Archives de catégorie : Particuliers

Actualités liées à la sécurité informatique des particuliers et à la vie privée.

Protection des données des consommateurs sur Internet

Dashlane, éditeur d’outils de gestion de mots de passe et des portefeuilles numériques, a dévoilé à DataSecurityBreach.fr les résultats de la seconde édition de son baromètre sur la protection des données des consommateurs sur Internet.

Cette seconde édition a passé au crible plus de 130 des sites américains, anglais et français (44) les plus populaires du web à la suite de la faille Heartbleed. Ce baromètre met en évidence que 86% des sites français analysés utilisent des politiques de sécurité de mots de passe en dessous de la moyenne acceptable. Beaucoup n’ont pas mis en œuvre ne serait-ce que les règles de base, laissant les données personnelles des consommateurs sur Internet dangereusement vulnérables.

Cette analyse se fonde sur 22 critères identifiés comme critiques pour la sécurité des mots de passe sur Internet. Chaque critère permet d’attribuer un nombre de points positif ou négatif, ce qui donne un score final possible en -100 et +100 pour chaque site web étudié. Un score de +50 points correspond à la mise en œuvre minimale des bonnes pratiques vis-à-vis des mots de passe suggérées par Dashlane. Cette étude fait suite au premier baromètre publié par Dashlane sur le même sujet au premier trimestre 2014.

Apple, le seul site à voir la note maximum
Le site d’Apple avait obtenu la meilleure note dans le premier baromètre, et il est de nouveau le seul site web à se voir décerner la note maximale, à savoir +100. Live.com (Microsoft) termine second, tandis que UPS, Yahoo et Paypal occupent respectivement les troisième, quatrième et cinquième positions. Les autres sites réussissant ce test sont par exemple La Poste, leboncoin.fr, eBay et Skype. Gmail et la Fnac sont ex aequo à la dixième place.

Les mauvais élèves
Dans les sites français, ce sont Showroomprivé, Meetic Affinity et Spartoo qui reçoivent les plus mauvais scores. En remontant dans le classement des mauvais élèves, on trouve les 3 Suisses, Alloresto, Viadeo, easyJet.com, Cdiscount et Amazon. Dashlane a examiné six catégories de sites web : sites de rencontre, e-commerce, sécurité, productivité, outils sociaux et voyages. Le baromètre montre que ce sont les sites de rencontre qui obtiennent la plus mauvaise moyenne avec -45. Suivent les sites de sécurité (-23 de moyenne), de e-commerce (-21) et de voyages (-16).

Toujours des pratiques dangereuses malgré Heartbleed
Même si la plupart des sites ont demandé à leurs utilisateurs de changer leur mot de passe suite à la découverte de la faille Heartbleed, ils n’ont pas corrigé leurs faiblesses dans leur politique de sécurité. Dashlane a comparé les scores de sécurité obtenus dans le baromètre avec la robustesse réelle des mots de passe utilisés sur ces sites.

Un résultat net se dessine, montrant la corrélation entre la complexité des mots de passe utilisés et la note de sécurité obtenue. En d’autres termes, plus le site impose un mot de passe complexe, meilleure est la sécurité réelle des mots de passe des utilisateurs. Il va sans dire que plus le mot de passe est simple, plus les données personnelles et bancaires des consommateurs sont exposées. Les mots de passe représentent la première ligne de défense des données personnelles des consommateurs sur Internet. Le fait que certains sites ne demandent pas de mots de passe sécurisés veut donc dire qu’ils sont conscients d’exposer leurs utilisateurs aux attaques et aux logiciels malveillants.

Autre enseignement de ce baromètre que DataSecurityBreach.fr a pu lire, 51% (55% pour les sites français) des sites les plus importants ne verrouillent pas les comptes des utilisateurs après 10 tentatives de connexion incorrectes. L’une des méthodes favorites des pirates est d’essayer au hasard les mots de passe les plus répandus. Le pirate a seulement besoin d’une liste d’adresse emails et de mots de passe populaires (les deux sont faciles à trouver sur Internet). Ils n’ont plus qu’à utiliser un programme pour tenter de se connecter à un site en essayant des millions de combinaisons associant une adresse email à un mot de passe. C’est ce que l’on appelle une attaque « par force brute ».

En bloquant un compte utilisateur après un certain nombre de tentatives de connexion erronées, les sites web peuvent simplement bloquer ce type d’attaque et de ce fait mieux protéger les données personnelles des consommateurs. Les sites suivants ne sont que quelques-uns des sites les plus connus qui ne bloquent pas les comptes utilisateurs après 10 tentatives d’accès infructueuses : Amazon, Gmail, Evernote, eBay et Nike.

Des solutions simples
Les sites web devraient adopter au minimum les mesures suivantes en matière d’exigence sur les mots de passe :
Mot de passe de 8 caractères minimum
Mot de passe comprenant des chiffres et des lettres, avec des minuscules et des majuscules
Email de confirmation pour tout changement de mot de passe
Ne pas accepter les 10 mots de passe les plus vulnérables
Bloquer le compte utilisateur après 10 tentatives incorrectes de connexion

Emmanuel Schalit, CEO de Dashlane, commente ces pratiques : « Les entreprises et les sites web n’ont aucune excuse pour leur faible politique en matière de mot de passe. La mise en œuvre de politiques de sécurité pour les mots de passe ne coûte pas cher et est facilement réalisable grâce aux technologies open source existantes. Notre étude montre une nette corrélation entre les exigences des sites en matière de mots de passe et le niveau de sécurité des mots de passe des utilisateurs. Les sites qui exigent des mots de passe complexes ont des utilisateurs qui ont des mots de passe mieux sécurisés. Les mots de passe sont la première ligne de défense pour les données personnelles et confidentielles des consommateurs sur Internet, et des exigences faibles en matière de mots de passe les exposent encore plus. »

En vacances, protégez votre vie 2.0

Que vous soyez une personne importante ou non, aux yeux d’un pirate informatique vous n’êtes rien d’autre qu’un cloud vivant dans lequel il pourra en soutirer argents et données sensibles.

La rédaction de Data Security Breach vous propose quelques trucs et astuces à utiliser lors de vos déplacements afin de sécuriser votre informatique, votre smartphone, bref, votre vie 2.0. Attention, nos conseils ne vous sécurisons pas à 100%, la sécurité totale n’existe pas. Par contre, nos conseils freineront un maximum le pirate, le curieux, bref ce malveillant. Pas de paranoïa, juste de la prudence et une hygiène numérique à respecter. Nous avons rencontré, lors de nos voyages, de vrais professionnels de la recherche d’information via des cibles touristiques ou en « séminaires ». N’oubliez jamais que le « curieux » doit être rapide pour agir. Plus il passera du temps sur sa cible, plus il sera fragilisé dans son action, visible, donc détectable.

Dans votre hôtel/camping/…
– Ranger votre machine dans le coffre de votre chambre (si coffre il y a).

– Retirer la batterie. Ranger la prise électrique ailleurs, dans la chambre. Dans votre valise, fermée à clé par exemple. Comme nous vous le montrons, il existe des prises qui permettent d’être scindée en trois parties. De quoi retarder le pirate. Il ne pourra pas alimenter l’ordinateur.

– Changer le mot de passe de portable et mettez un mot de passe au bios de votre machine. Le mot de passe bios vous évitera la modification de lancement de votre ordinateur, via une clé USB ou un CD boot casseur de mot de passe. [Voir comment Zatazweb.tv a cracké le mot de passe de n’importe quel Windows en 30 secondes].


– Chiffrer les informations sensibles ou le disque dur de votre ordinateur. Qu’on le veuille ou non, BitLocker sur Windows 8 pro est efficace. N’hésitez pas à rajouter une seconde, voire une troisième couche avec Zed! ou TrueCrypt. Zed! a reçu la qualification ANSSI niveau standard (08/2010) et Certification Critères Communs EAL3+ (07/2010). Pour TrueCrypt : qualification niveau élémentaire (08/2009) et Certification CSPN (12/2008).

– Utiliser un câble antivol.

– N’hésitez pas à mettre un bout de scotch qui bloque les deux parties de votre portable. Si quelqu’un tente de l’ouvrir, vous le verrez. Un autocollant original et difficile à trouver dans le commerce fera parfaitement l’affaire.

– Chez DataSecurityBreach.fr, nous prenons en photo les vis des disques durs de nos portables. Si ces dernières ont bougés, ont été déplacées, vous pourrez vous en rendre compte.

– Une goute de cire, sur les vis est aussi très utile pour y appercevoir une potentielle manipulation. Il existe des cires de couleurs, évitez le rouge.

– Un antivirus mis à jour obligatoire.

– Utiliser un VPN pour vos connexions. VyprVPN est, à notre sens, très efficace tout comme VyPRVPN [Nous les utilisons, plus d’autres, NDR] Nous l’utilisons. Rapide, propose des centaines de connexions protégées dans le monde, avec un firewall NAT intégré loin d’être négligeable.


– Nous employons aussi une mini caméra de 5 cm qui s’enclenche dès lors qu’un mouvement dans la zone surveillée est détecté.

Autre point, sauvegardez vos documents administratifs sur un cloud sécurisé n’est pas négligeable en cas de perte de vos papiers, moyens de paiement. Sauvegardez y aussi les numéros de téléphones d’urgences (Ambassade, amis, familles, …). Bien évidement, chiffrez les données. Utilisez, par exemple, l’excellent Zed! Free par exemple. Une connexion à votre cloud sécuriser à n’utiliser qu’en cas d’urgence. N’allez pas me taper le mot de passe, sur un poste informatique « libre ». Pensez, si vous vous sentez capable de l’utiliser, emporter avec vous une cd/clé USB bootable avec un Linux intégré (Knoppix USB ou Tails par exemples).

Il en va de même pour votre téléphone portable. Ne le quittez jamais des yeux. L’installation d’un code malveillant étant devenu très simple. Pensez à employer un filtre évitant les regards « au dessus de l’épaule » ou sur les côtés. Des filtres qui permettent d’éviter les regards un peu trop curieux. Dernier détail en date, et de taille, pensez à charger vos appareils électroniques au maximum, surtout si vous partez sur le sol de l’Oncle Sam. Dorénavant, votre téléphone, votre ordniateur, votre tablette pourront être allumés devant un agent de sécurité, histoire de s’assurer que ce dernier ne cache pas une bombe. En cas de « non » allumage, le matos finira à la poubelle. Pensez à détruire les papiers que vous souhaiteriez jeter à la poubelle. Des petits bouts de papiers dans les toilettes sont plus efficace qu’une boulette dans la corbeille de votre chambre. Coupez le wifi et le Bluetooth. Ne sauvegardez/mémorisez aucun mot de passe dans votre appareil (il en va de même pour votre ordinateur et tablette).

Loin d’être négligeable, une pochette de sécurité, de type Stop RFID, permettant de sécuriser votre carte bancaire, passeport, … d’une tentative de connexion NFC non autorisée. Un bookmark de sites indispensables comme http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/ et Data Security Breach 😉 peut être envisagé.

L’utilisation des ordinateurs et des connexions proposés par les hôtels, campings, … sont à utiliser avec modération et intelligence. N’utilisez JAMAIS ces outils « libres » à des fins privées. JAMAIS vos mots de passe ; Accéder à vos courriels est fortement déconseillé sans passer par un système de VPN, INDISPENSABLE. Vous n’êtes cependant pas à l’abris d’un logiciel d’interception de vos frappes clavier (Keylogger). Pour finir, Comme nous le révélions dans notre article « Diner de cons dans les ordinateurs des Hôtels » nous croisons beaucoup trop de données qui n’ont rien à y faire ! Attention, dernier détail important, comme le rappel l’ANSSI, prenez connaissance de la législation locale. Des informations sur les contrôles aux frontières et sur l’importation ou l’utilisation de la cryptographie sont disponibles sur le site de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information.

Bref, contraignant, mais sécurisant. Si aucune de ces solutions proposées par Data Security Breach ne vous conviennent, posez-vous une dernière question : Avez-vous vraiment besoin d’un ordinateur pendant vos vacances ?

Un pirate informatique Moldave jugé en Suisse

Un pirate informatique Moldave, qui avait piraté une banque américaine de Floride, vient d’être condamné par la justice Suisse.

L’homme âgé de 38 ans vient d’écoper d’une amende de 1,5 millions de francs Suisses, de quelques mois de prison et se retrouve avec une expulsion vers les Etats-Unis qui risquent de lui coûter encore plus cher. A noter que la justice a pu saisir 12 millions de francs (plus de 9 ,8 millions d’euros) que le pirate possédait sur six comptes bancaires qu’il possédait.

Avec 6 passeports en poche, le voleur numérique aurait, via ses actes de piratages et ses complices, transféraient quelques 200 millions de francs Suisse (+164 millions €). Il avait réussi à pirater des comptes bancaires de la Warrington Bank en piégeant une caissière, via un mail malveillant. Il lui avait dérobé ses identifiants de connexion qui avaient permis par la suite à opérer des dizaines de paiements frauduleux. (Le Matin)

Education à la sécurité en ligne : les enseignants ont du mal à faire face aux attentes des parents

Une étude publiée par AVG Technologies, entreprise de sécurité en ligne pour 187 millions d’utilisateurs actifs, révèle que pour 82% des enseignants interrogés (74% en France), les parents comptent trop sur l’école pour apprendre à leurs enfants à se protéger en ligne. En outre 38% (44% en France) des enseignants estiment que les parents d’élèves ont eux-mêmes un niveau insuffisant de connaissances sur le sujet. Cette nouvelle étude d’AVG, qui porte sur le point de vue des instituteurs et professeurs, démontre que la question de savoir à qui incombe la responsabilité de dispenser aux enfants les enseignements sur la sécurité en ligne est toujours d’actualité.

L’étude, pour laquelle AVG a interrogé près de 1800 enseignants du monde entier, dont 210 en France, montre la nécessité de former les enseignants et de leur offrir davantage de soutien, afin qu’ils puissent mieux sensibiliser leurs élèves à la sécurité en ligne. Les deux tiers des personnes interrogées (64%, 73% en France) ont convenu que les écoles devraient offrir une meilleure formation à l’utilisation d’Internet comme outil pédagogique, et 77% (68% en France) estiment qu’Internet devrait faire partie intégrante du cursus éducatif.

Cette étude met en relief l’écart inquiétant entre, d’un côté, les connaissances et les capacités des enseignants et, de l’autre, les attentes des parents. Plus de neuf enseignants de différentes matières sur dix affirment se servir d’Internet en cours (92%, 89% en France), et 69% abordent la sécurité en ligne de manière occasionnelle ou fréquente (59% en France). Seul un enseignant sur quatre (28%, 15% en France) a reçu une formation spécifique pour cet enseignement.

Tony Anscombe, Conseiller sécurité chez AVG Technologies, déclare : « Non seulement les enseignants aujourd’hui se servent régulièrement d’Internet dans le cadre de leurs leçons et cours, mais ils se retrouvent de plus en plus confrontés aux questions plus vastes que génère celui-ci, et ce, la plupart du temps, sans aucune formation officielle. Au vu du développement de l’utilisation d’Internet en tant qu’outil pédagogique, de nombreux enseignants déclarent que leur école s’est dotée de règles spécifiques pour répondre aux préoccupations les plus fréquentes. En revanche, ces politiques s’avèrent être insuffisantes si la plupart des enseignants ne reçoivent aucune formation officielle à l’enseignement de la sécurité en ligne. Lorsqu’un enseignant sur quatre déclare être approché par des élèves pour des problèmes de cyberintimidation, le besoin d’un soutien accru se fait clairement ressentir ».

Constats d’enseignants du monde entier
·         Le Brésil va à l’encontre de la tendance globale, les enseignants brésiliens étant à l’avant-garde en matière d’éducation à la sécurité sur Internet. La majorité (54%, 17% en France) aborde régulièrement le sujet et 51% (15% en France) s’y sont préparés en suivant une formation officielle.

·         La plupart des enseignants au Royaume-Uni ont indiqué que leur école proposait des cours d’informatique (91% par rapport à 72 % globalement et à 63% en France). En revanche, seulement 37% des enseignants avaient suivi une formation officielle à la sécurité en ligne (contre 15% en France).

·         Inversement, les écoles aux Etats-Unis sont les moins susceptibles de proposer des cours d’informatique (60% seulement) et seulement 40 % des enseignants donnaient des devoirs à la maison nécessitant des recherches sur internet (contre 57% globalement et 49% en France).

·         Les élèves canadiens sont les plus nombreux à apporter leurs propres appareils à l’école, selon 29% des enseignants (contre 18% globalement et 4% en France). Il s’agissait principalement d’ordinateurs portables (84%, 57% en France), de smartphones et de tablettes (82% chacun contre 29% et 57% en France).

·         Les enseignants en Allemagne sont les plus nombreux à avoir été approchés par des élèves confrontés à des problèmes de cyberintimidation (36% par rapport à 25% globalement et contre 10% en France). Près de la moitié de ces enseignants (46%, 67% en France) s’estiment peu ou pas du tout préparés pour répondre à ces préoccupations.

·         Les écoles australiennes sont arrivées en tête parmi les établissements ayant déjà mis en place des dispositifs pour gérer des problèmes de cyberintimidation (80%, 33% en France) et des situations où des élèves ont été exposés à des contenus inappropriés en ligne (75%, 17% en France).

·         Seulement 7% des enseignants en République Tchèque (17% en France) affirment que leur école a déjà organisé une soirée pour les parents afin de les sensibiliser à la sécurité en ligne. 78% des parents y ayant assisté ont exprimé des préoccupations quant à la sécurité de leurs enfants sur Internet (79% en France).

·         91% des enseignants en France déclarent que leur école fournit des appareils électroniques aux élèves, mais il s’agit généralement d’ordinateurs de bureau (80%, contre 75% globalement), d’ordinateurs portables 35% (moyenne globale de 46%) et de tablettes 9% (contre 32% globalement).

·         Plus de quatre enseignants sur cinq (82%) en Nouvelle-Zélande (89% en France) abordent occasionnellement le sujet de la sécurité en ligne avec leurs élèves. En revanche, le même pourcentage n’a suivi aucune formation officielle sur ce thème (85% en France).

Quand Twitter diffuse des cartes de crédit

Extrait de la page du bot sur Twitter

Etonnant jeu que celui effectué par des centaines d’internautes, sur Twitter. Ces amateurs pas comme les autres du portail de micro blogging américain sont tellement content de posséder une carte bancaire (credit card, debit card, …) qu’ils en diffusent des photographies, dans l’espace du petit oiseau.

Totalement idiot, surtout que certains diffuseurs placent les informations sensibles (les 16 chiffres, la date de validité, certains même le CVV) à la portée du premier surfeur qui passerait par là.

Plus dingue encore, un bot, un robot Twitter baptisée « besoin d’une carte de crédit« , intercepte les messages et les répertories dans un compte Twitter dédié. Bilan, plusieurs centaines de photos, une cinquantaine de vidéos. Depuis 2012, Twitter laisse faire.

Pour l’américain, les Twitteriens sont responsables de ce qu’ils diffusent ! Bilan, faut pas pleurer si votre CB se retrouve sur Need a Debit Card.

 

14 millions de patients médicaux touchés par une fuite de données

La rédaction de Data Security Breach a reçu le rapport Annuel du HHS, l’US Departement of Health et Human Services, bref, le Ministére de la santé de l’Oncle Sam.

Ce rapport annuel, baptisé « Annual Report to Congress on Breaches of Unsecured Protected Health Information » revient sur les années 2011 et 2012. Cette étude égraine les violations de données en 2011 et 2012. Entre 2011 et 2012, le HHS a reçu 458 rapports de violations de données qui touchent plus de 500 personnes. Au total, c’est environ 14.690.000 de patients, d’employés… à avoir été touchés par des violations de leurs données personnelles, et donc sensibles.

Le nombre de violations de données qui affectent plus de 500 personnes sur cette période compte pour 64,5% de toutes les violations de données depuis le premier rapport, diffusé en septembre 2009. Le vol était la cause la plus commune de ces violations, soit 53% des cas, suivie par l’accès ou la divulgation non autorisée (18%).

En 2012, 68% des infractions touchaient des fournisseurs de soins de santé. 27% des fuites étaient dues à des ordinateurs portables compromis (vol, piratage, …). 23% des informations étaient diffusées en mode « papier » ; 13% via un serveur. En 2012, il y a eu 21.194 infractions signalées affectant moins de 500 personnes. Des violations de données qui ont affecté 165.135 personnes.

Le HHS, suite aux plaintes, a pu récolter 8 millions de dollars d’amende. Bref, le piratage et les fuites de données rapportent aux pirates, comme au gouvernement.

Des applis Google Play voleuses de données bancaires

Lookout a repéré cette semaine dans le Google Play store une application de banque en ligne clonée, conçue pour subtiliser les identifiants des utilisateurs, mais étrangement sans les mots de passe.

Nous avons aussitôt alerté Google qui a dans la foulée supprimé l’application concernée. Nous tenons à préciser que tous les utilisateurs de Lookout sont protégés contre cette menace. Le programme malveillant incriminé, baptisé « BankMirage », ciblait les clients de la banque israélienne Mizrahi. Les auteurs ont ainsi ajouté une sorte de surcouche à l’application légitime, proposant ensuite leur création de nouveau sur le Google Play store en la faisant passer pour celle de l’établissement bancaire.

Le mode de fonctionnement est simple : dès que la victime lance l’application, le programme malveillant charge le formulaire de connexion, à savoir une page html intégrée à l’application et créée pour dérober l’identifiant de la personne dès qu’elle le saisit. Il s’agit donc d’une tentative de hameçonnage (phishing) des données personnelles. Ce programme a toutefois une étrange particularité : il récupère uniquement l’identifiant de connexion de l’utilisateur. Ses auteurs ont inséré un commentaire dans le code qui commande de collecter uniquement cet élément, et pas le mot de passe.

Une fois l’identifiant récupéré et stocké, l’application envoie un message à l’utilisateur victime pour lui signaler l’échec de sa tentative de connexion. Il est invité à ce moment-là à réinstaller la « vraie » application légitime de la banque sur le Play Store.

Les programmes malveillants qui se font passer pour des applications de banque en ligne comptent parmi les plus dangereux, dans la mesure où ils s’intéressent à des données particulièrement sensibles. Ce type de programme est très présent dans l’Union européenne, dans les pays de la région Asie-Pacifique, et dans une moindre mesure aux Etats-Unis. Nous avons déjà repéré des programmes de banque en ligne créés en Corée qui, au lieu de se glisser dans le catalogue de Google Play, se font carrément passer pour l’application Google Play Store elle-même.

« PlayBanker » en est un exemple : il se fait passer pour Google Play et envoie des alertes aux utilisateurs victimes pour les pousser à télécharger des applications de banque en ligne pirates. Une autre variante, « BankUn », vérifie pour sa part au préalable la présence des huit plus grandes applications légitimes des banques en ligne coréennes, pour les remplacer ensuite par des versions pirates.

Il est hélas difficile pour un utilisateur de se prémunir d’une application de ce type parvenant à se faire référencer dans le Google Play store ; les moyens de protection classiques ne suffisent pas. Comme par exemple le fait de vérifier que le développeur de l’application est digne de confiance, ou de s’assurer que la case « Sources inconnues » (dans les paramètres système du téléphone) n’est pas cochée afin de bloquer l’installation furtive d’applications téléchargées à son insu.

Mieux vaut faire preuve de bon sens : la présence de deux versions apparemment identiques d’une même application peut signifier que l’une d’elles est illégitime. Pour être protégé à 100% contre ce type de menace, la meilleure solution consiste à installer sur le téléphone une solution de sécurité telle que Lookout, qui analyse systématiquement toutes les applications téléchargées.

Microsoft met à jour sa déclaration de confidentialité

Microsoft vient d’annoncer, sans trop de bruit, la modification de ses conditions d’utilisation et sa déclaration de confidentialité.

« Dans tout ce que nous faisons, indique le géant américain, nous avons à cœur de tenir compte des besoins de nos utilisateurs. C’est pourquoi nous avons décidé de mettre à jour le Contrat de services Microsoft et d’élaborer une Déclaration de confidentialité pour les services Windows. » Dans les principales modifications, et sur ce qu’elles impliquent pour les utilisateurs, une modification de la « Confidentialité ».

Microsoft indique s’engager à respecter la vie privée de ses utilisateyrs en toutes circonstances. « C’est pourquoi nous n’utiliserons jamais à des fins de ciblage publicitaire vos documents, photos ou autres fichiers personnels, ni ce que vous pouvez être amené à dire dans vos e-mails, conversations instantanées, appels vidéo ou messages vocaux« . Dans ses modifications, la firme de Redmond stipule aussi qu’elle allait avoir un peu plus de transparence. « Nous avons mis à jour notre Code de conduite afin de mieux vous faire comprendre les types de comportement susceptibles d’avoir des conséquences sur votre compte. »

Microsoft en profite pour rappeler que les parents sont responsables de l’usage que leurs enfants mineurs font de leur compte et des services Microsoft, y compris des achats effectués par ce biais. Bilan, un peu plus de responsabilité des parents ne fera pas de mal… surtout si Microsoft rabat ses avocats sur des parents pensant que le petit dernier de la famille joue aux Pokémons sur la toile.

Les nouvelles conditions prendront effet le 31 juillet 2014. Si vous continuez à utiliser les services après le 31 juillet 2014, cela signifie que vous avez accepté ces nouvelles conditions. Dans le cas contraire, vous pouvez annuler votre service à tout moment.

1800 fonctionnaires piégés par un phishing

S’il existe bien un secteur qui mériterait d’être un peu plus regardant sur sa sécurité informatique, c’est bien celui concernant les fonctionnaires. Ils gèrent les informations locales, régionales, nationales, donc des milliers, quand cela ne se chiffre pas en millions de données privées et sensibles. seulement, la sécurité informatique, faudrait-il encore qu’il en entende parler sous forme de formation, de réunion, et autrement que par des professionnels qui ne connaissent du terrain que les rapports chiffrés qu’ils lisent et recopient à longueur de journée.

Un exemple en date, chez nos cousins canadiens. Un sondage interne lancé par le ministère fédéral de la Justice annonce qu’environ 2000 membres du personnel ont cliqué sur un courriel piégé. De l’hameçonnage facile via un faux courriel traitant… de la sécurité des informations confidentielles du ministère. Un tiers des personnes ciblées a répondu à la missive, soit 1850 fonctionnaires sur 5000. Les prochains essais auront lieu en août et au mois d’octobre avec un degré de sophistication supérieure.

Selon le gouvernement canadien environ 10 % des 156 millions de filoutages diffusés chaque jour réussissent à contrer les logiciels et autres filtres antipourriels. Huit millions sont executés par le lecteur, 10% cliquent sur le lien. 80.000 se font piéger. (La presse)

Mise en garde contre ce que l’on trouve « Sous les jupes des filles »

L’éditeur de solutions de sécurité informatique, McAfee, alerte les internautes sur le téléchargement gratuit de film sur internet.

De nombreux sites frauduleux ont profité de cette tendance pour se développer et piéger les internautes. Traditionnellement, afin d’accéder à des liens de téléchargements, l’apprenti pirate effectue sa recherche via un  moteur de recherche en ajoutant par exemple le terme « torrent » (terme désorma is générique faisant référence  au protocole BiTorrent pour le transfert de données en mode P2P). Comme avec l’exemple du film «  Sous les jupes des filles », film français  récemment sorti dans les salles, de nombreuses pages s’offrent à lui.

Ces liens se révèleront pour la plupart être  frauduleux. Ces mêmes liens sont accessibles via Facebook, par le biais d’invitation d’amis ou de pages populaires, faisant  baisser la vigilance des internautes. Après avoir cliqué sur ces liens frauduleux, l’internaute se retrouve face à 2 situations différentes : Soit, il doit télécharger des fichiers compressés, censés contenir le film, mais qui finalement le dirige sur un autre lien afin de récupérer un mot de passe pour ouvrir un second fichier archivé.

Processus compliqué qui multiplie les téléchargements inutilement, mais ajoute des pages vues, donc des publicités, aux pirates diffuseurs. Soit, il est dirigé vers un site de téléchargement, où un clic doit suffire à télécharger le film. Mais la finalité est la même, l’internaute se retrouve devant une offre préalable, qu’il doit accepter avant de pouvoir poursuivre. Par exemple, le site incite l’internaute à télécharger   une application (Lampe Torche, espionne tes amis, …).

Pour cela, il doit rentrer ses coordonnées téléphoniques. Ce que l’internaute ignore c’est que son numéro de téléphone mobile servira à payer un droit d’accès, par débit direct, directement sur la facture de son opérateur mobile.  L’escroquerie va plus loin : une phrase écrit en petit indique à l’internaute qu’il ne fait pas un paiement unique mais s’engage à verser un abonnement hebdomadaire. Il est important de noter que, dans ce cas précis, la société se décharge des modalités de résiliation, qui sont à effectuer exclusivement auprès de l’opérateur mobile, dans l’espace client web. Ainsi, l’internaute n’aura ainsi jamais accès à son film et sera la cible d’entreprises malhonnêtes qui profitent de la bienveillance des gens pour intégrer des pratiques  douteuses mais légales.