Plus de la moitié des fuites de données découle de cyberattaques

Plus de la moitié des fuites de données découle de cyberattaques

Dans son dernier rapport d’activité, la CNIL révèle qu’en 2021 près de 6 notifications de fuite de données sur 10 découlaient de cyberattaques, notamment de ransomware, et non plus de mauvaises manipulations informatiques. Une hausse considérable par rapport à 2020. En cause, des fonctions cryptographiques obsolètes rendant les sites internet vulnérables, des moyens encore insuffisants aux regards des enjeux actuels en matière de cybersécurité, ou encore des mots de passe pas assez sécurisés.
Les techniques d’attaques ne cessent d’évoluer et aujourd’hui, si d’après le rapport les secteurs de l’action sociale et de la santé restent les cibles premières des cyberattaquants, la CNIL rappelle que toutes les entreprises peuvent être visées, peu importe le secteur.
Dans ce contexte, Laurent Maréchal, Technology Architect EMEA chez Skyhigh Security commente : « Ces dernières années ont été marquées par la migration des entreprises dans le cloud pour y stocker leurs données et applications métier, motivées par la nécessité d’agilité, d’adaptation, de flexibilité et d’innovation. Le cloud permet en effet d’adapter rapidement les capacités d’infrastructures technologiques aux besoins de l’entreprise.’« 
Néanmoins, de nouveaux risques de sécurité ont émergé avec l’usage de ces nouveaux environnements. En effet, cette migration a été relativement spontanée dans de nombreuses entreprises, et la question de la sécurité informatique n’a pas nécessairement été en tête des priorités. Combiné à l’usage du BYOD (l’utilisation de matériels personnels dans un cadre professionnel) ou du Shadow IT (l’utilisation d’applications non approuvées par un service IT), la surface d’exposition aux cyberattaques a considérablement augmenté. Et cela n’a pas échappé aux cybercriminels, qui tirent profit de la situation.
Les données constituent aujourd’hui une valeur importante pour de nombreuses entreprises, et la protection de l’information est devenue capitale comme peut le montrer le Service Veille ZATAZ.
Il existe aujourd’hui des solutions au niveau technologique qui peuvent améliorer considérablement la sécurité informatique. L’authentification multifactorielle ou l’approche « Zero Trust » selon laquelle la confiance n’est pas automatiquement accordée aux utilisateurs, mais où elle est gagnée en fonction des habitudes de connexion et des comportements, permettent de renforcer la sécurité. Mais pour protéger les données, il ne suffit pas de construire des périmètres et de garantir les accès par des politiques statiques.
« En effet, aujourd’hui, les données sont constamment créées, partagées et déplacées au sein de l’entreprise. Protéger la façon dont les données sont utilisées est un élément essentiel dans la réussite d’un projet Cloud, avec non pas un modèle de fermeture, mais d’ouverture maitrisée. » termine Laurent Maréchal.

Quel wallet pour sécuriser ses Bitcoins ?

Le Bitcoin ne cesse de faire parler de lui, et non seulement de ceux qui s’intéressent de près à la bourse. La croissance de son cours a aidé le portefeuille de plus d’un investisseur, en leur faisant gagner des sommes importantes rapidement, ce qui a eu pour effet de créer un grand intérêt général. Mais une fois l’achat effectué, où doit-on ranger ses Bitcoins pour les conserver en sécurité ? Voici une comparaison des wallets pour devises virtuelles.

Quelles solutions sont-elles offertes ?

Pour acheter des devises virtuelles, il faut se rendre sur une plateforme spécialisée, en ligne. C’est aussi là que l’on peut rester informé sur le cours du Bitcoin et les autres cryptomonnaies. La transaction s’effectue sur la plateforme, puis les Bitcoins sont déposés dans le compte du client, sur celle-ci. Il est possible de les conserver à cet endroit, mais ce n’est certainement pas la solution la plus sécuritaire. Les cas de piratage ayant eu lieu sur ces plateformes sont bien connus et surtout bien réels. Et si les Bitcoins sont volés, le propriétaire n’a pas de recours contre la plateforme.

Il faut donc les retirer de ces plateformes de trading, dès que possible. Mais où peut-on déposer des devises virtuelles ? Dans un portefeuille électronique, bien sûr. Ceux-ci portent le nom anglais de « wallet » On distingue trois types différents qui sont les online, software et hardware wallet. Voici une brève description de chacun d’entre eux, pour aider les lecteurs à faire leur choix.

L’online wallet : la solution court terme

Cette option est celle que nous avons décrite précédemment. L’online wallet est celui que crée la plateforme, pour l’utilisateur, sur leur site web. C’est l’endroit où seront déposés les Bitcoins, suite à la transaction d’achat. C’est sans le moindre doute le wallet le moins sécurisé du marché. Il se doit d’exister afin de pouvoir procéder à l’achat, mais les Bitcoins devraient y passer le moins de temps possible, avant de se diriger vers un des deux portefeuilles suivants.

Le software wallet : la solution médiane

Le software wallet peut être installé en deux versions : une pour les ordinateurs et l’autre pour les smartphones. Ils permettent la sortie des portefeuilles de plateforme (online wallet), afin de sécuriser les Bitcoins sur un compte personnel qu’est le software wallet. Le problème de celui-ci est qu’il peut être piraté, dès que l’appareil se connecte à Internet. Alors, à moins qu’une personne n’utilise jamais ces appareils pour naviguer en ligne, les Bitcoins demeurent en danger, bien qu’ils le soient moins que dans la version online.

Le hardware wallet : la solution optimale

Vous l’aurez compris, en lisant les paragraphes précédents, la seule version sécuritaire des portefeuilles pour cryptomonnaies est le hardware wallet. Ces supports physiques sont séparés de tous les appareils électroniques ayant accès à Internet. Il est donc pratiquement impossible pour des hackers d’y avoir accès. Cependant, il faut s’assurer de conserver celui-ci dans un endroit sûr, car sa perte serait elle aussi dévastatrice. Prenez note qu’il existe tout de même un moyen de retrouver ses Bitcoins, alors que les clés sont conservées dans un espace physique sécurisé.

WithSecure France, anciennement F-secure, étoffe son offre de services pour les professionnels

F-Secure corporation a scindé ses opérations, en mars 2022, en deux activités distinctes : F-Secure pour les solutions destinées au grand public et WithSecure™ pour les solutions destinées au monde professionnel. Cette nouvelle marque, développée en étroite collaboration avec les employés, les partenaires revendeurs et les clients, inaugure une nouvelle ère pour les services et solutions de sécurité destinés aux entreprises.

En effet, WithSecure™ apporte de nouvelles briques à sa division Business Unit Solutions, avec des services spécialisés, axés vers des services managés (comme pour la détection et la réponse aux incidents) ainsi que vers des services de consulting et d’accompagnement. Certains n’étaient disponibles que dans quelques pays d’Europe, et sont désormais déployés sur l’ensemble du territoire français avec une équipe dédiée pour accompagner ces changements.

La solution Countercept déjà existante est désormais enrichie par les services :

– CSPM (Cloud Security Posture Management), qui fournit une assistance pour la configuration des services Cloud. Ce service a pour but d’aider à réduire les vulnérabilités liées aux mauvaises configurations, aux permissions trop importantes et au non-respect des bonnes pratiques. La posture de sécurité Cloud s’ne retrouve renforcée.

– ASM (Attack Surface Management), dont la fonction est d’analyser la surface d’attaque externe à une entreprise. C’est un service entièrement managé qui offre une visibilité immédiate sur l’état des services, données et assets exposés sans avoir besoin d’un service interne dédié à cette tâche. Cela donne une vision du point de vue du Hacker afin d’anticiper une potentielle attaque.

Pour en savoir plus sur cette solution cybersécurité.

À propos de WithSecure™

WithSecure™ est le partenaire européen de référence en matière de cybersécurité depuis plus de 30 ans. Nous accompagnons les fournisseurs de services informatiques, les MSSP et des multinationales, qui nous font confiance, à travers des modèles commerciaux flexibles et adaptés au marché. Nous leur fournissons une cybersécurité axée sur les résultats, pour les protéger en toutes circonstances et garantir le bon fonctionnement de leurs activités. Notre protection basée sur l’IA sécurise les endpoints et protège les environnements cloud. Nos outils intelligents de détection et de réponse sont pilotés par des experts qui identifient les risques, assurent une recherche proactive des menaces et neutralisent les attaques en temps réel. Un service de consulting expert est également disponible pour les entreprises qui souhaitent renforcer leur résilience. WithSecure™, anciennement F-Secure Corporation, a été fondée en 1988 et est cotée au NASDAQ OMX Helsinki Ltd.

Département de l’Aude : cyberattaque durant 3 mois !

Une nouvelle cyberattaque détectée à l’encontre d’un Département français. Durant trois mois, des pirates ont peut-être pu accéder aux données internes ! Cela vient confirmer l’importance de la cyber prévention à tous les niveaux.

Suite à une attaque informatique du 30 septembre au 15 novembre 2021, un accès illégal au serveur de messagerie a entraîné la perte de la confidentialité des données du Département de l’Ord. Par conséquent, toute personne ayant communiqué par e-mail ou ayant fait l’objet d’e-mails du département pourrait se faire voler des informations. On peut dire que dans ce contexte, la protection de l’identité numérique est très importante.

Si des indices et un peu d’attention peuvent stopper cette arnaque courante de l’hameçonnage (phishing) : correcteur orthographique aux abonnés absents, URL de sites usurpateurs, etc ; le manque de vigilance peut vite arriver et conduire au vol de vos données. Une bonne protection antivirus offre également la possibilité de protéger les postes de travail sans obliger les utilisateurs à les gérer.

Le phishing, largement utilisé par les cybercriminels, implique de fausses informations qui encouragent le partage de données personnelles. Ces risques peuvent être préjudiciables aux marques et aux sites Web, car les internautes perdent confiance après une mauvaise expérience, ce qui se traduit par une image ternie.

Ainsi, assurer aux utilisateurs qu’ils se trouvent bien sur le site qu’ils recherchent les protégera dans leur démarche tout en les rassurant. Une manière complémentaire pour les entreprises de renforcer la relation client à travers une expérience consommateur sans risque et d’acquérir une réputation numérique en instaurant une véritable confiance avec les clients.

Ce n’est pas le premier Département français à subir une cyberattaque. En 2018, le Département du Nord se retrouvé ponctionné de plusieurs centaines de milliers d’euros suite à une fraude aux présidents (fraude aux faux virement. Le Département de l’Ardèche, en avril 2022, se retrouvait avec des données exfiltrées par des pirates informatiques du groupe LockBit 2.0.

Quelle est la sécurité des services de stockage en ligne ?

Une nouvelle étude affiche des résultats peu rassurants sur l’état des lieux de la cyber protection en 2022.

La société Acronis, spécialiste de la cybersécurité, vient de dévoiler ses résultats concernant sa nouvelle étude sur l’état des lieux de la cyber protection en 2022. 6 200 responsables et utilisateurs informatiques de 22 pays, dont la France, ont été interrogés. Les résultats exposent certaines des lacunes les plus critiques apparaissant dans les pratiques de cyber protection aujourd’hui.

En 2021, 80 % des entreprises utilisaient jusqu’à 10 solutions différentes pour la protection des données et la cybersécurité – pourtant, plus de la moitié d’entre elles ont subi des temps d’arrêt dus à la perte de données. Cette année : 78 % des organisations gèrent jusqu’à 10 solutions différentes, tandis que 76 % d’entre elles subissent des temps d’arrêt dus à la perte de données – soit une augmentation de 25 % par rapport à 2021. Plus inquiétant encore, la réflexion sur le meilleur stockage en ligne en terme de sécurité ne semble pas une priorité.

Les organisations traitent encore la cyber protection comme un élément « utile » et non comme une « nécessitée » : la moitié des organisations au niveau mondial allouent moins de 10% de leur budget informatique global à la sécurité informatique. Seules 23 % des entreprises dans le monde investissent plus de 15 % de leur budget informatique global dans la sécurité.

Comme l’explique l’étude, un tiers des responsables informatiques ne font que des sauvegardes hebdomadaires, tandis que 25 % font des sauvegardes mensuelles. L’utilisation des meilleures pratiques de sauvegarde est en baisse dans l’ensemble de l’entreprise – seulement 15 % des équipes informatiques des organisations y adhèrent.

86 % des entreprises sont préoccupées par la menace d’une augmentation des cyberattaques à caractère politique, causée par la détérioration du climat géopolitique avec, entre autre, la guerre déclarée par la Russie à l’Ukraine.

43% des utilisateurs effectuent les mises à jour une semaine ou plus après la publication d’une mise à jour – parmi eux, 7% mettent plus d’un mois (!) pour effectuer les mises à jour recommandées. Une grosse baisse du temps de réponse par rapport à 2021. 66% des utilisateurs ne sauraient ou ne pourraient pas dire si leurs données ont été modifiées.

Les satellites Viasat attaqués par un essuie-glace

Le 24 février 2022, l’armée Russe envahissait l’Ukraine. Une attaque terrestre, aérienne, maritime et numérique. Parmi les dommages collatéraux, une cyberattaque à l’encontre des communications gérées par les satellites Viasat.

Souvenez-vous, le 24 février 2022, alors que l’armée Russe envahissait l’Ukraine, des milliers de clients et utilisateurs de communication passant par les satellites ViaSat se retrouvaient sourds et muets. Un essuie-glace russe était passé par là. Un Wiper, baptisé AcidRain par la société américaine SentinelOne, aurait fait le grand ménage dans l’informatique satellitaire.

Ce code malveillant aurait de grande similitude avec un cousin du nom de VPNFilter. Ce « virus » aurait infecté plus de 500 000 modems sur le sol de l’Oncle Sam. Lors de la cyber attaque de « pluie acide », des milliers de modems Viasat sont tombés en panne en Ukraine, mais aussi dans toute l’Europe, dont la France.

Viasat explique que les pirates, qui seraient Russes, sont passé par un outil VPN mal configuré. AcidRain n’avait plus qu’à être lancé. Il a écrasé les informations de chaque modem, les rendant inutilisables. Le merdier n’a pas été corrigé rapidement. En France, NordNet, l’une des victimes collatérales, expliquait ne pas pouvoir agir dans un temps raisonnable. Le manque de pièce ne permettant pas de remplacer les modems. Il faut dire aussi qu’aucune mise à jour en ligne n’était possible. Il faut remplacer physiquement le matériel.

AcidRain est le septième wiper découvert depuis la guerre en Ukraine.

Plus de 9 millions d’attaques DDoS en 2021

Pirates, services DDoS-for-Hire et autres armées de botnets de classe serveur ont facilité le lancement d’attaques de plus en plus sophistiquées. Plus de 9 millions de cyberattaques de type DDoS en 2021 !

La nouvelle étude semestrielle Threat Intelligence Report de la société Netscout affiche une année 2021 très « hard » du côté de la cyber. Au cours du second semestre 2021, les cybercriminels ont lancé environ 4,4 millions d’attaques par déni de service distribué (DDoS), portant à 9,75 millions le nombre total d’attaques de ce type effectuées au cours de l’année. Bien qu’en baisse de 3 % par rapport au record établi au plus fort de la crise sanitaire, ces attaques se poursuivent à un rythme supérieur à 14 % aux niveaux pré pandémiques.

Le second semestre 2021 a été marqué par la mise en place d’armées de botnets de très grande puissance et par un rééquilibrage entre les attaques volumétriques et les attaques par voie directe sans usurpation ; créant des procédures opérationnelles plus sophistiquées pour les attaquants, qui ont pu ajouter de nouvelles tactiques, techniques et méthodes à leur arsenal.

« S’il est tentant de considérer la baisse du nombre total d’attaques comme un recul de l’activité des cybercriminels, nous avons constaté une activité sensiblement plus importante par rapport aux niveaux antérieurs à la pandémie, a déclaré Richard Hummel, responsable des renseignements sur les menaces de NETSCOUT. En réalité, les attaquants innovent et utilisent en permanence de nouvelles techniques, telles que les botnets de type serveur, les services DDoS-for-Hire et le lancement accru d’attaques par voie directe, qui contribuent à la transformation permanente du paysage des menaces. »

Hausse des extorsions DDoS et des ransomwares — Trois campagnes DDoS de grande ampleur ont eu lieu simultanément, établissant un nouveau record. Des gangs de ransomware, parmi lesquels Avaddon, REvil, BlackCat, AvosLocker et Suncrypt, ont été identifiés alors qu’ils utilisaient le DDoS pour extorquer leurs victimes. Forts de ce succès, certains groupes de ransomwares exploitent des opérateurs d’extorsion DDoS se faisant passer pour des affiliés — c’est le cas par exemple d’une campagne d’extorsion DDoS signée par REvil.

Les services Voix sur IP, à leur tour victimes d’extorsions DDoS — Des campagnes d’extorsion DDoS ont été menées à travers le monde par un imitateur de REvil contre plusieurs prestataires de services de téléphonie sur Internet (VoIP). L’un d’eux a fait état d’une perte de comprise entre 9 et 12 millions de dollars à cause des attaques DDoS.

Les services DDoS-for-Hire simplifient le processus d’attaque — NETSCOUT a examiné 19 services DDoS-for-Hire, ainsi que les moyens qu’ils utilisent pour éliminer les exigences techniques et le coût de lancement d’offensives DDoS de grande envergure. Ensemble, ils proposent plus de 200 types d’attaques.

Les attaques ont progressé de 7 % dans la région APAC, mais reculé dans les autres régions — Dans un contexte géopolitique tendu en Chine, à Hong Kong et à Taïwan, la région APAC a connu la plus forte augmentation du nombre d’attaques en variation annuelle par rapport aux autres régions du monde.

Les armées de botnets de classe serveur débarquent — Les cybercriminels ont non seulement augmenté le nombre de botnets connectés à l’Internet des objets (IoT), mais également enrôlé des serveurs de très forte puissance et des périphériques connectés de grande capacité, avec notamment les botnets GitMirai, Mēris et Dvinis.

Les attaques par voie directe gagnent en popularité — Les groupes de hackers ont submergé les entreprises par leurs attaques DDoS de type TCP Flood et UDP Flood, également connues sous le nom d’attaques par voie directe ou sans usurpation. Parallèlement, le recul de certaines attaques par amplification a fait baisser le nombre total d’agressions.

Les pirates ciblent principalement certaines activités — Les secteurs les plus touchés sont les éditeurs de logiciels (hausse de 606 %), les agences et courtiers d’assurance (+257 %), les fabricants d’ordinateurs (+162 %) et les collèges, universités et établissements d’enseignement professionnel (+102 %).

L’attaque DDoS la plus rapide en hausse de 107 % par rapport à l’année précédente — Regroupant les vecteurs DNS, d’amplification DNS, ICMP, TCP, ACK, TCP RST et TCP SYN, l’attaque multi vectorielle lancée contre une cible russe a atteint le débit de 453 millions de paquets par seconde (Mpps).

Starlink interdit en France ?

Des associations environnementales françaises font interdire dans l’hexagone le service Starlink d’Elon Musk.

L’affaire pourrait prêter à sourire, mais démontre que les lobbyings de tous poils sont aux aguets dés qu’il s’agit de faire interdire des avancés technologiques qui ne vont pas dans leur sens. Alors que de nombreux français, en zones blanches (sans possibilités de connexion) ne peuvent exploiter le numérique, des services tels que ceux proposés par l’entreprise d’Elon Musk permettent de ne plus être hors du XXIe siècle.

Le 5 avril, le Conseil d’Etat a retoqué une décision de l’ARCEP (le gendarme des fréquences radios en France) datant de janvier 2021 qui permettait à Starlink de proposer ses accès Internet par Satellite. Le Conseil d’État a reproché à l’Arcep de ne pas avoir mis en place « une consultation du public » afin de faire jouer la concurrence. Bilan, il est reproché, non pas des ondes qui pourraient détruire la nature. Il est expliqué que cet accord était « susceptible d’avoir une incidence importante sur le marché de la fourniture d’accès à internet à haut débit, et d’affecter les utilisateurs« .

Les associations Priartem et Agir pour l’environnement vont demander, sept mois plus tard, l’annulation de l’autorisation ARCEP/Starlink. Ils vont mettre en avant un défaut de mise en concurrence pour faire couper Starlink. Les associations s’y prendront à trois fois. Après un refus, en septembre 2021, remise sur le tapis en décembre 2021, puis en mars 2022. La troisième sera la bonne ! Ces associations sont spécialisées dans « la prévention des risques liés aux technologies électromagnétiques ». Elles vont gagner en mettant en avant « Une incidence importante sur le marché de la fourniture d’accès à internet à haut débit […] sans avoir préalablement procédé à une consultation du public. »

Couper, pas couper ?

Couper Starlink Internet Services Limited, en France. Cela va surtout le rendre un peu plus lent. Les informations vont être routées, prendre d’autres chemins, sans passer par les vertes prairies locales. Le hic va surtout être pour les utilisateurs d’aujourd’hui. Vont-ils encore avoir le droit d’utiliser leur matériel et, dorénavant, les fréquences interdites ? J’imagine déjà la tête de nos amis frontaliers en Suisse, Belgique, … passant par la bande fréquence « Made in France » (0,95-12,70 GHz de haut en bas et 14,00-14,5 GHz de bas en haut). Le document du Conseil D’Etat semble préciser que l’interdiction vise les liaisons entre un satellite et le sol, et pas un satellite vers les paraboles Starlink au sol. Bref, c’est capillotractée.

Je suis impatient de voir venir des propositions alternatives françaises pour sortir du noir les zones blanches, avec l’aide de ces associations ! En attendant, Arianespace a signé un contrat avec Amazon pour envoyer vers l’infini et haut delà les satellites Kuiper. Mission, diffuser de l’Internet à haut débit d’ici à 2030.

Cloud Sécurisé, kesako ?

Vouloir accéder à ses données sauvegardées dans un cloud, partout dans le monde, est devenu une obligation pour les utilisateurs du numérique que nous sommes. Mais au fait, qu’est qu’un cloud sécurité ? Explication !

Pour comprendre l’importance d’un tel outil, nous sommes allés voir du côté de la société Pyxya. Cette entreprise est basée à Lyon. Elle s’est spécialisée dans des solutions fortes de WAN Hybride. L’intérêt d’allier cloud et sécurité apparait ici évident.

D’abord, l’aspect pratique. Allier cloud sécurité permet de mettre en relation, deux réseaux (WAN) géographiquement séparés.
Le trafic est acheminé par deux types de connexions distinctes. La première connexion passe par le classique Multiprotocol Label Switching. La seconde, par Internet. Le MPLS rend plus souple et rapide le routage, la communication et le transfert de vos données. Bref, indispensable pour l’interconnexion entre datacenters et succursales.

La force de la solution repérée chez Pyxya, permettre une totale sécurisation des données échangées car évoluant au cœur d’un réseau privé, en dehors d’une infrastructure publique, donc par nature ouverte comme Internet. pyxya, dans sa solution, propose une seconde connexion à large bande et via VPN.

Comme le rappel Pyxya, Le WAN hybride contribue aussi à la cloud sécurité. Parmi les avantages, en plus d’une amélioration de la gestion du trafic et la surveillance du trafic qui se trouve améliorée. Une sécurité optimisée qui peut-être renforcée par un SD-WAN hybride (en complément d’un réseau SD-WAN) et « profiter des avantages des deux solutions pour disposer d’un accès cloud sécurisé. » confirme l’entreprise lyonnaise. Une sécurisation des communications indispensable en cette période ou le télétravail a pris un essor exponentiel, et que l’accès à distance aux données de l’entreprise n’est plus une option.

Cyber risque

Près de 90% des entreprises considèrent que le risque cyber a augmenté ces deux dernières années

Au cœur des préoccupations des entreprises, la cybersécurité est devenue en quelques mois un sujet clé, notamment dans un contexte de généralisation du travail à distance et de multiplication des attaques. Entreprises publiques ou privées, toutes les organisations sont désormais concernées. Ainsi, en tant que spécialiste de la transformation digitale des organisations, le cabinet de conseil mc2i s’est intéressé aux pratiques et inquiétudes des organisations au travers d’une étude menée en partenariat avec IDC (International Data Corporation). Si l’étude montre une nette tendance à la hausse des investissements, elle montre aussi que la gestion des cybermenaces reste complexe pour des organisations. Des efforts restent à faire sur l’identification des risques ainsi que sur les moyens de protection à mettre en œuvre.

L’augmentation du risque cyber impacte les dépenses de cybersécurité pour 75% des entreprises

Conscientes que le risque d’attaque cyber a augmenté depuis 2 ans, les entreprises sont désormais 88% à considérer que les cybermenaces peuvent impacter leur activité. Parmi celles-ci, les ¾ considèrent que l’augmentation du risque a des conséquences directes sur les dépenses en cybersécurité. En effet, 70% des répondants ont augmenté leurs dépenses de cybersécurité en 2021. Une accélération notable, puisqu’elles n’étaient que 45% à les avoir augmentées en 2020.

Cette tendance va se poursuivre en 2022 puisque selon les estimations, les dépenses consacrées à la sécurité IT atteindront 4,7 Md d’€ cette année (contre 4,3 Md en 2021).

« Les entreprises du secteur privé comme les organisations publiques sont conscientes qu’elles peuvent à tout moment être victimes de cyberattaques. En particulier, au cours des deux prochaines années, elles vont concentrer leurs efforts sur la lutte contre les attaques ciblées telles que les ransomwares. Cela passera par des investissements technologiques, notamment en matière d’automatisation et d’intelligence artificielle/Machine Learning, mais également en matière d’accompagnement via le recours à des services de sécurité IT. » explique Eddye Dibar, Senior Research Analyst chez IDC.

Plus d’une entreprise sur 2 vont augmenter leurs investissements dédiés à la sensibilisation des collaborateurs

Parmi les failles identifiées, c’est le comportement des collaborateurs qui inquiète le plus les responsables de la sécurité IT. Une réalité exacerbée dans un contexte post Covid puisque 2/3 des organisations jugent que le travail hybride entraîne une hausse des cybermenaces, (connexions internet vulnérables, hotspots wifi publics…). Alors que seules 43% des entreprises ont plus de 3/4 de leurs salariés sensibilisés à la cybersécurité, elles sont 55% à vouloir augmenter leurs dépenses en sensibilisation des salariés, considérée comme une priorité pour les 2 prochaines années par 64% des répondants.

« Une diversité de compétences alliant maîtrise technique, compréhension des enjeux métiers, capacité relationnelle, qualité pédagogique et appétence juridique est nécessaire pour répondre à la sensibilisation et à la formation des collaborateurs qui sera encore en 2022 l’un des investissements majeurs. Les entreprises cherchent des solutions pour sensibiliser et former rapidement de nombreuses personnes avec des méthodes et des approches innovantes telles que le recours à des formations immersives et ludiques. » affirme Nosing Doeuk, Directeur et associé chez mc2i.

Une prise de conscience qui amène une réflexion sur la mise en place d’une gouvernance et de moyens de protection contre les cybermenaces

Face aux cybermenaces, l’étude révèle que les entreprises françaises sont encore peu mâtures en matière de gouvernance et de gestion du risque cyber. En effet, plus de 3 ans après l’entrée en vigueur du RGPD, seules 4 entreprises sur 10 ont mis en place une entité chargée de la gouvernance des données, et seules 5% d’entre-elles considèrent qu’elles ont une très bonne capacité à adapter leur politique de conformité en fonction de la sensibilité de ces données. En matière de détection et de gestion des cyberattaques, le constat est également préoccupant puisque 40% des répondants n’ont pas encore de politique de détection des cyberattaques et 38% n’ont pas de process pour y répondre en cas de survenance.

Néanmoins, l’augmentation du risque amène une prise de conscience de la part des entreprises qui ont pour la majorité entamé une réflexion sur le renforcement de cette gouvernance. Pour cela, près de la moitié d’entre-elles prévoient d’avoir recours à une prestation de conseil ou d’audit afin de se faire accompagner. Par ailleurs, la souveraineté des données est aujourd’hui un enjeu pour 77% des répondants. Parmi ceux-ci, 50% déclarent d’ailleurs gérer désormais leurs données en interne, ou être en cours de rapatriement.

« Le contexte de tensions géopolitiques et commerciales fait apparaître une préoccupation nouvelle autour de la souveraineté numérique. C’est dans ce contexte de hausse de l’exposition à la menace que mc2i adapte constamment son offre d’accompagnement à la cybersécurité qui se veut différenciante par la constitution d’équipes pluridisciplinaires alliant maîtrise technique et fonctionnelle, pour répondre efficacement à des besoins désormais protéiformes. » complète Nosing Doeuk.

Face au risque cyber, l’assurance peine à convaincre

Alors que 41% des organisations ont déjà une police d’assurance associée à la gestion des cyber risques, près d’un tiers des répondants (26%) ne trouve pas de contrat adapté à ses besoins. La multiplication de clauses particulières (48%) et les prix trop élevés par rapport aux risques encourus (42%) sont les premiers freins évoqués par les entreprises.

Petites entreprises, grandes menaces : restez informés, restez protégés

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