi Twitter ou encore Facebook sont indiqués dans les documents diffusés par le New York Times.

007 n’infiltre pas directement la machine, il exploite les informations sauvegardées par les logiciels. A la base, cela permet aux développeurs de cibler les publicités qu’ils veulent communiquer à leurs clients de joueurs. La NSA y a trouvé une autre possibilité. Connaitre les goûts de ses cibles, son emplacement géographique, ses amis, … Le journal américain explique que les services secrets anglais utilisent des outils baptisés « Smurf« , « Tracker Smurf« , « Nosey Smurf » ou encore « Dreamy Smurf« .

Des espions informatiques qui ressemblent comme deux goutes d’eau à celui présenté dans zataz tv de janvier 2014. The Guardian indique que la NSA aurait déjà dépensé plus d’un milliard de dollars pour suivre des smartphones.  Il n’est pas surprenant d’apprendre que des organisations tentent de tirer profit d’applications à priori anodines pour récolter des informations. Les données que fournissent des jeux comme Angry Birds sont utiles pour les développeurs tout autant que pour les publicitaires, alors pourquoi pas les agences de renseignement ?

De nombreuses applications permettent à un individu de jouer avec ses amis et ses contacts, créant un véritable réseau. Si nous analysons plus en détail le cas d’Angry Birds, sa dernière version requiert l’accès aux données de géolocalisation, à l’état du téléphone, ou encore aux SMS, de façon à pouvoir cibler les publicités qui sont diffusées pendant une partie de jeu. Cependant, une tierce personne qui aurait accès à ces informations aurait alors plus d’information sur vous que vous ne souhaiteriez sûrement en communiquer.

À l’échelle d’une application, le problème n’est pas bien grave, mais il s’agit là d’un simple exemple. Il faut s’imaginer que nous acceptons de partager nos données privées avec pratiquement toutes les applications que nous téléchargeons sur notre smartphone, et qu’elles communiquent toutes des informations sur nous qui pourraient éventuellement être agrégées et utilisées à des fins que nous ne connaissons pas. À l’heure actuelle, les utilisateurs sont pris au piège de ce système car refuser de partager ses informations privées avec une application revient le plus souvent à refuser de télécharger l’application. Faut-il pour autant arrêter de télécharger ce type d’application sur son smartphone ? Non bien sûr, car cela n’empêcherait pas les utilisateurs d’être espionnés. Nous n’avons pas de visibilité sur le nombre d’applications surveillées et l’étendue des programmes de renseignement, et le problème va donc bien au-delà d’Angry Birds.

A noter qu’un pirate, qui a signé son acte ANTI NSA, a piraté quelques minutes le site officiel du jeu Angry Bird en rebaptisant l’espace web Spying Bird. Piratage confirmé par Zone H.