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Google cible NetNut, vaste botnet proxy

Le coup porté à NetNut montre comment des appareils domestiques banals peuvent devenir des relais invisibles pour cybercriminalité et opérations d’espionnage.

Google a annoncé, début juillet 2026, une action coordonnée contre NetNut, également suivi sous le nom Popa, l’un des plus grands réseaux malveillants de proxys résidentiels observés sur internet. Menée avec le FBI, Lumen et d’autres partenaires, l’opération vise une infrastructure ayant enrôlé discrètement des millions d’appareils domestiques. Ces équipements servaient ensuite de relais loués à des cybercriminels. Après la perturbation du réseau IPIDEA en janvier 2026, cette nouvelle action confirme une campagne suivie contre un écosystème devenu central pour masquer intrusions, attaques par mots de passe et activités de renseignement.

Un botnet caché dans les salons

Un proxy résidentiel n’est pas un serveur anonyme loué dans un centre de données. Il s’appuie sur une adresse IP attribuée à un véritable abonné internet, dans un logement réel. Pour les systèmes de sécurité, le trafic semble donc provenir d’un foyer ordinaire. Cette apparence rend la détection plus complexe que face à une infrastructure connue de serveurs professionnels. C’est aussi la raison de son attrait pour les attaquants : l’activité malveillante se dissimule derrière l’empreinte numérique d’un utilisateur innocent.

Selon le Threat Intelligence Group de Google, NetNut regrouperait au moins 2 millions d’appareils dans le monde. La taille exacte de tels réseaux reste difficile à établir, car leurs opérateurs les fragmentent, les revendent et les recomposent. Cette estimation suffit toutefois à placer NetNut parmi les réseaux de proxys résidentiels les plus vastes et les plus populaires.

L’enrôlement des appareils suit deux voies principales. Certains produits sont déjà infectés avant leur achat. D’autres rejoignent le réseau après l’installation, par leur propriétaire, d’une application intégrant un code proxy caché. Une fois compromis, l’équipement devient un « exit node », autrement dit un point de sortie pour le trafic d’un tiers. L’utilisateur, lui, ne voit souvent rien.

Les cibles privilégiées ne sont pas des ordinateurs classiques. Les opérateurs s’intéressent aux téléviseurs connectés, boîtiers de streaming, décodeurs et autres appareils de salon que beaucoup de foyers ne considèrent pas comme des machines sensibles. D’après KrebsOnSecurity, un constat confirmé par Google, NetNut distribuait des kits de développement logiciels, ou SDK, destinés à ces équipements. GTIG a aussi identifié des composants de plugins NetNut associés à des botnets de grande ampleur, dont Badbox 2.0.

Le modèle commercial renforce le danger. NetNut ne vendait pas seulement un accès direct à son propre réseau. Il proposait aussi un programme de revente permettant à d’autres sociétés de commercialiser cette capacité sous leur marque. Google dit avoir un haut niveau de confiance dans le fait que plusieurs services connus de « proxy résidentiel » s’appuient en réalité sur le botnet NetNut. Le réseau devient alors une infrastructure commune, masquée par plusieurs vitrines commerciales.

Pour un particulier, l’impact peut être concret. Une adresse IP domestique transformée en couverture peut servir à lancer des intrusions, des tentatives de piratage ou d’autres usages non autorisés. Le fournisseur d’accès risque ensuite d’associer l’activité suspecte au foyer concerné, avec des blocages, des alertes ou une réputation réseau dégradée. Plus inquiétant encore, le trafic non autorisé passant par un appareil compromis peut exposer d’autres équipements présents sur le même réseau local.

Une riposte coordonnée, pas une fin de partie

Les abus observés par Google ne relèvent pas de l’hypothèse. Pendant une seule semaine de juin 2026, GTIG a repéré 316 groupes de menaces distincts utilisant des nœuds de sortie soupçonnés d’appartenir à NetNut. Le mélange comprenait des acteurs cybercriminels et des groupes liés à l’espionnage. Ils utilisaient cette infrastructure pour masquer leur origine lors d’intrusions dans des environnements victimes, ainsi que pour mener des attaques par pulvérisation de mots de passe. Des chercheurs de Synthient, Spur et Nokia Deepfield ont aussi documenté l’usage de NetNut dans l’infection d’appareils par des variantes du botnet DDoS Mirai.

L’action de Google s’est organisée autour de trois leviers. Le premier a consisté à couper le commandement et contrôle, ou C2, en désactivant les comptes et services que NetNut utilisait en violation des conditions d’utilisation et des règles d’usage acceptable de Google. Le deuxième a reposé sur le partage de renseignement technique. GTIG a transmis des éléments sur les SDK de NetNut et son infrastructure backend à des plateformes, à des forces de l’ordre et à des sociétés de recherche. Le troisième volet concerne les utilisateurs Android : Google Play Protect avertit désormais les personnes exposées, désactive les applications connues pour embarquer les SDK NetNut et bloque les nouvelles installations identifiées.

Google estime que ces mesures ont fortement dégradé le réseau et son activité commerciale, en réduisant de plusieurs millions le nombre d’appareils disponibles. L’entreprise souligne toutefois un point essentiel : cet écosystème reste glissant. Après l’action contre IPIDEA, GTIG a observé que certains opérateurs compensaient l’affaiblissement de leur propre botnet en achetant de la capacité auprès de concurrents. Ils deviennent alors revendeurs à leur tour. Le secteur fonctionne par chevauchements, avec des botnets partagés, loués et revendus.

Cette structure limite l’effet d’une opération isolée, même importante. Pour obtenir un impact durable, Google estime nécessaire de maintenir une pression coordonnée sur plusieurs fournisseurs interconnectés, en particulier contre leurs infrastructures C2. L’entreprise appelle les plateformes mobiles, les fournisseurs d’accès internet et les acteurs technologiques à partager davantage de renseignement et à agir directement contre les relais malveillants.

La protection des particuliers repose d’abord sur la prudence. DataSecurityBreach.fr vous rappelle que les applications promettant de rémunérer le « partage de bande passante » ou l’« internet inutilisé » doivent être considérées avec méfiance. Ces offres peuvent ouvrir une brèche réelle dans un réseau domestique. Mieux vaut privilégier les boutiques officielles, examiner les autorisations demandées par les VPN ou proxys tiers.

Dans cette affaire, le renseignement cyber rappelle une évidence souvent négligée : l’appareil oublié près du téléviseur peut devenir une ressource louée par l’adversaire.

[Sources]

La FCC bloque les routeurs étrangers aux États-Unis

Washington durcit sa doctrine cyber en visant les routeurs fabriqués hors des États-Unis, jugés trop risqués pour les réseaux domestiques, les infrastructures critiques et la sécurité nationale.

La Federal Communications Commission, la FCC, interdit l’importation future de tous les routeurs grand public fabriqués en dehors des États-Unis, sauf exemption explicite accordée après examen sécuritaire. La mesure ne vise pas les appareils déjà installés chez les particuliers, mais elle pourrait bouleverser tout le marché américain, largement dépendant d’une production étrangère. L’agence invoque un « risque inacceptable » pour la sécurité nationale, la sûreté publique et la cybersécurité.

Une rupture réglementaire au nom de la sécurité nationale

La FCC franchit un seuil important dans sa politique de sécurité. L’agence interdit désormais l’importation de futurs routeurs grand public produits hors des États-Unis, à moins que leurs fabricants n’obtiennent une dérogation. Pour être exemptées, les entreprises devront décrocher une « détermination spécifique » du Department of Homeland Security ou du Department of War attestant que leurs produits ne présentent aucun danger sécuritaire.

Le signal envoyé est considérable. La plupart des routeurs utilisés par les consommateurs américains sont fabriqués à l’étranger. En visant l’origine industrielle des équipements, et non une seule marque ou une seule technologie, la FCC expose potentiellement l’ensemble du secteur à un choc réglementaire. Cette décision prolonge une logique déjà engagée en décembre, lorsque l’agence avait adopté une interdiction comparable concernant les drones produits hors des États-Unis.

L’interdiction reste toutefois circonscrite aux importations à venir. Les particuliers qui possèdent déjà chez eux des routeurs fabriqués à l’étranger peuvent continuer à les utiliser. Cette précision limite l’effet immédiat pour les consommateurs, mais elle ne réduit pas la portée stratégique de la mesure. Elle déplace l’effort sur le renouvellement du parc et sur l’accès au marché américain pour les nouveaux équipements.

La justification de la FCC repose sur un diagnostic de chaîne d’approvisionnement. Selon la décision de sécurité nationale, publiée le 20 mars 2026, la dépendance des ménages américains à l’égard de routeurs fabriqués à l’étranger introduit des vulnérabilités susceptibles de menacer l’économie, les infrastructures critiques et la posture de défense du pays. L’agence parle même d’un « grave risque de cybersécurité ». La formule n’est pas anodine. Elle inscrit les équipements domestiques dans le périmètre de la sécurité nationale, au même titre que des composants plus directement liés aux réseaux stratégiques.

Dans son texte, la FCC détaille les usages offensifs associés à des routeurs compromis. Ces appareils peuvent faciliter la surveillance du trafic, l’exfiltration de données, les attaques par botnet et l’accès non autorisé à des réseaux. L’agence ajoute que des routeurs non sécurisés, fabriqués hors des États-Unis, ont déjà servi dans plusieurs cyberattaques récentes comme points d’appui pour pénétrer d’autres systèmes et comme relais vers des infrastructures critiques. Dans cette lecture, le routeur domestique n’est plus un simple boîtier technique. Il devient un point d’entrée, un capteur, un pivot et parfois une plateforme d’espionnage.

 

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Le routeur domestique, nouvel enjeu de la guerre des accès

La décision de la FCC met en lumière une réalité connue du monde cyber : l’attaque passe souvent par les marges. Un routeur compromis permet non seulement d’observer le trafic, mais aussi de se fondre dans le décor, de conserver un accès durable et d’utiliser un réseau déjà légitime comme tremplin. C’est précisément ce que l’agence associe ici à plusieurs campagnes attribuées à des acteurs étatiques ou à des groupes offensifs.

Selon la décision de sécurité nationale, les opérateurs parrainés par un État derrière les attaques Salt Typhoon ont utilisé des routeurs étrangers compromis pour s’intégrer à certains réseaux, y maintenir un accès dans la durée et pivoter vers d’autres cibles. Cette description est importante. Elle souligne que la menace ne tient pas uniquement au sabotage ou au vol immédiat de données. Elle tient aussi à la persistance, à la discrétion et à la capacité de mouvement latéral, trois dimensions essentielles dans les opérations de renseignement.

La CISA, l’Agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures, a elle aussi qualifié les routeurs de « vecteur d’attaque de choix », rappelle la FCC, en citant un avis de septembre 2025. L’agence fédérale s’appuie également sur une évaluation conjointe publiée en septembre 2024 par le FBI, la Cyber National Mission Force et la National Security Agency. Ce document indiquait que des pirates avaient exploité des routeurs de fabrication étrangère pour constituer des botnets employés dans des activités malveillantes, notamment des attaques par déni de service distribué. La FCC mentionne encore une annonce de Microsoft, datée d’octobre 2024, selon laquelle des routeurs compromis fabriqués à l’étranger avaient été utilisés pour mener des attaques par pulvérisation de mots de passe contre ses clients.

TP-Link illustre choqué !

La réaction de TP-Link illustre l’onde de choc provoquée par cette décision. Dans un communiqué, l’entreprise, fondée en Chine et désormais basée en Californie, affirme que presque tous les routeurs sont fabriqués hors des États-Unis, y compris ceux d’entreprises américaines, et précise produire au Vietnam. Selon son porte-parole, l’ensemble du marché des routeurs pourrait être affecté par l’annonce de la FCC concernant les nouveaux appareils qui n’avaient pas encore été autorisés. La société dit néanmoins avoir confiance dans la sécurité de sa chaîne d’approvisionnement et se déclare favorable à cette évaluation sectorielle.

Le climat politique s’est encore tendu en février, lorsque le Texas a attaqué TP-Link Systems en justice, l’accusant d’avoir facilité le piratage d’appareils de consommateurs par le Parti communiste chinois tout en affirmant offrir un haut niveau de sécurité et de protection de la vie privée. Cette procédure ajoute une dimension contentieuse à un débat déjà dominé par les questions d’influence, d’ingérence et de dépendance technologique.

Un point mérite toutefois d’être relevé : les routeurs fabriqués aux États-Unis ne sont pas présentés comme immunisés. Le département de la Justice a indiqué en janvier 2024 que les acteurs de Volt Typhoon avaient utilisé des routeurs Cisco et Netgear arrivés en fin de support, donc privés de correctifs et de mises à jour. Autrement dit, l’origine industrielle ne résout pas à elle seule la vulnérabilité. Elle s’ajoute à un autre problème majeur, celui du cycle de vie, de la maintenance logicielle et de l’abandon de produits encore déployés sur le terrain.

En visant les routeurs étrangers, la FCC traite l’équipement domestique comme une surface de renseignement, preuve que la bataille cyber se joue désormais jusque dans les boîtiers les plus ordinaires des foyers.

 

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Les attaques DDoS restent l’un des principaux types d’incidents identifiés en 2022

Selon le dernier Data Breach Investigations Report (DBIR) publié par Verizon, en 2022 les attaques DDoS restent l’un des principaux types d’incidents identifiés avec les attaques par botnets. Mirai, Emotet, LemonDuck sont autant de noms qui, hors contexte, pourraient faire sourire, mais qui, dans le monde de la cybersécurité, donnent du fil à retordre aux équipes informatiques des organisations du monde entier, et ce avec des méthodes d’attaques somme toute très simples.

Les cybercriminels se sont non seulement banalisés – aujourd’hui n’importe qui peut s’improviser hacker, grâce aux outils disponibles sur le darkweb – mais ils ont également amélioré leurs méthodes d’attaque, pour la plupart établies de longue date, en y apportant de nouvelles modifications et stratégies. C’est le cas des botnets, qui existent depuis les années 1980.

En effet, un rapide historique de ces réseaux de bots informatiques – des programmes connectés à internet qui communiquent avec d’autres programmes similaires pour l’exécution de certaines tâches –, met en évidence la manière dont, en l’espace de 20 ans, les pirates ont modifié leur façon de les utiliser.

Les premiers du genre ont été déployés sur des ordinateurs de type serveur. Par la suite, les attaquants ont commencé à créer des botnets capables de mener des attaques par déni de service distribué (DDoS) en compromettant des ordinateurs personnels (PC) ; ils continuent d’ailleurs aujourd’hui à les utiliser afin de créer des botnets et lancer des attaques DDoS.

« À l’heure actuelle, les botnets de l’internet des objets (IoT) sont monnaie courante, les cybercriminels lançant généralement des attaques DDoS par l’intermédiaire de dispositifs IoT, via une infrastructure commune de commande et de contrôle (C2). Ces botnets ont vu leur popularité monter en flèche après la fuite du code source du botnet IoT Mirai en 2016. » confirme Philippe Alcoy, de chez NETSCOUT.

La stratégie malveillante évolue

Cependant, les acteurs malveillants ont à nouveau modifié leur stratégie en augmentant la taille des botnets IoT et en intégrant des serveurs puissants dans des botnets plus importants. Les serveurs sont utilisés pour lancer des attaques DDoS ciblées contre des actifs de grande valeur. Toutefois, il est intéressant de remarquer que les attaquants font évoluer leur stratégie pour créer de puissants botnets Mirai.

De nouveaux botnets Mirai de type serveur sont désormais créés et utilisés pour lancer des attaques DDoS directes à fort impact. Ainsi, malgré un coût beaucoup plus élevé pour une organisation malveillante, les cybercriminels privilégieront une attaque DDoS directe par botnet, pour s’assurer de dommages de très grande envergure, comme l’ont démontrés deux des attaques de plus de 2,5 Tbps détectées au deuxième semestre 2021.

Si ce type d’attaque est coûteux, il est accessible à toute personne ayant les moyens de le provoquer, ce qui en fait un outil redoutable. Explication en vidéo.

Si différentes tendances fluctuent à travers le monde, les attaques DDoS par botnet ne doivent surtout pas être minimisées. Elles constituent bel et bien une menace de taille pour les entités gouvernementales, les établissements de santé et les entreprises, et ce sans distinction. De plus, si on remarque une sophistication des techniques d’attaque, il est intéressant de noter que les profils des acteurs malveillants sont variés et parfois loin de la professionnalisation ; d’où la nécessité d’anticiper tout type de menace afin de mieux s’en prémunir.

Hajime: le botnet qui détrône Mirai

Le botnet Hajimé sort de l’ombre. Une arme numérique mise en lumière par la société Radware et plus dangereuse que Mirai !

Hajime est un botnet IoT très sophistiqué et adaptable conçu pour durer dans le temps. Il est capable de se mettre à jour et d’enrichir les facultés de ses membres avec des fonctions supplémentaires. Le système distribué utilisé pour la commande, le contrôle et la mise à jour d’Hajimé est assimilable à un torrent sans tracker utilisant des informations dynamiques qui changent quotidiennement. Toutes les communications via BitTorrent sont signées et cryptées à l’aide de RC4 et des clés privées / publiques.

Le module d’extension actuel fournit des services de numérisation et de chargement pour découvrir et infecter de nouvelles victimes. L’implémentation efficace du scanner SYN scanne les ports ouverts TCP / 23 (telnet) et TCP / 5358 (WSDAPI).

Lors de la découverte des ports Telnet ouverts, le module d’extension essaie d’exploiter la victime en utilisant une connexion shell brute force similaire à ce que faisait Mirai. Pour cela, Hajime utilise une liste composée des 61 mots de passe par défaut et ajoute 2 nouvelles entrées ‘root / 5up’ et ‘Admin / 5up’ qui sont des valeurs par défaut  pour les routeurs sans fil et les points d’accès Atheros.

En outre, Hajime est capable d’exploiter les modems ARRIS à l’aide d’une «porte dérobée». Pour en savoir plus, lire le rapport de Radware.

 

Découverte d’une nouvelle technique de camouflage dans un malware

Les experts de l’éditeur allemand G DATA ont découvert de nouveaux programmes malveillants liés à un botnet Andromède. Un de ces codes, qui se distribue via des macros dans les documents Word manipulés, utilise une technique rare de camouflage par stéganographie. « Le malware se comporte comme une poupée russe sur le système. Il révèle progressivement son objectif« , explique à DataSecurityBreach.fr Ralf Benzmüller, directeur du G Data SecurityLabs. « Les systèmes infectés sont destinés à être utilisés comme PC zombies dans le botnet Andromède / Gamarue« .

Infection en 5 étapes
Le début de l’attaque s’effectue par un document MS Word manipulé. Un tel document se propage par e-mails de spam. Dans le cas étudié, le nom du document suggère qu’il s’agit d‘un contrat. En ouvrant le document et en activant les Macros Office, la victime active une série d’actions qui vont amener à l’infection. Un premier programme déchiffre un second code stocké dans une image (stéganographie). Celui-ci lance en cascade un troisième code en mémoire (le payload) qui injecte la charge utile dans le système. Ce dernier programme malveillant, msnjauzge.exe, intègre une entrée de démarrage automatique dans le Registre pour survivre au redémarrage système : le système cible est infecté.

Le Botnet Andromède identifié
Le fichier msnjauzge.exe est le point d’entrée d’un botnet bien connu appelé Andromède, aussi connu sous le nom de Gamarue. Ce botnet est connu pour avoir livré le cheval de Troie bancaire ZeuS en 2011. Lors de cette analyse, le serveur C&C contacté par l‘échantillon étudié était en ligne, mais n’avait pas délivré de code supplémentaire sur la machine infectée. Par conséquent, l’utilisation prévue pour ce botnet n‘est pas encore déterminée. (Gdata)

Le Botnet ZeroAccess Générant des Bitcoins a été la Principale Menace au premier trimestre 2013

Le Botnet ZeroAccess Générant des Bitcoins a été la Principale Menace au premier trimestre 2013 Fortinet, l’un des leaders de la sécurité réseau haute-performance, a communiqué à DataSecurityBreach.fr sa nouvelle recherche sur les principales menaces menée par FortiGuard au cours de la période du 1er Janvier au 31 Mars 2013. Data Security Breach a observé que le botnet ZeroAccess générant des Bitcoins, a été la principale menace de ce trimestre d’après les données recueillies par les boitiers FortiGate situés à travers le monde. Le rapport livre également une analyse des cyber-attaques de la Corée du Sud ainsi que deux nouvelles variantes d’adware sur les appareils Android au cours des 90 derniers jours.

ZeroAccess ne montre aucun signe de ralentissement “Au premier trimestre 2013, nous avons vu les propriétaires du botnet ZeroAccess assurer et augmenter le nombre de bots sous son contrôle,” déclare à dataSecurityBreach.fr Richard Henderson, stratégiste de sécurité et chercheur en menaces au sein de FortiGuard Labs de Fortinet. “Au cours des derniers 90 jours, les propriétaires de ZeroAccess ont envoyé à leurs hôtes infectés 20 mises à jour logicielles.”

ZeroAccess est la principale menace en matière de botnets que l’équipe a observé. ZeroAccess est principalement utilisé pour la fraude par clic et la création de Bitcoins. La valeur de la monnaie électronique, décentralisée et basée sur l’open source, continue à exploser, ce qui signifie probablement que la somme d’argent  qui est générée par ZeroAccess se chiffre en millions de dollars ou plus. “Comme la popularité et la valeur de Bitcoin augmente, nous pourrions voir d’autres propriétaires de botnets tenter de les utiliser à l’identique ou pour perturber le marché des Bitcoins,” poursuit Henderson.

En Mars et Avril, Mt. Gox, la plus grande bourse d’échange Bitcoin du monde, a lutté contre une attaque continue par déni de services distribués  (DDoS) visant à déstabiliser la devise et/ou à en profiter. L’analyse de ZeroAccess par FortiGuard Labs, qui peut charger des modules DDoS sur les machines infectées, révèle que le botnet ne dispose pas actuellement d’un module DDoS attaché à son arsenal. Ceci indique que d’autres propriétaires de botnets tentent de profiter des fluctuations de la devise Bitcoin.

Le développement de nouvelles infections ZeroAccess est resté régulier au cours des 90 derniers jours. Depuis Août 2012, FortiGuard Labs surveille activement ZeroAccess, et l’équipe a constaté une croissance quasiment linéaire en matière de nouvelles infections. Plus récemment, l’équipe a noté 100 000 nouvelles infections par semaine et près de 3 millions d’adresses IP uniques rapportant des infections. On estime que ZeroAccess pourrait générer à ses propriétaires jusqu’à 100 000$ par jour en recettes publicitaires frauduleuses.

L’Attaque Wiper Touche les Entreprises Sud Coréennes Une attaque massive de malwares ciblant les institutions financières et réseaux de télévision Sud Coréens en Mars a causé d’énormes dommages, détruisant des milliers de disques durs. FortiGuard Labs, s’appuyant sur son partenariat avec les secteurs publics et privés en Corée du Sud, a découvert des informations relatives à la nature de l’attaque et à la façon dont le malware s’est propagé. La recherche de l’équipe montre que les assaillants ont réussi à reprendre le contrôle des systèmes de gestion des correctifs et utiliser la nature fiable de ces systèmes pour distribuer des malwares dans les réseaux de leurs cibles. Le nettoyage et la remise en état continuent, et les coupables responsables de ces faits restent non identifiés.

Deux Nouvelles Variantes d’Adware se Propageant sur les appareils Android Deux nouvelles variantes d’adware sur les appareils Android, Android.NewyearL.B et Android.Plankton.B, ont provoqué un grand nombre d’infections mondiales au cours des 90 derniers jours. “Les nouveaux kits de publicité que nous avons observé indiquent que les auteurs font de leur mieux  pour éviter la détection,” déclare à datasecuritybreach.fr David Maciejak, chercheur sénior de FortiGuard Labs chez Fortinet. “Il est également possible que Newyear et Plankton soient créés par le même auteur, mais maintenus distincts afin de générer plus d’infections.” Les deux  malwares sont intégrés dans diverses applications et peuvent afficher des publicités, pister les utilisateurs à travers le numéro IMEI du téléphone et modifier l’écran du téléphone.

La forte augmentation d’adware sur Android peut très vraisemblablement être attribuée aux utilisateurs qui croient installer des applications légitimes contenant un code embarqué d’adware,” déclare à data security Breach Guillaume Lovet, Responsable Senior à FortiGuard Labs. “Cela indique que quelqu’un ou un groupe a été capable de monétiser ces infections, probablement par le biais de programmes illicites d’affiliation publicitaires.” Les utilisateurs peuvent se protéger en prêtant une attention particulière aux droits demandés par l’application au moment de l’installation. Il est également recommandé de télécharger des applications mobiles qui ont été très bien notées et vérifiées.