L’Albanie suspend TikTok pour un an : une décision face à un drame social

L’Albanie suspendra TikTok dès 2025, après un drame impliquant des adolescents. Une mesure radicale pour protéger la jeunesse face aux dérives des réseaux sociaux.

Le gouvernement albanais a pris une décision sans précédent : suspendre TikTok pendant un an à partir de 2025. Cette annonce fait suite à un tragique événement survenu près d’une école à Tirana, où un élève de 14 ans a été tué et un autre blessé dans une rixe liée à des conflits sur les réseaux sociaux. Selon le premier ministre Edi Rama, TikTok représente une menace majeure pour les jeunes en raison de son contenu jugé nocif et de son impact sur le comportement des adolescents. En parallèle à cette suspension, des initiatives éducatives seront déployées pour sensibiliser les familles et les élèves à une utilisation responsable du numérique. Une action qui s’inscrit dans un contexte global de critiques contre TikTok, accusé de propager des contenus toxiques et de jouer un rôle problématique dans les sociétés occidentales.

TikTok : une suspension pour protéger les jeunes Albanais

Le gouvernement albanais a surpris le monde entier en annonçant la fermeture temporaire de TikTok, à partir de 2025. Cette mesure, motivée par le décès tragique d’un adolescent de 14 ans, reflète une inquiétude croissante face aux dérives des réseaux sociaux parmi les jeunes.

Edi Rama, le premier ministre, a qualifié TikTok de « voyou du quartier », soulignant le contraste entre le contenu éducatif proposé en Chine et celui, souvent jugé vulgaire ou inapproprié, diffusé ailleurs. « Pourquoi avons-nous besoin de cela ? », a-t-il interrogé devant des enseignants et des parents réunis à Tirana. Cette critique vise non seulement les contenus, mais aussi l’algorithme opaque de TikTok, accusé de piéger les utilisateurs dans des silos de contenus problématiques.

Cette fermeture s’accompagnera d’une stratégie nationale visant à promouvoir une éducation numérique plus saine. Des programmes seront mis en place pour aider les parents et les enseignants à mieux comprendre et accompagner les jeunes dans leur usage des nouvelles technologies.

Un drame social déclencheur : la jeunesse face aux réseaux

Le drame ayant conduit à la suspension de TikTok est révélateur d’un problème plus large : l’impact des réseaux sociaux sur les jeunes. La rixe mortelle entre adolescents à Tirana, initiée sur ces plateformes, a déclenché un vif débat en Albanie.

Les psychologues et éducateurs locaux mettent en garde contre les effets néfastes d’une surconsommation de contenu en ligne. TikTok, avec ses vidéos courtes et addictives, capte l’attention des utilisateurs pendant une durée moyenne de 34 heures par mois (selon We Are Social en 2024). Cette surexposition engendre des tensions et des comportements parfois violents chez les jeunes, insuffisamment encadrés par les parents et les institutions.

Les critiques de TikTok ne se limitent pas à l’Albanie. Partout dans le monde, l’application est accusée de propager de la désinformation et d’exposer les utilisateurs à des contenus inappropriés. Des pays comme l’Inde ont déjà banni la plateforme, tandis que des enquêtes sont en cours en Europe pour déterminer son rôle dans des affaires d’ingérence politique.

Une décision qui s’inscrit dans une tendance mondiale

La suspension de TikTok par l’Albanie reflète une méfiance mondiale croissante envers cette plateforme. En Australie, l’application a été interdite pour les adolescents, et aux États-Unis, elle est régulièrement accusée d’espionnage au profit de la Chine. En Europe, les autorités s’inquiètent de son influence dans des affaires politiques sensibles, comme l’annulation de l’élection présidentielle en Roumanie.

Malgré ces polémiques, TikTok reste un leader incontesté des réseaux sociaux, avec plus d’un milliard d’utilisateurs actifs dans le monde. La question se pose donc : comment concilier les aspects positifs de cette application avec les risques qu’elle engendre ?

Pour l’Albanie, la réponse semble claire : une pause pour évaluer l’impact réel de TikTok et développer des solutions éducatives adaptées. Ce choix audacieux pourrait inspirer d’autres pays à prendre des mesures similaires face aux dangers des réseaux sociaux.

La suspension de TikTok en Albanie illustre un défi mondial : protéger la jeunesse dans un environnement numérique en constante évolution. Cette initiative pourrait servir de modèle pour d’autres nations confrontées aux mêmes problématiques. Reste à savoir si un équilibre pourra être trouvé entre liberté numérique et responsabilité éducative.

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Apple accusée de surveillance intrusive

Un employé d’Apple accuse l’entreprise de surveiller la vie privée de ses salariés via iCloud et des dispositifs intrusifs, soulevant un débat sur les droits numériques.

Apple fait face à des accusations graves de la part de l’un de ses employés, Amar Bhakta, responsable de la publicité numérique depuis 2020. Ce dernier a déposé une plainte devant un tribunal californien le 1er décembre, affirmant que l’entreprise impose des pratiques de surveillance intrusive qui interfèrent avec la vie privée des employés. Selon la plainte, Apple exige que les employés relient leurs comptes iCloud personnels aux systèmes d’entreprise, ce qui permettrait à l’entreprise d’accéder à leurs e-mails, photos, vidéos et même données de localisation, y compris en dehors des heures de travail.

Le procès met également en lumière des restrictions sur la liberté d’expression des employés, des dispositifs de surveillance dans les bureaux à domicile, et des violations présumées des droits du travail californien. Apple a nié catégoriquement ces accusations, mais cette affaire relance le débat sur la vie privée des salariés dans un monde professionnel de plus en plus numérisé et connecté.

La plainte déposée par Amar Bhakta accuse Apple de pratiques de surveillance numérique invasive via sa politique de conduite commerciale (BCP). Cette politique stipule que l’entreprise peut accéder et archiver toutes les données liées aux appareils et comptes des employés, y compris leurs comptes personnels iCloud. Selon Bhakta, cette mesure donne à Apple un accès potentiel à des informations privées telles que les photos, vidéos, e-mails, et données de localisation de ses salariés, même en dehors des heures de travail.

L’affaire va plus loin, alléguant qu’Apple impose également des restrictions aux employés dans leurs communications personnelles et professionnelles. Bhakta affirme qu’il lui a été interdit de discuter de son travail sur des podcasts, et qu’Apple a exigé qu’il supprime certaines informations professionnelles de son profil LinkedIn. De plus, il dénonce l’installation de dispositifs de surveillance dans les bureaux à domicile des employés, une pratique qui enfreindrait le droit californien du travail.

Si les accusations s’avèrent fondées, cette affaire pourrait entraîner des sanctions substantielles contre Apple en vertu du California Private Attorney General Act. Apple, de son côté, nie fermement ces allégations. Un porte-parole a déclaré que l’entreprise assure une formation annuelle à ses employés sur leurs droits, notamment sur la discussion des salaires, des horaires et des conditions de travail.

Pourtant, cette plainte met en lumière une problématique plus large : celle de la surveillance numérique sur le lieu de travail moderne. Une enquête récente révèle qu’un employé sur cinq est surveillé via des outils numériques, comme des trackers d’activité ou le Wi-Fi. Cependant, aucune preuve n’indique que ces pratiques améliorent réellement la productivité, ce qui soulève des questions sur leur nécessité.

Cette affaire n’est pas un incident isolé pour Apple. L’entreprise a déjà été poursuivie par le National Labor Relations Board (NLRB) des États-Unis pour avoir imposé à ses employés des accords de confidentialité, de non-divulgation et de non-concurrence contenant des clauses jugées illégales. Ces pratiques auraient enfreint les droits fédéraux des travailleurs à s’organiser et à défendre collectivement leurs conditions de travail.

Le débat sur la frontière entre vie personnelle et vie professionnelle prend une nouvelle dimension dans un monde de plus en plus connecté. Alors que des entreprises comme Apple investissent dans des outils numériques pour accroître leur efficacité, elles risquent de brouiller les limites de la vie privée, au détriment des droits individuels de leurs employés.

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La Russie renforce les restrictions sur les hébergeurs étrangers

Roskomnadzor a restreint l’accès à de nombreux hébergeurs étrangers pour non-conformité à la législation russe. AWS et GoDaddy viennent de rejoindre la liste des interdits.

Roskomnadzor (RKN), l’autorité de régulation des communications en Russie, continue de durcir ses mesures contre les hébergeurs étrangers qui ne respectent pas les exigences de la loi dite « d’atterrissage » (loi fédérale n° 236-FZ). Après avoir limité l’accès à huit fournisseurs en mars et avril 2024, le régulateur vient de bloquer Amazon Web Services (AWS) et GoDaddy, laissant seulement Hetzner Online GmbH et FastComet hors de ces restrictions.

La loi impose aux entreprises étrangères fournissant des services en Russie d’ouvrir des bureaux locaux, de créer un compte officiel sur le site de Roskomnadzor et de fournir un formulaire de contact pour les citoyens et organisations russes. Les fournisseurs qui ne respectent pas ces obligations sont non seulement bloqués, mais leurs sites peuvent être marqués comme non conformes dans les résultats des moteurs de recherche russes, compliquant davantage leur visibilité et leur accessibilité.

Depuis le printemps 2024, Roskomnadzor a progressivement restreint l’accès aux services de huit hébergeurs étrangers, invoquant leur non-respect des dispositions prévues par la loi fédérale n° 236-FZ. Ces restrictions ont concerné des sociétés majeures, parmi lesquelles :

Kamatera Inc. (25 mars 2024)
HostGator.com LLC (29 mars 2024)
DigitalOcean LLC (10 avril 2024)
DreamHost LLC (3 avril 2024)

Conformément à la loi, ces entreprises auraient dû créer un compte personnel sur le site de Roskomnadzor. Publier un formulaire de commentaires pour les citoyens et organisations russes. Ouvrir un bureau local pour gérer leurs opérations en Russie. Les Américains et l’Europe imposent aussi ce type de contrôle.

Malgré plusieurs avertissements, les fournisseurs n’ont pas respecté les exigences de Roskomnadzor. Le ministére a d’abord utilisé des outils de sensibilisation publique, tels que des avertissements dans les résultats de recherche sur Yandex pour signaler les violations. Lorsque cela n’a pas suffi, le régulateur a imposé des restrictions totales d’accès aux ressources concernées.

Les récentes décisions de Roskomnadzor marquent une escalade dans les tensions entre le régulateur russe et les hébergeurs étrangers. En mai 2024, les sites de deux autres fournisseurs notables, Amazon Web Services (AWS) et GoDaddy, ont été bloqués pour des raisons similaires. AWS et GoDaddy avaient pourtant évité les premières vagues de restrictions, mais leur incapacité à se conformer aux obligations légales a conduit à leur inclusion dans la liste noire. Il faut dire aussi qu’avoir un bureau en Russie n’est plus possible pour Amazon Web Services ou GoDaddy.

Avec ces nouveaux ajouts, seules Hetzner Online GmbH et FastComet restent autorisées parmi les fournisseurs initialement listés par Roskomnadzor. Cependant, leur situation pourrait également changer si elles ne respectent pas rapidement les règles en vigueur. Les moteurs de recherche russes, tels que Yandex, continuent de signaler les entreprises non conformes, rendant difficile leur utilisation pour les citoyens russes.

Ces mesures s’inscrivent dans un cadre plus large visant à limiter la dépendance de la Russie aux infrastructures étrangères et à garantir que les données des utilisateurs russes soient protégées selon les normes locales. Roskomnadzor a également souligné que les hébergeurs étrangers ne pouvaient pas garantir la sécurité des données, évoquant des risques d’accès non autorisé et d’utilisation des serveurs pour diffuser des contenus interdits.

Blocages !

Facebook et Instagram : En mars 2022, Roskomnadzor a bloqué l’accès à ces plateformes, les qualifiant d' »extrémistes » après que Meta Platforms a autorisé des messages appelant à la violence contre les forces russes.

BBC News : Le site de la BBC a été bloqué en mars 2022, les autorités russes accusant les médias occidentaux de diffuser de la désinformation sur l’invasion de l’Ukraine.

Twitter : Bien que Twitter ne soit pas complètement bloqué, son accès est fortement restreint depuis mars 2022, rendant son utilisation difficile pour les internautes russes.

Deezer : Le service de streaming musical Deezer est également inaccessible en Russie depuis mars 2022, dans le cadre des restrictions sur les plateformes occidentales.

Chess.com : En avril 2022, le site d’échecs en ligne a été bloqué après la publication d’articles critiques sur l’invasion russe en Ukraine.

Applications VPN : Depuis juillet 2024, environ 25 services de VPN, dont Proton VPN, ont été retirés de l’App Store en Russie, limitant les moyens de contourner la censure.

YouTube : En août 2024, les autorités russes ont considérablement ralenti l’accès à YouTube, réduisant le débit à environ 128 kilobits par seconde, rendant la plateforme pratiquement inutilisable.

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Massgrave : un crack ultime pour les licences Windows et Office ?

Le groupe de crackers Massgrave annonce avoir trouvé une méthode pour activer presque toutes les versions de Windows et Office, incluant des licences permanentes.

Le groupe de « pirate de logiciels » Massgrave (MassGravel) affirme avoir réalisé une avancée majeure dans le piratage des licences des logiciels Microsoft, permettant désormais d’activer quasiment toutes les versions de Windows et Office de manière permanente.

Selon leurs déclarations, cette nouvelle méthode fonctionne sur toutes les éditions clients et serveurs de Windows, y compris les mises à jour de sécurité étendues (ESU) et les clés de licence spécifiques à Microsoft (CSVLK). Massgrave promet ainsi une activation complète pour des versions allant de Windows Vista jusqu’à Windows 11 et Server 2025.

Cette méthode, encore en développement, pourrait également offrir un support prolongé pour Windows 10 à partir d’octobre 2025, date à laquelle le support officiel prendra fin. Les outils de Massgrave, disponibles en open source sur GitHub, illustrent une nouvelle étape dans la guerre entre Microsoft et les pirates, avec des implications majeures pour la cybersécurité.

Une fenêtre pirate pour Windows

Massgrave a récemment annoncé une méthode permettant d’activer « presque toutes les protections de licence des logiciels Windows et Office » de manière permanente. Leur nouvelle technique, basée sur une extension des solutions de contournement existantes, inclut des fonctionnalités avancées comme la prise en charge des mises à jour de sécurité étendues (ESU) et des licences en volume spécifiques (CSVLK), rendant la méthode compatible avec les dernières versions de Windows et Office. Autant dire que Microsoft pourrait voir d’un très mauvais œil cette annonce.

Depuis des années, l’activation des logiciels Microsoft nécessite une clé valide ou une licence officielle. Cependant, les solutions de contournement, souvent basées sur des lignes de commande PowerShell, permettent d’activer temporairement certaines versions. Massgrave franchit un nouveau cap en revendiquant une méthode capable d’activer définitivement Windows 8, Windows 10, et même Windows 11, ainsi que les dernières éditions d’Office, y compris Server 2025.

Les crackers annoncent également que leur outil offrira un support étendu (ESU) pour Windows 10, prévu pour octobre 2025. Cette fonctionnalité est particulièrement attirante pour les utilisateurs souhaitant prolonger la durée de vie de leurs systèmes après la fin du support officiel.

Le groupe a également souligné que leurs outils, disponibles en open source sous le projet Microsoft Activation Scripts (MAS) sur GitHub, illustrent un paradoxe intéressant : malgré la visibilité de ces projets, Microsoft n’a pris aucune mesure significative pour les bloquer. Il est même rapporté que certains ingénieurs du support Microsoft auraient utilisé les solutions de Massgrave dans des situations de dépannage. (Sic!)

La disponibilité des outils sur GitHub pose des questions sur la politique de tolérance de Microsoft envers ce type de pratiques. Alors que l’entreprise pourrait engager des actions pour limiter leur diffusion, elle semble, jusqu’à présent, adopter une posture passive. Cette situation alimente un débat sur la manière dont les grandes entreprises technologiques gèrent le piratage de leurs propres produits.

Massgrave précise que leur nouvelle méthode est encore en phase de développement et devrait être disponible dans les mois à venir.

Préoccupation pour les entreprises

Pour les entreprises, cette annonce soulève des préoccupations importantes en matière de cybersécurité et de conformité légale. D’abord le risque de se faire piéger par des logiciels crackés. Le cas des logiciels professionnels piégés par l’info stealer Redline en est un parfait exemple.

Ensuite, l’utilisation de cracks, bien qu’elle puisse sembler une solution rapide et économique, expose les utilisateurs à des risques majeurs. Ces outils peuvent inclure des malwares ou des portes dérobées, rendant les systèmes vulnérables aux attaques. De plus, l’usage de logiciels non licenciés constitue une violation des termes d’utilisation, avec des implications légales et financières potentielles.

Alors que Massgrave promet une avancée significative dans le piratage, il est crucial de rappeler que l’utilisation de ces outils n’est pas sans conséquence. Les entreprises comme les particuliers doivent se méfier des solutions « trop belles pour être vraies » et privilégier des alternatives légales pour sécuriser leurs systèmes.

Années 2010 : Premiers outils d’activation temporaire basés sur PowerShell.
2020 : Développement du projet Microsoft Activation Scripts (MAS) par Massgrave.
Décembre 2024 : Annonce d’une méthode révolutionnaire pour activer Windows et Office de manière permanente.
2025 : Prévision d’un support étendu (ESU) pour Windows 10 après la fin du support officiel.

L’annonce de Massgrave illustre les défis croissants auxquels sont confrontées les entreprises technologiques comme Microsoft face au piratage de leurs produits.

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Cyberattaque contre la Banque centrale ougandaise : 16,8 millions de dollars volés

Des pirates ont infiltré la Banque centrale ougandaise, dérobant 16,8 millions de dollars. L’enquête en cours soulève des questions sur la cybersécurité et une possible collusion interne.

La Banque centrale ougandaise a été victime d’une cyberattaque qui a conduit au vol de 16,8 millions de dollars (62 milliards de shillings ougandais). Le groupe de pirates, se faisant appeler « Waste », a transféré les fonds vers des comptes à l’étranger, notamment au Japon. Si plus de la moitié des fonds volés ont été récupérés, l’incident met en lumière des failles critiques dans les systèmes financiers ougandais.

Selon New Vision, les autorités enquêtent également sur une possible collusion interne impliquant des employés de la Banque centrale et du ministère des Finances. L’enquête, menée par le département de police criminelle et le commissaire aux comptes, vise à établir les responsabilités et à renforcer la sécurité des infrastructures bancaires.

L’attaque a été revendiquée par un groupe de cybercriminels connu sous le nom de « Waste », qui aurait exploité des failles dans le système informatique de la Banque centrale pour effectuer des transferts frauduleux. Les fonds volés, en partie envoyés vers le Japon, témoignent de la portée internationale de l’attaque. Bien que la Banque centrale ait récupéré plus de la moitié du montant, la perte initiale reste une atteinte grave à sa crédibilité.

Des informations de sources locales indiquent que les pirates pourraient être basés en Asie du Sud-Est, une région où des groupes organisés exploitent régulièrement les systèmes financiers mondiaux. Cependant, une autre piste est également étudiée : celle d’une complicité interne. Plusieurs employés de la Banque centrale et du ministère des Finances ont été interrogés, renforçant l’idée que l’attaque aurait pu être facilitée de l’intérieur.

L’enquête en cours, dirigée par le département de police criminelle et le commissaire aux comptes, bénéficie également d’une collaboration internationale pour retracer les fonds et identifier les responsables. Une coopération avec les autorités japonaises.

La cyberattaque contre la Banque centrale ougandaise illustre les menaces grandissantes auxquelles sont confrontées les infrastructures financières dans un monde hyperconnecté. Les failles techniques et humaines (par le social engineering par exemple) doivent être comblées pour éviter de nouvelles attaques.

Les banques africaines, cibles de choix pour hacker ?

1. Bank of Africa (BOA) Mali – Février 2023

En février 2023, la filiale malienne de la Bank of Africa a subi une cyberattaque majeure. Le groupe de hackers nommé « Medusa » a revendiqué l’attaque, affirmant avoir extrait environ 2 téraoctets de données internes, incluant des informations sensibles sur les clients. Les cybercriminels ont exigé une rançon de 10 millions de dollars en échange de la non-divulgation des données. Malgré les dénégations initiales de la banque, des échantillons de données ont été publiés sur le dark web, confirmant l’ampleur de l’attaque.

La même année, la « Banco Sol » en Angola a été contrainte de suspendre temporairement certains services en raison d’une cyberattaque. Bien que les détails précis de l’attaque n’aient pas été entièrement divulgués, cet incident illustre la menace croissante des cyberattaques contre les institutions financières africaines.

2. State Bank of Mauritius (SBM) – Octobre 2018

En octobre 2018, la State Bank of Mauritius a été victime d’un piratage informatique ayant entraîné la perte de 2,3 millions d’euros. Les attaquants ont infiltré le système de la filiale indienne de la banque, transférant illicitement des fonds vers des comptes à l’étranger. La banque a rapidement détecté l’anomalie et a pu récupérer une partie des fonds, tout en renforçant ses mesures de sécurité par la suite.

Toujours en 2018, NSIA Banque en Côte d’Ivoire a subi un détournement de fonds par piratage informatique, entraînant une perte estimée à près de 1,2 milliard de francs CFA. Les détails spécifiques de l’attaque n’ont pas été largement divulgués, mais cet incident souligne la vulnérabilité des institutions financières face aux cybermenaces.

4. Ecobank Sénégal – Mars 2019

En mars 2019, la filiale sénégalaise d’Ecobank a déclaré avoir été victime d’une fraude informatique, avec un montant détourné s’élevant à 323 millions de francs CFA. Les cybercriminels ont exploité des failles dans le système de la banque pour effectuer des transferts frauduleux. La banque a pris des mesures pour renforcer sa cybersécurité à la suite de cet incident.

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L’Iran réglemente les crypto-monnaies pour contourner les sanctions

L’Iran choisit la réglementation plutôt que l’interdiction des crypto-monnaies, visant contrer les sanctions américaines et s’aligner sur l’économie mondiale.

L’Iran, pays fortement impacté par les sanctions économiques internationales, adopte une stratégie en choisissant de réglementer les crypto-monnaies au lieu de les interdire. Selon Abdolnasser Hemmati, ministre de l’Économie et des Finances, les autorités cherchent à exploiter le potentiel des crypto-actifs pour stimuler l’emploi des jeunes, réduire l’impact des sanctions américaines et intégrer le pays dans l’économie mondiale.

La Banque centrale d’Iran jouera un rôle central en devenant l’organisme de réglementation des crypto-monnaies. Elle aidera les traders à se conformer aux lois fiscales et anti-blanchiment d’argent. Avec des investisseurs iraniens détenant entre 30 et 50 milliards de dollars en actifs cryptographiques – un tiers du marché total de l’or du pays –, cette initiative reflète un potentiel économique significatif.

En outre, des discussions sont en cours avec la Russie pour créer un stablecoin commun destiné aux transactions internationales, renforçant ainsi le rôle stratégique des crypto-monnaies pour l’Iran.

Une stratégie économique tournée vers les crypto-monnaies

L’Iran voit dans les crypto-monnaies une opportunité unique de surmonter les restrictions imposées par les sanctions américaines. Depuis 2022, les entreprises locales sont autorisées à utiliser des actifs numériques pour les transactions d’importation, une mesure destinée à contourner les blocages financiers internationaux.

En 2023, la Banque centrale d’Iran a entamé des discussions avec la Russie sur la création d’un stablecoin régional, permettant de faciliter les règlements commerciaux bilatéraux tout en réduisant la dépendance au dollar américain. Cette initiative pourrait offrir une alternative durable pour les échanges internationaux des deux pays, renforçant leur résilience économique face aux pressions occidentales.

« Les actifs cryptographiques détenus par les Iraniens représentent entre 30 et 50 milliards de dollars, un tiers de la valeur du marché de l’or national. »

Avec une grande partie des échanges cryptographiques centralisés affiliés au gouvernement, l’Iran espère utiliser ces plateformes pour attirer des investissements, encourager l’innovation et stimuler l’emploi dans les secteurs technologiques et financiers.

Un cadre réglementaire sous l’égide de la banque centrale

La Banque centrale d’Iran deviendra le principal organisme de réglementation des crypto-monnaies, orientant les politiques pour équilibrer les opportunités économiques et les risques associés. Les efforts se concentreront sur la lutte contre le blanchiment d’argent, la conformité fiscale et la création d’un environnement sûr pour les traders de crypto.

Cette approche vise à éliminer les impacts négatifs des actifs cryptographiques tout en exploitant leur potentiel économique. Le ministre de l’Économie, Abdolnasser Hemmati, a souligné que cette réglementation pourrait transformer les crypto-monnaies en outil de croissance économique, en particulier pour les jeunes Iraniens, tout en offrant une alternative pour contrer les sanctions.

« La Banque centrale iranienne guidera les traders pour respecter les lois fiscales et anti-blanchiment, favorisant un écosystème cryptographique sûr et conforme. »

En favorisant l’adoption des crypto-monnaies, l’Iran espère également intégrer son économie dans le paysage mondial, tout en réduisant sa dépendance aux systèmes financiers traditionnels. Le hic! Les pirates pourraient passer par ce biais pour blanchir l’argent volé, comme ce fût le cas avec deux entreprises Russes épinglées par la NCA britanniques.

Défis et perspectives économiques

Malgré les opportunités offertes par les crypto-monnaies, des défis subsistent. Une étude récente a révélé que la plupart des échanges cryptographiques iraniens sont affiliés au gouvernement et participent au contournement des sanctions.

Depuis 2023, le projet de stablecoin commun avec la Russie souligne une vision régionale stratégique, avec la création d’un mécanisme alternatif pour les règlements commerciaux. Ce partenariat pourrait inspirer d’autres pays cherchant à se libérer de la domination du dollar et des sanctions dans le commerce mondial.

En réglementant les crypto-monnaies, l’Iran adopte une approche visant à stimuler son économie tout en contournant les sanctions internationales. En raison des sanctions américaines, il est interdit aux plateformes internationales d’actifs numériques de fournir des services aux utilisateurs iraniens. Selon une étude diffusée en octobre 2024, il existerait 90 plateformes de trading de crypto-monnaies en activité en Iran. Parmi ceux-ci, plus de 10 fonctionnent comme des échanges centralisés avec des sites Web et des applications. Il y aurait entre 15 à 19 millions d’utilisateurs actifs.

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Ransomware : Gueule de bois pour Stoli Group, le roi de la vodka

Stoli Group, célèbre fabricant de vodka, attribue son dépôt de bilan à une attaque de ransomware en août, aggravant une situation financière déjà tendue.

Le fabricant de vodka Stoli Group, connu pour ses produits emblématiques comme la vodka Stoli, a révélé qu’une attaque de ransomware en août 2024 avait considérablement aggravé ses difficultés financières, conduisant deux de ses filiales américaines à déposer le bilan. L’incident a désactivé son système ERP, obligeant l’entreprise à passer à une gestion manuelle, perturbant ses opérations et compliquant sa relation avec ses créanciers.

Ce ransomware, bien qu’aucun groupe n’ait encore revendiqué l’attaque, s’inscrit dans un contexte de défis multiples pour Stoli : des batailles juridiques prolongées avec le gouvernement russe, des sanctions internationales et une baisse de la demande post-pandémie. En proie à une dette de 84 millions de dollars, l’entreprise lutte pour maintenir ses opérations, visant une restauration de ses systèmes au premier trimestre 2025. Cette affaire illustre l’impact dévastateur des cyberattaques sur les grandes entreprises et leur stabilité financière.

Une attaque de ransomware paralysante

En août 2024, Stoli Group a été victime d’une attaque de ransomware ayant perturbé l’ensemble de son infrastructure informatique, y compris son système de planification des ressources (ERP). Ce système était crucial pour les opérations globales, et sa désactivation a forcé l’entreprise à basculer vers des processus manuels pour gérer ses fonctions internes, notamment la comptabilité.

Les perturbations causées par cette attaque ont également compliqué la communication avec les créanciers, Stoli étant incapable de fournir des rapports financiers actualisés. Cette incapacité à répondre aux exigences des prêteurs a aggravé la situation financière, contribuant directement au dépôt de bilan de ses filiales américaines, Stoli Group USA et Kentucky Owl.

« L’attaque a provoqué des problèmes opérationnels importants dans toutes les sociétés du groupe Stoli, y compris Stoli USA et KO, en raison de la désactivation du système de planification des ressources de l’entreprise (ERP) du groupe Stoli et du passage forcé de la plupart des processus internes du groupe Stoli (y compris les fonctions comptables) à un mode de saisie manuelle.« 

Aucun groupe de ransomware n’a encore revendiqué l’attaque, et la société n’a pas précisé si une rançon a été versée. Stoli vise à restaurer ses systèmes d’ici le premier trimestre 2025, mais les pertes opérationnelles restent lourdes.

La branche américaine de la société a été créée en 2013 et distribue tous ses produits aux États-Unis. En plus de la vodka homonyme Stoli, la société possède plusieurs autres marques internationales d’alcool.

Un contexte économique et juridique déjà tendu

L’impact du ransomware s’ajoute à une série de défis majeurs pour Stoli Group, dont des batailles juridiques prolongées avec le gouvernement russe. Depuis un décret de Vladimir Poutine en 2000 cherchant à renationaliser la marque, Stoli a été confrontée à une série de poursuites et de confiscations, culminant avec la saisie en 2022 de ses deux dernières distilleries en Russie, d’une valeur estimée à 100 millions de dollars.

En juillet 2024, un gouvernement local russe a qualifié Stoli d’« extrémiste », citant son soutien aux réfugiés ukrainiens. Ces mesures, combinées aux coûts juridiques globaux et à la perte d’actifs, ont mis une pression énorme sur les finances de l’entreprise.

La pandémie de COVID-19 et l’inflation ont également joué un rôle. Une baisse de la demande d’alcool, combinée à une hausse des coûts opérationnels, a entraîné une érosion des marges bénéficiaires, exacerbant les défis financiers.

Ransomware : une menace pour la stabilité des entreprises

L’attaque contre Stoli n’est pas un cas isolé. Les cyberattaques par ransomware continuent de causer des pertes massives aux entreprises dans divers secteurs. En 2023, la Brunswick Corporation a estimé les pertes liées à un ransomware à 85 millions de dollars, tandis qu’un libraire canadien a déclaré des pertes de 50 millions de dollars dues à une attaque ayant paralysé ses opérations pendant des semaines.

L’impact des ransomwares va au-delà des pertes financières immédiates, affectant la réputation des entreprises, leur relation avec les créanciers et leur capacité à maintenir des opérations normales. Applied Materials, fournisseur pour l’industrie des semi-conducteurs, a rapporté des pertes potentielles de 250 millions de dollars à cause d’une attaque contre l’un de ses fournisseurs.

Pour Stoli, cette attaque de ransomware a agi comme un catalyseur, accélérant un dépôt de bilan rendu inévitable par des pressions économiques, juridiques et opérationnelles multiples. Ces incidents soulignent la nécessité pour les entreprises de renforcer leurs défenses cybernétiques et de planifier des réponses rapides aux attaques.

L’attaque de ransomware contre Stoli Group illustre l’impact dévastateur des cyberattaques sur les grandes entreprises. Elle montre comment ces incidents, combinés à des pressions économiques et juridiques, peuvent pousser des organisations autrefois solides à la faillite.

En France, même constat pour l’opérateur Octave placé en redressement à la suite d’une cyberattaque. Une attaque informatique qui a mis au tapis l’entreprise, mais aussi et surtout de nombreuses entreprises partenaires, et leur boutique en ligne, obligées de ressortir, crayon et papier en magasin physique. Certaines boutiques ont été relancée… 3 mois aprés l’attaque !

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Le géant BT cible d’une tentative de cyberattaque par le groupe Black Basta

BT Group, acteur majeur des télécommunications britanniques, confirme une tentative de cyberattaque, revendiquée par le groupe de ransomware Black Basta.

BT Group, pilier des télécommunications britanniques, a révélé une tentative de cyberattaque visant sa plateforme de conférence. Le groupe de ransomware Black Basta, apparu en 2022, a revendiqué l’incident, affirmant avoir exfiltré des données sensibles, notamment des informations personnelles sur les employés et des accords de non-divulgation.

Selon un porte-parole de BT, l’incident a été rapidement circonscrit à une partie spécifique de la plateforme, sans impact sur les services de conférence en direct ni sur les infrastructures critiques de l’entreprise. BT, qui emploie environ 100 000 personnes et génère plus de 20 milliards de livres sterling de chiffre d’affaires, collabore avec les autorités pour enquêter sur cet incident.

Black basta, un acteur redouté du ransomware

Apparu en 2022, le groupe de ransomware Black Basta est rapidement devenu une menace notable, ciblant des secteurs stratégiques tels que la santé et les infrastructures critiques. Son modèle repose sur le double extorsion : chiffrer les données des entreprises tout en menaçant de publier des informations sensibles sur leur site de fuites.

Dans le cas de BT, Black Basta prétend avoir obtenu des informations personnelles relatives aux employés ainsi que des accords de non-divulgation et d’autres documents sensibles. Bien que BT n’ait pas confirmé ces revendications, cette tentative montre que même les géants des télécommunications ne sont pas à l’abri des cybermenaces sophistiquées.

« Black Basta : un groupe de ransomware qui cible des secteurs stratégiques avec des méthodes de double extorsion. »

Les autorités américaines ont déjà émis des avertissements concernant Black Basta, en raison de son implication dans des attaques à grande échelle. Ce groupe continue d’évoluer, adoptant des techniques avancées pour contourner les défenses des entreprises et exploiter leurs vulnérabilités.

Une tentative d’attaque circonscrite mais préoccupante

BT a rapidement réagi en isolant la plateforme de conférence affectée, limitant ainsi l’impact de l’incident. L’entreprise a confirmé que les serveurs touchés ne prennent pas en charge ses services de conférence en direct et que les infrastructures critiques, telles que les centraux téléphoniques britanniques, n’ont pas été affectées.

Cependant, l’attaque soulève des questions sur la sécurité des données d’entreprise et les informations sensibles détenues par BT. Les fichiers présentés par Black Basta comme preuve de la compromission incluraient des informations personnelles sur les employés et des documents confidentiels, renforçant les préoccupations quant à l’exposition des données internes.

« L’incident illustre les risques croissants pour les entreprises gérant des infrastructures critiques. »

BT travaille activement avec les régulateurs et les forces de l’ordre pour enquêter sur cet incident et renforcer ses défenses. Cette réponse souligne l’importance de collaborations rapides et efficaces pour minimiser les impacts des cyberattaques.

Un rappel des menaces pour les infrastructures critiques

L’attaque contre BT s’inscrit dans un contexte de cybermenaces croissantes ciblant les entreprises gérant des infrastructures critiques. En tant que fournisseur historique de télécommunications au Royaume-Uni, BT joue un rôle central dans l’écosystème technologique national. Toute attaque visant ses systèmes pourrait avoir des conséquences graves pour les services dépendant de son infrastructure.

Les groupes de ransomware comme Black Basta exploitent les vulnérabilités des entreprises pour exfiltrer des données sensibles et exercer une pression financière et réputationnelle. Cette attaque met en évidence l’importance pour les entreprises stratégiques de renforcer leurs systèmes de sécurité, d’investir dans des solutions de détection avancées et de former leurs employés à reconnaître les menaces.

Cette tentative de compromission, bien que limitée dans son impact immédiat, est un rappel que les entreprises doivent rester vigilantes face à des acteurs cybercriminels toujours plus audacieux et sophistiqués.

Cette tentative de cyberattaque contre BT Group illustre une fois de plus les risques auxquels sont confrontées les entreprises gérant des infrastructures critiques. A voir maintenant si l’incident a bien été circonscrit.
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Cyberattaque chez Blue Yonder : le groupe Termite revendique le vol de 680 Go de données sensibles

Blue Yonder, géant des logiciels détenu par Panasonic, subit une cyberattaque majeure. Le gang Termite revendique 680 Go de données volées et plusieurs victimes mondiales.

Blue Yonder, fournisseur de solutions logicielles pour plus de 3 000 grandes entreprises dans 76 pays, est au cœur d’une cyberattaque revendiquée par le groupe Termite. Ce gang de ransomware, actif depuis avril, affirme avoir volé 680 Go de données, incluant des emails, documents d’assurance et informations sensibles d’entreprise. L’attaque, révélée le 21 novembre juste avant Thanksgiving, a provoqué des perturbations majeures dans les systèmes de ses clients, parmi lesquels des supermarchés, des fabricants et des entreprises comme Starbucks.

Blue Yonder, acquis par Panasonic en 2021 pour 8,5 milliards de dollars, a déclaré que plusieurs systèmes clients ont été rétablis et travaille en collaboration avec des experts en cybersécurité pour renforcer ses défenses. Cependant, cette attaque met en lumière la persistance des groupes de ransomware comme Termite, liés à la famille Babuk, et leur capacité à cibler des infrastructures critiques dans le monde entier.

Blue Yonder, une cible de choix pour le groupe termite

Blue Yonder, spécialiste des logiciels de gestion de la chaîne d’approvisionnement, est une cible stratégique. Ses solutions, utilisées par plus de 3 000 entreprises dans 76 pays, jouent un rôle clé dans la logistique, la livraison et les retours. L’impact d’une attaque sur une telle organisation dépasse ses propres systèmes, affectant directement les opérations de ses clients, dont des supermarchés et des géants comme Starbucks.

Le 21 novembre 2024, juste avant Thanksgiving, Blue Yonder a révélé qu’une cyberattaque avait compromis ses systèmes. Le gang Termite a revendiqué cette attaque, affirmant avoir volé 680 Go de données, incluant des emails, des documents financiers et des informations sensibles d’entreprise. Les déclarations de Termite soulignent leur audace, d’autant plus qu’ils ont déjà revendiqué des attaques contre des entités gouvernementales, comme celle de l’île de La Réunion.

Blue Yonder a confirmé que plusieurs clients touchés ont pu être remis en ligne, dont BIC, Starbucks et Morrisons, mais n’a pas précisé si une rançon avait été exigée. Cette attaque montre à quel point les infrastructures critiques restent vulnérables aux groupes de ransomware, qui évoluent et adaptent constamment leurs outils pour contourner les défenses.

Sainsbury’s, l’une des plus grandes chaînes de supermarchés du Royaume-Uni, a déclaré que ses services avaient été rétablis depuis qu’elle a été touchée par l’attaque par ransomware. Une autre grande chaîne de supermarchés britannique, Morrisons, a expliqué que l’attaque avait eu un impact sur les systèmes de gestion des entrepôts de l’entreprise pour les produits frais et les fruits et légumes.

Termite, un groupe de ransomware en pleine expansion

Le gang Termite, actif depuis avril 2024, a multiplié les attaques contre des cibles variées, allant d’entreprises privées à des institutions gouvernementales. Leur revendication de l’attaque contre Blue Yonder n’est pas un cas isolé : ils ont également pris pour cible l’administration de La Réunion et de nombreuses autres victimes à travers le monde, souvent sans confirmation officielle des entités touchées.

Selon les experts en cybersécurité, le code utilisé par Termite présente des similitudes avec celui de Babuk, un groupe de ransomware bien connu. Cependant, des analyses récentes menées par Trend Micro montrent que leur malware comporte encore des erreurs, ce qui suggère que le groupe est en phase d’apprentissage et d’évolution.

Les groupes comme Termite exploitent la cybercriminalité non seulement pour le gain financier, mais aussi pour semer la peur et la confusion parmi leurs victimes. Ces attaques mettent en évidence la nécessité pour les entreprises de renforcer leur cybersécurité et de collaborer avec des experts pour se protéger contre des groupes toujours plus sophistiqués. Termine est le groupe qui a attaqué le Département de La Réunion / Mayotte.

Impacts et enseignements pour les entreprises

Cette attaque rappelle l’importance cruciale de la cybersécurité pour les grandes entreprises. En 2021 déjà, Blue Yonder avait été victime d’un ransomware, montrant que les cybercriminels ciblent régulièrement les organisations qui gèrent des données sensibles ou des infrastructures critiques.

Depuis son acquisition par Panasonic en 2021 pour 8,5 milliards de dollars, Blue Yonder a renforcé sa présence sur le marché mondial. Cependant, ces gains attirent également l’attention des cybercriminels. Les conséquences d’une telle attaque peuvent être dévastatrices : perturbation des chaînes d’approvisionnement, perte de données critiques, atteinte à la réputation et, potentiellement, des coûts importants liés au paiement d’une rançon ou à la récupération des systèmes.

Les experts insistent sur l’importance d’un plan de réponse aux incidents, de la formation du personnel et de la collaboration avec des partenaires en cybersécurité pour prévenir les attaques futures. Le cas de Termite montre également que les groupes de ransomware deviennent de plus en plus agressifs et ne se limitent plus à demander une rançon, mais cherchent à maximiser leurs gains en exploitant les données volées.

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Cyberattaque ciblant une multinationale américaine : enquête sur une offensive chinoise sophistiquée

Une multinationale américaine, possédant des actifs en Chine, a été victime d’une cyberattaque sophistiquée orchestrée par des pirates chinois entre avril et août 2024.

Entre avril et août 2024, une entreprise américaine d’envergure internationale, active en Chine, a été la cible d’une cyberattaque orchestrée par un groupe de pirates chinois. Bien que le nom de l’entreprise reste confidentiel, cette attaque s’inscrit dans un contexte de cyberespionnage intensifié visant les grandes entreprises opérant sur le marché chinois.

Les experts de Symantec ont identifié des indices clairs pointant vers une stratégie élaborée impliquant des outils open source comme PowerShell, FileZilla et WinRAR, mais également des méthodes complexes comme le « Kerberoasting ».

Les assaillants ont exploité des vulnérabilités des systèmes, notamment les serveurs Exchange, pour exfiltrer des données sensibles. Cette attaque s’ajoute à une série d’actions malveillantes similaires, notamment celles du groupe Daggerfly, qui avait ciblé cette même entreprise en 2023. Une enquête approfondie révèle les tactiques et les outils utilisés, ainsi que leurs implications sur la cybersécurité mondiale.

Un scénario bien orchestré : des attaques ciblées et des outils open source

L’attaque a débuté le 11 avril 2024, marquant le point de départ d’une campagne cybercriminelle méticuleusement orchestrée. Les assaillants ont commencé par exploiter les commandes Windows Management Instrumentation (WMI) pour explorer l’infrastructure cible et collecter des données critiques. Rapidement, des techniques avancées comme le « Kerberoasting » ont été utilisées pour interroger Active Directory et obtenir des informations d’authentification.

Un des points marquants de cette attaque est l’utilisation d’outils open source bien connus dans le domaine de la cybersécurité, comme FileZilla et PuTTY, rebaptisé en « putty.exe ». Cette approche, surnommée « vivre de la terre », consiste à détourner des outils légitimes pour éviter la détection. De plus, PowerShell et WinRAR ont été mis à contribution pour compresser et exfiltrer les données, tandis que PsExec a permis une gestion à distance des ressources piratées.

Les cybercriminels ont su structurer leurs attaques en répartissant les rôles entre différentes machines, accentuant l’efficacité de leur intrusion. Cette méthodologie témoigne d’une organisation poussée, où chaque machine se voyait attribuer une tâche spécifique, qu’il s’agisse de la collecte d’informations, de l’extraction ou de la persistance réseau.

Empreintes numériques et pistes chinoises

Des éléments retrouvés sur les systèmes compromis relient directement cette attaque au groupe chinois Crimson Palace. Parmi ces indices figurent des fichiers malveillants utilisés dans des attaques similaires par ce groupe par le passé. Les pirates ont également usé d’une DLL malveillante, introduite le 13 juin via « iTunesHelper.exe », renforçant la complexité de l’attaque.

Ce type d’opération reflète une approche méthodique. L’utilisation d’outils comme Impacket démontre la maîtrise des techniques modernes de cyberespionnage. Crimson Palace est connu pour ses campagnes visant à collecter des renseignements industriels et stratégiques, notamment en exploitant les infrastructures critiques d’entreprises étrangères opérant en Chine.

L’enquête révèle aussi une résilience réseau impressionnante mise en place par les assaillants. À l’aide de modifications dans le registre, de WMI et de PsExec, ils ont établi des points d’entrée persistants pour garantir un accès prolongé, même après la découverte initiale de l’intrusion.

Des leçons à tirer pour la cybersécurité mondiale

Les outils et méthodes employés dans cette attaque illustrent une tendance préoccupante : l’adoption par les cybercriminels d’une approche hybride mêlant exploitation des vulnérabilités internes et utilisation d’outils open source. Cette combinaison leur permet d’opérer sous le radar des systèmes de détection classiques.

Les experts de Symantec insistent sur la nécessité pour les entreprises de surveiller en continu leurs infrastructures, en particulier les serveurs Exchange, souvent ciblés pour leur valeur stratégique. Par ailleurs, la sophistication de cette attaque met en lumière l’importance de la formation des équipes internes à la cybersécurité et la mise en place de politiques rigoureuses de gestion des accès.

Les entreprises doivent également investir dans des solutions de détection avancées, capables d’identifier les comportements anormaux liés aux outils open source et aux techniques comme le « Kerberoasting ». Enfin, les partenariats internationaux restent essentiels pour répondre aux menaces transnationales, en particulier face à des groupes comme Crimson Palace ou Daggerfly.

Cette attaque rappelle l’importance de rester vigilant face aux menaces cybernétiques sophistiquées. Pour approfondir vos connaissances sur la cybersécurité et suivre les dernières actualités, abonnez-vous à notre newsletter et rejoignez notre groupe WhatsApp.

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