TOP 5 des attaques DNS : Le phishing toujours plébiscité par les hackers, les DDoS en forte hausse

D’après le rapport IDC Global DNS Threat Report 2022, les attaques par phishing ont représenté 44% des attaques subies par les entreprises françaises tandis que les DDoS ont vu leur part croître de près de 11 points pour s’établir à 33%.

EfficientIP, entreprise hexagonale spécialisée dans l’automatisation du DDI (DNS, DHCP, IPAM), présente le Top 5 des attaques visant ou utilisant le DNS comme vecteur qui ont frappé les entreprises françaises en 2022. D’après le Global DNS Threat Report 2022, les hackers se sont ainsi concentrés sur les attaques par phishing, les malware basées sur le DNS, le DDoS, le DNS Hijacking et enfin l’abus des mauvaises configurations DNS au niveau du cloud. Parmi celles-ci, les attaques DDoS ont été en forte augmentation, boostées par le contexte de tensions internationales extrêmes.

Phishing

Aujourd’hui le phishing est la menace numéro 1 qui pèse sur le DNS. Ce mode opérationnel a représenté 44% des attaques subies par les entreprises françaises interrogées dans le cadre du DNS Threat Report. Les hackers se font passer pour un organisme connu (banque, service des impôts, CAF, etc.), en utilisant le logo et le nom de cet organisme pour inciter les utilisateurs à cliquer sur des liens frauduleux. L’usage de liens trompeurs et corrompus est ainsi le principal vecteur d’attaque utilisé par les hackers pour compromettre les DNS.

DNS based malwares

En deuxième position, les attaques DNS basées sur des Malwares ont quant à elles progressé de 8 points par rapport à 2021 pour représenter 40% des tentatives de compromissions qui ont visé les entreprises françaises en 2022. Pour ces attaques, les hackers tentent d’installer des virus au niveau du serveur DNS pour atteindre plusieurs objectifs. Ils peuvent par exemple altérer les configurations TCP/IP pour rediriger les utilisateurs vers des noms de domaine frauduleux, ou alors s’appuyer sur cette porte d’entrée pour exfiltrer les données qui circulent via le DNS.

DDoS

En troisième place, les DDoS ont vu leur part exploser et prendre 11 points pour représenter 33% des attaques subies par les entreprises en 2022. Le but de ces attaques est toujours le même, à savoir rendre impossible le fonctionnement du DNS en le saturant de requêtes et ainsi empêcher les entreprises de fonctionner. Dans un climat international tendu, ces attaques visant plus à mettre hors service ont été largement privilégiées aux ransomwares ayant des visées plus pécuniaires pour les hackers.

DNS Hijacking

Quatrième, le DNS hijacking – aussi appelé « redirection DNS » ou « attaque DNS » représente quant à lui 25% des attaques qui ont frappé les entreprises françaises, soit 8 points de plus que l’an passé. Ces attaques visent principalement deux niveaux de l’ensemble du système : le registre qui contrôle la liste des noms de domaine, et le serveur DNS qui gère les enregistrements techniques. Dans les deux cas l’objectif est de détourner, d’une manière ou d’une autre, les fonctionnalités du serveur de domaine des entreprises, soit pour rediriger les utilisateurs vers des domaines frauduleux, soit pour exfiltrer des données.

Abus des mauvaises configurations cloud

Enfin, la cinquième attaque la plus représentée en France avec 22% est l’abus des mauvaises configurations au niveau du cloud. Ces attaques exploitent les failles les erreurs de configuration au niveau du DNS et qui permettent aux hackers de mettre en place des redirections frauduleuses. Il est important de noter que ces attaques touchent aussi bien des entreprises que les grands hyperscalers.

« Ces attaques, leur variété, leur nombre et l’impact qu’elles ont sur les entreprises, aussi bien financier qu’au niveau de la réputation, montrent que la sécurité du DNS doit devenir une priorité absolue des entreprises. Il s’agit d’un organe central et vital qui représente bien trop d’opportunités pour les hackers s’il est mal protégé, » détaille Ronan David, directeur de la stratégie et cofondateur d’EfficientIP. « L’intégration de solutions de sécurité au niveau du serveur de noms de domaine permet non seulement de protéger celui-ci, mais aussi de renforcer la protection de tous les utilisateurs et des outils de l’entreprise.« 

Executive Order on Enhancing Safeguards for United States Signals Intelligence Activities

Les Etats-Unis et l’Union européenne bientôt au diapason concernant le transfert des données personnelles ?

Le décret signé le 7 octobre dernier par le président américain, Joe Biden, concernant le transfert des données personnelles permet de renforcer les mesures garantissant la confidentialité et la protection des libertés civiles et des données personnelles de résidents européens transférées vers les États-Unis (Executive Order on Enhancing Safeguards for United States Signals Intelligence Activities).

Pour mémoire, le dispositif du Privacy Shield avait été invalidé en 2020 par la justice européenne (CJUE 16 juillet 2020 arrêt dit « Schrems II »), qui avait jugé que les atteintes portées à la vie privée des personnes dont les données personnelles sont traitées par les entreprises et opérateurs soumis à la législation américaine étaient disproportionnées au regard des exigences de la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union européenne.

Il s’agissait ni plus ni moins de restaurer la confiance entre l’Union européenne et les Etats-Unis concernant leurs flux transfrontaliers de données personnelles. Ce décret devrait permettre à la Commission européenne d’initier la procédure menant à une décision d’adéquation, dont l’objectif à terme serait de reconnaître l’adéquation de la législation américaine avec les exigences de législation européenne en matière de protection des données personnelles. (Réactions de Corinne Khayat et Anne-Marie Pecoraro, Avocate associée au cabinet UGGC).