Archives de catégorie : Entreprise

Actualités liées à la sécurité informatique des entreprises, PME, PMI, TPE, association, communes.

Un règlement dépouillant les citoyens de leur droit à la vie privée

Une coalition d’organisations internationales et européennes, dont Access, Bits of Freedom, Digitale Gesellschaft, EDRI, La Quadrature du Net, Open Rights Group, et Privacy International, démarre une campagne commune et un site Internet, nakedcitizens.eu. Ce site permet aux citoyens de contacter leurs représentants au Parlement européen pour les appeler à protéger leur droit fondamental à la vie privée.

Un règlement dépouillant les citoyens de leur droit à la vie privée Des organisations citoyennes exigent que les membres du Parlement européen protègent la vie privée des citoyens. Depuis son lancement, la révision de la législation européenne encadrant la protection des données donne lieu à une campagne de lobbying sans précédent de la part d’entreprises privées et de gouvernements étrangers. Le Parlement européen examine en ce moment le texte proposé par la Commission européenne, et envisage d’y faire de dangereux amendements. Selon une coalition d’organisations citoyennes, si ces amendements étaient adoptés, ils dépouilleraient les citoyens de leur droit à la vie privée. Cette affirmation est basée sur l’analyse des 4 000 amendements actuellement examinés par le Parlement européen.

« Sans une protection efficace de nos données, nos vies privées sont mises à nu, pour être utilisées et exploitées abusivement par des entreprises privées et des gouvernements. » déclare Joe McNamee de l’organisation citoyenne European Digital Rights (EDRI) et porte-parole de la coalition. « Nous appelons les membres du Parlement européen à faire primer les droits des citoyens et à rejeter ces propositions dangereuses. »

En prévision du vote final de la commission « libertés civiles » le 29 mai, la coalition de la société civile met en lumière les cinq amendements les plus dangereux proposés par les membres du Parlement européen pour modifier le règlement encadrant la protection des données. Le règlement proposé par la Commission européenne a pour objectif de renouveler et de moderniser le cadre législatif existant pour l’adapter à l’ère numérique, et de conférer aux citoyens un plus grand contrôle sur leurs données personnelles. Le lobbying démesuré venant de grandes entreprises et de gouvernements risque au contraire de réduire à néant ce cadre juridique. Les citoyens doivent pouvoir faire confiance aux services en ligne qu’ils utilisent. Le niveau de confiance exceptionnellement bas rapporté par des études tant européennes qu’américaines n’est tout simplement pas viable, tant pour les citoyens que pour les entreprises. La confiance doit être reconstruite en rendant aux citoyens le contrôle de leurs données grâce aux droits : (1) d’accéder à leurs données personnelles et de les supprimer, (2) de transférer simplement leurs données d’un service à un autre, (3) d’être assurés que leurs données personnelles ne seront utilisées que pour la finalité précise et limitée à laquelle ils ont consenti, (4) d’être assurés que leurs données sont à l’abri des gouvernements étrangers, (5) d’être assurés qu’en cas de faille de sécurité impliquant leurs données, les entreprises responsables les en informeront.

* Références * 1. https://www.accessnow.org/

2. https://www.bof.nl/

3. https://digitalegesellschaft.de/

4. http://www.edri.org/

5. http://www.openrightsgroup.org/

6. https://www.privacyinternational.org/

7. https://nakedcitizens.eu/

8. https://www.laquadrature.net/fr/un-reglement-depouillant-les-citoyens-de-leur-droit-a-la-vie-privee

Ministère du Travail piraté par des hackers Chinois

Le Ministère du Travail américain infiltré. Des traces de hackers Chinois retrouvés. Analyse ! DataSecurityBreach.fr vient d’être alerté par Jaime Blasco, directeur du labs d’AlienVault au sujet de plusieurs infiltrations web d’envergure qui semblent être signés par des hackers Chinois. Dans les « cibles », le site du ministère du Travail américain. Les pirates y ont caché un code malveillant.

L’idée des intrus, installer une redirection sur un programme espion. Au cours des dernières heures, Data Security Breach a pu identifier plusieurs autres sites web, moins importants que cet espace ministériel. Les pirates ont profité du site sem.dol.gov pour, ensuite, piéger dol.gov, dol.ns01.us et statse.webtrendslive.com. Lors de la visite de « SEM », l’internaute se retrouvait à lire, via son navigateur, le fichier textsize.js. Un JavaScript qui contient le code suivant malveillant. Le serveur « malicieux » est exécuté via un fichier baptisé xss.php caché sur NS01.

Le script pirate recueille beaucoup d’informations du système et il télécharge les informations recueillies sur le serveur malveillant. L’attaque est intéressante car dans les commandes de l’outil pirate, un détecteur de Flash fonctionnant sur l’ordinateur du visiteur, ainsi que des tueurs d’antivirus. Le code malveillant élimine l’antivirus Bitdefender. Une fonction détermine si BitDefender est exécuté sur le système et le désactive. Même sanction pour Avast antivirus et AntiVir. Pour ce dernier cas, le code pirate cherche la présence de l’extension fonctionnant sou Chrome. Le JavaScript cherche aussi les antivirus : Avira, BitDefender 2013, McAfee entreprise, avg2012, Eset nod32, Dr.Web, Mse, Sophos, f-secure 2011, Kaspersky 2012/2013 ainsi que les versions de Microsoft Office, Adobe Reader installés.

Une fois que toutes les informations ont été collectées, il communique les données via le fichier js.php (caché sur NS01). Cette attaque ressemble à celle lancée, il y a quelques semaines, à l’encontre de plusieurs ONG. La faille exploitée dans le départ de cette attaque a été fixée en début d’année (CVE-2012-4792). Elle avait fait surface en décembre 2012. La charge utile lancée dans le piratage du Ministère Américain est cachée dans le fichier bookmark.png sur NS01.

Une fois dans le pc du visiteur, le fichier espion se cache dans la machine sous le nom de conime.exe. Il se connecte à un C&C sur microsoftUpdate.ns1.name pointant vers un serveur DNS Google 8.8.8.8. Il pointait, quelques temps auparavant sur 173.254.229.176. L’attaque, du moins le code pirate Deep Panda, est connu pour être exploité par un chinois (Mr. Sun, CardMagic, Edward Sun, …). Les premières traces datent de 2007.

Pour se protéger de ce type d’attaque, data security breach vous conseille de mettre à jour l’ensemble de vos outils web (Flash, PDF, navigateur, antivirus) et bloquer JavaScript.

Le Parlement européen ouvre la porte à la répression au nom du droit d’auteur dans TAFTA

La commission « commerce international » (INTA) du Parlement européen a adopté une résolution [1] sur l’accord commercial EU-US proposé –  le “Trans-Atlantic Free Trade Agreement” (TAFTA), aussi appelé le “Transatlantic Trade and Investment Partnership” (TTIP). Continuer la lecture de Le Parlement européen ouvre la porte à la répression au nom du droit d’auteur dans TAFTA

Le top 10 des arnaques sur Facebook

Data Security Breach a reçu un nouvelle étude sur les arnaques se propageant sur Facebook, les plus répandues à l’échelle mondiale étant de type « qui a vu mon profil ». En seconde position et parmi les stars les plus dangereuses pour la sécurité de votre compte : Rihanna et sa fausse sex tape. Continuer la lecture de Le top 10 des arnaques sur Facebook

Obliger les entreprises à notifier les attaques informatiques qu’elles subissent

Le livre blanc de la défense rendu public le 29 avril par le gouvernement, prévoit une loi obligeant les entreprises non seulement à se doter d’outils de détection et de protection de leurs données, mais aussi à signaler toute attaque qu’elles subissent. Continuer la lecture de Obliger les entreprises à notifier les attaques informatiques qu’elles subissent

Fuites de données : 263 millions d’euros perdus en France

Les cyber-attaques sur les infrastructures de confiance exposent les entreprises françaises à des pertes de l’ordre de 263 millions d’euros, selon une étude de Ponemon et Venafi. La mauvaise gestion de millions de clés cryptographiques et de certificats numériques menace la sécurité et les opérations des entreprises françaises. Continuer la lecture de Fuites de données : 263 millions d’euros perdus en France

Protéger l’entreprise contre les cyberattaques est insatisfaisante

En France, les professionnels de la sécurité informatique estiment que leur capacité à protéger leur entreprise contre les cyberattaques est insatisfaisante. Juniper Networks, leader de l’innovation réseaux, annonce à datasecuritybreach.fr les résultats pour la France d’une étude mondiale réalisée par l’Institut Ponemon pour le compte de Juniper Networks. En France, les entreprises interrogées peinent à se protéger contre les attaques menaçant la sécurité de leur réseau en raison du nombre de terminaux grand public et d’applications introduits sur le lieu de travail, ainsi que du manque de visibilité des systèmes. 65 % des entreprises françaises sondées estiment que la migration des systèmes sur site vers des environnements cloud constitue également une menace importante pour la sécurité de leur réseau.

Réalisée auprès de 4 774 informaticiens et responsables de la sécurité informatique dans neuf pays, dont plus de 450 professionnels en France, l’enquête identifie les problématiques auxquelles les entreprises sont confrontées face aux nouvelles menaces et à leurs difficultés à s’en prémunir. L’enquête montre que la sophistication croissante des cyberattaques, l’évolution des menaces et la crainte croissante du vol de propriété intellectuelle et de secrets professionnels stimulent les investissements dans les technologies de sécurité réseau.

De nombreux professionnels de la sécurité informatique interrogés dans le monde estiment que les entreprises sont mal équipées pour détecter, bloquer et prévenir rapidement les attaques. En France, les personnes interrogées considèrent la stratégie mise en place par leur entreprise pour protéger le réseau contre ces attaques comme « insatisfaisante ». 60 % des professionnels français interrogés sont également convaincus que les nouvelles lois européennes relatives à la protection des informations personnelles auront un réel impact sur l’ensemble des opérations de leur entreprise. Cet impact sera notamment vrai quant à l’obligation pour les entreprises de signaler un vol de données sous 24 heures, la plupart des entreprises sondées ayant fait état d’un vol de données une fois par an au cours des deux dernières années.

L’étude identifie plusieurs problématiques de sécurité réseau auxquelles les professionnels de la sécurité informatique sont confrontés aujourd’hui en France :

·         Les entreprises françaises se concentrent sur les menaces internes pour gérer les risques pesant sur la cybersécurité : 43 % des professionnels interrogés en France ont déclaré que leur entreprise utilise une solution de protection de réseau pour faire face aux menaces internes (menaces émanant du réseau) ;

·         Il est important de sensibiliser les employés aux nouvelles menaces et aux risques relatifs au cloud : en France, 72 % des professionnels de la sécurité informatique ont déclaré que la sensibilisation aux nouvelles menaces est une priorité pour promouvoir l’utilisation des nouvelles technologies de sécurité ;

·         Les préoccupations concernant les lois européennes relatives à la protection des informations personnelles : 60 % des professionnels interrogés en France ont déclaré que les nouvelles lois européennes relatives à la protection des informations personnelles auront un impact important sur l’ensemble des opérations des entreprises et leur mise en conformité.

LivingSocial piraté : 50 millions de clients hackés

Les comptes de 50 millions de membres du site Internet d’achats en ligne LivingSocial piratés. Le pirate a exploité une injection sql pour ponctionner le contenu de la base de données. Noms, dates de naissance, mails et mots de passe chiffrés (MD5) ont été copiés par me pirate informatique. D’après LivingSocial. aucune carte de crédit, ni données bancaires n’ont été volées. LivingSocial est un site commercial américain, basé à Washington. Il offre des réductions de prix à 70 millions de clients dans le monde, notamment aux Etats-Unis, en Asie, en Europe et en Amérique Latine.

Fraude sur Internet : tous responsables !

Le e-commerce en France continue sa progression, en phase mais encore à la traîne par rapport aux marchés anglais et allemands, qui donnent le La du commerce électronique en Europe. Selon la Fevad, la croissance des ventes en 2012 a atteint 19%, poussée notamment par l’explosion du m-commerce, qui représente désormais 6% des ventes totales (2% en 2011). Avec un taux de satisfaction après achat de 98%, le e-commerce en France a désormais atteint sa maturité, et s’est définitivement installé dans le quotidien des français. Ce constat idyllique contraste fortement avec l’évolution négative du taux de fraude sur Internet. En augmentation continue depuis 2007, celui-ci atteint, selon l’Observatoire de la sécurité des cartes de paiement, le taux record de 0,34%, sans aucun signe de retournement de tendance.

Ainsi l’ensemble des paiements sur Internet ne représente que 8,4% de la valeur des transactions nationales, mais déjà 61% du montant de la fraude sur les cartes de paiement (253 millions sur 413 millions d’Euros). Un chiffre d’autant plus inquiétant que le marché français du paiement en ligne recèle encore un très fort potentiel de croissance. A titre de comparaison, la taille du marché britannique est double de celle du marché français. Tout se passe comme si un boulevard s’ouvrait devant les fraudeurs, d’autant plus grand que l’écosystème du e-commerce français dans sa globalité ne semble pas avoir la volonté de le rétrécir.

Comment en sommes-nous arrivés là et quelles sont les solutions pour y remédier ? Principale cause de la fraude : l’usurpation des numéros de cartes. Ce n’est un secret pour personne : l’origine principale de la fraude sur Internet provient de l’usurpation des numéros de cartes bancaires. Selon l’Observatoire de la sécurité des cartes, cette cause représentait déjà près de 63% du total des fraudes en 2010, loin devant les cartes volées ou les cartes contrefaites. Il est donc évident pour tout le monde que ces numéros ne sont pas suffisamment sécurisés, et qu’il reste relativement simple de les usurper. La carte bancaire n’a pas été conçue au départ pour être utilisée pour des achats à distance. Il en résulte des failles de sécurité évidentes.

Hormis tout ce qui est stocké dans la puce, tous ses identifiants sont en clair par exemple, y compris le fameux cryptogramme visuel, valable deux ans. Les différents acteurs du marché e-commerce ont-ils conscience de cette réalité ? La réponse est oui. Une série de solutions de sécurité ont d’ailleurs été conçues depuis le milieu des années 2000 pour y remédier. A commencer par e-Carte Bleue et 3D Secure, conçu par les grands opérateurs de cartes bancaires, mis en place en Europe dès 2008, visant à introduire une seconde phase d’authentification par la génération d’un code à usage unique. En outre, le standard de sécurité PCI DSS, qui regroupe un ensemble de bonnes pratiques, s’impose désormais à tous les e-commerçants. Sur les sites marchands, d’autres technologies de sécurité peuvent également être mises en œuvre, telles que les certificats SSL déjà très répandus, les systèmes Capcha ou les emails certifiés.

Les solutions anti-fraude mises en œuvre : un constat d’échec La mise en œuvre en France de ces diverses solutions de sécurité anti-fraude a-t-elle été couronnée de succès ? La réponse est clairement non. L’échec de 3D Secure dans notre pays est patent. Aujourd’hui dans sa deuxième version, ce système de sécurité pourtant efficace n’a jamais réussi à s’imposer. Certes, 40% des e-commerçants l’utilisent aujourd’hui, mais ceux-ci ne représentent qu’environ 10% des paiements par carte et 15% seulement des montants. Toutes les banques l’ont certes adopté, mais avec retard et en ordre dispersé. Leur implémentation du système s’est révélée trop complexe. De fait, le processus d’authentification n’est pas normalisé et les consommateurs doivent jongler entre plusieurs systèmes différents selon les banques, ce qui n’encourage pas la simplicité d’utilisation … Du côté des e-commerçants, le rejet est encore plus net. Toutes les grandes enseignes, c’est-à-dire la vingtaine de sites qui réalisent la grande majorité des transactions en ligne, n’ont pas à ce jour adopté le système, notamment en raison de ses conséquences sur le taux d’abandon de commande.

La norme PCI DSS n’ont plus n’a pas eu le résultat escompté. D’abord parce qu’elle n’est pas infaillible, des cas célèbres de vols massifs de données l’ont montré. Ensuite parce que la législation française ne l’impose pas formellement. Il en résulte un flou manifeste dans l’interprétation de sa liste de bonnes pratiques, notamment dans le durée de vie des données carte bancaire stockées. Certains sites les conservent pendant plusieurs années au-delà de la simple nécessité liée au paiement, voire ne les effacent jamais, ce qui augmente d’autant le risque de vol d’identifiants. D’autres systèmes de sécurité telles que l’email certifié, qui est pourtant l’arme absolue contre le « phishing », ne sont quasiment jamais utilisés.

Une seule victime : le consommateur Plusieurs raisons expliquent ce paradoxe, qui toutes convergent vers les principes élémentaires de la gestion du risque. En premier lieu, même si le coût financier de la fraude sur Internet  est supporté environ à égalité par les banques et les commerçants, et non par les consommateurs, qui sont généralement remboursés, ce sont en fait ces derniers qui paient seuls les pots cassés. En effet, les banques sont assurées contre le risque de non-paiement, et répercutent le coût de cette assurance sur le prix de leurs services. De même les commerçants répercutent leurs pertes financières sur les prix de leurs produits, comme la fameuse ‘démarque inconnue’ de la grande distribution. Banques et commerçants ne sont donc pas directement impactés par la fraude, et se contentent de gérer le risque.

En second lieu, les commerçants sont avant tout concentrés sur la croissance de leurs ventes. Ils répondent aux attentes des internautes, et facilitent le processus d’achat au maximum, afin d’éviter tout abandon de panier. Résultat : les vérifications d’identité sont réduites au minimum, et la sécurisation des paiements est sacrifiée à l’autel de la simplicité d’utilisation. La montée en puissance des fonctions de ‘paiement en un clic’ sur les sites de e-commerce en est l’exemple le plus flagrant. Ces sites font tout pour simplifier la vie de leurs clients, mais la plupart ne maîtrisent pas les impacts que cela implique en matière de sécurité. La cohérence des comptes clients créés par exemple n’est quasiment jamais vérifiée.

En troisième lieu, les pouvoirs publics ne se sont jamais vraiment impliqués dans la résolution du problème. Pour 3D Secure par exemple, la Banque de France qui est pourtant garante de la sécurité des moyens de paiement, n’a pas le pouvoir d’imposer une règle précise au groupement qui gère les cartes bleues, n’ayant que le statut d’observateur. De même, l’administration n’a jamais communiqué en direction du grand public pour encourager l’adoption du système, comme ce fut le cas dans d’autres pays, ou pour le cadenas SSL.

Les acteurs doivent assumer leurs responsabilités La montée inexorable de la fraude sur Internet n’est pourtant pas une fatalité. Le cas du marché britannique en constitue un exemple éclatant. Dans ce pays, le taux de fraude en e-commerce se rapproche de celui constaté dans les points de vente ‘traditionnels’. 96% des transactions sur Internet utilisent 3D Secure, et le taux d’échec d’authentification 3D Secure ne dépasse pas 3%, alors qu’il est de 13% en France. La raison de ce succès réside dans l’établissement d’un cercle vertueux associant la mise en place d’une procédure unique d’authentification  adoptée par toutes les banques et tous les opérateurs de cartes bancaires, et une adoption massive des commerçants. Pour inverser la tendance en France, plusieurs mesures de bon sens pourraient rapidement être mises en œuvre.

A commencer par une meilleure sensibilisation des consommateurs aux risques liés au paiement sur Internet. De la part des e-commerçants d’abord, qui doivent mieux informer leurs clients sur les risques qu’ils prennent lorsqu’ils saisissent des données personnelles sur Internet. Beaucoup de sites bancaires diffusent régulièrement des alertes de sécurité, aucun grand site de e-commerce ne fait de même par exemple. Il serait logique que la Fevad prenne en charge une réelle sensibilisation du grand public sur ce sujet. De la part des pouvoirs publics ensuite. Une véritable communication gouvernementale sur la sécurité des paiements devrait être développée, comme c’est le cas dans de nombreux autres pays. En France, ce sont surtout les entreprises qui sont sensibilisées sur la sécurité, et non les consommateurs. D’autre part, les banques doivent logiquement s’entendre  sur une procédure unique d’authentification, simple à comprendre et à mettre en œuvre, qui permette d’obtenir l’adhésion à la fois des consommateurs et des commerçants. Enfin, les consommateurs ont également leur part de responsabilité, et doivent prendre conscience que le respect de règles élémentaires de sécurité s’impose à eux tout au long de leur acte d’achat sur Internet. Le taux de fraude ne pouvant continuer à croître indéfiniment, cette évidence finira par s’imposer. Pour l’intérêt des consommateurs comme celui de l’industrie du e-commerce, le mieux serait qu’elle le soit rapidement. (Par Fabien Dachicourt pour DataSecurityBreach.fr / RSSI de Coreye)