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Atteintes à la vie privée

Atteintes à la vie privée : Les consommateurs français craignent un recul de leurs libertés individuelles.

Une étude publiée par The Economist Intelligence Unit (EIU) avec ForgeRock révèle les nombreux risques liés à la collecte et au partage des données personnelles, tels qu’ils sont perçus par les consommateurs du monde entier. Ces derniers demandent plus de transparence et de contrôle, ainsi que des engagements des autorités publiques et des industriels pour protéger leur vie privée.

What the Internet of Things means for consumer privacy (L’Internet des Objets et son impact sur la vie privée des consommateurs) est une étude menée par l’EIU avec Forgerock. Elle sonde les préoccupations et priorités des consommateurs mondiaux vis-à-vis de l’Internet des Objets (IoT). Elle est basée sur un sondage mené auprès de 1 629 personnes dans huit pays (Allemagne, Australie, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Japon et Royaume-Uni). Les données utilisées ici sont les chiffres français, alignés sur les tendances observées dans les autres pays. (1)

Dans leur majorité, les consommateurs interrogés font part de nombreuses inquiétudes liées à la collecte et à la transmission de leurs données personnelles. Profilage comportemental, vol et usurpation d’identité, etc. : 73% des sondés s’inquiètent de voir ces petites intrusions dans leur vie privée affecter leurs libertés individuelles. 92% déclarent vouloir un contrôle sur les informations transmises dans les collectes automatiques des données, et ils sont 83% à vouloir être informés dans les points de ventes sur les capacités de collecte de l’objet connecté.

L’importance des actions suivantes en matière de protection des données personnelles transmises automatiquement par les objets connectés :
– Permettre aux utilisateurs de contrôler quelles informations sont collectées : 92%
– Informer les utilisateurs lors de la collecte : 90%
– Informer les utilisateurs des mises-à-jour de sécurité : 87%
– Informer les utilisateurs sur les capacités de collecte de l’objet connecté dans les points de vente : 83%

Malgré les efforts menés par les entreprises pour se conformer aux réglementations à venir, les consommateurs souhaitent que les droits relatifs aux données soient inclus dans le Règlement Général de Protection des Données de l’Union Européenne, qui entrera en vigueur en mai 2018. Ils sont 68% à considérer le droit d’effacer leurs données ( le « droit à l’oubli » ) comme prioritaire. Sur cette question, les français se montrent significativement plus sensibles que la moyenne de l’étude qui est de 57%. (2)

Les résultats de l’étude – complétés d’entretiens avec des experts – proposent des stratégies pour aider les entreprises à renforcer la confiance des consommateurs. Parmi celles-ci : la collaboration avec les autorités publiques, et des engagements fermes de la part des industriels pour protéger la vie privée de leurs clients.

Un contrôle rigoureux par les autorités de l’application des standards est essentiel : 89% des sondés demandent des sanctions accrues pour les entreprises qui violeraient les normes de confidentialité.

Ben Goodman, Vice-Président de ForgeRock en charge de la stratégie globale et de l’innovation : « Les consommateurs sont de plus en plus conscients des conséquences de leurs interactions numériques quotidiennes. Les entreprises doivent donc prendre à bras le corps ce sujet si elles veulent conserver la confiance des consommateurs. Cela fait des années que nous bénéficions tous gratuitement des services des plateformes sociales en échange de nos informations personnelles. À la lumière des récentes révélations concernant les politiques de traitement des données de Facebook, il est temps de reconsidérer ce qui relève du piratage et les comportements qui devraient être assimilés comme tels afin de mettre en place les mesures de protection appropriées. Doit-on par exemple considérer comme étant du piratage toute situation où une entreprise utilise la data de ses clients d’une manière inattendue ? Quel est le niveau acceptable de divulgation d’informations personnelles par un individu ? Toutes ces questions doivent faire l’objet d’un débat, d’autant plus que les technologies de l’IoT continuent de remodeler la vie quotidienne à la maison, au travail et les façons dont nous nous déplaçons« .

Nick Caley, Vice-Président de ForgeRock en charge des industries financières et de régulation : « 9 français sur 10 réclament des sanctions accrues pour les entreprises qui violent la vie privée des consommateurs. C’est un signal fort pour toute organisation qui traite et utilise les données de ses clients, et plus particulièrement les sociétés de services financiers. Au fur et à mesure que les entreprises adaptent leurs infrastructures et leurs pratiques pour se conformer à l’Open Banking, à la directive PSD2 ou au RGPD, ils doivent garder à l’esprit que les régulateurs ont fait du consentement la clé de voute de chacune de ces lois. Et à juste titre, l’étude montre clairement que les consommateurs attendent des organisations qu’elles sollicitent et obtiennent le consentement des individus avant de recueillir leurs données personnelles. »

Veronica Lara, rédacteur en chef de l’étude : « Les consommateurs sont inquiets à juste titre, car l’omniprésence de capteurs interconnectés via l’Internet des Objets génère des nouvelles couches de risques qui sont difficiles à appréhender. Le manque de transparence et l’impossibilité pour les consommateurs de contrôler leurs données exacerbent la perception des menaces pesant sur leur vie privée et leur sécurité. Les choses semblent évoluer, cependant, à mesure qu’ils exigent des garanties plus fortes et que le RGPD étend son influence au-delà des frontière de l’UE. »

Harcèlement sur Internet, adolescents menacés

Près de 30 % des jeunes interrogés affirment avoir subi une forme de harcèlement sur Internet au cours de la dernière année.

Ils sont jeunes, et même souvent très jeunes, passent une grande partie de leur temps sur les réseaux sociaux en ligne et, selon une étude récente de quatre universités italiennes, ne possèdent pas les connaissances de base nécessaires pour se protéger contre les risques de harcèlement sur Internet ou les tentatives d’approches d’individus mal intentionnés. Avira partage les résultats de cette étude. Mission, prendre conscience de l’importance de sécuriser sa vie privée en ligne et d’en informer les enfants/adolescents.

Si la sécurité en ligne passe aussi par la lutte contre le harcèlement sur Internet, les données obtenues grâce à l’étude des universités Federico II de Naples, Sapienza et LUMSA de Rome et Cattolica de Milan dressent un tableau plus qu’alarmant de la situation. Les chercheurs des quatre universités ont interrogé 1 500 adolescents. Ils sont issus des trois régions d’Italie les plus peuplées (Lombardie, Latium, Campanie). Les cherhcuers ont découvert que les cas de harcèlement sur Internet sont plus répandus que l’on ne pense.

27,8 % des jeunes interrogés affirment avoir subi une forme de harcèlement au cours de la dernière année. 20 % indiquent avoir reçu des messages de nature sexuelle. 5 % ont subi un clonage illégitime du profil de leur réseau social. 13,6 % des adolescents ont vu des photos publiées en ligne qu’ils n’auraient pas voulu rendre publiques.

Plus d’abus sur Facebook

D’abord, selon les personnes interrogées, la majeure partie des abus (39,6 %) a eu lieu sur Facebook.

Le reste sur les messageries instantanées WhatsApp (31,7 %). 14,3 % directement sur le téléphone portable par le biais d’appels et de SMS. Apparemment, Instagram est le réseau social le moins exposé au problème. Seulement 8,1 % de victimes de harcèlement sur Internet.

Ensuite, les utilisateurs des réseaux sociaux, et en particulier les plus jeunes, n’ont pas du tout conscience du caractère fondamental de la sécurité informatique : 40,3 % des adolescents possèdent un profil de réseau social « public ». C’est-à-dire accessible à tous. Seulement 57 % l’ont paramétré comme privé. Donc, visible uniquement par leurs contacts.

Harcèlement ou violence

Bref, tentatives de harcèlement ou de violence sur Internet. Chantage, vol de données personnelles, usurpation d’identité avec de faux profils : les jeunes interrogés dans le cadre de l’étude s’exposent à des risques graves. Avec des conséquences potentiellement irréversibles (dans le cas du vol de données sensibles).

Enfin, une légère évolution apparaît toutefois : la majeure partie des utilisateurs (60,4 %) a déjà mis en œuvre la solution la plus fréquente et immédiate, à savoir la suppression d’« amis » et de contacts non désirés ou manifestement malveillants ; certains (36,2 %) se sont abstenus de rendre publiques des informations pouvant nuire à leur image ; d’autres (25,1 %) ont utilisé pour leurs messages un code compréhensible uniquement de leurs amis réels et non virtuels. Les enseignants jouent également un rôle significatif, notamment en informant les jeunes sur la manière de se comporter avec leurs contacts en ligne (32 % le font déjà) ou dans des situations susceptibles de les perturber ou de les importuner (32,7 %).

Protection des informations numériques, enjeu majeur de l’innovation

Les données sont devenues l’actif le plus précieux des entreprises. Mais est-il le mieux gardé ? L’exposition des entreprises aux cybermenaces ne cesse de croître avec la mobilité des collaborateurs, le partage des données, le développement du Cloud computing, l’internet des objets et l’intégration de nouvelles entités. La protection des informations numériques représente pour les entreprises un enjeu économique fondamental et paradoxalement, assez souvent indûment négligé.

La protection des informations numériques à l’aube du RGPD. L’innovation contemporaine est intimement liée aux données. A l’ère du digital elles constituent le nouvel actif stratégique des entreprises, dont la compétitivité dépend aujourd’hui de leur capacité à contextualiser et analyser les masses accumulées de données. Chaque jour des milliers, voire des millions de nouveaux devices se connectent au grand « Internet of Everything » pour collecter et échanger des données. Le marché se tourne vers des outils analytiques avancés pour les valoriser. Ces nombreuses sources de collecte et d’accès aux données sont autant de points de fragilité pour les malfaiteurs voulant s’attaquer aux systèmes d’information et de production. Si ces devices ne sont pas protégés, si sont compromises la disponibilité, la confidentialité et l’intégrité des informations stockées, traitées ou transmises, l’avantage concurrentiel qu’elles offrent risque de se transformer en pertes et la force devient une menace.

Le ROI en cybersécurité : qu’est-ce que vous êtes prêts à perdre ?

Dans la sécurité numérique, les cyberattaques sont le risque le plus connu. En France, onze incidents de cybersécurité seraient comptabilisés chaque jour en milieu professionnel. Une récente étude estime les pertes financières à 1,5 million d’euros pour chaque incident en moyenne.

Dans le monde, le nombre de cyberattaques aurait augmenté en 2016 de 21% par rapport à l’année précédente, et cumulées, elles auraient coûté à l’économie mondiale 280 milliards de dollars, selon International Business Report (IBR) publié par le cabinet Grant Thornton. Mais le plus grand risque, et donc la plus grande crainte, ne se résume pas aux pertes financières. Par exemple, au Canada, 31,6 % des organisations sondées ont jugé que la principale conséquence d’une cyberattaque serait le temps passé à traiter ses effets, suivi d’atteinte à la réputation (29,2 %) et perte de clients (10,2 %). La perte directe de revenus n’a été citée que par 9,8 % d’interrogés. Malgré cela, 52% des organisations n’ont aucune couverture en cas d’attaque.

Selon moi, trop souvent encore les entreprises font appel aux experts « après la bataille ». Bien sûr, nous sommes capables de gérer la crise, mais la prévention reste la meilleure réponse aux cyberattaques. Il est temps d’accepter que le ROI de la cybersécurité ne se calcule pas en chiffre d’affaires généré, mais plutôt en efforts nécessaires à traiter les dommages potentiels. Il convient à toute entreprise, qu’elle soit un grand groupe ou une PME, de mettre en place une véritable stratégie de sécurité, pour diminuer son exposition au risque et accompagner son développement.

Protection des informations numériques : pour une véritable politique de sécurité numérique

La première étape consiste à faire appel à des experts pour évaluer les facteurs de risque et les points faibles en matière de cybersécurité.

Ces éléments serviront à définir une véritable politique de sécurité qui ne devra plus concerner la seule stratégie IT, mais être intégrée aux stratégies de tous les métiers par une conduite de changement. Effectivement, les facettes de la cybersécurité sont d’autant plus nombreuses, que le sujet est transverse et concerne tous les métiers de l’entreprise : la sécurisation de l’écosystème digital de l’entreprise et de ses outils collaboratifs, la gestion des identités et des accès, la prévention des pertes de données, etc.

Le cyberpiratage et les cyberattaques ne sont pas les seules menaces pour la sécurité numérique, mais les plus médiatisées : d’expérience, 35% des incidents de sécurité seraient causés en interne par des collaborateurs mal informés.

Ainsi, la protection des informations va bien au-delà de la sécurité : pour protéger tous les terminaux et points d’accès, il n’est plus question de se satisfaire d’un antivirus, aussi puissant soit-il. Avant de se pencher sur des solutions technologiques, il est vital de comprendre son actuel niveau de maturité, définir le niveau de sécurité visé et se faire accompagner pour instaurer une gouvernance, définir des responsabilités, revoir les règles et les procédures, et, finalement, envisager l’outillage nécessaire.

L’adoption de nouvelles technologies d’information continue d’aller beaucoup plus vite que la sécurité. Au nom de la productivité et de la performance, les entreprises ont parfois mis de côté les mesures de protection. En se posant en bouclier protégeant les données, la cybersécurité s’affirme en garant de l’innovation et de la vitalité de l’entreprise. (Par David Adde, Directeur du pôle Sécurité chez Avanade.)

Menaces internes : les ignorer c’est s’exposer

Face à l’hypermédiatisation des plus grandes menaces informatiques touchant les entreprises au niveau mondial, on peut légitimement penser qu’elles émanent toutes de logiciels de pointe malveillants ou de pirates commandités par des États. Mais si on pose la question à un professionnel de la sécurité, il répondra que la véritable menace est bien plus proche qu’on ne le pense.

Il y a tout juste quelques mois, Verizon et Bupa – deux marques à la réputation mondiale – ont dû faire face à des fuites de données considérables, affectant des millions de clients. Toutefois, dans les deux cas, l’auteur n’était pas extérieur à l’entreprise, mais bel et bien une ressource localisée en interne, possédant un accès autorisé à des données sensibles. Dans le cas de Bupa, un employé mécontent a délibérément divulgué plus de 500?000 dossiers clients en ligne. Pour Verizon, c’était une simple erreur de configuration d’un collaborateur qui a entraîné l’exposition des informations personnelles de plus de 6 millions de clients.

Les entreprises restent focalisées sur les menaces externes

Le défi des menaces internes réside dans la multiplicité des facettes qui les caractérisent et qui rend toute protection complexe. Les employés en interne, les sous-traitants et autres parties prenantes ont souvent besoin d’accéder à des ressources sensibles pour accomplir leur travail.

Il est, de fait, beaucoup plus difficile de se protéger des actes accidentels et malveillants que de mettre ces données en danger. Et même si la menace interne est claire, la majorité des entreprises continuent à la sous-estimer.

Dans une enquête menée au salon de la sécurité Security BSides London, 71 % des professionnels de la sécurité ont indiqué considérer que les entreprises devraient s’inquiéter davantage des menaces internes.

En outre, 47 % des participants ont été jusqu’à dire que les menaces internes/les utilisateurs non éduqués constituent la menace la plus négligée par les entreprises. Près de la moitié des professionnels de la sécurité considèrent que les menaces les plus fortes sont celles provoquées par les États-nations comme la Corée du Nord ou la Russie.

Menace informatique ?

Malgré leurs inquiétudes à l’égard des menaces internes, 92 % des participants reconnaissent que l’industrie dans sa globalité continue de déployer bien plus de ressources pour contrer les menaces externes. Cette approche de type «?château fort?» de la cybersécurité prévaut depuis des années, et les fournisseurs proposent de plus en plus de couches de défense du périmètre pour aider à construire des murailles plus hautes et à creuser des douves plus profondes. Mais quelle est l’utilité de ces défenses si la menace est déjà à l’intérieur??

Dans le cas de l’attaque récente de Verizon, un tiers, qui transférait des données client vers un nouvel espace de stockage Cloud, a commis une erreur de configuration d’accès, ce qui a engendré un accès externe accidentel. Si la menace interne était vue comme un risque réél, elle serait véritablement prise au sérieux. Mais cela ne semble pas être le cas dans la plupart des conseils d’administration. Dans l’enquête Security BSides London, seuls 9 % des interrogés ont indiqué trouver que la direction supérieure de leur entreprise prenait de bonnes décisions pour la stratégie et les dépenses de sécurité.

Menaces internes : comment réduire les risques ?

Comme pour de nombreux problèmes de sécurité, il n’est pas toujours nécessaire d’investir beaucoup pour réduire considérablement la menace. Des investissements stratégiques dans deux domaines essentiels peuvent faire la différence :

Éducation et information : le moyen de défense le plus efficace contre les menaces internes accidentelles réside dans une éducation et une information permettant d’éveiller les consciences. La grande majorité des fuites de données accidentelles ont lieu parce que les employés ne sont tout simplement pas conscients des conséquences de leurs actes. Une formation régulière sur la sécurité des données contribue à réduire les cas de négligence et à s’assurer que les employés réfléchissent avant d’agir dès que des données sensibles sont en jeu. Dans cette optique, il est important de fournir des rappels réguliers pour informer les employés des nouvelles procédures ou technologies de données mises en œuvre.

Une approche de la sécurité plus centrée sur les données

Malheureusement, toutes les menaces internes ne sont pas intentionnelles, comme l’illustre la récente fuite de données de Bupa. Dans ces circonstances, une couche de technologie supplémentaire peut aider à empêcher la fuite de données sensibles. Si l’éducation et l’information ne suffisent pas, les équipes sécurité doivent pouvoir comprendre et visualiser l’utilisation des données, afin de pouvoir repérer rapidement toute activité inhabituelle pouvant indiquer un risque. De plus, des politiques automatiques concernant l’accès aux données, voire qui empêchent les employés de copier, transférer ou supprimer des données sensibles, peuvent aider à contrer les fuites ou actes malvaillants.

Malgré l’accumulation des preuves attestant des risques engendrés par les menaces internes pour les entreprises modernes, les personnes qui décident des dépenses de sécurité restent obstinément focalisées sur les risques externes. Bien que cela représente une source de frustration croissante pour les professionnels de la sécurité, la bonne nouvelle est qu’il n’est pas nécessaire d’investir des fortunes pour améliorer considérablement la protection contre les menaces internes. Des dépenses stratégiques focalisées sur l’éducation et l’information, combinées à des technologies tenant compte des données, peuvent contribuer à décourager les employés les plus malveillants ou insouciants, et à garantir que les données sensibles n’arrivent jamais entre de mauvaises mains. (par Thomas Fischer, Global Security Advocate chez Digital Guardian)

Mots de passe, authentification forte… 5 conseils pour ne plus se faire pirater

Voler un mot de passe est devenu un sport numérique pour les pirates tant les méthodes sont nombreuses. Si rien n’est infaillible, quelques méthodes peuvent permettre de réduire les risques.

Le mot de passe, un précieux trop souvent ignoré. Selon des informations publiées récemment, des pirates se seraient fait passer pour des employés de Microsoft afin de dérober des mots de passe auprès de députés britanniques. La réussite de cette attaque – la plus importante jamais menée à l’encontre du parlement – serait le résultat de l’erreur humaine, et plus précisément de l’utilisation de mots de passe « faibles » ne respectant pas les recommandations du Service numérique parlementaire (Parliamentary Digital Service). Cet incident a montré que même de hauts fonctionnaires pouvaient être vulnérables. L’homme reste souvent le maillon faible de la cybersécurité.

Les employés font généralement preuve d’une méconnaissance en ce qui concerne les questions de sécurité en ligne. Il ne se rendent pas compte qu’ils mettent leur entreprise en danger. Pourtant, bien que les organisations doivent absolument veiller à ce qu’ils ne courent aucun risque, un certain équilibre doit également être trouvé.

Si la sécurité devient une contrainte vis-à-vis de leurs tâches quotidiennes, ils seront moins enclins à observer les meilleures pratiques en la matière. Pire, ils pourraient tenter de contourner les stratégies de sécurité en place, ce qui engendrerait des risques encore plus importants.

Définir des exigences basiques en matière de mots de passe

Lorsqu’il s’agit de créer des mots de passe, on a généralement tendance à se contenter du minimum requis, et le lieu de travail ne fait pas exception sur ce plan. Il est donc important de définir des exigences relatives au nombre minimal de caractères, ou encore de complexité. L’utilisation de mots de passe « simples » (dates de naissance, noms d’animaux de compagnie et autres séquences de chiffres récurrentes, comme 123456) doit également être vivement déconseillée. Enfin, les équipes informatiques doivent exiger que tout nouveau mot de passe soit différent des anciens, et qu’ils soient mis à jour à intervalles réguliers.

Activer l’authentification à deux facteurs sur l’ensemble des comptes

Outre des mots de passe forts, les entreprises devraient également activer l’authentification à deux facteurs (2FA) de façon globale. Leurs utilisateurs seront alors obligés de saisir un élément d’identification supplémentaire. Une empreinte digitale, un mot de passe à usage unique. Des sésames afin de pouvoir accéder à leurs comptes.

Avec cette couche de protection, même si un pirate parvenait à dérober un mot de passe, il ne pourrait pas se connecter au compte. En outre, cette approche protège les identifiants des outils de découverte de mots de passe, et permet de limiter les dégâts en cas de tentative de phishing réussie. De plus en plus d’organisations sont séduites par les avantages de l’authentification 2FA et la mettent en œuvre de façon étendue dans le cadre de politiques de sécurité plus globales.

Gérer les accès des utilisateurs

Que vous ayez 5 ou 500 employés, seules les personnes appropriées doivent avoir accès aux informations adéquates. Les données sensibles devraient également être partagées avec le moins d’individus possible, et un protocole devrait être mis en place pour tout employé souhaitant accéder à un compte dont il n’a pas les identifiants.

Les entreprises devraient également concevoir un système afin d’assurer un suivi des mots de passe des différents comptes et de lister quels employés ont accès à quels comptes. Cette approche permet non seulement de s’assurer de la bonne gestion des mots de passe, mais aussi de savoir lesquels mettre à jour en cas de départ d’un salarié.

Émettre des directives relatives à l’utilisation d’appareils personnels

Le travail à distance étant de plus en plus utilisé par les employés, ces derniers utilisent de plus en plus leurs appareils personnels au travail. En effet, les sphères professionnelles et personnelles sont plus mêlées que jamais, et ils veulent par conséquent pouvoir utiliser leurs services librement. Bien que les bénéfices soient nombreux à la fois pour les employés et pour l’entreprise, cette pratique présente également un risque. Par exemple, s’ils cherchent à accéder à des données d’entreprise via un réseau sans fil public, ils exposeront sans le savoir leurs comptes professionnels. Les organisations doivent donc sensibiliser leurs employés aux risques liés à l’utilisation de leurs appareils personnels dans le cadre professionnel.

Créer une stratégie formelle

Enfin, les entreprises devraient développer une stratégie de sécurité formelle englobant l’ensemble des conseils ci-dessus, ainsi que toute autre information de sécurité dont les employés devraient être au courant. La base de cette stratégie de cybersécurité consisterait à reconnaître que les hommes sont tout aussi importants que les technologies. Qu’ils soient nouveaux ou existants, les employés devraient être formés régulièrement afin d’être sensibilisés aux risques potentiels, et d’apprendre comment contribuer à minimiser l’exposition de leur entreprise aux menaces potentielles. Enfin, la stratégie mise en place ne doit absolument pas être perçue comme une corvée. Pour cela, la gamification peut servir à stimuler l’engagement des employés et rendre la formation amusante et ouverte à chacun.

De nombreux outils permettent de gérer des mots de passe. Ils se nomment LastPass, Keeper, 1Password, Dashlane ou encore ZenyPass. Ce dernier est un nouveau gestionnaire de mots de passe. Comme ses camarades et concurrent, il s’adresse au grand public comme aux entreprises. Il permet de stocker ses mots de passe dans un coffre-fort numérique sécurisé, et de se connecter plus facilement à ses services web, tout en utilisant sur chacun de ces services des mots de passe différents et robustes, pour mieux les protéger. OpenSource, Français, il dispose ses serveurs en Europe (soumis à la réglementation Européenne).

Près de la moitié des entreprises ont subi une compromission de données en 2016

La forte progression du trafic Internet émanant de bots crée un sérieux angle mort pour la sécurité IT, et 79% des entreprises ne savent toujours pas si leur trafic web provient d’humains ou de bots selon une étude de Radware.

La publication d’une nouvelle étude intitulée Radware Research: Web Application Security in a Digitally Connected World ne laisse rien présagé de bon. Ce rapport, qui examine la façon dont les entreprises protègent leurs applications web, identifie des lacunes de sécurité au sein des actuelles pratiques DevOps, recense les principaux types et vecteurs d’attaques et identifie les principaux risques.

L’étude qui s’intéresse aux secteurs d’industrie les plus ciblés, comme la vente au détail, la santé et les services financiers, souligne la prolifération du trafic web généré par des bots et son impact sur la sécurité applicative des entreprises. En réalité, les bots sont à l’origine de plus de la moitié (52%) de tout le flux du trafic Internet. Pour certaines entreprises, les bots constituent plus de 75% du trafic total. Les résultats soulignent ainsi qu’une entreprise sur trois (33%) ne sait pas distinguer les « bons » bots des « mauvais ».

Le rapport révèle également que près de la moitié (45%) des sondés ont expérimenté une compromission de données l’année passée et que 68% ne sont pas certains de pouvoir préserver la sécurité de leurs informations internes. De plus, les entreprises protègent souvent mal leurs données sensibles. 52% n’inspectent pas le trafic échangé depuis et vers des API. 56% ne sont pas en capacité de suivre les données une fois qu’elles quittent l’entreprise.

Toute entreprise qui collecte les informations de citoyens européens va bientôt devoir se conformer aux réglementations strictes sur la confidentialité des données imposées par le nouveau règlement général sur la protection des données (GRPD) ou GDPR (General Data Protection Regulations).

Ces nouvelles obligations prendront effet en mai 2018. Toutefois, à moins d’un an de l’échéance, 68% des entreprises craignent de ne pas être prêtes à temps.

« Il est alarmant que les dirigeants d’entreprises qui recueillent les données sensibles de millions de consommateurs doutent de la sécurité des informations qu’ils détiennent », déclare Carl Herberger, vice-président des solutions de sécurité chez Radware. « Ils connaissent les risques mais des angles morts, potentiellement vecteurs de menaces, persistent. Tant que les entreprises ignoreront où se situent leurs vulnérabilités et qu’elles n’auront pas pris les bonnes mesures pour se protéger, les attaques d’ampleur et les compromissions de données continueront de faire les gros titres. » Selon le Dr Larry Ponemon, « Ce rapport montre clairement que la pression exercée à fournir des services applicatifs en continu limite la capacité des méthodes DevOps à assurer la sécurité des applications Web aux différentes étapes du cycle de vie des développements logiciels.»

La sécurité applicative est trop souvent négligée. Tout le monde veut bénéficier des avantages de l’automatisation totale et de l’agilité conférées permis par le déploiement continu. La moitié (49%) des sondés utilisent actuellement le déploiement continu des services applicatifs et 21% envisagent de l’adopter au cours des 12 à 24 mois. Toutefois, ce modèle peut aggraver les problématiques de sécurité du développement applicatif : 62% reconnaissent que la surface d’attaque s’en trouve étendue et la moitié environ déclare ne pas intégrer la sécurité au processus.

Les bots prennent le dessus. Les bots sont la dorsale du e-commerce aujourd’hui. Les e-commerçants utilisent les bots pour les sites comparateurs de prix, les programmes de fidélité électroniques, les chatbots, etc. 41% des commerçants ont même déclaré que plus de 75% de leur trafic émane de bots, alors que 40% ne font toujours pas la différence entre les bons et les mauvais bots. Les bots malveillants constituent un risque réel. Certaines attaques de web scrapping volent la propriété intellectuelle des commerçants, cassent les prix et rachètent des stocks de façon à écouler la marchandise via des canaux non autorisés en dégageant une marge. Mais les bots ne sont pas le seul problème des commerçants. Dans le secteur de la santé, où 42% du trafic émane de bots, 20% seulement des responsables de la sécurité IT étaient certains qu’ils pourraient identifier les « mauvais » bots.

La sécurité des API est souvent négligée. Quelque 60% des entreprises partagent et consomment des données via les API, y compris des informations personnelles, des identifiants et mots de passe, des détails de paiements, des dossiers médicaux, etc. Pourtant, 52% n’inspectent pas les données échangées avec leurs API, et 51% n’effectuent aucun audit de sécurité ni n’analysent les failles éventuelles des API en amont de l’intégration.

Les périodes de vacances sont à haut risque pour les commerçants. Les commerçants sont confrontés à deux menaces distinctes mais très dommageables pendant les périodes de vacances : les pannes et les compromissions de données. Des pannes d’Internet lors de la haute saison quand les commerçants dégagent le plus de bénéfices peuvent avoir des conséquences financières désastreuses. Pourtant, plus de la moitié (53%) ne sont pas certains de la disponibilité à 100% de leurs services applicatifs. Les périodes où la demande est forte comme celles du Black Friday et du Cyber Monday, exposent également les données des clients : 30% des détaillants laissent entendre qu’ils peinent à protéger correctement leurs données sensibles au cours de ces périodes.

Les données médicales des patients courent des risques également. 27% seulement des sondés dans le secteur de la santé ont confiance dans leur capacité à protéger les dossiers médicaux de leurs patients, même s’ils sont près de 80% à devoir se conformer aux réglementations d’état. Il est primordial de déployer des correctifs de sécurité pour faire face aux actuelles menaces et mieux pouvoir atténuer leur impact, mais 62% environ des sondés dans le secteur de la santé n’ont peu ou pas confiance dans la capacité de leur établissement à pouvoir adopter rapidement des correctifs de sécurité et déployer les mises à jour, sans compromettre la conduite des opérations. Plus de la moitié (55%) des établissements de santé déclarent n’avoir aucun moyen de suivre les données partagées avec une tierce partie une fois qu’elles ont quitté le réseau interne. Les organisations du secteur de la santé sont les moins enclines à rechercher des données volées sur le Darknet : 37% ont déclaré le faire contre 56% dans le secteur des services financiers et 48% dans le secteur de la vente au détail.

La multiplication des points de contact aggrave le niveau de risque. L’avènement des nouvelles technologies financières (comme celles liées aux paiements mobiles) facilite l’accès des consommateurs et leur degré d’engagement, ce qui a pour effet d’accroître le nombre des points d’accès comportant des vulnérabilités et de majorer le niveau de risque auquel sont confrontés les responsables de la sécurité. Alors que 72% des organisations de services financiers partagent les identifiants et mots de passe et que 58% partagent les détails des paiements réalisés via des API, 51% ne chiffrent pas le trafic, avec le risque d’exposer les données en transit des clients.

La mauvaise gestion des comptes et des accès à privilèges

Une étude mondiale auprès de plus de 900 professionnels de la sécurité informatique lève le voile sur une mauvaise gestion à grande échelle des comptes à privilèges. Neuf répondants sur dix reconnaissent des difficultés dans la gestion des comptes à privilèges. Un professionnel de la sécurité informatique sur cinq (18 pourcents) procède encore à une journalisation en format papier pour gérer les comptes à privilèges.

Une nouvelle étude mondiale, éditée par la société de One Identity, met en lumière de mauvaises pratiques généralisées en termes de gestion des comptes à privilèges. Dimensional Research a récemment interrogé 913 professionnels de la sécurité informatique sur les difficultés, les habitudes et les tendances en matière de gestion des accès aux données de l’entreprise. Parmi les conclusions les plus éloquentes, neuf répondants sur dix (88 pourcents) admettent rencontrer des problèmes pour gérer les mots de passe à privilèges, alors qu’un sur cinq (18 pourcents) effectue toujours une journalisation en format papier pour gérer les comptes à privilèges.

Ces conclusions sont significatives dans la mesure où les comptes à privilège octroient un accès littéralement illimité à quasiment tous les composants de l’infrastructure IT d’une entreprise et donnent en substance la clé des systèmes et données de l’entreprise les plus stratégiques et les plus sensibles. Cette étude révèle également trois domaines majeurs sujets à d’inquiétantes pratiques lacunaires pour gérer les comptes à privilèges.

Outils et plateformes d’administration

outre le fait que 18 pourcents des répondants admettent utiliser des journaux en format papier, il est surprenant que 36 pourcents utilisent des tableurs tout aussi inappropriés pour faire le suivi des comptes à privilèges. L’étude a également découvert que deux tiers (67 pourcents) des entreprises s’appuient sur deux outils ou davantage pour gérer ces comptes – ce qui révèle une incohérence généralisée dans la gestion des comptes à privilèges.

Supervision et visibilité : la majorité des professionnels de la sécurité informatique (57 pourcents) admet faire la supervision de certains comptes à privilèges uniquement, voire ne pas du tout superviser les accès à privilèges. Pire, 21 pourcents des répondants avouent être incapables de superviser ou d’enregistrer l’activité associée à des identifiants d’administration, alors que 32 pourcents indiquent qu’ils ne peuvent pas identifier de manière cohérente les personnes à l’origine de ces activités.

Gestion et modification des mots de passe : une impressionnante proportion de 86 pourcents des entreprises ne change pas régulièrement le mot de passe de leurs comptes administrateurs après chaque utilisation. De plus, 40 pourcents des professionnels de la sécurité informatique n’appliquent pas la meilleure pratique fondamentale consistant à modifier le mot de passe administrateur par défaut. En contournant ces meilleures pratiques, les comptes à privilèges deviennent une vulnérabilité et ouvrent la porte à une exfiltration de données ou pire en cas de compromission.

Quand une entreprise n’applique pas les processus les plus élémentaires de sécurité et de gestion des comptes à privilèges, elle s’expose à un risque considérable. Encore et toujours, les brèches ouvertes par le piratage de comptes à privilèges résultent en coûts de mitigation astronomiques ainsi qu’en vol de données et en marques écornées,” note John Milburn, président et directeur général de One Identity. “Les résultats de cette étude indiquent qu’il existe une vaste et inquiétante proportion d’entreprises n’ayant pas de procédures appropriées en place. Il est capital que les organisations implémentent les meilleures pratiques en matière de comptes à privilèges sans créer de nouvelles entraves à la réalisation du travail.”

Éviter une gestion archaïque

Un récent rapport de Forrester indique que huit brèches sur dix impliquent des identifiants à privilèges et met en lumière combien les pirates ciblent les comptes à privilèges. Les cybercriminels savent qu’obtenir l’accès à des comptes à privilèges est le moyen le plus rapide et le plus simple de mettre la main sur les données et les systèmes sensibles d’une entreprise. C’est pourquoi les organisations ne peuvent plus se contenter de pratiques dépassées, comme des registres en format papier ou une journalisation sous Excel pour gérer ces comptes prioritaires.

La sécurité reste l’un des freins les plus importants à l’adoption du Cloud

Selon une récente enquête, la sécurité informatique reste l’un des freins les plus importants à l’adoption du Cloud pour les entreprises.

Les entreprises de la zone EMEA se tournent de plus en plus vers Office 365 de Microsoft, même si compte tenu de toutes les cyber attaques récentes, les inquiétudes concernant la sécurité restent l’un des freins les plus importants à l’adoption du cloud. Telle est une des principales conclusions d’une enquête internationale conduite auprès de plus de 1.100 organisations par Barracuda Networks, Inc., un éditeur de solutions de sécurité et de protection de données basées sur le cloud.

L’enquête, intitulée “Office 365 Adoption Survey: Drivers, Risks, and Opportunities” avait pour but de mesurer les tendances autour de l’adoption et de l’utilisation de Microsoft Office 365, y compris les facteurs contribuant à la décision pour ou contre la migration vers cette plate-forme. L’étude a également permis de rassembler des informations sur l’utilisation par les entreprises de solutions tierces de sécurité et de protection de données avec Office 365, et leur engagement vis à vis de revendeurs à valeur ajoutée (VARs) et de fournisseurs de services managés.

Commentant ces résultats, Chris Ross, SVP International chez Barracuda Networks, a déclaré : “L’adoption d’Office 365 continuant d’augmenter d’une année sur l’autre en Europe, il est naturel d’assumer que les inquiétudes concernant les cyber menaces vont persister. Mais il est encourageant de constater que les entreprises s’éveillent à l’importance d’une approche de protection multi-couches, ce qui suggère une meilleure compréhension de leurs obligations lors de l’adoption du cloud.

Un domaine où l’Europe a encore du chemin à faire pour atteindre les niveaux constatés aux États-Unis est l’adoption de solutions tierces pour ajouter une couche supplémentaire de sécurité contre les attaques de spear phishing, d’usurpation d’identité et de ‘social engineering.

Seules 14% des organisations de la zone EMEA ont déjà quelque chose en place, à comparer à 36 pour cent aux États-Unis. Nous pensons que cette situation devrait évoluer au cours de l’année qui vient, et nous incitons les entreprises européennes à y prêter attention.

Nous constatons que les cyber criminels changent de cibles, passant du top management à des employés plus bas dans la hierarchie, et de grandes entreprises à des organisations plus petites disposant de moins de ressources.”

Principales conclusions dans la zone EMEA

* Près des deux tiers (62%) des entreprises de la zone EMEA utilisent désormais Office 365, en augmentation de 50 pour cent par rapport à une enquête similaire réalisée par Barracuda en 2016.

* Parmi celles qui n’utilisent pas aujourd’hui Office 365, un peu moins de 40% indiquent qu’elles prévoient de migrer dans l’avenir – une proportion moindre qu’aux États-Unis, où près de 49% déclarent prévoir cette migration.

* La plus grande inquiétude visant la sécurité pour plus de 90% des entreprises européennes concerne les ransomwares. Près la moitié d’entre elles (48%) avouent avoir déjà été frappée par une infection de ce type, même si seulement 3% d’entre elles ont finalement payé la rançon.

* Pour les entreprises ayant déjà été frappées, le mail a été de loin le principal vecteur d’attaque pour les cyber criminels, près des trois quarts (70%) des attaques par ransomware arrivant via email. Les trafic web (18%) et le trafic réseau (12%) n’ont représenté qu’un nombre relativement faible d’infections.

* La raison la plus couramment invoquée pour ne pas migrer vers Office 365 a changé depuis l’étude de l’année dernière, les entreprises européennes rejoignant les américaines en plaçant en tête les inquiétudes concernant la sécurité (32%). Mais à la différence des États-Unis, les entreprises européennes citent toujours une politique “no cloud” comme une raison significative de ne pas migrer (28%).

* Malgré ces inquiétudes, plus de 85 pour cent des entreprises européennes interrogées ont indiqué ne pas utiliser la fonction Advanced Threat Protection (ATP) de Microsoft Office 365 – s’appuyant plutôt sur des solutions tierces pour accroître la protection de leurs environnements Office 365. Plus de deux cinquièmes d’entre elles (43%) utilisent des solutions tierces de sécurité, d’archivage ou de sauvegarde, ce chiffre étant encore plus important (68%) parmi celles qui prévoient de migrer.

* A côté de cela, 41% des organisations interrogées ont déclaré redouter des attaques de phishing, de spear phishing, d’usurpation d’identité ou de ‘social engineering’. Toutefois, seules 14% des organisations européennes ont indiqué disposer d’une solution tierce pour adresser ces menaces.

Ces résultats confirment la prise de conscience croissante des besoins de sécurité que nous constatons chez nos clients, et la nécessité d’adopter une approche multi-couches pour progresser,” a ajouté Sanjay Ramnath, Vice President of Security Products and Business Strategy chez Barracuda. “Nos clients et nos partenaires indirects qui déploient Barracuda Sentinel et Barracuda Essentials for Office 365 peuvent migrer certains de leurs processus de gestion stratégiques dans le cloud, tout en étant certains d’être protégés contre les ransomwares, les attaques de spear phishing et d’autres menaces avancées.

Global Transparency Initiative

Global Transparency Initiative : alors qu’il ne reste que quelques jours à l’administration américain pour effacer les outils Kaspersky de leurs postes informatiques, le géant de la sécurité informatique Russe lance son programme transparence !

Kaspersky Lab a présenté son « Global Transparency Initiative ». Mission, la société russe fournira un accès au code source – y compris des mises à jour – pour une évaluation par un tiers de confiance. Kaspersky explique qu’il ouvrira aussi trois centres de transparence dans le monde entier. Un peu comme l’annonçait, il y a quelques années, Microsoft. La Global Transparency Initiative s’inscrit dans le cadre de l’engagement à garantir l’intégrité et la fiabilité de des solutions logiciels, afin de protéger les clients contre les cyber-menaces.

Grâce à cette initiative, Kaspersky Lab incitera la communauté de la cyber sécurité dans sa globalité et d’autres parties prenantes à valider et vérifier la fiabilité de ses solutions, de ses processus internes et de ses opérations commerciales. Le Russe entend également favoriser la mise en place de mécanismes de responsabilisation supplémentaires, qui permettront à l’entreprise de démontrer qu’elle s’attaque rapidement et en profondeur à tous les problèmes de cybersécurité. Dans le cadre de cette initiative, la société a l’intention de fournir à un tiers de confiance, et sous condition, l’accès au code source de ses logiciels – y compris les mises à jour des logiciels et des règles de détection des menaces – à des fins d’examen et d’évaluation indépendants. « La balkanisation de l’Internet ne profite à personne, explique Eugene Kaspersky, PDG de Kaspersky Lab. Sauf aux cybercriminels. Une coopération réduite entre les pays favorise l’action des cybercriminels et les partenariats public-privé ne fonctionnent pas comme ils le devraient.« .

Kaspersky a été accusé par la Maison Blanche d’avoir participé (directement ou indirectement) à des fuites de données concernant le renseignement américain. A regardé de plus prêt, le protectionnisme de l’Oncle Sam a trouvé un moyen de couper l’herbe sous le pied d’une entreprise concurrente aux structures locales. A voir si l’examen indépendant du code source de la société, réalisé par un tiers de confiance et qui débutera d’ici le 1er trimestre 2018, avec des examens similaires des mises à jour logicielles de la société et des règles de détection des menaces à suivre sera suffisent pour faire reculer l’administration Trump.

A noter que Kaspersky vient de signer un nouvel accord de partenariat avec Europol. Tout comme Trend Micro qui vient d’unir son expertise avec les policiers d’Europol pour protéger le secteur financier face aux attaques ciblant les Distributeurs Automatiques de Billets.

SoundProof, la biométrie par le bruit

Une entreprise Suisse propose SoundProof, une nouvelle forme de contrôle biométrique. Le bruit ambiant permet de valider une connexion !

La biométrie, c’est permettre l’accès à un espace, un ordinateur, un système en utilisant une partie de son corps : iris, empreinte digitale, veines, visage, … Une entreprise Suisse basée à Zurich, Futurae, annonce avoir rajouté une couche de sécurisation à la biométrie. Baptisé SoundProof, la méthode de sécurité utilise les micros de votre ordinateur, console, smartphone, tablette, montre connectée pour enregistrer le bruit vous entourant et comparer avec les sons contenues dans sa base de données. SoundProof compare et valide ou non l’accès. Une double authentification par le bruit. A note que si le silence est complet, le matériel contrôlé va émettre son propre son, différents à chaque connexion, qui sera reconnu par SoundProof. (LT)