Archives de catégorie : Communiqué de presse

Violations de données : 700 millions d’attaques contrecarrées en 2017

Suite aux violations de données à grande échelle, des pics massifs d’attaques ont été observés avant qu’elles ne soient révélées publiquement. Le rapport Cybercrime ThreatMetrix parle d’un record de 700 millions d’attaques contrecarrées par des entreprises numériques en 2017.

Les violations de données ont été très nombreuses en 2017, Data Security Breach a pu vous annoncer plusieurs. L’Entreprise de l’Identité Numérique ThreatMetrix vient de révèler que 2017 a été une année record en termes de lutte contre la cybercriminalité. Basé sur l’étude des cyberattaques dans le monde entier, analysant 100 millions de transactions par jour, le Cybercrime Report 2017 : A Year in Review de ThreatMetrix confirme une augmentation de 100 % du nombre d’attaques au cours des deux dernières années. La bonne nouvelle est que, pour contrecarrer ces menaces, les entreprises investissent dans des stratégies innovantes et « digital first » pour protéger les consommateurs, qui doivent faire face à des failles résultant de violations de données à grande échelle.

Argent facile ?

Les fraudeurs ne cherchent plus à se faire de l’argent rapidement avec les cartes de crédit volées, ils préfèrent se concentrer sur des attaques plus ambitieuses qui rapportent des bénéfices à long terme, en exploitant des ensembles de données d’identité volées. Cette tendance est prouvée par un taux d’attaque très élevé sur les créations de comptes, l’activité la plus vulnérable. Plus d’un nouveau compte en ligne sur neuf ouvert en 2017 était en effet frauduleux.

Les résultats révèlent également une activité des bots sans précédent, pouvant représenter jusqu’à 90 % du trafic sur certains sites de vente en ligne quand une attaque atteint son pic. Même les consommateurs qui n’en sont pas directement victimes en font les frais. Ils expérimentent dès lors une vérification d’identité plus longue, car les entreprises tentent de discerner les activités légales de celles qui sont frauduleuses, tout comme les vraies identités des fausses.

violations de données : les consommateurs immédiatement visés suite aux failles majeures

En 2017, les niveaux de cyberattaques ont atteint des sommets encore jamais enregistrés auparavant.  Ces pics, lorsqu’ils sont agrégés entre des milliers d’organisations, indiquent des violations de données majeures. Souvent même bien avant qu’elles ne fassent la Une des journaux.

Chaque organisation peut être la cible d’une faille de sécurité importante. Cela met alors à l’épreuve la responsabilité des systèmes de protection. Et cela au travers de l’ensemble des sites web et applications.

« Alors que les attaques s’intensifient, le besoin d’investir dans des solutions technologiques avancées augmente pour protéger les consommateurs ainsi que les individus dont les données personnelles et bancaires ont été piratées, déclare Pascal Podvin, Senior Vice-President Field Operations, chez ThreatMetrix. Analyser les transactions en se basant sur l’identité numérique réelle est la façon la plus efficace de différencier instantanément les utilisateurs légitimes des cybercriminels. Nous laissons une trace de notre identité partout, et en cartographiant les associations en constante évolution entre les personnes, leurs appareils, leurs comptes, leur localisation et leur adresse, au travers des organisations avec lesquelles elles interagissent, le comportement dit « de confiance » d’un individu devient évident. »

violations de données : la relation entre le comportement des consommateurs et l’évolution de la cybercriminalité

Les tendances de comportement chez les consommateurs ont influencé les modèles d’attaque. Models de plus en plus sophistiqués. Certains résultats du Rapport 2017 sur le Cybercrime de ThreatMetrix le démontrent.

  • Le volume des transactions mobiles a augmenté de près de 83 %. Les consommateurs adoptant un comportement « multi-appareils ». Un nombre de transactions plus important que sur ordinateur pour la première fois en 2017.
  • Les attaques avec prise de contrôle ont connu une hausse de 170 %. Toutes les 10 secondes.
  • 83 millions de tentatives de création de comptes frauduleux ont été enregistrées entre 2015 et 2017. Les pirates informatiques créent des identités complètes. Ils ouvrent de nouveaux comptes en volant l’ensemble des données d’identité. A partir de failles et sur le Dark Web.

Les paiements frauduleux ont augmenté de 100 % au cours des deux dernières années

  • Les paiements frauduleux ont augmenté de 100 % au cours des deux dernières années. Les hackers utilisent des cartes de crédit volées. Ils piratent le compte bancaire d’une victime, pour transférer de l’argent vers un nouveau bénéficiaire.
  • Les secteurs émergents, plus particulièrement les sites de covoiturage et de vente de cartes cadeau. Ils sont particulièrement vulnérables à la fraude. Les cybercriminels utilisent de nouvelles plateformes pour faire des affaires.
  • Les hackers sont de plus en plus rusés. L’étude confirme qu’ils multiplient leurs efforts pour être encore plus difficiles à détecter par les individus. Par exemple, les attaques d’ingénierie sociale. Ils persuadent les consommateurs qu’ils ont été victimes d’une escroquerie. Ils les incitent à « sécuriser leur compte » via des mesures qui donnent réellement accès aux fraudeurs.

« Avec le volume et la sophistication des attaques qui augmentent chaque jour, les entreprises doivent être capables de différencier en temps réel les consommateurs des cybercriminels, sans qu’il n’y ait d’impact sur la vitesse des transactions ni de frictions inutiles, poursuit Pascal Podvin. En regardant au-delà des données statistiques, et en explorant les complexités dynamiques liées à la façon dont les utilisateurs effectuent des transactions en ligne, les organisations peuvent continuer de développer leur activité en toute confiance. »

Retrouvez le Rapport 2017 violations de données sur le Cybercrime ThreatMetrix via ce lien.

Des sites Internet piratés via l’Internet des objets

Du piratage de site web via des objets connectés. La France est le 21ème pays le plus touché avec 298 hôtes enregistrés dans les 30 derniers jours.

Même si le chiffre ne semble pas énorme, les attaques repérées montre une évolution dans ce type de cyberattaque via des objets connectés. Doctor Web alerte à nouveau sur l’activité du Trojan Linux.ProxyM infectant des terminaux intelligents fonctionnant sous Linux, tels que des caméras de vidéosurveillance et des enregistreurs DVR de vidéosurveillance.

En septembre 2017, les pirates l’ont utilisé pour envoyer du spam, et plus récemment, ils utilisent ses capacités pour pirater des sites web. Selon l’entreprise, la France serait le 21ème pays le plus touché avec 298 hôtes enregistrés au cours des 30 derniers jours.

Objets connectés

Linux.ProxyM est un logiciel malveillant qui lance sur un appareil contaminé un serveur proxy SOCKS. C’est en utilisant ce proxy que les criminels peuvent agir de manière anonyme. Il existe des builds de ce Trojan pour les architectures x86, MIPS, MIPSEL, PowerPC, Superh, ARM, Motorola 68000 et SPARC. En d’autres termes, Linux.ProxyM peut contaminer n’importe quel appareil sous Linux, y compris les routeurs, boîtiers décodeurs, des caméras de surveillance, des enregistreurs DVR, et autres équipements.

Au mois de septembre, les analystes ont découvert que les malfaiteurs envoyaient plus de 400 messages spam par jour depuis chaque dispositif contaminé en utilisant Linux.ProxyM. Leurs messages contenaient des publicités pour des sites pour adultes et des services financiers douteux. Par la suite, les cybercriminels ont commencé à utiliser l’Internet des objets pour la propagation de messages de phishing. Ces messages étaient envoyés au nom de DocuSign, le service permettant de télécharger, consulter, signer et suivre le statut des documents électroniques.

Projet de loi relatif à la protection des données personnelles

La garde des Sceaux, ministre de la justice, Nicole Belloubet a présenté aujourd’hui le projet de loi relatif à la protection des données personnelles qui adapte au droit de l’Union européenne la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.

Ce projet de loi est le fruit d’un travail étroit avec le Secrétaire d’État au numérique, Mounir Mahjoubi. Il transpose le nouveau cadre juridique européen (le règlement 2016/679 et la directive 2016/680), qui entrera en vigueur en mai prochain. Il comporte plusieurs avancées majeures.

D’une part, il crée un cadre unifié et protecteur pour les données personnelles des Européens, applicable à l’ensemble des entreprises et de leurs sous-traitants, quelle que soit leur implantation, dès lors que ceux-ci offrent des biens et services à des personnes résidant sur le territoire de l’Union européenne. Il instaure également de nouveaux droits pour les citoyens, en particulier un droit à la portabilité des données personnelles. Ce cadre juridique sécurisé permettra ainsi de renforcer la confiance des citoyens dans l’utilisation qui est faite de leurs données personnelles.

D’autre part, conformément à la volonté du Gouvernement de simplifier les normes et d’éviter la sur transposition des textes européens, ce projet de loi simplifie les règles auxquelles sont soumis les acteurs économiques tout en maintenant un haut niveau de protection pour les citoyens. Il remplace ainsi le système de contrôle a priori, basé sur les régimes de déclaration et d’autorisation préalables, par un système de contrôle a posteriori, fondé sur l’appréciation par le responsable de traitement des risques causés par son traitement. En responsabilisant les acteurs, il consacre également de nouvelles modalités de régulation et d’accompagnement des acteurs, au travers d’outils de droit souple. En contrepartie, les pouvoirs de la CNIL sont renforcés, et les sanctions encourues sont considérablement augmentées et portées jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial consolidé.

La protection des données personnelles

Le Gouvernement a toutefois fait le choix de maintenir certaines formalités préalables pour les traitements des données les plus sensibles, par exemple pour les données biométriques nécessaires à l’identification ou au contrôle de l’identité des personnes, ou ceux utilisant le numéro d’inscription au répertoire national d’identification des personnes physiques.

Les mineurs de moins de 16 ans seront également mieux protégés. Le consentement des titulaires de l’autorité parentale sera nécessaire pour que leurs données personnelles soient traitées par les services de la société de l’information, tels que les réseaux sociaux.

S’agissant des traitements de données à caractère personnel en matière pénale, le projet de loi renforce les droits des personnes en créant un droit à l’information et en prévoyant l’exercice direct de certains droits tels que les droits d’accès, de rectification et d’effacement des données. Il introduit également des règles encadrant les transferts de données à des Etats tiers.

Le Gouvernement a enfin fait le choix de conserver, dans un souci d’intelligibilité, l’architecture de la loi « informatique et libertés ». Les modifications apportées à notre droit par ce projet de loi seront codifiées, par voie d’ordonnance, dans la loi fondatrice de 1978 afin d’offrir un cadre juridique lisible à chaque citoyen et acteur économique.

Android et macOS, des cybercriminels s’invitent dans des applications

Découverte de deux nouvelles menaces, l’une agissant sous macOS et l’autre sous Android. Le malware sous macOS a fait 1 000 victimes. Quant à la menace sous Android, plus de 5 500 téléchargements ont été effectués.

Un malware s’invite dans les macOS. Si son impacte est encore légére, la cyberattaque présage un avenir plus mouvementé pour les utilisateurs de Mac et Android. Selon les chercheurs de l’éditeur d’antivirus ESET, une application créée par l’éditeur Eltima a été infiltrée par des pirates. Mission, diffuser un code malveillant. Environ 1 000 utilisateurs, clients de l’éditeur de solutions de sécurité informatique, auraient été infectés par le kit OSX/Proton, disponible sur les marchés underground.

Les applications Elmedia Player (lecteur multimédia) et Folx® (gestionnaire de téléchargement) sont concernées. OSX/Proton est une backdoor qui possède de nombreuses fonctionnalités et permet de récupérer, par exemple, les détails de l’OS comme le numéro de série de l’appareil, nom complet de l’utilisateur actuel ; les informations provenant des navigateurs : historique, cookies, marque-pages, données de connexion. Un outil qui vise à collecter des informations sur les portefeuilles de cryptomonnaie pouvant être disponible sur les appareils infiltrés. Proton exfiltre aussi le trousseau macOS grâce à une version modifiée de chainbreaker ; la configuration du VPN Tunnelblick ainsi que les données GnuPG (chiffrement de mails) et de 1password (gestionnaire de mots de passe).

Cryptomonnaie : une version compromise de Poloniex sur Google Play

Avec plus de 100 cryptomonnaies au compteur, Poloniex est l’un des principaux sites d’échange de cryptomonnaie au monde. Les cyberpirates ont profité du fait qu’il n’y ait pas d’application officielle de Poloniex pour développer deux versions malicieuses. En plus de récolter les identifiants de connexion à Poloniex, les cybercriminels incitent les victimes à leur accorder l’accès à leur compte Gmail. Les pirates peuvent ensuite effectuer des transactions depuis le compte de l’utilisateur et effacer toutes les notifications de connexions et de transactions non autorisées depuis la boîte de réception. La première des applications malveillantes se nomme « POLONIEX » et a été installée 5 000 fois, malgré les avis négatifs. La deuxième application, « POLONIEX EXCHANGE », a été téléchargée 500 fois avant d’être retirée du Google store.

Wallix signe un partenariat avec Telecom ParisTech

Le partenariat entre WALLIX, éditeur de solutions logicielles de cyber-sécurité et de gouvernance des accès aux systèmes d’informations, et Télécom ParisTech école d’ingénieurs de l’IMT, a été officiellement lancé lors de la soirée du 29 Novembre dernier. C’est en présence des étudiants et de la nouvelle promotion 2020 que WALLIX a présenté aux côtés d’EY, co-parrain de la promotion, son plan d’évolution des année à venir, et la place qu’il comptait y faire aux nouveaux talents dans la cybersécurité.

WALLIX et Télécom ParisTech : pour innover et entreprendre dans un monde numérique

WALLIX, entreprise en hyper croissance et leader dans la gestion des comptes à privilèges, a choisi de parrainer la promotion 2020 de Télécom ParisTech et de proposer des plans de carrières dans la cybersécurité aux jeunes diplomés. WALLIX investit fortement dans l’innovation technologique et au travers de l’excellence de l’école Télécom ParisTech souhaite accélérer le recrutement de talents autour de ses travaux de cryptologie, de Big Data, de micro-services cloud et d’Intelligence Artificielle (IA).

Ce partenariat sur une durée de 3 ans illustre l’engagement de WALLIX à attirer des jeunes recrues issues des meilleures écoles d’ingénieurs françaises aux enjeux et besoins de la cybersécurité qui en a tant besoin. Rappelons qu’il manque à travers le monde près d’1,8 million de personnes dans ce secteur aujourd’hui. Le recrutement constitue en ce sens un défi permanent lancé aux professionnels de la Cybersécurité qui doivent réagir en conséquence.

« En quelques années, WALLIX, éditeur de logiciels de Cybersécurité et spécialiste du PAM (Privileged Access Management), est entré en Bourse à Paris pour devenir un acteur de référence en Europe, Moyen Orient et Afrique. Sur un marché en croissance annuelle de 20%, WALLIX a réalisé 50% de CA en plus au 1er semestre, grâce à la qualité de son offre technologique reconnue au meilleur niveau mondial par les analystes du secteur. Pour continuer à bâtir une offre innovante et accompagner les entreprises en pleine transition numérique à l’heure du RGPD, nous avons besoin d’attirer des talents en permanence. Nous leur offrons également un environnement de travail attractif et dynamique, avec des perspectives de carrières. Parrainer la promotion 2020 de Télécom ParisTech est donc une fierté, en illustrant notre intention de faire grandir l’écosystème et d’attirer les talents pour créer un leader de rang mondial dans la Cybersécurité ». déclare Jean-Noël De Galzain, Président de WALLIX.

Mots de passe, authentification forte… 5 conseils pour ne plus se faire pirater

Voler un mot de passe est devenu un sport numérique pour les pirates tant les méthodes sont nombreuses. Si rien n’est infaillible, quelques méthodes peuvent permettre de réduire les risques.

Le mot de passe, un précieux trop souvent ignoré. Selon des informations publiées récemment, des pirates se seraient fait passer pour des employés de Microsoft afin de dérober des mots de passe auprès de députés britanniques. La réussite de cette attaque – la plus importante jamais menée à l’encontre du parlement – serait le résultat de l’erreur humaine, et plus précisément de l’utilisation de mots de passe « faibles » ne respectant pas les recommandations du Service numérique parlementaire (Parliamentary Digital Service). Cet incident a montré que même de hauts fonctionnaires pouvaient être vulnérables. L’homme reste souvent le maillon faible de la cybersécurité.

Les employés font généralement preuve d’une méconnaissance en ce qui concerne les questions de sécurité en ligne. Il ne se rendent pas compte qu’ils mettent leur entreprise en danger. Pourtant, bien que les organisations doivent absolument veiller à ce qu’ils ne courent aucun risque, un certain équilibre doit également être trouvé.

Si la sécurité devient une contrainte vis-à-vis de leurs tâches quotidiennes, ils seront moins enclins à observer les meilleures pratiques en la matière. Pire, ils pourraient tenter de contourner les stratégies de sécurité en place, ce qui engendrerait des risques encore plus importants.

Définir des exigences basiques en matière de mots de passe

Lorsqu’il s’agit de créer des mots de passe, on a généralement tendance à se contenter du minimum requis, et le lieu de travail ne fait pas exception sur ce plan. Il est donc important de définir des exigences relatives au nombre minimal de caractères, ou encore de complexité. L’utilisation de mots de passe « simples » (dates de naissance, noms d’animaux de compagnie et autres séquences de chiffres récurrentes, comme 123456) doit également être vivement déconseillée. Enfin, les équipes informatiques doivent exiger que tout nouveau mot de passe soit différent des anciens, et qu’ils soient mis à jour à intervalles réguliers.

Activer l’authentification à deux facteurs sur l’ensemble des comptes

Outre des mots de passe forts, les entreprises devraient également activer l’authentification à deux facteurs (2FA) de façon globale. Leurs utilisateurs seront alors obligés de saisir un élément d’identification supplémentaire. Une empreinte digitale, un mot de passe à usage unique. Des sésames afin de pouvoir accéder à leurs comptes.

Avec cette couche de protection, même si un pirate parvenait à dérober un mot de passe, il ne pourrait pas se connecter au compte. En outre, cette approche protège les identifiants des outils de découverte de mots de passe, et permet de limiter les dégâts en cas de tentative de phishing réussie. De plus en plus d’organisations sont séduites par les avantages de l’authentification 2FA et la mettent en œuvre de façon étendue dans le cadre de politiques de sécurité plus globales.

Gérer les accès des utilisateurs

Que vous ayez 5 ou 500 employés, seules les personnes appropriées doivent avoir accès aux informations adéquates. Les données sensibles devraient également être partagées avec le moins d’individus possible, et un protocole devrait être mis en place pour tout employé souhaitant accéder à un compte dont il n’a pas les identifiants.

Les entreprises devraient également concevoir un système afin d’assurer un suivi des mots de passe des différents comptes et de lister quels employés ont accès à quels comptes. Cette approche permet non seulement de s’assurer de la bonne gestion des mots de passe, mais aussi de savoir lesquels mettre à jour en cas de départ d’un salarié.

Émettre des directives relatives à l’utilisation d’appareils personnels

Le travail à distance étant de plus en plus utilisé par les employés, ces derniers utilisent de plus en plus leurs appareils personnels au travail. En effet, les sphères professionnelles et personnelles sont plus mêlées que jamais, et ils veulent par conséquent pouvoir utiliser leurs services librement. Bien que les bénéfices soient nombreux à la fois pour les employés et pour l’entreprise, cette pratique présente également un risque. Par exemple, s’ils cherchent à accéder à des données d’entreprise via un réseau sans fil public, ils exposeront sans le savoir leurs comptes professionnels. Les organisations doivent donc sensibiliser leurs employés aux risques liés à l’utilisation de leurs appareils personnels dans le cadre professionnel.

Créer une stratégie formelle

Enfin, les entreprises devraient développer une stratégie de sécurité formelle englobant l’ensemble des conseils ci-dessus, ainsi que toute autre information de sécurité dont les employés devraient être au courant. La base de cette stratégie de cybersécurité consisterait à reconnaître que les hommes sont tout aussi importants que les technologies. Qu’ils soient nouveaux ou existants, les employés devraient être formés régulièrement afin d’être sensibilisés aux risques potentiels, et d’apprendre comment contribuer à minimiser l’exposition de leur entreprise aux menaces potentielles. Enfin, la stratégie mise en place ne doit absolument pas être perçue comme une corvée. Pour cela, la gamification peut servir à stimuler l’engagement des employés et rendre la formation amusante et ouverte à chacun.

De nombreux outils permettent de gérer des mots de passe. Ils se nomment LastPass, Keeper, 1Password, Dashlane ou encore ZenyPass. Ce dernier est un nouveau gestionnaire de mots de passe. Comme ses camarades et concurrent, il s’adresse au grand public comme aux entreprises. Il permet de stocker ses mots de passe dans un coffre-fort numérique sécurisé, et de se connecter plus facilement à ses services web, tout en utilisant sur chacun de ces services des mots de passe différents et robustes, pour mieux les protéger. OpenSource, Français, il dispose ses serveurs en Europe (soumis à la réglementation Européenne).

Java est dangereux selon une nouvelle étude

Chaque jour, des millions d’utilisateurs ont recours aux applications Java sans être conscients que 88% d’entre elles sont vulnérables aux cyberattaques !

Vous utilisez java ? Êtes-vous comme 28% des entreprises qui ont mis en place une stratégie de supervision des failles de sécurité efficace pour faire face à des attaques de grande ampleur ? CA Technologies a présenté les résultats de sa derniére étude baptisée « Rapport sur la Sécurité des Logiciels en 2017 ». Une étude réalisée par Veracode, sa filiale spécialisée dans la sécurisation des logiciels.

Ce rapport est une analyse complète de données collectées auprès de plus de 1 400 entreprises en matière de sécurité des applications. Les conclusions de l’étude sont inquiétantes en ce qui concerne les délais de correction des vulnérabilités, les pourcentages d’applications présentant des failles et les risques mniprésents liés à l’utilisation de composants open source vulnérables.

A une époque où les cyberattaques sont devenues monnaie courante (vol de données sensibles, piratage industriel, ransomware, … etc.), l’analyse fournie par Veracode démontre que, sur le terrain, les principes basiques de sécurité ne sont pas respectés. Il est donc urgent que les entreprises aient consciences des mesures nécessaires pour hausser leur niveau de sécurité, face à des hackers dont la force de frappe n’est plus à démontrer.

88% des applications Java seraient dangereuses

Chris Wysopal, Directeur Technique de CA Veracode, explique : « En raison de l’utilisation généralisée de composants exogènes par les développeurs pour coder, une seule vulnérabilité peut suffire pour mettre en danger des milliers d’applications différentes. » 88% des applications Java contiendraient au moins un composant les exposant à des attaques de grande ampleur. Tout ceci est en partie dû au fait que moins de 28% des entreprises mènent régulièrement des analyses pour analyser la fiabilité des composants d’une application.

Outre des informations concernant la menace posée par l’utilisation de composants à risque, ce rapport met également en lumière d’autres enseignements comme le fait que 77% des applications présentent au moins une faille dès la première analyse. Ce nombre progresse à un rythme alarmant pour les applications qui échappent à un test avant leur mise en production. Les institutions gouvernementales continuent à se montrer les moins performantes. Seules 24,7% d’entre elles réussissent tous les scans de sécurité applicative. Par ailleurs, elles présentent le plus de failles exploitables, par exemple par cross-site scripting (49%) ou encore par injection SQL (32%). Deux secteurs enregistrent de légères progressions entre la première et la dernière analyse des vulnérabilités de leurs applications : la santé affiche un taux de réussite au scan de sécurité de 27,6%, puis de 30,2 % ; et la grande distribution : 26,2 % puis 28,5 %.

Les raisons de ces failles majeures

Au cours des 12 derniers mois, plusieurs failles majeures au sein des applications Java ont été provoquées par des vulnérabilités de composants logiciels, qu’ils soient d’origine open source ou de suites commerciales. « Struts-Shock », une faille révélée en mars 2017, en est une illustration. Selon les résultats des analyses, plusieurs semaines après l’attaque initiale, 68% des applications Java s’appuyant sur la bibliothèque Apache Struts 2 utilisaient toujours une version à risque du composant.

Cette vulnérabilité permettait d’exécuter du code à distance grâce à l’injection de commandes, et quelque 35 millions de sites étaient concernés. En exploitant cette faille, les cybercriminels ont pu pirater les applications de nombreuses victimes, dont l’Agence du Revenu du Canada et l’Université du Delaware.

Le rapport révèle également qu’environ 53,3 % des applications Java s’appuient sur une version vulnérable de la bibliothèque Commons Collections ; un chiffre identique aux résultats trouvés en 2016. L’utilisation de composants tiers pour le développement d’applications est courant, car il permet aux développeurs de réutiliser du code fonctionnel et d’accélérer la conception de logiciels. Des études ont montré que les composants open source pouvaient même constituer jusqu’à 75% du code d’un logiciel.

Industrialisation des cyberattaques : une réalité méconnue

Pour Chris Wysopal, les équipes de développement ne cesseront pas d’utiliser de tels composants, et il n’y a pas de raison qu’elles le fassent. Cependant, en cas de vulnérabilités, le temps presse. Les composants tiers et open source ne sont pas forcément moins sécurisés que du code développé en interne. Il est donc important de conserver un inventaire de leurs versions à jour. En effet, un grand nombre de failles sont le résultat de composants vulnérables. Et à moins que les entreprises ne prennent cette menace plus sérieusement et s’appuient sur des outils adaptés pour superviser leur utilisation, le problème ne peut qu’empirer.

L’utilisation de composants à risque fait partie des tendances les plus marquantes de ce rapport. L’ambiguïté réside dans le fait que bon nombre d’entreprises donnent la priorité à la gestion des vulnérabilités les plus dangereuses sans pour autant résoudre les problèmes au niveau du développement de leurs applications de façon efficace. Même les failles les plus graves nécessitent un temps considérable pour être corrigées. Seules 22 % des failles les plus sévères sont corrigées sous 30 jours et la plupart des criminels en profitent dès leur identification. Les pirates ont donc largement assez de temps pour infiltrer un réseau donné et occasionner des dégâts parfois irréversibles.

Le rapport donne 5 conseils à suivre

Tester le plus tôt possible dans le cycle de développement et le plus souvent possible ;
Donner aux développeurs les informations et les ressources dont ils ont besoin, notamment pour leur formation continue et les procédures de remédiation ;
Respecter les procédures de remédiations scrupuleusement et immédiatement après avoir découvert les vulnérabilités ;
Identifier et documenter les versions de vos composants logiciels, en limitant l’utilisation de composants à risques ;
Cibler en priorité les applications critiques et les vulnérabilités les plus virulentes lors des mesures de remédiation. Dans ces phases de crises, c’est souvent la seule possibilité en fonction de vos ressources.

En conclusion, il est urgent de réagir et d’agir rapidement, faute de quoi les entreprises, tout comme les organismes publics, verront leur notoriété mise à mal et perdront la confiance de leurs clients et utilisateurs. En laissant la porte ouverte à la cybercriminalité, elles ne feront qu’encourager des pratiques aussi nuisibles que dangereuses, aujourd’hui le danger ne vient plus de pirates isolés mais de réseaux organisés à l’échelle mondiale, à l’affût de la moindre faille de sécurité.

PeerTube : une alternative libre à YouTube d’ici mars 2018 ?

Après trois années passées à « Dégoogliser Internet », l’association française Framasoft finance actuellement le développement de PeerTube, un logiciel libre qui vise à égratigner le monopole de YouTube… grâce à une conception radicalement différente.

PeerTube

Le principe de YouTube est simple : centraliser et contrôler le maximum de créations vidéos pour mieux capter l’attention et les données personnelles des internautes qui vont les voir. Pour financer de telles plateformes, il faut les moyens d’un Google-Alphabet (qui détient YouTube) ou d’un Vivendi-Universal (qui a acheté Dailymotion).

C’est en partant aux antipodes de ce principe que Chocobozzz a conçu PeerTube : un logiciel libre qui allie fédération d’hébergements vidéo et visionnage en pair-à-pair. Après deux années à développer PeerTube sur son temps libre, Chocobozzz vient de rejoindre l’équipe salariée de l’association Framasoft. Il se consacre à la finalisation du projet, dont une version publiquement utilisable est prévue pour mars 2018.

Un peu de technique…

À l’instar de Mastodon (une alternative libre et fédérée à Twitter), PeerTube utilise le protocole ActivityPub. Il permet de fédérer de petits hébergeurs de vidéos indépendants, ce qui permet à un spectateur qui va sur telle instance de PeerTube d’avoir accès à l’ensemble du catalogue vidéos de sa fédération. Ainsi, il n’est plus nécessaire d’héberger les vidéos de la terre entière pour présenter ses vidéos à un large public.

La diffusion en pair-à-pair permet de partager entre internautes des fragments de la vidéo que plusieurs personnes regardent en même temps. Avec cette technologie basée sur WebTorrent, on diminue fortement le risque qu’une vidéo faisant le buzz fasse tomber le serveur, ce qui évite de payer au prix fort bande passante et trafic vers son serveur.

Allier ces deux principes techniques, qui font partie des fondamentaux d’Internet, permet tout simplement de démocratiser l’hébergement de vidéos, afin que des médias, des associations, des universités et des collectifs d’artistes puissent progressivement gagner leur indépendance face à un YouTube toujours plus contraignant.

Framasoft fait le pari du libre, qui n’est pas gratuit

« Pendant ces trois années passées à Dégoogliser Internet, nous avons cherché une alternative libre à YouTube qui ne demande pas d’avoir les moyens d’un Google-Alphabet… car nous avons fait les calculs : nous sommes 350 000 fois plus pauvres qu’eux ! » plaisante Pierre-Yves Gosset, directeur de Framasoft. « L’intérêt de Google, c’est de centraliser nos créations vidéos et nos attentions, pour mieux capter nos données personnelles et monétiser notre temps de cerveau disponible. Chocobozzz a pensé PeerTube hors des sentiers battus par ces plateformes centralisatrices, et c’est là la véritable innovation. Il était donc évident pour nous de soutenir son projet en finançant son temps de travail. »

Le pari n’est pas anodin pour cette petite association française financée à 90 % par les dons des internautes. Sur les 90 000 € que Framasoft demande au public pour boucler son budget 2018. Un tiers sera consacré au développement de PeerTube, que l’association présente sur le site Framatube.org.

« Dès mars 2018, Framatube ne sera qu’une des portes d’entrée vers la fédération PeerTube. Nous n’hébergerons pas les vidéos de tout le monde. Nous préférerons accompagner des collectifs en les incitant à ouvrir leur propre instance de PeerTube. Bref : plutôt que de copier les géants du Web, nous voulons créer un réseau de fourmilières sur la toile. » conclut Pierre-Yves.

Avec plus de 38 000 € récoltés sur les 90 000 € nécessaires à la continuité de ses actions, Framasoft, espère que ce pari sera relevé.

BankBot, un cheval de Troie s’est faufilé dans Google Play

Le cheval de Troie BankBot a été injecté dans des applications utilisées quotidiennement, compromettant ainsi les applications bancaires des utilisateurs à leur insu.

L’équipe de recherches de menaces mobiles d’Avast a récemment collaboré avec des chercheurs d’ESET et de SfyLabs pour examiner une nouvelle version de BankBot, un logiciel malveillant (malware) d’application mobile bancaire qui s’est inséré dans Google Play à de nombreuses reprises cette année. Il cible ainsi les applications de banques telles que WellsFargo, Chase, DiBa et Citibank, ainsi que leurs utilisateurs en France, aux États-Unis, en Australie, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Pologne, en Espagne, au Portugal, en Turquie, en Grèce, en Russie, en République dominicaine, à Singapour et aux Philippines.

Au cours d’une première campagne, cette nouvelle version de BankBot s’est cachée dans des applications à priori fiables pour inciter les utilisateurs à les télécharger. Une seconde campagne a ensuite ciblé des jeux de Solitaire et une application de nettoyage, qui ont diffusé d’autres types de malwares appelés Mazar et Red Alert. Cependant, au lieu de divertir ou d’aider leurs utilisateurs, ces applications les espionnent, collectent leurs coordonnées bancaires et volent leur argent.

Google a supprimé les versions antérieures des applications BankBot du Play Store en quelques jours. Cependant, plusieurs versions sont restées actives jusqu’au 17 novembre, un délai suffisant pour que ces applications infectent des milliers d’utilisateurs.

Google a mis en place des mesures de numérisation et de validation pour toutes les applications soumises au Play Store, afin de s’assurer qu’aucun programme malveillant n’y soit disponible. Mais dans leurs dernières campagnes, les auteurs des applications bancaires mobiles de type cheval de Troie ont commencé à utiliser des techniques avancées pour contourner ces détections automatisées. Les activités malveillantes commencent alors deux heures après que l’utilisateur a donné des droits d’administrateur à l’application. En outre, ils ont publié des applications sous différents noms de développeurs, une technique souvent utilisée pour contourner les contrôles de Google.

Ces activités malveillantes comprennent aussi l’installation d’une fausse interface utilisateur, qui se place sur l’application bancaire lorsque l’utilisateur l’ouvre. Dès que les coordonnées bancaires sont saisies, elles sont donc collectées par le criminel. De plus, dans certains pays, les banques utilisent des numéros d’authentification de transaction (ou TAN, transaction authentication number), une forme d’authentification à deux facteurs nécessaire pour effectuer des transferts en ligne, souvent utilisée par les banques européennes. Les auteurs de BankBot interceptent le message texte de leurs victimes qui inclut le TAN mobile, ce qui leur permet d’effectuer des virements bancaires pour le compte de l’utilisateur.

« Une nouvelle version du cheval de Troie BankBot a été ajoutée à Google Play en octobre et en novembre, déguisée en lampe de poche, en jeux et en applications de nettoyage, assure Nikolaos Chrysaidos, Head of Mobile Threat Intelligence & Security chez Avast. Les cybercriminels ciblent environ 160 applications bancaires aux États-Unis, en Amérique latine, en Europe et dans la région Asie-Pacifique. Bien que Google supprime rapidement les programmes malveillants de Google Play, le problème est que les applications infectées par le cheval de Troie BankBot ont été en mesure de contourner ses contrôles de sécurité. Il est essentiel que les utilisateurs installent une application de sécurité sur leur téléphone pour les protéger de BankBot et d’autres chevaux de Troie bancaires. Ils doivent également être vigilants lorsqu’ils utilisent une application bancaire et rechercher des modifications inhabituelles à l’interface de l’application. L’ajout d’une sécurité supplémentaire, avec une authentification à deux facteurs lors de la connexion, est également conseillé. Les utilisateurs ne doivent compter que sur les app stores reconnus et de confiance pour télécharger des applications. Même si le malware était présent dans Google Play, son deuxième composant, la charge utile des logiciels malveillants, a été téléchargé à partir d’une source externe. » (Par Nikolaos Chrysaidos, Head of Mobile Threat Intelligence & Security chez Avast, Niels Croese, CTO chez SfyLabs, et Lukas Stefanko Malware, Analyst chez ESET)

Les 4 piliers pour maîtriser l’environnement multi-Cloud

Il existe quelques fondamentaux à respecter pour gagner en liberté et en sécurité et permettre à l’entreprise de tirer le meilleur parti de ses applications.

Le Cloud, qu’il soit public, privé ou hybride, ne cesse de gagner du terrain. Il offre aux entreprises une formidable opportunité de se développer rapidement et de fournir des services à valeur ajoutée pour répondre à la demande croissante des clients. Selon un récent rapport d’IDC, 86 % des entreprises adopteront une stratégie multi-Cloud d’ici deux ans. Cette évolution exerce de fortes pressions sur les départements informatiques, qui se voient contraints de réduire les coûts, d’assurer la protection des données et de sécuriser les applications critiques. Pour maîtriser l’univers multi-Cloud, l’accent doit être mis sur quatre piliers fondamentaux : stratégie, marché, opérations et valeur.

Stratégie du multi-cloud

Un plan de migration stratégique vers le Cloud aide les entreprises à aller de l’avant grâce à une architecture efficace qui sécurise les applications critiques, optimise le potentiel de l’entreprise, garantit la conformité des données et préserve l’expérience utilisateur. La question que doivent se poser les responsables est de savoir si la stratégie de migration vers le Cloud fournit le socle nécessaire à l’innovation, la croissance de l’activité et l’apport de valeur ajoutée aux clients. Les entreprises ont besoin de résultats tangibles qui ont un impact positif sur l’activité. La sécurité est une composante centrale de tout projet de migration, en particulier lorsque ce dernier intègre des services Cloud natifs s’appuyant sur des règles incompatibles avec les services déployés sur site. Parallèlement, investir dans des outils avancés et du personnel qualifié renforce la maîtrise technologique et l’alignement de la stratégie globale.

Marché

Une compréhension du marché des fournisseurs de services Cloud est fondamentale pour créer de la valeur et optimiser les performances. D’après le rapport State of Applications Delivery 2017 publié par F5, une entreprise sur cinq prévoit d’héberger plus de 50 % de ses applications dans le Cloud, ce qui ne fera qu’amplifier le problème de la sécurité des applications.

D’où l’importance de choisir une solution Cloud et un fournisseur de sécurité appropriés. Il est par exemple possible de combiner services sur site, services de Cloud public/privé et services SaaS (Software-as-a-Service). Le marché offre de nombreuses possibilités. Que l’entreprise opte pour le transfert des applications existantes vers le Cloud (migration de type « lift and shift ») ou pour des applications Cloud natives, il est important d’éviter toute dépendance vis-à-vis de fournisseurs de services Cloud spécifiques. Déployer la bonne combinaison de solutions dans le ou les bons environnements accélère la mise sur le marché, atténue les menaces et assure la cohérence, quel que soit le scénario opérationnel.

Opérations

Un modèle multi-Cloud transforme le département informatique en courtier de services, aidant ainsi les entreprises à renforcer la sécurité des applications tout en optimisant le rendement de l’infrastructure existante via la normalisation. Les entreprises prospères adoptent une approche intégrée du Cloud et évitent les silos départementaux. La sécurité des applications dépend de l’ensemble de l’architecture applicative, y compris de l’infrastructure réseau. Tout l’écosystème doit protéger pleinement les données et services vitaux en constante évolution. La sécurité ne doit pas être l’affaire d’un seul individu ni d’une seule fonction de l’entreprise. Pour une transition en douceur, toutes les parties prenantes doivent se synchroniser entre elles et parfaitement saisir les objectifs commerciaux. Une collaboration plus étroite entre les équipes DevOps et NetOps est attendue. De leur côté, les architectes des nouvelles solutions et nouveaux services applicatifs doivent mieux sensibiliser les dirigeants. Avantages de la migration vers le Cloud et aux aspects à normaliser.

Valeur

Il est indispensable de mettre en place des dispositifs de mesure, de surveillance et de gestion. Un écosystème de solutions de sécurité intégrées est requis. Il doit protéger les applications vitales contre des risques majeurs, où qu’elles résident.

Recourir à des outils robustes. Appréhender le paysage des menaces. Mettre à la disposition des spécialistes de la sécurité tous les moyens nécessaires aide les entreprises à protéger les données sensibles. Il doit faciliter le contrôle des accès en vue d’une meilleure expérience client.

Une mesure et une surveillance étroites des performances d’un projet Cloud permettent d’identifier les menaces. Connatre leur impact sur le bilan de l’entreprise.

L’adoption de technologies Cloud doit également être un moyen pour les entreprises de lancer de nouveaux services et d’innover. Croissance de l’activité, accélération de la mise sur le marché, flexibilité/efficacité opérationnelles et optimisation des performances applicatives sont des facteurs essentiels. Au final, le Cloud doit être une source de fierté pour l’entreprise et renforcer la réputation de la marque.

Conclusion : maîtriser ou subir son multi-cloud

De plus en plus d’entreprises adoptent un modèle multi-Cloud. Si elles ne veulent pas être laissées pour compte dans un monde numérique en rapide mutation, elles doivent agir. Ce sont la réputation de leur marque et la confiance des clients qui sont en jeu. En l’absence de vision et de stratégie, elles se laisseront dépasser par la complexité. Elles finiront par rejoindre les rangs des victimes de la cybercriminalité. Il est temps pour elles de devenir maîtres de leur destin. (Par Laurent Pétroque, expert sécurité chez F5 Networks)