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Patch Tuesday de décembre : Windows en première ligne

Dernier Patch Tuesday de 2025, et Microsoft boucle l’année avec un lot de correctifs où une élévation de privilèges Windows exploitée activement impose l’ordre de priorité aux équipes sécurité.

Ce Patch Tuesday de décembre se distingue moins par le volume des correctifs que par leur profil de risque. Microsoft publie 56 CVE, dont seulement deux critiques sur le papier mais une faille d’élévation de privilèges déjà exploitée dans Cloud Files Mini Filter Driver, rendant la mise à jour Windows prioritaire. Deux vulnérabilités officiellement divulguées complètent le tableau, l’une dans PowerShell, l’autre dans GitHub Copilot pour JetBrains. En parallèle, Mozilla corrige 27 CVE dans Firefox, et Adobe traite à lui seul 142 failles, majoritairement via une mise à jour ColdFusion classée priorité un. Pour les équipes de défense, l’enjeu n’est plus de tout installer au plus vite, mais de hiérarchiser finement les risques.

Un Patch Tuesday dominé par Windows

Pour ce dernier rendez-vous correctif de 2025, Microsoft publie 56 vulnérabilités référencées, avec deux failles considérées comme critiques et 54 classées importantes. Pris isolément, ce volume pourrait presque sembler modéré par rapport à certains mois précédents. Mais l’angle cyber ne se mesure pas au compteur brut de CVE, plutôt à la combinaison entre criticité théorique, exploitabilité pratique et surface d’exposition.

Le point dur de ce mois-ci est clair : CVE-2025-62221, une vulnérabilité d’élévation de privilèges dans le pilote Cloud Files Mini Filter. Officiellement, Microsoft la classe comme « Important » avec un score CVSS v3.1 de 7,8. En pratique, le fait qu’elle soit déjà exploitée dans la nature change complètement la donne. Un attaquant capable d’en abuser peut obtenir des privilèges SYSTEM, soit le niveau de contrôle maximal sur une machine Windows. Dans un modèle de priorisation basé sur le risque, cette combinaison score élevé plus exploitation active suffit à la reclasser de facto au rang de faille critique, quelle que soit l’étiquette de l’éditeur.

Cette vulnérabilité affecte Windows 10 et les versions ultérieures. Autrement dit, elle recoupe une grande partie du parc encore en production dans les entreprises. Pour un attaquant déjà positionné sur un poste utilisateur, cette élévation de privilèges constitue un tremplin idéal vers un contrôle complet de la machine, puis une éventuelle progression latérale. C’est précisément ce type de maillon qui permet de passer d’un incident isolé à un compromis de domaine complet.

La mise à jour du système d’exploitation Windows de décembre corrige à la fois cette faille exploitée et l’une des vulnérabilités divulguées publiquement, CVE-2025-54100. C’est la raison pour laquelle le bulletin place explicitement Windows au sommet des priorités ce mois-ci. Pour les RSSI et responsables de configuration, le calcul est simple : une seule vague de déploiement du correctif OS réduit en même temps la surface d’attaque liée à une exploitation active et à une divulgation publique. Toutes choses égales par ailleurs, la fenêtre de tir laissée aux attaquants se mesure en jours.

Toutes les autres mises à jour Microsoft peuvent, selon les recommandations fournies, être intégrées dans les cycles de patch habituels, alignés sur les SLA internes. Cette hiérarchisation n’invite pas à la complaisance, mais elle reconnaît que le risque marginal supplémentaire lié à ces autres CVE est moindre que celui associé à une élévation de privilèges déjà utilisée sur le terrain.

PowerShell et Copilot, nouveaux angles d’attaque

Au-delà de l’élévation de privilèges dans Cloud Files, deux vulnérabilités divulguées publiquement attirent l’attention des équipes défense. La première, CVE-2025-54100, touche PowerShell et se traduit par un risque d’exécution de code à distance. Là encore, Microsoft la classe en « Important » avec un score CVSS v3.1 de 7,8. Le fait qu’elle soit déjà publique augmente mécaniquement le risque de voir apparaître des scripts d’exploitation reproductibles, même si aucune exploitation active n’est mentionnée dans le texte fourni.

Le correctif de Microsoft pour cette faille ne se limite pas à un patch technique, il s’accompagne d’un avertissement et de recommandations d’usage. Le cœur du problème vient de la commande Invoke-WebRequest. Lorsqu’elle analyse le contenu d’une page web, elle peut, dans certaines conditions, exécuter du code script lors de cette phase d’analyse. La recommandation fournie insiste sur l’utilisation du paramètre -UseBasicParsing pour éviter la prise en charge avancée susceptible de déclencher ce type de comportement.

Les auteurs du récapitulatif soulignent que la nature même de la vulnérabilité rend une correction totale peu probable. Dit autrement, même après application du correctif, la posture de sécurité dépendra en grande partie de la discipline opérationnelle des administrateurs et des scripts en production. Cette vulnérabilité affecte Windows Server 2008 et toutes les versions ultérieures, ce qui élargit encore la surface d’exposition, notamment dans les environnements où PowerShell est massivement utilisé pour l’automatisation.

La seconde vulnérabilité rendue publique, CVE-2025-64671, cible GitHub Copilot for JetBrains. Elle est également classée « Important » mais avec un score CVSS v3.1 plus élevé, à 8,4. On reste officiellement sous le seuil « critique », mais la proximité montre que le scénario d’attaque est loin d’être théorique. L’exploitation repose sur un concept qui parle directement aux spécialistes de l’IA générative : l’attaque « Cross Prompt Inject ».

Concrètement, un attaquant peut insérer du contenu malveillant dans des fichiers non fiables ou sur des serveurs MCP. Copilot, en traitant ces informations, se trouve alors amené à proposer ou exécuter des commandes supplémentaires, injectées dans le flux normal de travail. Le danger augmente fortement lorsque l’option d’approbation automatique du terminal utilisateur est activée. Dans ce cas, les commandes suggérées franchissent plus facilement la barrière entre assistance et exécution réelle.

Cette vulnérabilité ne se corrige pas par une simple mise à jour Windows. Elle impose aux équipes de développement de télécharger et mettre à jour le plugin GitHub Copilot utilisé dans les IDE JetBrains. Ce détail opérationnel est important : il déplace une partie de la responsabilité du côté des équipes dev, qui n’entrent pas toujours dans le périmètre direct des processus de patch management classiques. Pour les équipes de sécurité, l’alignement entre IT, Dev et Sec devient ici une condition de réduction effective du risque.

En termes de renseignement cyber, le cas Copilot illustre une tendance lourde : les outils d’assistance à la programmation et les extensions d’IDE deviennent de nouvelles surfaces d’attaque. Là où l’on regardait traditionnellement les chaînes CI/CD et les dépôts de code, il faut désormais intégrer les assistants IA comme maillons à part entière de la chaîne d’approvisionnement logicielle.

Mozilla, Adobe et la pression des dépendances tierces

Le Patch Tuesday de décembre ne se limite pas à l’écosystème Microsoft. Côté navigateurs, Mozilla publie plusieurs mises à jour pour Firefox 146 et les branches ESR 115.31 et 140.6. Au total, 27 CVE sont corrigées, avec des impacts jugés élevés pour l’ensemble des trois mises à jour. Même si le détail des failles n’est pas fourni ici, les équipes de défense savent par expérience qu’un navigateur exposé à Internet, combiné à des vulnérabilités CVE en nombre à impact élevé, constitue une cible logique pour les campagnes d’exploitation opportunistes.

Adobe, de son côté, alourdit considérablement le bilan chiffré du mois avec cinq mises à jour qui traitent à elles seules 142 CVE. Les produits concernés sont ColdFusion, Experience Manager, DNG SDK, Acrobat et Reader, ainsi que l’application Creative Cloud Desktop. Quatre de ces cinq mises à jour sont classées priorité trois, ce qui suggère un niveau de pression moindre, soit parce que les scénarios d’exploitation sont jugés difficiles, soit parce qu’aucun contexte opérationnel massivement exposé n’a été identifié.

La mise à jour ColdFusion fait figure d’exception. Classée priorité un, elle corrige la grande majorité des 142 vulnérabilités recensées par Adobe ce mois-ci. Aucune exploitation connue n’est signalée dans le texte fourni, mais la concentration de CVE sur un produit serveur côté applicatif suffit à justifier ce classement prioritaire. Dans un environnement où ColdFusion reste installé, un attaquant obtenant une seule chaîne d’exploit stable peut bénéficier d’une surface extrêmement large, depuis les serveurs de contenu jusqu’aux backends métiers.

Le contraste est frappant : côté Microsoft, une faille exploitée activement dans le cœur de Windows impose l’urgence ; côté Adobe, c’est la densité de vulnérabilités dans un produit serveur qui dicte la priorité, même sans exploit connu. Dans les deux cas, les décisions de patch se font par combinaison de trois paramètres : exploitabilité avérée ou probable, criticité fonctionnelle de l’actif exposé et volume de failles corrigées.

En termes de gestion du risque, le récapitulatif du mois propose une ligne directrice claire. Première étape, déployer en priorité les mises à jour du système d’exploitation Windows pour neutraliser CVE-2025-62221 et réduire en même temps le risque lié à CVE-2025-54100. Deuxième étape, organiser la mise à jour des chaînes de développement utilisant GitHub Copilot for JetBrains afin de traiter CVE-2025-64671, en impliquant clairement les équipes dev. Troisième étape, intégrer les mises à jour Mozilla et Adobe, notamment ColdFusion, dans les cycles de patch habituels, tout en vérifiant que les actifs les plus exposés ne restent pas plusieurs mois sans correction.

Pour les SOC et équipes de renseignement sur la menace, ce Patch Tuesday de décembre offre enfin un signal plus large : les vecteurs d’attaque se diversifient. Pilotes de fichiers cloud, frameworks d’automatisation comme PowerShell, assistants IA intégrés aux IDE, navigateurs et plateformes applicatives comme ColdFusion constituent autant de couches où un attaquant peut chercher l’entrée la plus rentable. L’exercice de priorisation devient un travail d’arbitrage permanent entre ces couches.

Ce Patch Tuesday de décembre 2025 illustre une évolution désormais bien installée du paysage des vulnérabilités : la criticité ne se lit plus seulement dans le score CVSS ou le label « critique », mais dans la combinaison entre exploitation active, divulgation publique et rôle de l’actif dans la chaîne de valeur numérique. Avec une élévation de privilèges Windows déjà armée, un PowerShell dont la correction passe autant par la configuration que par le patch, et un GitHub Copilot exposé aux attaques de type Cross Prompt Inject, les organisations doivent synchroniser sécurité système, sécurité des scripts et sécurité des outils d’IA de développement. À la lumière de ce dernier Patch Tuesday de l’année, les équipes cyber sauront-elles adapter leurs processus de veille et de priorisation pour suivre, en temps quasi réel, le déplacement des surfaces d’attaque vers ces nouveaux points de friction entre système, DevOps et IA générative ?

Cybersécurité : Malwarebytes dévoile les grandes tendances 2018

Prévisions en matière de cybersécurité pour 2018. MB prédit une augmentation des menaces reposant sur le cryptojacking via les navigateurs Web, des attaques basées sur PowerShell ainsi qu’une accélération de l’utilisation par les pirates de logiciels de sécurité comme porte dérobée. Ces agissements seront portées par la tendance croissante au « tout connecté » dans l’ensemble des secteurs. Par ailleurs, les domaines de l’éducation et de la santé devraient être de plus en plus touchés par les cyberattaques.

Prévisions – L’année 2017 a été le théâtre d’attaques d’ampleur mondiale reposant sur des ransomwares tels que Wannacry et NotPetya, des violations de données sans précédent comme le piratage massif dont a été victime Equifax ou encore la perte de 198 millions de dossiers électoraux. Dans ce contexte, les experts en cybersécurité de Malwarebytes Labs dressent une liste de tendances susceptibles d’affecter les entreprises et les particuliers en 2018. « Les résultats de nos laboratoires de R&D ne montrent aucun signe de ralentissement pour 2018. Les outils et les techniques de piratage sont de plus en plus sophistiqués et accessibles. Nous assistons à l’apparition d’une nouvelle vague de cybercriminalité, portée par la multiplications des logiciels malveillants peu coûteux et par la promesse de profit facile. Les attaques à venir nécessiteront davantage de formation en matière de cybersécurité, une meilleure sensibilisation et une approche à plusieurs niveaux de la sécurité des entreprises et des personnes. » confie Marcin Kleczynski, CEO de Malwarebytes.

Prévisions – « La ruée vers le Bitcoin » : le cryptojacking sera la priorité absolue des cybercriminels

L’activité de cryptojacking a explosé en fin d’année 2017 et nous prévoyons une intensification de cette pratique en 2018, à mesure que la valeur des crypto-monnaies augmentera. En une seule journée de 2017, Malwarebytes a bloqué 11 millions de connexions à des sites permettant le cryptojacking. Ce qui rend cette activité intéressante est le flou qui subsite entre l’internaute lambda et le cybercriminel. En effet, dans la mesure ou elle est réalisée de manière transparente et clairement identifiée, on peut tout a fait imaginer qu’elle vienne remplacer la publicité online traditionnelle et permette aux éditeurs de sites Web de créer une nouvelle source de revenus. Néanmoins, le cryptojacking reste encore majoritairement produit à partir de sites Web légitimes compromis par des cybercriminels. Quoi qu’il en soit, ce sera l’une des activités à surveiller en 2018 !

Prévisions – Les attaques basées sur PowerShell seront amenées à augmenter

Il y a quelque mois, des membres du gouvernement saoudien ont été attaquées via une macro du logiciel Word qui a infecté les ordinateurs avec des chevaux de Troie voleurs d’informations. Plutôt que de récupérer une charge utile binaire, l’attaque s’est appuyée sur des scripts malveillants pour communiquer avec des sites Web compromis. Ces attaques basées sur des scripts, et en particulier celles basées sur PowerShell, sont extrêmement difficiles à identifier et peuvent facilement échapper aux antivirus. Elles sont donc particulièrement attrayantes pour les cybercriminels et ous prévoyons de nombreuses autres attaques PowerShell dans l’année à venir.

Les établissements d’enseignement deviendront une cible de choix

Malgré une sophistication croissante, les cybercriminels vont continuer à cibler les points d’accès les plus faciles à pénétrer. Les établissements d’enseignement sont souvent un patchwork de systèmes sous-protégés et qui manquent de ressources pour se défendre. Par ailleurs, il y existe un nombre important de terminaux potentiellement attaquables et contenant une quantité massive de données exclusives sur les étudiants, les enseignants ou même les parents… et les vols concernent en général les données les plus enrichies ! Le domaine de l’éducation, qui combine à la fois des faiblesses en matière de cybersécurité et des données extrêments riches, se veut alors la cible la plus probable de cyberattaques.

La cybercriminalité clandestine continuera d’évoluer et de se développer

Bien que nous ayons l’impression d’être débordés par le nombre de cyberattaques, il ne faut pas s’attendre à un ralentissement en 2018. En effet, le nombre d’outils à la disposition des cybercriminels augmente tandis que le seuil de connaissance nécessaire pour mener une attaque diminue. Le contexte est donc propice à la multiplication du nombre de pirates ! Cette croissance est également portée par les médias qui ont fortement relayé le succès et la rentabilité de la cybercriminalité. Les ransomwares par exemple, représentent à eux seuls un milliard de dollars de profit sur l’année 2017. Devenir cybercriminel n’est par ailleurs plus un tabou car la stigmatisation de ces activités diminue dans certaines parties du monde. Pour certains, il s’agit d’une activité comme une autre. Dans le même temps, ceux qui sont déjà établis comme des « acteurs de premier plan » de la cybercriminalité vont devenir agressifs dans la défense de leurs territoires, de leurs zones d’opérations et de leurs sources de revenus. Nous pourrions commencer à observer des stratégies de fusion et d’acquisiton de la part des « multinationales de la cybercriminalité », voir à un recours à la violence dans le monde réel pour sécuriser et accroître leurs sources de revenus.

Les logiciels de sécurité auront une cible attachée dans le dos

En 2018, les cybercriminels cibleront et exploiteront davantage les logiciels de sécurité. En ciblant ces programmes de confiance et la chaîne d’approvisionnement logicielle et matérielle, les attaquants peuvent contrôler les dispositifs et manipuler sans réserve les utilisateurs. Les pirates informatiques tireront parti des produits de sécurité et les exploiteront, soit par une corruption directe de l’agent installé sur le poste de travail, soit en interceptant et en redirigeant le trafic du cloud pour atteindre leurs objectifs. Au fur et à mesure que ces pratiques seront plus connues du public, la perception des logiciels de sécurité, en particulier celle des antivirus traditionnels se détériorera encore davantage.

Les vers deviendront les vecteurs de lancement de malwares

En 2017, Wannacry et Trickbot ont utilisé les fonctionnalités de vers pour propager les logiciels malveillants. En 2018, nous devrions voir un plus grand nombre de familles de malwares utiliser cette technique, car les compromis réseau dus aux vers se propagent plus rapidement que la plupart des autres méthodes. Si les pirates informatiques peuvent comprendre comment utiliser les vers sans être trop bruyants, cette tactique peut faire un grand nombre de victimes en très peu de temps.

L’IoT va créer de nouveaux défis dans le domaine de la santé

La possibilité pour les dispositifs médicaux de se connecter au Web, rendue possible par l’Internet des objets (IoT) offre de nombreux avantages. Une plus grande connectivité signifie de meilleures données, une meilleure analyse et de meilleurs soins offerts aux patients. Mais elle ouvre aussi la porte à de nouvelles menaces comme la perte de données particulièrmeent sensibles puisqu’elles concernent la santé et à l’accès non autorisé aux appareils. Pour assurer la sécurité des patients, la vigilence sera donc primordiale ! Comme dans le cadre dela conversion des dossiers de santé électroniques (DSE), les protocoles de sécurité devront changer et évoluer pour faire face à l’évolution et à la croissance des menaces. Les appareils devront être équipés de méthodes d’authentification stricte, faire l’objet d’un accès limité, et bénéficier d’une surveillance accrue de leurs communications. Le cryptage sera par conséquent un élément crucial dans la sécurisation de ces dispositifs et une responsabilité qui, si elle n’est pas adoptée par les fournisseurs et les fabricants de dispositifs, sera vraisemblablement assumée par des tiers fournisseurs de services de sécurité.

PowerShell : faire tomber la sécurité en 5 secondes

Lors du White Hat Camp de Marrakech (20 au 26 avril 2015), Jérôme Ridet, chercheur en informatique et membre de l’association ACISSI, a démontré que l’outil PowerShell de Microsoft laissait passer les mots de passe en quelques clics de souris.

La commune de Marrakech (Maroc) reçoit la première édition du White Hat Camp, une semaine de conférences (20 au 26 avril 2015), formations et challenge informatique sur le thème du hacking éthique et de la sécurité informatique. L’occasion pour de nombreux chercheurs et vrais professionnels de la sécurité informatique de venir échanger sur leurs découvertes. Parmi les intervenants, le chercheur français, ingénieur réseau, Jérôme Ridet. Ce jeune nordiste est venu expliquer la faiblesse de PowerShell. Une faiblesse qui pourrait faire penser (ce n’est que l’avis de l’auteur de cet article, Ndr) à une porte cachée (backdoor). Certes facilement exploitable avec un peu de curiosité et la lecture complète du mode d’emploi de PowerShell.

PowerShell est un logiciel Microsoft. Il permet aux administrateurs réseau de gérer leurs systèmes. Un outil indispensable qui automatise les taches informatiques comme les créations d’utilisateurs, les gestions des événements, la mise en place des droits utilisateurs… Jérôme Ridet a découvert comment « bypasser » les droits qui peuvent être proposés par un administrateur. Bilan, le « maître des clés » qu’est l’administrateur se retrouve avec un sérieux problème : en quelques commandes, les n’importe quel mot de passe devient accessible. Ils ont beau être chiffrés, les trois commandes (indiquées dans le mode d’emploi, NDR) couplées permettent de mettre la main sur le précieux sésame. « Quand j’ai découvert le truc, explique cet administrateur réseau au site Internet ZATAZ.COM, je n’étais pas sûr de ce que je voyais. Je me suis dit, ce n’est pas possible.« 

Une découverte étonnante, d’autant plus dangereuses que les commandes peuvent être automatisées. Si vous rajoutez un petit détail dans les commandes, un intrus peut même faire disparaître la moindre trace de son action. Des commandes qui peuvent être cachées dans une macro (Excel, Word, Access, …). ZATAZ.COM explique que pour se protéger de ce genre de malveillance, il faut refuser la moindre macro dans les documents que vous pouvez recevoir. Ne jamais saisir son mot de passe, même si l’environnement semble sécurisé. Pour l’administrateur, il est vivement conseillé de bloquer l’invite de commande comme par exemple en supprimant ou en renommant CMD.