Les attaques de messagerie professionnelle en hausse : Microsoft met en garde contre l’augmentation des attaques de type BEC

Microsoft a récemment signalé une augmentation alarmante des cyberattaques utilisant la technique baptisée Business Email Compromise (BEC). Cette méthode d’hameçonnage consiste en des attaquants se faisant passer pour des dirigeants ou des partenaires d’entreprises, cherchant à convaincre les employés de transférer de l’argent ou de divulguer des informations confidentielles.

Selon les données de Microsoft, le nombre d’attaques BEC (Business Email Compromise) a augmenté de 250 % en 2022 par rapport à l’année précédente. De plus, les attaquants ont développé des méthodes de tromperie de plus en plus complexes et sophistiquées. Par exemple, ils peuvent usurper des domaines ou des adresses e-mail pour donner l’illusion que leurs messages sont légitimes. Ils peuvent également compromettre de véritables comptes et envoyer des e-mails de phishing au nom des victimes.

Les petites et moyennes entreprises sont particulièrement ciblées par les attaques BEC, car elles ont souvent des mesures de cybersécurité moins avancées et un personnel moins formé. Microsoft estime que les dommages moyens causés par une attaque BEC réussie s’élèvent à environ 75 000 $.

Afin de se protéger contre les attaques BEC, Microsoft recommande aux entreprises d’utiliser des mesures telles que l’authentification multifacteur, le chiffrement des e-mails, la sensibilisation des employés à l’hygiène de la cybersécurité et l’authentification de domaine. Ces précautions peuvent contribuer à renforcer la sécurité des systèmes de messagerie professionnelle et à réduire les risques d’attaques BEC.

Les autorités japonaises renforcent le contrôle du blanchiment d’argent via les cryptomonnaies

Le parlement japonais met en place des mesures plus strictes contre le blanchiment d’argent par le biais des cryptomonnaies. Les nouvelles procédures AML (Anti-Money Laundering) entrent en vigueur ce 1er juin 2023.

Selon le média local Kyodo News, ces nouvelles procédures AML permettront à la législation japonaise de rattraper les principales nations mondiales en la matière. Les parlementaires ont commencé à modifier les mesures existantes contre le blanchiment d’argent en décembre dernier. À l’époque, le Groupe d’action financière internationale (FATF) avait déclaré que les procédures en vigueur au Japon étaient insuffisantes.

L’une des principales innovations sera la « règle de transfert« , qui permettra un meilleur suivi des transactions en cryptomonnaies. Tout établissement financier effectuant une transaction d’un montant supérieur à 3 000 dollars devra transmettre des informations sur la transaction au régulateur. La liste des données doit inclure les noms et adresses de l’expéditeur et du destinataire, ainsi que toutes les informations concernant les comptes.