Archives de catégorie : double authentification

1 consommateur 3 aurait vu ses données confidentielles compromises

Selon un communiqué de presse envoyé à toutes les rédactions françaises, 1 consommateur sur 3 aurait ses données confidentielles compromises. Les fêtes de fin d’année, avec les cadeaux de Noël, le Nouvel An, puis les soldes de janvier sont une période de consommation importante, notamment en ligne. Mais pour les cybercriminels qui ciblent les informations bancaires des clients ou leurs comptes en ligne, ces périodes de fêtes peuvent aussi être très fructueuses. Le rapport de Kaspersky Lab intitulé « From festive fun to password panic: Managing money online this Christmas » fait le point sur les risques.

Selon les chiffres de Kaspersky, ils sont à prendre avec des pincettes car ils ne concernent que leurs clients et une petite partie de possibles fuites d’informations, Noël 2018 aurait été particulièrement intéressant pour les pirates comme le montre le graphisme qu’ils ont diffusé dans leur communiqué de presse [voir ci-dessous].

Le large éventail de méthodes de paiement numériques donne aux clients la liberté de choisir leur mode d’achat préféré pour les biens ou services. Les méthodes les plus populaires sont toujours les cartes de débit et de crédit, les virements directs à partir de comptes bancaires et les portefeuilles électroniques, par ex. PayPal. Cependant, d’autres méthodes de paiement gagnent en popularité. Les achats fréquents permettent aux utilisateurs de collecter des points via des programmes de fidélité et de les utiliser lors de la visite à un détaillant pour en acheter davantage. Et grâce aux smartphones et aux smartwatches, les consommateurs n’ont même plus besoin de transporter leur portefeuille, leur argent ou même de cartes en plastique. Cela a contribué à accroître la popularité des paiements sans contact sur les appareils, tels que PayPass et ApplePay, avec un tiers des acheteurs (31%) les utilisant régulièrement. (Le rapport)

 

Authentification forte : les commerçants pas au courant des nouvelles réglementations qui entreront en vigueur en 2019

Les commerçants doivent se préparer à fournir une authentification forte (SCA) pour éviter l’insatisfaction des clients.

Le 13 décembre 2018 – L’essor du e-commerce est une bouée d’oxygène pour de nombreux commerçants. Cependant, une étude Mastercard ciblant un petit groupe de e-commerçants en Europe a révélé que 75% des commerçants en ligne en Europe ne sont potentiellement pas au courant d’une nouvelle norme de sécurité qui entrera en vigueur l’année prochaine.[1]

Conçu pour améliorer l’expérience des paiements numériques, EMV 3-D Secure (ou EMV 3DS) va ouvrir une nouvelle ère de sécurité pour les transactions en ligne et permettra à l’authentification de bénéficier d’un standard prenant en compte les nouvelles technologies telles la biométrie. Malgré ces changements, seuls 14% de cet échantillon de commerçants en ligne européens ont déjà implémenté SCA, et 51% déclarent ne pas pouvoir être prêts pour septembre 2019 ou n’ont aucun plan pour le supporter.

Le SCA sera obligatoire en vertu de la DSP2 à compter de septembre 2019. Cependant, avant cela, les commerçants en ligne doivent être préparés. Ci-dessous, deux actions que les e-commerçants doivent effectuer avant l’été 2019 :

Contacter leur acquéreur ou leur fournisseur de services de paiement (PSP) pour s’assurer que leur entreprise est prête et enregistrée dans Identity Check.
Accompagner leurs clients en les informant des changements qui seront apportés à leur expérience de paiement en en soulignant les avantages (plus besoin de se rappeler de mots de passe et une réduction probable de la fraude).

Authentification biométrique

Parallèlement, les banques enregistreront également leurs titulaires de carte au sein d’Identity Check et leur offriront des méthodes d’authentification améliorées, dont l’authentification biométrique.

Dans le but d’offrir aux consommateurs une expérience de paiement en ligne plus fluide, Mastercard déploie Mastercard® Identity Check™, une solution d’authentification de nouvelle génération basée sur EMV 3DS qui offre une expérience de paiement en ligne plus fluide pour les consommateurs. Avec un très grand nombre de consommateurs habitués à payer en un seul clic, cette nouvelle solution Mastercard est conçue pour minimiser les perturbations et les frictions inutiles au moment du paiement. Identity Check répond aux exigences SCA de la Directive sur les Services de Paiement 2 (DSP2) qui sera applicable à partir du 14 septembre 2019 dans 31 pays européens.

Milan Gauder, Executive Vice President, Services, Mastercard Europe affirme : « Le e-commerce continue de croître plus rapidement que les achats physiques et, bien que ce soit extrêmement positif pour les commerçants en ligne, cela exige d’eux de s’assurer que les transactions numériques sécurisées et transparentes. Nous avons mené à bien la première transaction EMV 3DS en septembre. Nous sommes ravis de migrer notre solution Identity Check avec EMV 3DS, en utilisant des méthodes d’authentification en temps réel telles que les mots de passe dynamiques, la biométrie (incluant la reconnaissance d’empreintes digitales, faciales, d’iris et vocale), pour offrir une expérience en ligne plus sécurisée et adaptée à l’avenir du e-commerce. »

Paiement en ligne

Avec des taux d’approbation plus faibles et des taux de fraude plus élevés, l’écart entre les achats e-commerce et en magasin demeure un problème. Le taux de fraude pour les paiements en ligne est dix fois plus élevé que pour les transactions sur un terminal de paiement en Europe, ce qui a un impact négatif sur l’utilisation et l’attrition.

Pour se préparer au déploiement de Mastercard® Identity Check™, Mastercard a lancé une phase pilote dont les résultats indiquent que la nouvelle solution permet de réduire la fraude, de diminuer le nombre de refus de cartes et de faciliter l’authentification pour le consommateur. Non seulement l’expérience utilisateur est optimisée, mais les profits des commerçants et des émetteurs ont également augmenté.

« Avec le commerce en ligne qui devient la norme, et de nouvelles exigences réglementaires, il est nécessaire de proposer des solutions innovantes pour s’assurer que les e-commerçants continuent à satisfaire leurs clients. Avec la possibilité d’échanger entre les commerçants et les émetteurs 10 fois plus d’informations que de messages d’authentification aujourd’hui, et avec les nouvelles fonctionnalités mobiles, nous relevons la barre en matière d’authentification« , a ajouté Milan Gauder.

Fake news lors du Forum de la Gouvernance de l’Internet 2018

Le programme du OFF met la lutte contre les fake news à l’honneur.

En parallèle du Forum de la Gouvernance de l’Internet, qui se tient à Paris du 12 au 14 nombre prochain, l’Internet Society France co-organise un OFF, qui sera l’occasion de mettre en lumière certaines préoccupations des parties-prenantes. Le OFF référence ainsi plus d’une vingtaine d’événements du numérique qui ont lieu pendant le Forum. L’Internet Society France s’engage sur le sujet de la désinformation en ligne.

Un hackathon sur le thème des troubles informationnels pour des solutions concrètes

Nicolas Chagny, président de l’Internet Society France, commente : « les fake news sont un défi majeur de la gouvernance de l’Internet. Les solutions autoritaires sont tout aussi démagogues que les auteurs de fake news ; pour cette raison, nous souhaitons proposer une réponse collective à ces défis ». Organisé par l’Agence France Presse, Renaissance Numérique et Savoir*Devenir et l’Internet Society France, le hackathon a pour thème les troubles informationnels à l’ère numérique et les propos haineux. Il rassemblera experts, chercheurs, associations, développeurs, journalistes, et étudiants pour apporter des solutions multidisciplinaires à ces problématiques, alliant à la fois sciences sociales mais aussi le développement informatique.

3 jours de travail, 3 parcours de réflexion

Le hackathon autour de trois parcours : lutte contre les propos haineux sur Internet ; fausses vidéos et troubles informationnels ; éducation aux médias et au numérique.

Ce hackathon sera l’occasion d’aborder l’amélioration du projet InVID porté par l’Agence France Presse, qui ambitionne de fournir un outil de vérification des images et vidéos, et aussi l’internationalisation de la plateforme Seriously (www.Seriously.ong), outil de lutte contre les discours de haine sur Internet conçu par Renaissance Numérique.

Inscription au hackaton : https://igf2018-leoff.paris/hackathon

Californie : une loi interdit les mots de passe trop légers

Finis les mots de passe de type 123456, password, admin, 000 … C’est ce que vient de décider l’Etat de La Californie via une loi qui contraint les entreprises à fournir des mots de passe sérieux dés la sortie d’usine.

La Californie vient de décider que toutes les entreprises capables de proposer des objets connectés (IoT) seront dans l’obligation de le faire avec un mot de passe sérieux dès la sortie d’usine. A partir de 2020, ce qui laisse le temps aux sociétés locales de régler leurs configurations respectives, fini les mots de passe de type 123456, 0000, admin, welcome, password ou… rien.

Les nouvelles règles de ce projet de loi décidé par le gouverneur Jerry Brown indiquent que chaque appareil sera équipé d’un mot de passe unique, préprogrammé. L’autre option, la plus rapide à mettre en place, obliger les utilisateurs à mettre en place un mot de passe fort.

Peu de détails supplémentaires sur la façon dont spécifiquement les vendeurs vont devoir s’y prendre pour sécuriser leurs produits. Petit détail, de taille, la loi n’oblige pas les fabricants à publier de nouvelles améliorations pour accroître la sécurité de leur technologie, par exemple en envoyant régulièrement des correctifs de sécurité faciles à installer pour les vulnérabilités connues.

Pour conclure, saluons quand même ce premier pas vers une sécurisation des comportements des consommateurs qui oublient bien trop souvent de modifier leurs identifiants de connexion.

Parmi les autres obligations, la Loi sur l’amélioration de la cybersécurité de l’internet des objets, qui obligerait les entreprises à fournir certaines assurances quant à la sécurité des appareils IoT vendus au gouvernement fédéral. En 2016, la société GData avait analysée 12 000 routeurs domestiques en 2016 a démontré que 15% des périphériques utilisaient des mots de passe particulièrement faibles.

Piratage de Facebook : 400 000 infiltrations + 400 000 + 400 000 …

Facebook vient d’expliquer le piratage qu’a subi la plateforme de réseautage. Il n’y aurait eu que 400 000 personnes impactées. vraiment ?

Facebook a diffusé, ce 13 octobre, un communiqué de presse expliquant son piratage. Si la société avait annoncé entre 30 et 50 millions de comptes impactés, Facebook parle aujourd’hui de 400 000 utilisateurs véritablement infiltrés. Les pirates ont pu se servir de leur compte personnel.

15 millions d’utilisateurs ont perdu leur véritable identité et coordonnées. Pour 14 millions de personnes, les assaillants ont eu accès aux deux mêmes types d’informations, ainsi qu’à d’autres détails figurant dans leur profil. Cela incluait le nom d’utilisateur, le sexe, le lieu / la langue, le statut de la relation, la religion, la ville d’origine, la ville actuelle déclarée, la date de naissance, les types d’appareils utilisés pour accéder à Facebook, au travail, les 10 derniers lieux dans lesquels ils ont ouvert ou ajouté des tags, site Web, les personnes ou les pages qu’ils suivent et les 15 recherches les plus récentes.

Pour 1 million de personnes, les attaquants n’ont eu accès à aucune information.

400 000 + 400 000 + 4000 000 …

En lisant le communiqué de presse, la formulation est floue. Un flou qui ne semble pas être un hasard. Je m’explique. En comptant tous les amis, le nombre de conversations accessibles, … on se retrouve avec des millions de personnes impactés. Bien plus que les 30 millions indiquées. Le paragraphe concernant l’accès aux messages devrait faire réfléchir : « Message content was not available to the attackers, with one exception. If a person in this group was a Page admin whose Page had received a message from someone on Facebook, the content of that message was available to the attackers. » Bref, les amateurs de fractals commencent à comprendre mon interrogation. Cela en fait des informations et des messages « privés » si j’additionne les amis, des amis, des amis de mes amis !

Dernier point, il est intolérable que les pages « sécurité » dont celle dédiée à ce piratage ne soient pas traduite dans les langues des utilisateurs. De nombreuses personnes inquiètes ne comprennent ni le vocabulaire « juridique » employé, ni la langue de Shakespeare.

La fraude dans les centres d’appels a augmenté de 350% en 4 ans

Fraude dans les centres d’appels : Les secteurs des assurances, des banques et du commerce de détail sont les industries les plus ciblées par cybercriminels.

La Fraude dans les centre d’appels prendrait de l’ampleur selon une étude récemment sortie. La société Pindrop, spécialiste de la sécurité et de l’authentification vocales, annonce dans son rapport sur l’intelligence vocale (Voice Intelligence Report 2018) que la fraude vocale est en hausse. Entre 2016, où 1 appels sur 937 était une tentative de fraude, et 2017, 1 appel sur 638. Le taux global de fraude vocale a augmenté de 47%. Une tendance à la hausse de 113% par rapport à 2016. Au cours des quatre dernières années, le taux de fraude a ainsi grimpé de plus de 350%. Aucun signe de ralentissement se fait sentir ! Aux Etats-Unis, le centre de ressources sur le vol d’identité (Identity Theft Resource Centre) a détecté jusqu’à 1 300 cas de fuites de données. Des chiffres à prendre avec des pincettes. Un grand nombre de fuites reste inconnu. En outre, les fraudeurs sont devenus plus sophistiqués, tirant parti de l’approche du shopping omni-canal. Par exemple, un fraudeur peut utiliser l’ingénierie sociale pour réinitialiser un mot de passe sur le compte d’une victime, puis utiliser ce mot de passe pour commettre une fraude en ligne.

Pindrop Labs a récemment mené une enquête méticuleuse sur les Serveur Vocaux Interactifs (SVI) dans une entreprise du fortune 500. Il a ainsi découvert que l’activité suspecte sur les serveurs vocaux interactifs représentait l’indicateur principal de la fraude multicanal. En moyenne, une activité suspecte sur les SVI donne lieu à une tentative de transaction frauduleuse dans les 15 jours suivants. Pour plus de 85% des transactions frauduleuses provenant d’un SVI, le délai de mise œuvre ne dépassait pas 24 heures.

Assurance, Banque et Commerce de détail : les secteurs cibles des fraudeurs

Cet intervalle de temps dans l’activité est typique des fraudeurs qui peuvent utiliser les SVI pour vérifier les listes de comptes compromis achetés dans le black market. L’intention peut alors être d’affiner et de revendre cette liste. Cette activité aide les cybercriminels à tirer profit des fuites de données personnelles sans prendre le risque de commettre des fraudes.

Les compagnies d’assurance connaissent le fort taux d’augmentation de fraude vocale, avec 36% de 2016 à 2017 et de 248% depuis 2015 ! Les banques arrivent en deuxième position. Les assurances, avec une augmentation de la fraude de 20% d’une année sur l’autre et une hausse record de 269% au cours des quatre dernières années ! Le secteur du commerce de détail les suit de près, avec une augmentation de 15% sur l’année et de 134% sur 4 ans. L’utilisation de la technologie vocale par les entreprises triplera au cours des douze prochains mois. Cependant, la révolution « Internet of ears » – qui désigne le phénomène par lequel de plus en plus d’objets connectés sont capable d’écouter ce qui se passe dans leur environnement et de répondre éventuellement à des instructions vocales – est bien parti pour être la plus grande menace.

Une menace grandissante

« Une des principales raisons pour lesquelles les taux de fraude augmentent est que la plupart des organisations luttent pour trouver le bon équilibre entre sécurité et service client. indique Vijay Balasubramaniyan, CEO et co-fondateur de Pindrop. Lorsque des mesures de sécurité traditionnelles plus strictes sont mises en place, ces mesures ont généralement un impact sur l’expérience client – souvent au détriment de l’organisation. La prolifération des technologies vocales continuera de mettre en danger la sécurité et l’identité des consommateurs. Actuellement, les fraudeurs peuvent facilement contourner les méthodes d’authentification existantes. Comme les entreprises adoptent les dernières technologies vocales pour la majorité des interactions avec leurs clients, il y aura un besoin parallèle de sécurité de premier ordre. »

Le rapport « Voice Intelligence Report 2018 » révèle que la voix synthétique est probablement l’une des technologies les plus excitantes aujourd’hui, et potentiellement la plus terrifiante pour la sécurité des données des consommateurs. Les entreprises utilisent déjà l’apprentissage automatique, ou machine learning, pour faire correspondre entre eux des dispositifs, des comportements et des voix. Cependant, les fraudeurs ont toujours une légère longueur d’avance. Ils utilisent l’apprentissage automatique pour créer des discours synthétiques, pour usurper des indentifications automatiques de numéros (ANI) et effectuer des appels automatisés pour attaquer en masse et pirater le SVI d’une organisation afin de vérifier les informations des comptes volés.

Comment allier sécurité et productivité avec l’authentification unique

Trouver l’équilibre parfait entre sécurité et productivité est une tâche très délicate lorsque l’on travaille dans l’informatique.

Ce principe est très bien illustré dans le besoin pour les utilisateurs Active Directory (AD) d’accéder à plusieurs systèmes grâce à l’utilisation de plates-formes d’authentification unique (SSO).

Du point de vue de l’utilisateur final, l’authentification unique est une excellente idée. Vous vous connectez à une plate-forme, ce qui vous donne accès à plusieurs applications, programmes et sites, sans avoir besoin de vous connecter individuellement à chacun d’entre eux. C’est pratique, rapide et sans tracas. Mais cela peut également s’avérer être un gros risque pour la sécurité comme l’explique la société IS Decisions.

Facebook annonce son entrée au conseil d’administration de l’Alliance FIDO

Alliance FIDO : Facebook rejoint d’autres grandes entreprises du secteur high-tech, de la finance et du commerce en ligne pour réduire la dépendance des utilisateurs vis-à-vis des mots de passe.

L’Alliance FIDO annonce l’entrée de Facebook au sein de son conseil d’administration. Le réseau social rejoint ainsi d’autres grands noms des secteurs des hautes technologies, des services financiers et du commerce en ligne, afin de concrétiser la vision stratégique de l’Alliance de réduire la dépendance des utilisateurs du monde entier vis-à-vis des mots de passe, grâce à une authentification plus forte et plus simple.

L’Alliance FIDO développe des spécifications d’authentification forte interopérables pour les plateformes informatiques, ainsi que les applications web et mobiles. Grâce à l’intégration de la technique de chiffrement à clé publique dans des outils d’authentification simples d’emploi, tels que les clés de sécurité ou la biométrie, l’approche proposée par l’Alliance FIDO se distingue par un plus haut niveau de sécurité, de confidentialité et de simplicité que les mots de passe et autres formes d’authentification forte.

« Les mots de passe faibles continuent de causer des problèmes inutiles qui pourraient être évités en déployant et en utilisant des techniques d’authentification forte sur une plus grande échelle. Nous sommes fiers de rejoindre le conseil d’administration de l’Alliance FIDO et d’aider ses membres à atteindre leur objectif : élargir et simplifier la disponibilité de l’authentification forte sur les navigateurs web, ainsi que sur les plateformes mobiles et de bureau », a déclaré Brad Hill, ingénieur logiciel, chez Facebook.

Malgré son arrivée toute récente au sein du conseil d’administration de l’Alliance, Facebook a joué un rôle actif en faveur de l’authentification préconisée par l’Alliance FIDO depuis janvier 2017 en permettant à ses 2 milliards d’utilisateurs quotidiens d’utiliser une clé de sécurité compatible FIDO pour s’identifier et accéder à leur compte.

Outre Facebook, de nombreux prestataires de services de premier plan, parmi lesquels Aetna, Google, PayPal, Samsung, Bank of America, NTT DOCOMO, Dropbox ou Github, mettent la technologie d’authentification FIDO à la disposition de leurs vastes bases d’utilisateurs. Le mois dernier, Google, Microsoft et Mozilla se sont ainsi engagés à prendre en charge la norme WebAuthn récemment annoncée dans leurs navigateurs, rendant l’authentification FIDO accessible aux internautes aux quatre coins du Web.

« Nous sommes heureux d’accueillir Facebook parmi les membres de notre conseil d’administration, a déclaré Brett McDowell, Directeur Exécutif de l’Alliance FIDO. Facebook est l’un des services web et mobiles les plus largement utilisés à travers le monde et, à ce titre, contribuera fortement à la mission de l’Alliance FIDO, à savoir proposer des expériences d’authentification à la pointe de l’innovation qui satisfont pleinement les utilisateurs, tout en résolvant les problèmes de sécurité liés à l’utilisation de mots de passe. »

Psychology of Passwords : les comportements liés aux mots de passe restent inchangés

Psychology of Passwords – 62% des internautes réutilisent le même mot de passe sur leur comptes personnels et professionnels ! Vous avez dit suicidaire ?

Psychology of Passwords – La gestion des mots de passe, voilà bien un casse tête omnis présent chez les utilisateurs. LastPass présente les résultats d’une nouvelle enquête mondiale baptisée « La psychologie des mots de passe : la négligence aide les pirates à prospérer ». Cette étude révèle que malgré des menaces croissantes et une sensibilisation accrue vis-à-vis des cas de piratage et de fuites de données, les comportements en matière de mots de passe restent largement inchangés. Les résultats de l’enquête montrent que bien que 91% des individus soient conscients du risque de sécurité lié au fait d’utiliser le même mot de passe pour plusieurs comptes, 59% d’entre eux continuent de le faire. Les comportements en matière de création, de changement et de gestion de mots de passe professionnels comme personnels n’évoluent donc pas aussi vite que les menaces de cybersécurité.

Menée auprès de 2 000 individus aux États-Unis, en Australie, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, cette enquête mondiale prouve qu’une connaissance accrue des meilleures pratiques de sécurité ne se traduit pas nécessairement par une meilleure gestion des mots de passe. Les résultats mettent également en évidence l’influence des différences régionales, générationnelles et de personnalité sur les comportements vis-à-vis des mots de passe.

Voilà les principaux enseignements du rapport Psychology of Passwords.

• Psychology of Passwords – Des comportements inchangés malgré une montée en flèche des cybermenaces

Les comportements à risques constatés restent largement identiques à ceux enregistrés il y a 2 ans dans le cadre de la même étude : 53% des personnes interrogées affirment ne pas avoir changé leurs mots de passe durant les 12 derniers mois malgré l’annonce dans les médias de cas de piratages. En outre, bien que 91% des individus soient conscients du risque de sécurité lié au fait d’utiliser le même mot de passe pour plusieurs comptes, 59% d’entre eux le font encore systématiquement ou la plupart du temps.

• Psychology of Passwords – La peur de l’oubli : le principal motif de réutilisation des mots de passe

La plupart des répondants (59%) utilisent le même mot de passe sur plusieurs comptes. En outre, beaucoup continuent de s’en servir autant que possible (soit jusqu’à ce que leur service informatique exige le changement ou à cause d’un incident de sécurité). La peur de l’oubli est citée comme la principale raison de la réutilisation de mots de passe (61%), suivie par la volonté de connaître et de pouvoir contrôler tous ses mots de passe (50%).

• Psychology of Passwords – Avertissement aux équipes informatiques : les comportements vis-à-vis des mots de passe sont les mêmes au bureau et à la maison

La majorité des répondants (79%) auraient entre 1 et 20 comptes en ligne utilisés à des fins professionnelles et personnelles. Près de la moitié d’entre eux (47%) affirment réemployer des mots de passe identiques. Seuls 19% créent des combinaisons plus sécurisées pour leurs comptes professionnels. Enfin 38% ne réutilisent jamais des mots de passe professionnels à des fins personnels ou vice versa – ce qui signifie que 62% des répondants le font.

• Psychology of Passwords – Les personnalités de type A prennent les mots de passe avec sérieux

Le mauvais comportement des personnalités de type A découle de leur besoin d’avoir le contrôle, alors que les personnalités de type B ont une attitude plus décontractée à l’égard de la sécurité des mots de passe. Les répondants s’identifiant comme étant de Type A sont plus enclins que les personnalités de Type B à maîtriser la sécurité de leurs mots de passe : 77% d’entre eux réfléchissent sérieusement lors de la création de mots de passe, contre 67% des individus de Type B. En outre, 76 % des utilisateurs de Type A s’estiment informés des meilleures pratiques en la matière, contre 68% des utilisateurs de Type B.

• Psychology of Passwords – La prise de conscience de l’importance de la sécurité ne se concrétise pas forcément

Les données révèlent plusieurs contradictions, les répondants affirmant une chose, puis en faisant une autre : ainsi, 72% des personnes interrogées estiment connaître les meilleures pratiques en matière de mots de passe, mais 64% d’entre eux affirment que le plus important est de pouvoir s’en souvenir facilement. Parallèlement, bien que 91% des individus soient conscients du risque de sécurité lié au fait d’utiliser le même ou des mots de passe similaires pour plusieurs comptes, 59% d’entre eux le font encore systématiquement ou la plupart du temps.

« Les cybermenaces auxquelles les consommateurs et les entreprises doivent faire face sont de plus en plus ciblées et efficaces. Pourtant, il reste un net fossé entre ce que pensent les utilisateurs et leur volonté de passer à l’action », déclare Sandor Palfy, directeur technique chargé des solutions de gestion des identités et des accès chez LogMeIn. « Bien qu’ils semblent connaître les meilleures pratiques en la matière, les comportements des individus vis-à-vis de leurs mots de passe sont souvent de nature à exposer leurs informations aux cybercriminels. Quelques mesures simples suffisent pour améliorer ces pratiques et renforcer la sûreté des comptes en ligne, qu’ils soient personnels ou professionnels. »

RGPD cas d’école santé

RGPD cas d’école – Une infirmière consulte des données de santé sans autorisation. L’hôpital obligé d’alerter plusieurs centaines de patients.

RGPD cas d’école – L’Office régional de la santé de Winnipeg (canada) indique son obligation d’alerter des centaines de patients après qu’une infirmière ait accédé de façon inappropriée à des renseignements médicaux personnels. L’autorité indique dans un communiqué de presse que l’infirmière, qui avait accès au système d’information du service des urgences, a fouillé de façon inappropriée alors qu’elle travaillait à l’extérieur de service d’urgence de l’hôpital de Grace.

Un cas que pourraient vivre des centaines d’hôpitaux Français à partir du 25 mai 2018. « L’accès à notre système d’information sur les urgences est vital pour les infirmières et les employés du service des urgences afin qu’ils puissent avoir accès à des renseignements sur la prestation des soins à n’importe quel moment de leur quart de travail, déclare l’ORSW. La seule fois où l’information peut être utilisée à l’extérieur du service des urgences, cependant, est pour les transferts de patients – ce qui n’a pas eu lieu dans ce cas. » 1 756 patients sont concernés par cette consultation non autorisée. Le 25 mai 2018 en France, il faudra alerter la CNIL, les patients.