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Accès firewall root à vendre !

Cinq accès root à des pare-feu Linux sont proposés par un pirate informatique, visant des secteurs sensibles.

Un courtier d’accès initial annonce cinq accès distincts à des organisations situées dans quatre pays. Chaque offre promet le même niveau de compromission : exécution de code à distance avec droits root et shell sur un pare-feu Linux. Les cibles ne sont décrites que par secteur et pays : énergie aux Émirats arabes unis, pharmacie de détail aux États-Unis, électronique en Corée du Sud, logistique en Arabie saoudite, centre d’appels aux États-Unis. Aucun accès n’est confirmé. Un signal faible malveillant qui doit faire tendre l’oreille.

Une série d’annonces au profil identique

Le signal tient d’abord à sa répétition. Cinq annonces, publiées le même jour et rattachées au même alias, décrivent une compromission supposée d’équipements de sécurité placés au bord des réseaux. L’acteur se présente comme un courtier d’accès initial, une catégorie d’intermédiaires qui revend des portes d’entrée plutôt que des données déjà exfiltrées.

Dans ce cas, le pirate informatique miyako affirme disposer d’un accès root, avec exécution de code à distance et shell, sur des appliances firewall fonctionnant sous Linux. Cette combinaison, si elle était réelle, donnerait à un acheteur un contrôle profond sur un point de passage stratégique. Un pare-feu n’est pas un simple serveur annexe : il observe, filtre et sépare les flux entre l’extérieur et les environnements internes. Le placer sous contrôle hostile reviendrait à transformer un rempart en tête de pont.

Le prix intrigue autant que la promesse technique. Chaque accès est affiché à 400 $ (368,6 euros), sans discussion possible. La conversion en euros repose sur le taux implicite fourni dans la consigne, soit 250 millions de dollars convertis en 230,4 millions d’euros, ce qui donne environ 0,9216 euro pour 1 dollar. Appliqué à 400 dollars, le montant atteint 368,64 euros, arrondi ici à 368,6 euros. Ce tarif uniforme, très bas au regard du niveau d’accès annoncé, ne suffit pas à évaluer la réalité opérationnelle des offres. Il peut signaler une tentative de vente rapide, une faible qualité des accès, une absence de validation ou une simple opération d’appât.

Les revenus des organisations visées sont tous indiqués comme inconnus. Aucun nom d’entreprise n’apparaît. Les captures mentionnées sont des aperçus expurgés, associés à cinq intitulés : prestataire de services pétroliers aux Émirats arabes unis, chaîne de pharmacies aux États-Unis, entreprise d’électronique en Corée du Sud, société saoudienne de logistique et de chaîne d’approvisionnement, opération américaine de centre d’appels. Le canal de contact Session est mentionné comme retenu et n’est pas reproduit.

Cette sobriété forcée limite l’analyse. Les annonces ne permettent pas d’identifier une victime, de vérifier un périmètre technique, ni de confirmer l’existence d’un accès actif. Elles documentent une revendication commerciale, pas une compromission démontrée.

Un risque élevé, malgré un statut non vérifié

Le niveau de gravité est évalué comme élevé, non parce que les accès sont prouvés, plutôt en raison de ce qu’ils prétendent offrir. Un accès root avec shell sur un pare-feu Linux donnerait potentiellement un contrôle administratif complet. Dans un scénario réaliste, un tel point d’entrée pourrait faciliter la reconnaissance interne, le rebond vers d’autres systèmes, la capture de flux, l’ouverture de tunnels clandestins ou la préparation d’une intrusion plus destructrice.

L’intérêt cyber et renseignement se situe dans la nature des secteurs évoqués. L’énergie, la santé de proximité, le commerce de détail pharmaceutique, la fabrication électronique, la logistique et les centres d’appels forment des environnements riches en données, en dépendances opérationnelles et en connexions avec des tiers. Même sans nommer les entreprises, la distribution géographique indique une sélection internationale : deux cibles aux États-Unis, une aux Émirats arabes unis, une en Corée du Sud et une en Arabie saoudite.

Le cas du prestataire pétrolier émirien renvoie à un secteur où l’accès réseau peut avoir une valeur stratégique. La pharmacie de détail américaine combine données personnelles, flux de paiement et continuité de service. L’électronique sud-coréenne suggère un intérêt possible pour la propriété intellectuelle ou les chaînes industrielles. La logistique saoudienne touche aux échanges physiques et aux dépendances de transport. Le centre d’appels américain peut exposer des données clients, des identifiants internes ou des accès applicatifs utilisés par les opérateurs.

Rien, toutefois, ne permet d’affirmer que ces organisations ont été compromises. Le statut reste explicitement non vérifié. Les annonces relèvent du marché de l’accès initial, non d’une fuite de données confirmée. Cette distinction est essentielle : l’acteur ne publie pas de base volée, ne cite pas de victime identifiable et ne fournit pas, dans les éléments disponibles, de preuve technique exploitable par un tiers indépendant.

Le caractère groupé des cinq publications mérite néanmoins attention. Le même profil d’accès, le même tarif, le même type d’équipement et le même contact suggèrent un lot unique attribué à un seul vendeur. Cela peut indiquer l’exploitation d’une même faiblesse sur plusieurs pare-feu, une collecte opportuniste d’accès disparates, ou une mise en scène commerciale recyclant un modèle d’annonce. Sans éléments supplémentaires, ces hypothèses restent ouvertes.

Pour les défenseurs, l’enseignement principal se trouve dans le périmètre : le pare-feu, souvent perçu comme un outil de protection, devient une cible de premier rang. La surveillance des comptes administratifs, des shells inhabituels, des modifications de règles, des connexions sortantes anormales et des accès distants non attendus demeure centrale. Un équipement exposé, lorsqu’il est compromis, peut masquer l’intrusion derrière l’apparence du trafic légitime.

Cette affaire illustre la logique froide du courtage d’accès : vendre une position au seuil du réseau, sans bruit public, avant qu’un autre acteur ne transforme cette ouverture en opération plus lourde.

Cyberespionnage : les PME, PMI et TPE aussi dans le viseur des pirates

Les cyberattaques ne se limitent plus au blocage brutal des ordinateurs. De plus en plus souvent, les pirates cherchent d’abord à voler discrètement les données utiles de l’entreprise. Pour une PME, une PMI ou une TPE, le danger est clair : perdre ses fichiers clients, ses devis, ses contrats, ses plans techniques, ses accès fournisseurs ou ses informations financières peut coûter bien plus cher qu’une simple panne informatique.

Le vol de données devient plus rentable que le blocage

Pendant longtemps, les entreprises ont surtout associé les cyberattaques aux rançongiciels. Le scénario était connu : un pirate entre dans le réseau, chiffre les fichiers, bloque l’activité, puis réclame une rançon.

Ce risque existe toujours. Mais une autre menace prend de l’ampleur : le vol discret d’informations. Les attaquants cherchent à rester invisibles le plus longtemps possible. Ils observent, fouillent les dossiers, repèrent les données sensibles, puis les copient avant parfois de lancer une extorsion.

Pour une petite ou moyenne entreprise, les données ciblées peuvent être nombreuses : fichiers clients, factures, RIB, contrats, mots de passe, échanges avec les fournisseurs, plans de production, dossiers RH, documents comptables, secrets de fabrication, codes sources, fichiers de prospection ou informations commerciales. Le Service de veille et d’investigation de ZATAZ en croise malheureusement des centaines de milliers par mois !

La logique des pirates est simple. Un système bloqué peut être restauré avec des sauvegardes. Une donnée volée, elle, continue de circuler. Elle peut être revendue, utilisée pour du chantage, exploitée pour frauder des clients ou servir à attaquer un partenaire.

Les petites structures ne sont pas épargnées

Beaucoup de dirigeants de TPE ou de PME pensent encore ne pas intéresser les cybercriminels. C’est une erreur dangereuse. Une petite entreprise peut représenter une cible facile, un point d’entrée vers un grand donneur d’ordre ou une source de données exploitables rapidement.

Les pirates n’ont pas toujours besoin de techniques complexes. Un courriel piégé, un mot de passe faible, un accès distant mal protégé, une faille non corrigée, un faux site de connexion ou un prestataire compromis peuvent suffire.

Une fois dans le système, ils cherchent les accès importants : messagerie, dossiers partagés, CRM, ERP, logiciels de comptabilité, outils de facturation, espaces cloud, serveurs internes et comptes administrateurs.

Les secteurs les plus exposés ne sont pas uniquement les grands groupes. Une PME industrielle peut détenir des plans ou des procédés de fabrication. Une PMI peut posséder des informations de production ou de sous-traitance. Une agence, un cabinet ou une TPE de service peut stocker des données clients, des documents confidentiels ou des accès à des plateformes sensibles.

Le risque fournisseur est aussi majeur. Une petite structure connectée au système d’un client plus important peut devenir une porte d’entrée. Dans une chaîne économique très connectée, la sécurité d’un seul maillon faible peut fragiliser tout l’ensemble.

Protéger ses informations comme un actif vital

Face au cyberespionnage, aucune solution magique ne suffit. La première étape consiste à savoir ce qui doit être protégé. Une entreprise doit identifier ses données critiques : fichiers clients, contrats, informations bancaires, documents techniques, données RH, accès administrateurs, secrets commerciaux, dossiers de production et archives sensibles.

Ensuite, il faut limiter les accès. Tout le monde ne doit pas pouvoir consulter tous les fichiers. Les comptes à privilèges doivent être surveillés et protégés par une authentification multifacteur. Les anciens comptes, les accès inutiles et les mots de passe partagés doivent disparaître.

Les sauvegardes restent indispensables, mais elles ne protègent pas contre la fuite d’informations. Il faut aussi surveiller les comportements suspects : connexions inhabituelles, transferts massifs de fichiers, accès à des dossiers sensibles, utilisation anormale d’outils d’administration ou connexion depuis un pays inattendu.

Les PME et TPE doivent également corriger régulièrement leurs logiciels, sécuriser les accès à distance, segmenter les postes les plus sensibles et encadrer les accès des prestataires. Un fournisseur ne doit accéder qu’aux outils nécessaires, pendant une durée limitée, avec une traçabilité claire.

La formation des salariés reste un point clé. Un clic sur une fausse facture, un mot de passe saisi sur une page imitée ou un document envoyé au mauvais destinataire peut ouvrir la porte à une attaque. La sensibilisation doit être régulière, courte et concrète.

Pour les PME, PMI et TPE, la cybersécurité n’est plus seulement une affaire de pare-feu et d’antivirus. Elle touche directement la valeur de l’entreprise. Protéger ses données, c’est protéger ses clients, ses contrats, son savoir-faire, sa réputation et sa capacité à travailler demain.

Dans un contexte où les attaques deviennent plus discrètes, la veille cyber devient un outil stratégique. Elle permet d’anticiper les menaces, de repérer les signaux faibles et d’éviter que l’entreprise découvre trop tard que ses informations circulent déjà ailleurs.

Vol de données via un pixel malveillant

Vol de données : Détection de l’étrange comportement d’un pixel d’ouverture qui fait un pré-remplissage d’information.

L’entreprise TrackUp a mis la main, il y a quelques jours, d’une technique de collecte d’information, on peut parler de vol de données, qui mérite de s’y pencher. Nous savons que les techniques de vols d’informations se multiplient. « Nous pensons qu’il est aussi notre devoir d’informer le marché sur ces pratiques frauduleuses et condamnables au regard de la loi » souligne la PME basée dans le Nord, à Wasquehal. Le vol est opéré, selon les constatation du nordiste, par des acteurs de la collecte d’adresses électroniques. Ils réalisent des campagnes d’acquisition au CPM pour divers annonceurs.

Dans ces campagnes publicitaires que l’on peut qualifier de malveillante a été cachée un pixel, vous savez ce petit « carré » qui permet, avec des millions d’autres, d’afficher image, texte… Bref, ce pixel permet aussi de tracker le nombre d’ouvertures d’une campagne publicitaire. A chaque fois que le mail est lu, par exemple, le pixel communique avec le serveur de l’annonceur.

Sauf que ce nouveau pixel malveillant dispose en plus d’une variable de pré-remplissage d’adresse électronique en clair.

Bref, à chaque ouverture du message, l’adresse électronique est transmise automatiquement à l’agence, qui pour le rappel, n’est pas propriétaire des données. Les adresses pièges créées par TrackUp, des honey pots, ont reçu des campagnes commerciales provenant d’expéditeurs inconnus et surtout non autorisés à communiquer avec les données volées. TrackUp est soumis à un processus de certification par huissier de justice.

La société victime de piratage dispose donc de toutes les preuves juridiques pour aller devant les tribunaux… « Un bon nombre de sociétés spécialisées dans les campagnes d’acquisition à la performance contournent la loi et ne respectent pas les bonnes pratiques de l’emailing : vols de bases, échanges de bases, non-respect de l’opt-in. termine Trackup. Ces sociétés continuent d’exercer, et vendent leurs services à des annonceurs de bonne foi qui ne savent évidemment pas de quelle manière les adresses ont été collectées.« .

Gemalto publie les résultats du Breach Level Index 2014

Les violations de données ont augmenté de 49 % en 2014 et atteignent 1 milliard de fichiers de données compromis, le vol d’identité étant la cible numéro 1 des cybercriminels.

Gemalto, spécialiste de solutions dédiées à la sécurité numérique, a publié les derniers résultats du Breach Level Index montrant qu’au cours de 2014 plus de 1 500 violations de données ont entraîné la vulnérabilité d’un milliard de fichiers de données dans le monde entier. Cela représente une augmentation de 49 % des violations de données et une augmentation de 78 % de vols ou de pertes de fichiers de données par rapport à 2013.

Outil de référence incontournable du secteur, mis au point par SafeNet et conservé par Gemalto suite à son acquisition de cette entreprise, le Breach Level Index est une base de données mondiale répertoriant au fur et à mesure les violations de données et fournissant aux professionnels de la sécurité une méthode d’évaluation de la sévérité des violations et de comparaison avec les autres violations mentionnées publiquement. Le BLI calcule la sévérité des violations des données en fonction de paramètres multiples sur la base d’informations divulguées à propos des violations.

D’après les données du BLI initial mis au point par SafeNet, la principale motivation des cybercriminels en 2014 est le vol d’identité qui représente 54 % des violations de données, plus que n’importe quelle autre catégorie de violation, y compris l’accès aux données financières. En outre, le vol d’identité représente un tiers des violations de données les plus sévères catégorisées par le BLI comme étant Catastrophiques (score BLI entre 9 et 10) ou Sévères (entre 7 et 8,9). Les violations de sécurité incluant des violations de la sécurité du périmètre, au cours desquelles des données totalement encodées ont été totalement ou partiellement compromises, sont passées de 1 à 4 %.

« De toute évidence, nous assistons à une évolution de la tactique des cybercriminels et le vol des identités sur le long terme est un objectif plus important que le vol immédiat d’un numéro de carte bancaire », explique Tsion Gonen, vice-président, responsable de la stratégie de protection de l’identité et des données chez Gemalto à DataSecurityBreach.fr. « Le vol d’identité peut entraîner l’ouverture de nouveaux comptes frauduleux, la création de fausses identités pour des entreprises criminelles ainsi qu’un grand nombre d’autres crimes sérieux. Étant donné que les violations des données sont de nature plus personnelle, nous prenons graduellement conscience que l’exposition au risque d’un individu quelconque est en train de s’aggraver. »

En plus de l’émergence des vols d’identité, la gravité des violations s’est accrue l’année dernière, les deux tiers des 50 violations les plus sévères, d’après un score BLI, s’étant produits au cours de 2014. En outre, le nombre de violations de données touchant plus de 100 millions de fichiers de données a doublé par rapport à 2013.

En matière de ventilation par secteur, les secteurs de la vente au détail et des services financiers ont connu en 2014 les tendances les plus marquées par rapport aux autres secteurs. Le commerce de détail a connu une légère hausse des violations de données par rapport à l’année dernière avec 11 % de toutes les violations en 2014. Cependant, en ce qui concerne le nombre de fichiers de données compromis, ce secteur représente 55 % des attaques au lieu de 29 % l’année dernière suite à une hausse du nombre d’attaques ciblant les systèmes de point de vente. Pour le secteur des services financiers, le nombre de violations de données est resté relativement stable en glissement annuel. Toutefois le nombre moyen de fichiers perdus par violation a décuplé en passant de 112 000 à 1,1 million.

« Non seulement le nombre de violations des données augmente, mais ces violations sont plus sévères », ajoute à DataSecurityBreach.fr M. Gonen. « Faire l’objet d’une violation ne consiste plus à savoir si cela va arriver mais quand cela va arriver. La prévention des violations et le suivi des menaces ne suffisent plus pour empêcher les cybercriminels de sévir. Les entreprises ont besoin d’adopter une approche des menaces numériques centrée sur les données, en commençant par de meilleures techniques d’identification et de contrôle d’accès telles que l’authentification à facteurs multiples et l’utilisation de l’encodage ainsi que la gestion des clés pour mieux protéger les données sensibles. De cette façon, si des données sont volées, elles ne sont d’aucune utilité pour les voleurs. »

Pour une synthèse complète des violations de données, par secteur, source, type et régions, téléchargez le rapport Breach Level Index 2014.

« Cybercrime-as-a-Service » : les méthodes de vol de données les plus courantes sur le Net

McAfee Labs révèle les principales menaces qui ont marqué le 4ème trimestre 2013. Les chercheurs McAfee mettent notamment en lumière le rôle joué par le « dark web » dans l’industrie des logiciels malveillants, réel catalyseur des attaques ciblant les points de vente en ligne, ainsi que les violations de données.
« Cet automne, les cybercriminels se sont appuyés sur les failles des sites marchands pour lancer leurs attaques. Ils ont su profiter de la période du shopping de Noël, où les gens se sentent le plus en confiance pour acheter pour accroître leur terrain de jeu », précise François Paget, chercheur de menaces au sein de McAfee Labs.

1/ Vente des données personnelles relatives aux cartes de crédits
Le rapport met en lumière la facilité d’achat en ligne de logiciels malveillants, de données personnelles ainsi que la vente de numéros de cartes de crédit volées. McAfee Labs relève également que le nombre de signatures électroniques malveillantes a triplé au cours de l’année 2013 et qu’une accélération de cette tendance pourrait engendrer une importante menace à l’authentification des logiciels sécurisés, par l’autorité de certification.
« Pour les professionnels de la lutte contre le cybercrime, les nouvelles pratiques employées par les hackers, simples à réaliser et à utiliser, annoncent l’ère du CaaS – ‘Cybercrime-as-a-Service’ » poursuit François Paget.

2/ Recrudescence des malwares relatifs aux certificats d’authenticité
Fin 2013, McAfee a référencé trois fois plus de malwares au sein de sa base de données (le ‘zoo’), aujourd’hui composée de plus de 8 millions de fichiers suspects. Au cours du quatrième trimestre, les chercheurs du Labs ont ainsi identifié plus de 2,3 millions de nouvelles applications malveillantes, soit une augmentation de 52 % par rapport au trimestre précédent.

Bien que le nombre total d’échantillons de logiciels malveillants intègrent des données volées, achetées ou des certificats erronés, le moteur majeur de leur croissance réside dans les réseaux de distribution aux contenus douteux. Ces organisations permettent aux développeurs de télécharger leurs programmes, ou une URL qui est en lien vers une application externe, et de la transformer en malware. McAfee entend alerter sur la confusion que peut créer ces malwares signés et remettre également en cause la viabilité du code source.

« Bien que les interventions des autorités de certification aient considérablement réduit les coûts de développement et de délivrance de logiciels pour les développeurs, les normes d’identification de l’éditeur ont également diminué spectaculairement », ajoute François Paget. « Désormais, nous devrons apprendre à faire plus confiance à la réputation du fournisseur qui a délivré/signé le fichier qu’à la simple présence d’un certificat. »

3/ Et toujours :
• Les logiciels malveillants sur mobiles.
McAfee Labs a recueilli 2,47 millions de nouveaux échantillons en 2013, dont 744 000 sur le quatrième trimestre. La base d’échantillonnage relative aux logiciels malveillants mobiles a augmenté de 197 % depuis la fin 2012.

• Les ransomwares.
Leur volume a augmenté d’un million cette année, 50 % de plus ont été référencés au 4ème trimestre 2013, en comparaison de la même période en 2012.

• Les URL suspectes.
McAfee a enregistré une augmentation de 70 % du nombre d’URL suspectes sur l’année 2013.

• La prolifération des malwares.
En 2013, McAfee Labs a trouvé, chaque minute, 200 nouveaux échantillons de malwares, soit plus de trois nouvelles menaces chaque seconde.

• L’enregistrement liés Master Boot.
2,2 millions de nouvelles -attaques ont été identifié sur 2013.