2,4 milliards de dollars de pertes à cause du phishing en 2021 selon le FBI

Avec près de 40% des plaintes pour des escroqueries en ligne portant sur le phishing, le FBI révèle dans son Internet Crime Report annuel* que ce type d’attaque a atteint les 2,4 milliards de dollars de dommages en 2021. Les cybercriminels passent par les mails pour diriger les internautes sur de faux sites et les inciter à partager des informations personnelles ou professionnelles.

Si dans son rapport le FBI accorde une attention toute particulière aux mails professionnels des entreprises provenant des États-Unis ou qui y sont actives, le montant mondial total est par conséquent encore plus élevé car il s’agit d’un problème qui touche tous les internautes.

Ces risques peuvent alors être préjudiciables aux marques et sites qui vont voir leur image dégradée à cause d’une perte de confiance de la part de l’internaute après une mauvaise expérience.

Par conséquent, garantir aux utilisateurs qu’ils sont bien sur un site authentifié va, d’une part, les protéger dans leur démarche, mais également les rassurer. Une manière complémentaire pour les entreprises de renforcer la relation client à travers une expérience consommateurs sans risque et de gagner en e-réputation en instaurant une réelle confiance avec les clients. 

Si des indices et un peu d’attention permettent de déjouer cette arnaque courante : vérification de l’orthographe, l’URL du site en question, site certifié d’un label ; un manque de vigilance peut vite arriver et engendrer le vol de ses données.

Microsoft corrige 75 vulnérabilités dont 8 critiques

Microsoft corrige 75 vulnérabilités dont 8 critiques.

Dans le cadre du Patch Tuesday de mai, Microsoft a corrigé 75 vulnérabilités dont 8 sont classées comme critiques, pouvant entraîner une RCE ou une élévation de privilèges et a publié un avis de sécurité (ADV220001) pour Azure en réponse à CVE-2022-29972, une vulnérabilité d’exécution de code à distance (RCE) Zero-Day. Le Patch Tuesday du mois comprend aussi des correctifs pour deux autres vulnérabilités 0Day, l’une connue pour être activement exploitée (CVE-2022-26925), l’autre pour être publiquement exposée (CVE-2022-22713). Microsoft a corrigé divers problèmes dans ses logiciels, y compris des vulnérabilités de déni de service (DoS), d’élévation de privilèges, de divulgation d’informations, d’exécution de code à distance (RCE), de contournement des fonctions de sécurité et d’usurpation.

Principales vulnérabilités Microsoft corrigées

L’avis de sécurité du mois-ci concerne de nombreux produits Microsoft, dont Azure, les outils pour développeurs (Developer Tools), les mises à jour de sécurité étendue (ESU), Exchange Server, Microsoft Office et Windows. Au total, ce sont 97 produits/versions Microsoft concernés. Les téléchargements concernent Monthly Rollup (Déploiement mensuel), Security Only (Sécurité uniquement), Security Update (Mise à jour de sécurité) et ServicingStackUpdate (Pile de maintenance du système d’exploitation).

CVE-2022-21978 | Vulnérabilité d’élévation de privilèges dans Microsoft Exchange Server

Cette vulnérabilité affiche un score de sévérité CVSSv3.1 de 8,2/10. Pour que l’exploitation de cette vulnérabilité fonctionne, l’attaquant doit être identifié sur le serveur Exchange en tant que membre d’un groupe ayant des privilèges élevés. Évaluation d’exploitabilité : Exploitation moins probable .

CVE-2022-22012 et CVE-2022-29130 | Vulnérabilité d’exécution de code à distance (RCE) dans le protocole Windows LDAP

Cette vulnérabilité affiche un score de sévérité CVSSv3.1 de 9,8/10. Un attaquant non authentifié peut envoyer une requête fabriquée de toute pièce sur un serveur vulnérable. Si l’exploitation réussit, le code malveillant de l’attaquant peut alors être exécuté dans le cadre d’un compte SYSTEM. Cette vulnérabilité est uniquement exploitable si la politique LDAP MaxReceiveBuffer est configurée avec une valeur supérieure à celle par défaut. Les systèmes configurés avec la valeur par défaut de cette politique ne devraient pas être affectés. Pour plus d’informations, consulter : politiques LDAP de Microsoft. Évaluation d’exploitabilité : Exploitation moins probable.

CVE-2022-22017 | Vulnérabilité d’exécution de code à distance sur le client Bureau à distance

Cette vulnérabilité affiche un score de sévérité CVSSv3.1 de 8,8/10. Pour exploiter ces vulnérabilités, l’attaquant doit convaincre l’utilisateur ciblé de se connecter à un serveur RDP malveillant. Au moment de la connexion, le serveur malveillant peut exécuter du code sur le système de la victime dans le contexte de l’utilisateur ciblé. Évaluation d’exploitabilité : Exploitation plus probable.

CVE-2022-26913 | Vulnérabilité de contournement de la fonction de sécurité dans l’authentification Windows

Cette vulnérabilité affiche un score de sévérité CVSSv3.1 de 7,4/10. L’attaquant qui parvient à exploiter cette vulnérabilité pourra lancer une attaque Man-in-the-Middle (MITM) et déchiffrer et lire ou bien modifier le trafic TLS entre le client et le serveur. La disponibilité de la machine attaquée n’est aucunement impactée. Évaluation d’exploitabilité : Exploitation moins probable .

CVE-2022-26923 | Vulnérabilité d’élévation de privilèges sur les Services de domaine Active Directory

Cette vulnérabilité affiche un score de sévérité CVSSv3.1 de 8,8/10. Un utilisateur authentifié peut manipuler des attributs sur des comptes informatiques qu’il possède ou administre et obtenir ainsi un certificat auprès des Services de certificats Active Directory, ce qui pourrait entraîner une élévation de privilèges. 
Évaluation d’exploitabilité : Exploitation plus probable.

CVE-2022-26937 | Vulnérabilité d’exécution de code à distance (RCE) au sein du système de fichiers réseau (NFS) de Windows

Cette vulnérabilité affiche un score de sévérité CVSSv3.1 de 9,8/10. Cette vulnérabilité peut être exploitée sur le réseau en passant un appel malveillant non authentifié auprès du service de système de fichiers réseau (NFS) afin de déclencher une exécution de code à distance (RCE). Cette vulnérabilité n’est pas exploitable dans NFSV4.1. Avant de mettre à jour votre version de Windows qui protège contre cette vulnérabilité, il est possible d’atténuer une attaque en désactivant les versions NFSV2 et NFSV3. Mais comme votre écosystème peut s’en trouver affecté, cette procédure ne doit être activée que sous la forme d’une atténuation temporaire. Évaluation d’exploitabilité : Exploitation plus probable.

CVE-2022-29108 | Vulnérabilité par exécution de code à distance sur Microsoft SharePoint Server

Cette vulnérabilité affiche un score de sévérité CVSSv3.1 de 8,8/10. Pour exploiter cette vulnérabilité, un attaquant doit être authentifié et avoir la permission de créer des pages. Évaluation d’exploitabilité : Exploitation plus probable.

CVE-2022-29133 | Vulnérabilité d’élévation de privilèges dans le noyau Windows

Cette vulnérabilité affiche un score de sévérité CVSSv3.1 de 8,8/10. Dans ce cas, une attaque pourra être lancée avec succès depuis un environnement d’exécution AppContainer à faibles privilèges. L’attaquant peut obtenir des privilèges élevés puis exécuter du code ou accéder à des ressources à un niveau d’intégrité supérieur à celui de l’environnement d’exécution AppContainer. Évaluation d’exploitabilité : Exploitation moins probable .

Plus de la moitié des fuites de données découle de cyberattaques

Plus de la moitié des fuites de données découle de cyberattaques

Dans son dernier rapport d’activité, la CNIL révèle qu’en 2021 près de 6 notifications de fuite de données sur 10 découlaient de cyberattaques, notamment de ransomware, et non plus de mauvaises manipulations informatiques. Une hausse considérable par rapport à 2020. En cause, des fonctions cryptographiques obsolètes rendant les sites internet vulnérables, des moyens encore insuffisants aux regards des enjeux actuels en matière de cybersécurité, ou encore des mots de passe pas assez sécurisés.
Les techniques d’attaques ne cessent d’évoluer et aujourd’hui, si d’après le rapport les secteurs de l’action sociale et de la santé restent les cibles premières des cyberattaquants, la CNIL rappelle que toutes les entreprises peuvent être visées, peu importe le secteur.
Dans ce contexte, Laurent Maréchal, Technology Architect EMEA chez Skyhigh Security commente : « Ces dernières années ont été marquées par la migration des entreprises dans le cloud pour y stocker leurs données et applications métier, motivées par la nécessité d’agilité, d’adaptation, de flexibilité et d’innovation. Le cloud permet en effet d’adapter rapidement les capacités d’infrastructures technologiques aux besoins de l’entreprise.’« 
Néanmoins, de nouveaux risques de sécurité ont émergé avec l’usage de ces nouveaux environnements. En effet, cette migration a été relativement spontanée dans de nombreuses entreprises, et la question de la sécurité informatique n’a pas nécessairement été en tête des priorités. Combiné à l’usage du BYOD (l’utilisation de matériels personnels dans un cadre professionnel) ou du Shadow IT (l’utilisation d’applications non approuvées par un service IT), la surface d’exposition aux cyberattaques a considérablement augmenté. Et cela n’a pas échappé aux cybercriminels, qui tirent profit de la situation.
Les données constituent aujourd’hui une valeur importante pour de nombreuses entreprises, et la protection de l’information est devenue capitale comme peut le montrer le Service Veille ZATAZ.
Il existe aujourd’hui des solutions au niveau technologique qui peuvent améliorer considérablement la sécurité informatique. L’authentification multifactorielle ou l’approche « Zero Trust » selon laquelle la confiance n’est pas automatiquement accordée aux utilisateurs, mais où elle est gagnée en fonction des habitudes de connexion et des comportements, permettent de renforcer la sécurité. Mais pour protéger les données, il ne suffit pas de construire des périmètres et de garantir les accès par des politiques statiques.
« En effet, aujourd’hui, les données sont constamment créées, partagées et déplacées au sein de l’entreprise. Protéger la façon dont les données sont utilisées est un élément essentiel dans la réussite d’un projet Cloud, avec non pas un modèle de fermeture, mais d’ouverture maitrisée. » termine Laurent Maréchal.