Archives de catégorie : Smartphone

Fuite de données via des smartphones d’occasion

L’éditeur AVAST Software, l’éditeur de solutions de sécurité, a récupéré facilement des données personnelles sur des smartphones d’occasion achetés en ligne, malgré la suppression des données par les consommateurs.

Sur les appareils d’occasion, il a été possible de récupérer plus de 40 000 photos, e-mail et SMS personnels et, dans certains cas, l’identité des vendeurs. « La quantité de données personnelles que nous avons récupérée sur les téléphones était incroyable. Nous avons trouvé de tout, d’un formulaire de prêt rempli à plus de 250 selfies de ce qui semble être le corps masculin du propriétaire précédent, » a déclaré Jude McColgan. « Nous avons acheté divers appareils Android à des vendeurs dans l’ensemble des États-Unis, et nous avons utilisé des logiciels de récupération couramment disponibles pour exhumer des informations personnelles se trouvant auparavant sur les téléphones. La leçon à en tirer est que même les données supprimées sur votre téléphone d’occasion peuvent être récupérées, à moins de les écraser complètement. » 20 smartphones d’occasion ont été analysés dont les propriétaires précédents avaient effectué une réinitialisation d’usine ou une opération de « suppression complète » sur leurs appareils. Malgré ces efforts, Plus de 40 000 photos enregistrées, plus de 750 e-mails et SMS et autres informations ont pu être récupérées.

« Plus de 80 000 smartphones d’occasion sont en vente quotidiennement sur eBay aux États-Unis. En même temps que leurs téléphones, les consommateurs peuvent ne pas être conscient du fait qu’ils vendent leurs souvenirs et leur identité. Les images, les e-mails et d’autres documents supprimés des téléphones peuvent être exploités pour le vol d’identité, le chantage ou même à des fins de harcèlement. Revendre votre téléphone usagé est une bonne façon de gagner un peu d’argent, mais il s’agit potentiellement d’une mauvaise façon de préserver votre vie privée, » a ajouté Jude McColgan. Il est recommandé aux consommateurs intéressé par la vente de leur appareil Android d’installer une application qui écrase les informations avant de revendre leur téléphone.

Des applis Google Play voleuses de données bancaires

Lookout a repéré cette semaine dans le Google Play store une application de banque en ligne clonée, conçue pour subtiliser les identifiants des utilisateurs, mais étrangement sans les mots de passe.

Nous avons aussitôt alerté Google qui a dans la foulée supprimé l’application concernée. Nous tenons à préciser que tous les utilisateurs de Lookout sont protégés contre cette menace. Le programme malveillant incriminé, baptisé « BankMirage », ciblait les clients de la banque israélienne Mizrahi. Les auteurs ont ainsi ajouté une sorte de surcouche à l’application légitime, proposant ensuite leur création de nouveau sur le Google Play store en la faisant passer pour celle de l’établissement bancaire.

Le mode de fonctionnement est simple : dès que la victime lance l’application, le programme malveillant charge le formulaire de connexion, à savoir une page html intégrée à l’application et créée pour dérober l’identifiant de la personne dès qu’elle le saisit. Il s’agit donc d’une tentative de hameçonnage (phishing) des données personnelles. Ce programme a toutefois une étrange particularité : il récupère uniquement l’identifiant de connexion de l’utilisateur. Ses auteurs ont inséré un commentaire dans le code qui commande de collecter uniquement cet élément, et pas le mot de passe.

Une fois l’identifiant récupéré et stocké, l’application envoie un message à l’utilisateur victime pour lui signaler l’échec de sa tentative de connexion. Il est invité à ce moment-là à réinstaller la « vraie » application légitime de la banque sur le Play Store.

Les programmes malveillants qui se font passer pour des applications de banque en ligne comptent parmi les plus dangereux, dans la mesure où ils s’intéressent à des données particulièrement sensibles. Ce type de programme est très présent dans l’Union européenne, dans les pays de la région Asie-Pacifique, et dans une moindre mesure aux Etats-Unis. Nous avons déjà repéré des programmes de banque en ligne créés en Corée qui, au lieu de se glisser dans le catalogue de Google Play, se font carrément passer pour l’application Google Play Store elle-même.

« PlayBanker » en est un exemple : il se fait passer pour Google Play et envoie des alertes aux utilisateurs victimes pour les pousser à télécharger des applications de banque en ligne pirates. Une autre variante, « BankUn », vérifie pour sa part au préalable la présence des huit plus grandes applications légitimes des banques en ligne coréennes, pour les remplacer ensuite par des versions pirates.

Il est hélas difficile pour un utilisateur de se prémunir d’une application de ce type parvenant à se faire référencer dans le Google Play store ; les moyens de protection classiques ne suffisent pas. Comme par exemple le fait de vérifier que le développeur de l’application est digne de confiance, ou de s’assurer que la case « Sources inconnues » (dans les paramètres système du téléphone) n’est pas cochée afin de bloquer l’installation furtive d’applications téléchargées à son insu.

Mieux vaut faire preuve de bon sens : la présence de deux versions apparemment identiques d’une même application peut signifier que l’une d’elles est illégitime. Pour être protégé à 100% contre ce type de menace, la meilleure solution consiste à installer sur le téléphone une solution de sécurité telle que Lookout, qui analyse systématiquement toutes les applications téléchargées.

Un outil Ransomware Removal supprime Simplocker

L’éditeur de solution de sécurité informatique AVAST annonce la sortie d’avast! Ransomware Removal, une nouvelle application gratuite qui élimine les logiciels de rançon Android et déchiffre les fichiers verrouillés et pris en otages.

Avec la nouvelle application pour smartphones et tablettes Android, AVAST propose une solution rapide et gratuite à la menace Simplocker détectée début juin. Simplocker est un nouveau virus Android qui chiffre les photos, les vidéos et les documents stockés sur les smartphones et les tablettes, et exige ensuite un paiement pour les déchiffrer. « Simplocker bloque l’accès aux fichiers stockés sur des appareils mobiles. Sans notre outil gratuit de suppression de logiciel de rançon, les utilisateurs infectés doivent payer 21 $ pour récupérer l’accès à leurs fichiers personnels, déclare à Data Security Breach Ondrej Vlcek, directeur technique d’AVAST Software. Même si nous voyons une croissance exponentielle des logiciels de rançon sur les appareils mobiles, la plupart des menaces de chiffrement des fichiers personnels sont fictives. Simplocker étant le premier logiciel de rançon qui chiffre véritablement ces fichiers, nous avons développé un outil gratuit pour que les utilisateurs puissent les restaurer. »

Toute personne infectée par Simplocker ou tout autre type de logiciel de rançon peut télécharger l’outil gratuit avast! Ransomware Removal en visitant la version web du Google Play Store et en installant ensuite l’application à distance sur son appareil infecté. Une fois celle-ci installée, l’utilisateur peut lancer facilement l’application et éliminer la menace. L’outil analysera ensuite l’appareil, supprimera le virus et déchiffrera les fichiers de l’utilisateur.

Programme espion d’usine dans un clone Android

Les experts de l’éditeur de solutions de sécurité G DATA ont analysé un smartphone livré en sortie d’usine avec un programme espion. Le code malveillant est déguisé en service Google Play Store et fait partie des programmes préinstallés. Ainsi équipé, le smartphone envoie les données personnelles de l’utilisateur à son insu vers un serveur situé en Chine. La prise de contrôle à distance de l’appareil peut être totale. Le modèle concerné est le N9500 fabriqué par l’entreprise chinoise Star. Ce clone d’un modèle connu est vendu sur des plateformes en ligne entre 130 et 165 euros.

Les caractéristiques techniques du N9500 de Star sont attrayantes. Un smartphone Quad-Core, au design inspiré d’une grande marque, livré avec plusieurs accessoires (deux batteries, deux coques…) et pour un tarif compris entre 130 et 165 euros ! Mais opter pour le Star N9500 c’est aussi accepter le programme-espion intégré ! Christian Geschkat, chef produit des solutions de sécurité mobiles G DATA, explique : « Les possibilités qu’offre ce programme d’espionnage sont presque illimitées. Les cybercriminels peuvent tout simplement prendre le contrôle du smartphone ».

Cheval de Troie d’usine
L’analyse du système montre qu‘un faux service Google Play Store intègre le cheval de Troie Android.Trojan.Uupay.D. La fonction d’espionnage est invisible pour l’utilisateur. L’unique information accessible à l’utilisateur est l’icone Google Play Store, présent dans les applications en cours d’exécution, tout le reste est masqué. Le programme communique également avec un serveur situé en Chine. « Difficile de savoir qui réceptionne les données et les utilise » précise Christian Geschckat. Afin de garantir un bon fonctionnement au code malveillant, les mises à jour de sécurité Android sont aussi bloquées.

Désinstallation impossible
Ce programme, camouflé derrière l’application Google Play Store falsifiée,  a été préinstallé dans le système et ne peut donc pas être désinstallé par l’utilisateur. Ce smartphone représente donc un danger pour ses utilisateurs. Les criminels peuvent y installer automatiquement des applications, par lesquelles tous les abus sont permis : localisation, écoutes et enregistrements, achats, escroquerie en ligne, envoi de SMS surtaxés.

Les smartphones et tablettes en ligne de mire des criminels
La diffusion croissante de smartphones et tablettes n’est pas passée inaperçue aux yeux des criminels. L’année passée, plus de 1,2 million de nouveaux programmes malveillants sont apparus et la tendance ne fait que de s’accroître. La découverte d’un code malveillant préinstallé dans un clone démontre que les cybercriminels innovent dans de nouvelles méthodes d’infection à grande échelle et invite à la plus grande prudence quant à l’achat de clones.

Deux rançonneurs d’iPhone sous les verrous

La section K, les renseignements russes, ont mis la main sur ce qui semble être les rançonneurs d’iPhone qui avaient defrayé la chronique, fin mai. Pour rappel, le rançongiciel pour iPhone bloquait les précieux smartphones d’Apple. Le logiciel malveillant bloquait les smartphones et réclamait de l’argent.

Le Ministère de l’Intérieur Russe vient d’indiquer que des suspects avaient été arrêtés dans cette affaire. Les suspects ont été arrêtés dans le sud de Moscou. Ils sont âgés de 23 et 16 ans. Le service presse du département K du Ministère de l’Intérieur russe indique que les deux hommes ont été incarcérés.

Lors de la perquisition, du matériel informatique, des cartes SIM et des téléphones utilisés dans des activités illégales ont été saisis. Ils risquent quelques années de prison.

Simplocker, un piége pour Android

Les experts savaient depuis un moment que les cybercriminels tenteraient de  s’attaquer à la flotte mobile, une cible très en vogue dans un monde. Il faut dire aussi que le nombre d’utilisateurs de smartphone frôle les 7 milliards en 2014 (Source : Union internationale des télécommunications).

Tout le monde ou presque est donc susceptible d’être victime des attaques cybercriminelles. Les ingénieurs de chez ESET ont repéré le week-end dernier un rançonlogiciel capable de chiffrer les fichiers sur Androïd. C’est le second code malveillant de ce type que detecte l’éditeur d’antivirus. Le piégé a été baptisé Simplocker.

Le logiciel malveillant scanne la carte SD du terminal mobile à la recherche des fichiers aux format variés, considérés comme important car pouvant sauvegarder des données sensibles : jpeg, png, bmp, jpg, gif, doc, docx, pdf, txt, avi, mkv, 3gp et mp4. Les documents sont chiffrés en AES-256. Le pirate réclame de l’argent pour fournir le mot de passe qui déchiffrera les fichiers.

Simplocker n’a été detecté, pour le moment, qu’en Russie. La rançon demandée, 16€, doit être payée en hryvnias (monnaie Ukrainienne) via MoneXy. Le piége est caché dans des applications Android non diffusées via Google Play. En 2010, FakePlayer, un autre code malveillant pour Android avait lui aussi été detécté dans ces deux régions (Russie/Ukraine). Là ou cela devient encore plus interessant est que le système de contrôle (C&C) de SimpleLocker exploite un domaine du réseau TOR (oignon). Bilan, il reste anonyme et permet de contrôler le piége en toute sécurité.

Heartbleed, de retour dans nos smartphones

Nous vous en parlions à l’époque, la faille heartbleed a été découverte/exploitée aussi dans les smartphones. Des millions d’appareils sous Android, non mis à jour (4.1.1 et antérieur), le sont encore. Un chercheur vient de lancer une alerte indiquant que des millions de smartphones sont tributaires des mises à jour des opérateurs, constructeurs. Bref, la faille OpenSSL fait encore des dégâts.

Luis Grangela, scientifiques portuguais, indique qu’une méthode de piratage exploitant Heartbleed peut être exploitée par des pitrates. Sa méthode utilise le Wi-Fi et des smartphones Android. Son attaque, baptisée Cupidon, est basée au niveau des tunnels TLS. Pour le chercheur, iOS d’Apple ne serait pas épargné.

Renforcer la sécurité de l’Internet des Objets

Wind River, éditeur de logiciels pour systèmes connectés intelligents, annonce un profil sécurité pour Wind River Linux, un logiciel certifiable selon le profil de protection GPOS (General Purpose Operating System) des Critères Communs, et ce, jusqu’au niveau d’assurance EAL 4.

Grâce à une connectivité plus importante entre les différents équipements, l’adoption d’une approche de développement bien établie et s’appuyant sur des normes telles que celles des Critères Communs peut aider à dissiper les inquiétudes en matière de sécurité autour de l’Internet des Objets (IdO). En outre, Wind River publie également la dernière version de Carrier Grade Profile for Wind River Linux, une plate-forme clé en main qui permet aux clients de bénéficier d’une distribution Linux de classe opérateur (Carrier Grade Linux CGL).

Ce profil sécurité se présente sous la forme d’un module logiciel à haute valeur ajoutée pour Wind River Linux. Il fournit de nouvelles fonctionnalités de sécurité permettant aux développeurs de faire face aux futures menaces liées à la montée en puissance de l’IdO. Ses principales fonctionnalités (un noyau renforcé, un démarrage sécurisé, un espace utilisateur axé sur la sécurité, ainsi que la base Wind River Linux compatible avec le Yocto Project) s’intègrent parfaitement avec les outils de validation, la documentation et les spécifications de prise en charge matérielle.

« Avec l’Internet des Objets, les besoins en matière de connectivité et de sécurité des équipements se complexifient ; malgré cela, les entreprises sont obligées de respecter des calendriers et des budgets de développement restreints, commente Dinyar Dastoor, vice-président en charge de la gestion des produits chez Wind River. Notre nouveau profil sécurité pour Wind River Linux fournit une plate-forme informatique sécurisée et fiable conforme aux normes de l’industrie. Elle permet aux clients de réduire leurs cycles de développement et de commercialiser plus rapidement leurs produits en proposant la sécurité, les performances et l’expérience utilisateur nécessaires pour les équipements d’aujourd’hui, de plus en plus intelligents et connectés, tous secteurs confondus. »

Avec l’effervescence résultant de tendances telles que l’Internet des Objets, les développeurs sont confrontés à de nouvelles problématiques de complexité pour gérer des projets nécessitant davantage de sécurité, d’informations, et de meilleures performances. Avec ce profil sécurité, les clients peuvent tirer parti des meilleures pratiques de sécurité appliquées dans de nombreuses industries et intégrées au profil de protection des Critères Communs. En outre, en cas d’évaluation nécessaire, il réduit les coûts et les délais de développement, de certification et de maintenance d’une distribution Linux complète en respectant le système d’évaluation des Critères Communs. Le profil sécurité fournit également un kit de certification afin de pouvoir certifier la conformité aux exigences fonctionnelles avec le niveau d’assurance requis. En démontrant que leurs produits fonctionnent sur une plate-forme de certification Wind River, les développeurs peuvent progresser bien plus rapidement au sein du processus de certification, habituellement complexe et coûteux. Avec l’aide de Wind River, les clients peuvent commercialiser leurs produits bien plus rapidement et répondre aux exigences de sécurité d’une variété de secteurs, tels que l’aérospatiale, la défense, l’automobile, l’industrie ou les réseaux.

D’autre part, la nouvelle version du profil Carrier Grade fournit la prise en charge du dernier noyau Linux 3.10 LTSIet de la prise en charge étendue d’une variété d’architectures matérielles. Ce profil inclut également la virtualisation des fonctions de routage et de transfert (VRF — Virtual Routing and Forwarding) avec des conteneurs permettant de fournir de manière transparente des fonctionnalités de niveau opérateur au sein d’un environnement virtualisé. À l’heure où le trafic de données repousse les limites des réseaux des opérateurs, et où l’industrie évolue vers des fonctions de virtualisation des fonctions réseau (NFV), il est essentiel de conserver une fiabilité de niveau opérateur et de se conformer aux exigences strictes en matière de performances et de sécurité définies par les accords de niveaux de services (SLA) garantis par les opérateurs à leurs clients aujourd’hui.

Wind River Linux offre une plate-forme Linux de classe commerciale ainsi qu’une expérience utilisateur aisée grâce à un ensemble riche de fonctionnalités basées sur les toutes dernières technologies open source, à des outils de développement totalement intégrés, à une équipe d’assistance présente dans le monde entier et à des services d’experts. Développé sur l’infrastructure de développement Yocto Project, Wind River Linux améliore la compatibilité entre les différentes plates-formes et l’interopérabilité des composants.

 

Protection contre les applis mobiles qui exploitent nos infos personnelles

McAfee, la nouvelle filiale d’Intel Security, vient d’annoncer la version 4.1 de McAfee Mobile Security (MMS). L’outil dédié aux smartphones et tablettes  permet d’exécuter instantanément des contrôles de confidentialité.

Grâce à ces analyses, l’utilisateur est en mesure d’identifier les applications partageant ses informations personnelles à outrance. MMS 4.1 détecte et supprime les malwares et recherche également d’autres menaces à la sécurité. Une fois le produit installé, McAfee simplifie la réalisation de ces analyses pour l’utilisateur. Cette nouvelle version de McAfee Mobile Security permet aussi aux utilisateurs de supprimer les applications présentant d’importants risques viraux. A noter que l’ensemble des éditeurs d’antivirus propose ce genre d’outil : Gdata, … Très vite, vous allez vous rendre compte que plus de la moitié de vos applications installées, ou non, collectent des informations.

80 % des applications mobiles sont en mesure de localiser leur utilisateur

D’après le ‘Consumer Mobile Security Report’, 80 % des applications mobiles sont en mesure de localiser leur utilisateur, 82 % connaissent l’ID code de l’appareil et 57 % les traquent lors de l’utilisation de leur téléphone. De plus, les applications qui collectent agressivement et sans nécessité des données démultiplient la dangerosité des banques de données, 35 % d’entre elles contiennent des logiciels malveillants.

« Les données personnelles collectées par les applications peuvent être bénéfiques à l’amélioration de l’expérience du mobile de l’utilisateur. Cependant, nombre d’entre elles collectent davantage d’informations que nécessaire, menaçant ainsi la vie privée et la sécurité des informations relatives à l’utilisateur », précise David Grout, Directeur Europe du Sud chez McAfee. « McAfee Mobile Security responsabilise l’utilisateur en lui précisant les informations auxquelles les applications ont accès et en les aidant à protéger leur identité et leurs informations personnelles. »

Le contrôle de la confidentialité proposé fournit des renseignements à l’utilisateur quant aux applications qu’il a installées sur son smartphone ou sa tablette. L’analyse applicative détermine la quantité d’informations à laquelle chaque application peut accéder et qu’elle peut partager, les répertorie ensuite par niveau de sensibilité et compare également les associations d’URL à risque. Quand une application se comporte sensiblement différemment des applications de même catégorie, le niveau de risque est relevé et pris en compte dans son niveau de dangerosité. Grâce à cette option, l’utilisateur peut en un seul clic désinstaller les applications suspectes.

Les autorisations applicatives les plus inquiétantes sont celles qui identifient les ID des smartphones et des tablettes, qui permettent de localiser précisément l’utilisateur (grâce au réseau Wi-Fi ou aux tours relais) et celles qui lisent ou suivent les SMS pouvant contenir des messages privés ou des informations sensibles de type autorisation de transactions bancaires.

Les pièces jointes envoyées d’un iPhone ne sont pas sécurisées

Le chercheur en sécurité Andreas Kurtz vient de lâcher un grain de sable dans la communication d’Apple. La grosse pomme affirmait que les documents communiquées par courriel d’un iPhone ou d’un Ipad étaient sécurisés quand elles étaient sauvegardés dans ces « précieux ». Les pièces jointes ne pouvaient être lues, car chiffrées « à partir des capacités de chiffrement matériel de l’iPhone et de l’iPad, la sécurité des e-mails et pièces jointes stockés sur l’appareil peut être renforcée par l’utilisation des fonctionnalités de protection des données intégrées à iOS« . Bref, un charabia qui indique que l’on peut dormir tranquille, c’est « secure ».

Sauf que Kurtz vient de démontrer le contraire. Via son iPhone 4, sous iOS 7, et une fois l’option de protection des données activée, le chercheur s’est rendu compte que ses courriels étaient bien inaccessibles. Les pièces jointes, elles, étaient lisibles et non sécurisées. Inquiétant, Apple semble au courant de la faille et ne l’a toujours pas corrigé. La nouvelle version d’iOS (V. 7.1.1) n’a pas pris en compte cette potentialité malveillante, et ne la corrige pas. C’est étonnant, car Andreas Kurtz a prouvé qu’il était possible à un malveillant de mettre la main sur les données envoyées d’un appareil Apple.