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Sécurité des terminaux mobiles, talon d’Achille des entreprises

Sécurité des terminaux mobiles – Gérer de la meilleure façon les terminaux mobiles des collaborateurs en entreprise.
Tandis que l’on utilise chaque jour davantage l’Internet sur mobile, les risques aussi augmentent et les menaces s’y multiplient. Et comme l’entreprise a massivement adopté le mobile comme plateforme professionnelle, les logiciels malveillants et attaques réseau sont de plus en plus nombreux à tirer parti de ses failles. Il faut alors admettre que l’ampleur des attaques ne peut que croître sur nos terminaux encore mal protégés.

Au cours de notre enquête trimestrielle sur la sécurité mobile entre octobre et décembre 2015, il s’est avéré que la majorité des entreprises comptait au moins un terminal non conforme sur cette période. Ce chiffre s’explique directement par la désactivation de la protection par code PIN, la perte d’un terminal, l’absence de règles à jour, etc. Des terminaux défaillants sont des cibles plus vulnérables pour les logiciels malveillants, les codes exploitant les failles et le vol de données. Face à ces risques croissants, on insistera sur l’importance d’utiliser les règles de sécurité et de conformité disponibles pour mettre en quarantaine ces terminaux.

Les entreprises confient encore trop souvent leur sécurité mobile à des systèmes dépassées par la  nouvelle génération de menaces. La sécurité des terminaux mobiles n’est pas une option. La sécurité des terminaux mobiles est encore moins un gadget. D’ailleurs, les entreprises gèrent les risques de pertes de leurs données stockées dans le cloud selon ces mêmes méthodes obsolètes. Celles-ci essaient de limiter les risques en plaçant sur liste noire une ou plusieurs applications cloud de synchronisation et de partage de fichiers dans l’entreprise. Le recours aux listes noires revient à étouffer les problèmes. Au vu de la multitude d’applications et de services de synchronisation et de partage disponibles, une règle de liste noire n’est en pas suffisamment efficace et exhaustive pour tous les repérer. Les utilisateurs n’auront alors plus qu’à trouver une autre application pour stocker leurs données professionnelles dans le cloud. En outre, les logiciels mobiles malveillants et les risques liés aux applications n’ont cessé d’augmenter en 2015. Ainsi, de nouvelles versions de logiciels malveillants, tels que YiSpecter et XcodeGhost qui ciblent iOS d’Apple, n’ont plus besoin que le terminal soit jailbreaké. Pourtant, l’adoption de solutions contre les logiciels malveillants sur les mobiles reste très limitée en dépit de la protection accrue qu’elles confèrent contre les risques liés au mobile.

En matière de sécurité mobile, de sécurité des terminaux mobiles, beaucoup d’entreprises sont encore en phase d’affinage de leur stratégie. Les statistiques s’appuyant sur la prévalence des failles identifiables en matière de terminaux mobiles, d’applications, de réseaux et de comportement des utilisateurs sont essentielles pour élaborer des approches plus astucieuses et des outils plus performants afin de réduire l’incidence de ces failles. Les entreprises dans lesquelles une solution EMM est déjà déployée disposent généralement de la plupart des outils dont elles ont besoin. Il leur suffit alors de les mettre en pratique.
Sécurité des terminaux mobiles

Quelques conseils peuvent cependant se révéler utiles aux entreprises qui n’auraient pas encore de politique sécuritaire pour leurs terminaux mobiles :

Appliquez les règles de conformité et mettez en quarantaine les terminaux qui ne sont plus conformes. Sécurité des terminaux mobiles doit mettre en gras, au bureau, que le fait d’un terminal qui ne répond pas aux normes étant une cible de choix pour une attaque malveillante à l’encontre de l’entreprise, il est fortement recommandé d’utiliser systématiquement les règles strictes de conformité proposées avec les solutions EMM afin de mettre en quarantaine les terminaux à risque. Une solution EMM peut détecter si un utilisateur a désactivé son code PIN, a un terminal piraté, applique une règle obsolète et bien plus encore. Les fonctions de mise en quarantaine peuvent servir à bloquer l’accès au réseau et/ou à supprimer de façon sélective les données d’entreprise stockées sur le terminal. Elles contribuent à limiter la perte de données et à respecter les exigences réglementaires en matière de conformité, ce qui évite à l’entreprise de faire les gros titres à la rubrique « Victimes de cybercriminalité ».

Cessez de mettre sur liste noire les applications de stockage dans le cloud personnel et privilégiez plutôt les fonctionnalités de gestion ou de conteneurisation des applications fournies avec les solutions EMM pour permettre à vos employés de stocker leurs données dans un cloud d’entreprise sécurisé. L’approche EMM, qui consiste à éviter la dissémination des données d’entreprise plutôt que de bloquer un nombre toujours plus important d’applications cloud, offre l’avantage non négligeable de séparer les données d’entreprise des données personnelles.

Ajoutez un service de réputation des applications ou de prévention des menaces sur les terminaux mobiles qui s’intègre à votre solution EMM. Ces services détectent les applications dangereuses, les logiciels malveillants, les risques liés aux applications, les attaques réseau et bien plus encore. Ils s’appuient sur la solution EMM pour prendre des mesures et mettre en quarantaine un terminal si une menace est détectée.

Appliquez les correctifs sur vos terminaux gérés. Il vous suffit de passer par le biais de la console EMM pour mettre en œuvre une version minimale du système d’exploitation. Si cette opération est simple sous iOS, elle peut s’avérer plus complexe avec Android en raison de la fragmentation expliquée plus haut. En revanche, les services de réputation des applications ou de prévention des menaces précédemment mentionnés peuvent identifier les risques liés aux terminaux Android en mettant des failles connues en corrélation avec le système d’exploitation. Ils peuvent ensuite informer la solution EMM qu’un terminal vulnérable a été détecté afin de le mettre en quarantaine.

Par Michael Raggo, directeur du MobileIron Security Labs

Applications et VPN pour téléphone portable et tablette

Surfer anonyme et sécurisé sur votre téléphone portable et autre tablette est devenu un acte obligation. Pour cela, l’utilisation d’un VPN est devenue indispensable. Pas toujours simple à employer, il existe des applications qui automatisent et facilitent l’exploitation d’un VPN. Voici quelques solutions d’outils et de VPN pour votre téléphone portable et votre tablette, simples à mettre en place et efficace.

S’il fallait faire simple, un VPN est une machine qui va vous permettre de cacher votre adresse Internet lors de vos surfs, téléchargements, … La machine, entre vous et l’espace numérique que vous souhaitez visiter va servir de leurre. C’est l’adresse du VPN qui apparaitra dans les traces du forum, des sites… que vous visitez. A noter que de plus en plus de service VPN vous proposent aussi de chiffrer les informations qui transitent entre lui, votre FAI et votre ordinateur. En gros, les informations que vous envoyez/recevez, sont chiffrés entre le fournisseur de VPN, votre FAI [ou celui qui vous propose la connexion : hôtel, restaurant, conférence…] et vous. Bilan, un « espion » ayant la main sur votre connexion (un wi-fi public par exemple, NDR) ne pourra pas intercepter/lire/modifier les données qui arrivent/sortent de votre ordinateur. Bref, indispensable sur un ordinateur (PC, MAC). Encore plus indispensable sur un smartphone, tablette et tout autre objet nomade.

Voici quelques solutions de VPN et d’applications proposées par ZATAZ.COM dédié au surf anonyme et sécurisé pour votre smartphone et tablette. Ils vous permettant de surfer, converser… en mode sécurisé et chiffré. Je vais commencer par les applications que j’utilise. A noter que je n’exploite  jamais deux fois la même application/VPN dans la même journée.

A partir de 3€ par mois, sans abonnement.

HideMyAss! est un service permettant de surfer en mode chiffré, et quasi anonymement. Pour cela, HMA vous permet d’utiliser un VPN, un tunnel qui chiffre les informations qui transitent entre vous et les réseaux que vous pouvez utiliser (Oueb, FTP, IRC…). Hide My Ass, que l’on peut traduire par… « protéger son petit fessier sur Internet » propose une application simple et efficace. Sélection aléatoire des serveurs, recommandations géographiques (pour plus de rapidité, par exemple), planification des changements d’ip (toutes les 5 minutes, une nouvelle adresse, un nouveau serveur, un nouveau pays, par exemples).

Très pratique, vous pouvez choisir les applications qui ne peuvent se connecter qu’avec un VPN (mails…). L’application pour iPhone et Android est très intuitive. Bref, avec 929 serveurs basés dans plus de 190 pays, HMA met à disposition 125688 adresses IP. Cette société propose une option TV et console de jeux. Fonctionne sur PC, MAC, Android, iOS. Surf anonyme et sécurisé pour votre smartphone et tablette, téléchargez et testez HideMyAss!

VyprVPN, comme son cousin HideMyAss, offre un système de chiffrement. OpenVPN, et par une invention maison, le Chameleon (256 bits). Il utilise le protocole OpenVPN 256 bits, et permet de brouiller les métadonnées pour éviter le Deep Packet Inspection (DPI), les blocages… Ici aussi, vous pouvez définir les applications qui se lanceront uniquement avec un VPN. L’appli VyprVPN peut aussi être configurée de manière à s’allumer dès qu’une connexion wi-fi non sécurisée est détectée.

Nouveau, l’outil pour smartphone et tablette permet de bloquer les contenus et espaces numériques que votre mobile souhaiterait visiter sans votre accord (pub, redirection, lancement de programme malveillant…). Plus de 200.000 adresses IP, quelques 800 serveurs. Compter 10€ par mois, sans obliger de souscrire à un abonnement. VyprVPN propose une option TV, console de jeux et routeur. Fonctionne sur PC, MAC, Android, iOS. Surf anonyme et sécurisé pour votre smartphone et tablette – Téléchargez et testez VyprVPN.

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Cloud : transfert sécurisé, dilemme pour les équipes informatiques

Tandis qu’une majorité d’informaticiens considèrent la sécurité des partages et transferts de fichiers comme très importante, plus de la moitié d’entre eux continuent d’utiliser des services de partage Cloud non sécurisés

Compte tenu de l’augmentation des menaces et vulnérabilités introduites sur le marché au quotidien, le processus de déplacement des données d’une entreprise est un point critique du rôle des équipes informatiques. Aujourd’hui, Ipswitch a présenté les conclusions de sa nouvelle enquête, qui a évalué les solutions et politiques de transfert de fichiers actuellement en place dans les entreprises auprès de 555 informaticiens dans le monde. L’enquête a mis en évidence que, bien que les équipes informatiques considèrent les transferts de fichiers sécurisés comme très importants pour leur organisation, elles n’utilisent pas les outils nécessaires pour en faire une réalité.

Principaux résultats au niveau mondial :
76 % des informaticiens déclarent que la capacité à transférer et partager des fichiers de façon sécurisée est très importante, en interne comme en externe. Cependant, 61 % indiquent que leur organisation utilise des services de partage Cloud non sécurisés comme Dropbox.
32 % des informaticiens déclarent ne pas avoir de politique en place pour le transfert de fichiers, mais 25 % prévoient d’en intégrer une. Un quart (25 %) des informaticiens expliquent que leur organisation a des politiques concernant les technologies de transfert, mais que leur application n’est pas systématique.
21 % des informaticiens indiquent qu’il est possible qu’ils aient subi une violation ou une perte de données, mais n’en sont pas sûrs. Plus d’un tiers (38 %) des informaticiens déclarent que leurs processus visant à identifier et réduire les risques du transfert de fichiers ne sont pas efficaces.
Moins de la moitié (46 %) des informaticiens sondés utilisent une solution de gestion de transfert de fichiers (MFT).

Principaux résultats pour la France :
88 % des participants évaluent l’importance de la capacité à transférer et partager des fichiers de façon sécurisée et performante, à l’intérieur et à l’extérieur de leur organisation, comme très (62 %), ou assez (26 %) importante.
80 % des participants ont des services de partage de fichiers Cloud en place et 75 % utilisent des serveurs FTP (protocole de transfert de fichiers).
96 % des participants ont des politiques en vigueur qui interdisent l’utilisation de certaines technologies ou de certains services de transfert de fichiers pour les données sensibles (70 %), ou prévoient de mettre en place ce type de politique (26 %).
43 % des participants limitent l’utilisation des services de partage Cloud non sécurisés (38 % au Royaume-Uni). Et 54 % limitent l’utilisation des serveurs FTP open source.
31 % des participants considèrent que les processus de leur organisation en matière de réduction des risques des opérations de transfert de fichiers sont très efficaces.
52 % des organisations des participants ont connu ou ont pu connaître une perte importante de données, suite à une défaillance du processus de transfert de fichiers. 53 % des participants qui ont effectivement subi une perte importante de données ont désigné une erreur de traitement ou une erreur humaine comme l’origine du problème.
Seuls 27 % des participants considèrent que les processus de leur organisation en matière d’identification des risques des opérations de transfert de fichiers sont très efficaces.

« Les résultats de l’enquête mettent en évidence une déconnexion évidente entre le service informatique et la direction des organisations en matière de sécurité du transfert des données. », explique Michael Hack, vice-président senior des opérations européennes chez Ipswitch. « Les équipes informatiques doivent inclure ce besoin dans les priorités pour 2016 afin de permettre à l’entreprise de posséder un contrôle granulaire des accès, une gouvernance automatisée des politiques et une protection des données en transit ou au repos. En mettant en œuvre une solution MFT et en faisant respecter des politiques strictes, les équipes informatiques assurent la sécurité des données sensibles de l’entreprise sans problème. »

Les dirigeants ne sont pas en phase sur la façon de lutter contre les cybercriminels

Selon les résultats de l’étude C-Suite d’IBM : les dirigeants ne sont pas en phase sur la façon de lutter contre les cybercriminels. Éducation et engagement sont nécessaires pour mettre les dirigeants au niveau du nouvel environnement de sécurité.

La division sécurité d’IBM et l’Institut IBM for Business Value (IBV) publient aujourd’hui les résultats d’une étude réalisée auprès de plus de 700 dirigeants qui met en lumière leur confusion concernant leurs véritables ennemis cyber et la façon de les combattre efficacement.

La nouvelle étude, Securing the C-Suite, Cybersecurity Perspectives from the Boardroom and C-Suite est basée sur des entretiens avec des dirigeants de 28 pays et de 18 secteurs industriels concernant la cybersécurité dans l’entreprise. L’étude n’a pas pris en compte les responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI), afin d’obtenir une image fidèle de ce que les dirigeants pensent de la cybersécurité. Si sur le papier, la cybersécurité est considérée comme une préoccupation majeure pour 68% des dirigeants1, et que 75% pensent qu’une stratégie globale de sécurité est importante, l’étude révèle que les dirigeants clés doivent être plus engagés auprès des RSSI, au-delà de la stratégie en matière de sécurité, et avoir un rôle plus actif.

L’une des principales conclusions de l’étude est que 70% des dirigeants pensent que les individus malveillants constituent la plus grande menace pour leur entreprise. Selon un rapport des Nations Unies2, la réalité est que 80% des cyberattaques sont réalisées par des réseaux criminels hautement organisés au sein desquels les données, les outils et l’expertise sont largement partagés. L’étude C-Suite révèle un large éventail d’ennemis : 54% des  dirigeants reconnaissent que les réseaux criminels sont un sujet de préoccupation mais leur ont donné un poids à peu près égal aux individus malveillants (50%).

Plus de 50% des PDG s’accordent à dire qu’une collaboration est nécessaire pour lutter contre la cybercriminalité. Ironiquement, seulement 1/3 des chefs d’entreprise a exprimé sa volonté de partager à l’extérieur ses informations sur les incidents liés à la cybersécurité survenus dans leur entreprise. Cette situation est un frein à la collaboration coordonnée au niveau de l’industrie, alors même que les groupes de pirates partagent de mieux en mieux l’information en temps quasi réel sur le Dark Web. Les PDG soulignent également que les organisations externes doivent faire davantage ; une surveillance accrue du gouvernement, une augmentation de la collaboration dans l’industrie, un partage de l’information transfrontalière – cette dichotomie doit être résolue.

«Le monde de la cybercriminalité est en pleine évolution, mais de nombreux dirigeants n’ont pas mis à jour leur compréhension des menaces », a déclaré Caleb Barlow, Vice-Président, IBM Security. « Bien que les RSSI et le Conseil d’administration puissent aider à fournir les conseils et des outils appropriés, les dirigeants en marketing, ressources humaines et finances, quelques-uns des départements les plus exposés et les plus fournis en données sensibles, devraient s’impliquer de façon plus proactive dans les décisions de sécurité avec les RSSI. »

En fait, les départements marketing, ressources humaines, et finances représentent des cibles de choix pour les cybercriminels car ils gèrent les données clients et employés parmi les plus sensibles, avec les données financières de l’entreprise et les informations bancaires. Dans l’étude, environ 60% des directeurs financiers, DRH, et directeurs marketing reconnaissent volontiers qu’ils, et par extension leurs divisions, ne sont pas actifs dans la stratégie et l’exécution de la politique de cybersécurité de l’entreprise. Par exemple, seuls 57% des DRH ont déployé une formation à la cybersécurité pour les employés, première étape pour que ces derniers s’engagent en la matière.

Que peuvent faire les entreprises ?
Un nombre impressionnant de dirigeants interrogés, 94%, pensent qu’il y a une certaine probabilité pour que leur entreprise subisse un incident de cybersécurité significatif au cours des deux prochaines années. Selon l’étude d’IBM, 17% des personnes interrogées se sentent capables et prêtes à répondre à ces menaces. IBM a identifié des répondants exceptionnels, 17% de répondants classés «Cyber-Securisés», ce sont les dirigeants les plus préparés et capables de faire face aux menaces. Les dirigeants « Cyber-sécurisés » sont deux fois plus susceptibles d’avoir intégré la collaboration dans leur politique de cybersécurité et deux fois plus susceptibles d’avoir intégré la cybersécurité à l’ordre du jour des Conseils d’administration de façon régulière.

 Conseils « Cyber-Securisés» pour les entreprises :
• Comprendre le risque : Évaluer les risques liés à votre écosystème, analyser les risques de sécurité, développer l’éducation et la formation des employés et intégrer la sécurité dans la stratégie de risques de l’entreprise.

• Collaborer, éduquer et responsabiliser : Mettre en place un programme de gouvernance de la sécurité, accroître le pouvoir des RSSI, promouvoir et discuter régulièrement de la cybersécurité lors des réunions de direction, intégrer les dirigeants dans l’élaboration d’une stratégie de réponse aux incidents.

• Gérer les risques avec vigilance et rapidité : Mettre en œuvre une surveillance continue de la sécurité, tirer profit des analyses d’incidents, partager et utiliser les renseignements de sécurité pour sécuriser l’environnement, comprendre où les données numériques des entreprises se trouvent et élaborer des stratégies en conséquence, développer et appliquer les politiques de cybersécurité.

1.     “Redefining Boundaries: Insights from the Global C-suite Study.” IBM Institute for Business Value. November 2015.
2.     UNODC Comprehensive Study on Cybercrime 2013

5 tendances en matière de sécurité informatique pour l’édition 2016 de la RSA Conférence

L’année 2015 a été marquée par d’importantes failles de sécurité avec des répercussions allant parfois au-delà de l’impact purement financier et touchant notamment la sécurité intérieure des pays ou la confidentialité de vos données personnelles. L’édition 2016 de la RSA Conférence sera l’occasion pour l’éditeur de rappeler les enjeux majeurs en matière de sécurité informatique qui figurent désormais en première page des médias et s’invite à l’ordre du jour des conseils d’administration.

CA Technologies réalise chaque année des prévisions sur les principales menaces et avancées en matière de sécurité. A la suite d’un webcast organisé sur le sujet (« The Rise of the User – Security Predictions for 2016 ») l’éditeur partage son analyse en 5 tendances clés pour cette année. CA Technologies présentera ces tendances au cours de la 25ème édition de la RSA Conférence. Michelle Waugh, Directrice de la Division Sécurité sera chargée d’un Tech Briefing intitulé « Identity-Centric Security: Enjoying Digital Business Transformation »  le 2 mars à 17h00 (North Exhibit Hall Briefing Center)

Des prévisions 2015 avérées en sécurité informatique
« Au début de l’année 2015 nous avions déjà fait 5 prévisions concernant les tendances de la sécurité. Après analyse des 12 derniers mois, nous avons constaté que 4 de ces prévisions se sont vérifiées, tandis que la dernière devrait se réaliser à plus long terme (indiquée en vert sur le graphique) », précise Michelle Waugh.

Ce qui nous attend en 2016 en matiére de sécurité informatique
En 2016, CA Technologies anticipe l’émergence des cinq tendances suivantes, et prévoit qu’elles affecteront considérablement les professionnels de la sécurité.

1.      Les équipes chargées de la gestion des identités laisseront progressivement la main aux équipes métiers. L’expérience utilisateur devant sans cesse être améliorée, les métiers seront amenés à intégrer la gestion des identités dès la conception de leurs services, afin de les rendre plus intuitifs et sans contrainte pour les utilisateurs.  Cette prise de contrôle permettra à la fois de renforcer l’engagement des utilisateurs (employés, partenaires, clients) et de réduire les risques.

2.      Les zones exposées aux attaques et les failles seront de plus en plus étendues, et les conséquences de ces violations iront bien au-delà de pertes financières. Le recours accru au développement Agile, à DevOps, à la virtualisation ou au Cloud créeront de nouvelles brèches de sécurité propices aux attaques. La cybercriminalité laissera la place au cyber-espionnage, menaçant la sécurité intérieure des pays et ouvrant la voie à de potentielles attaques cyber-terroristes.

3.      L’analyse des risques ne sera plus réservée aux services financiers et deviendra accessible à l’ensemble de l’entreprise. N’utilisant qu’un simple mot de passe pour identifier leurs utilisateurs, les entreprises peineront à différencier les utilisateurs légitimes des usurpateurs d’identité et vont recourir à des analyses basées sur les risques pour protéger leurs plateformes web et leurs applications mobiles.

4.      La gestion et la sécurité informatique des identités et des accès (IAM) deviendra un axe de plus en plus stratégique pour les entreprises, qui seront de plus en plus demandeuses d’expertise en la matière en 2016. Une plus grande attention sera prêtée aux identités privilégiées, aux identités s’étendant sur le Cloud et aux identités tierces intégrées aux ‘frameworks’ de sécurité, ce qui rendra les défis associés à la sécurité des identités encore plus difficiles à relever.

5.      L’Internet des Objets (IdO) gagnant le marché, la nécessité d’y incorporer des fonctionnalités de gestion des identités sera de plus en plus évidente. L’acronyme IdO aura désormais également le sens d’« Identité » des Objets. Les informations circulant sur Internet et stockées sur ces appareils connectés devront ainsi être authentifiés et dignes de confiance, de la même manière que l’identité d’une personne doit être vérifiée.

Bref, la sécurité informatique a encore beaucoup de chemin à faire !

Sécurité des voitures connectées : l’importance de l’identité

Depuis quelques années, de plus en plus de produits rejoignent l’Internet des Objets. S’il était auparavant réservé à de simples produits, il s’étend aujourd’hui à des produits haut de gamme tels que les voitures connectées. En effet, selon l’IDATE, en 2020, 420 millions d’automobilistes généreront un marché de connectivité d’une valeur de 9 milliards d’euros.

Cependant, les voitures, devenant de plus en plus de véritables plateformes informatiques au lieu d’être simplement un moyen d’aller d’un point A à un point B, sont également des cibles de plus en plus attrayantes pour les hackers. 40 millions d’automobilistes a notamment dévoilé en 2014 que trois quarts des voitures volées en France sont électroniquement piratées. Les questions de sécurité et d’identité doivent donc être prises en compte en faisant appel à des experts du domaine. La sécurité menée par l’identité va devenir une nécessité, et le contrôle de sécurité par le propriétaire est susceptible de devenir monnaie courante.
 
Voitures connectées : Un secteur en pleine expansion mais un manque de sécurité
La transformation numérique touche l’ensemble des secteurs d’activités mais en particulier celui de l’automobile. En effet, ce secteur est incontestablement en pleine mutation. Le métier des constructeurs automobiles évolue sans cesse et d’ici une dizaine d’années les sociétés automobiles seront totalement différentes, passant d’un profil de constructeurs à celui de prestataires de services.

L’ensemble des constructeurs et des sous-traitants du secteur automobile produisent aujourd’hui en majorité des smart devices, c’est-à-dire des objets intelligents tous connectables. Pourquoi ? Car à terme ils souhaitent récupérer l’ensemble des données attenantes à un véhicule (distance parcourue, vitesse, taux de freinage, etc.) pour fournir des services basés sur ces dernières. En effet, en manipulant ces données relatives à l’utilisateur, ils pourront lui fournir des services dédiés et ainsi augmenter leur part de marché.

On estime aujourd’hui qu’il y a entre 40 et 60 millions de voitures connectées dans le monde, chacune comportant un grand nombre d’objets intelligents eux-mêmes connectés à internet. D’ici 5 ans, ce chiffre devrait passer à plus de 200 000 millions. Seulement, on estime aussi que le niveau de sécurité de ces voitures est équivalent au niveau de sécurité dont disposaient les ordinateurs et les systèmes d’informations des entreprises des années 80-85…

Des voitures connectées encore trop vulnérables
A ce jour, énormément de tests ont été réalisés pour démontrer la vulnérabilité des voitures connectées, au cours desquels des ingénieurs spécialisés en sécurité ont pu à distance se connecter à des voitures. Une grande partie des véhicules proposés par les grandes marques du marché automobile ont en effet été testés et piratés. La totalité des constructeurs est réellement concernée par ce sujet.

Au cours de ces tests, les ingénieurs ont pu effectuer à distance différentes actions relativement bénignes : allumer la radio, activer les essuies glaces, allumer les feux, etc. Cependant, ils ont également réussi à baisser les vitres, à stopper le moteur sans que le conducteur de la voiture ne puisse le redémarrer ou encore à couper les freins sans que ce dernier ne puisse les réactiver. Ces prises de contrôle à distance peuvent donc avoir des conséquences graves si la personne aux commandes est un pirate informatique mal intentionné.

Un élément au cœur de la transformation numérique du secteur : l’identité
Aujourd’hui, l’ensemble des voitures dites « intelligentes » dispose d’un ordinateur de bord connecté à internet. A travers cette connexion internet, il est possible de se connecter à ces ordinateurs et d’accéder aux différents appareils tels que celui gérant l’allumage du moteur, le réglage des freins, etc.

Désormais lorsque l’on parle d’une automobile, l’identité est un élément central : identité de l’utilisateur, de la voiture, des dizaines voire des centaines d’objets connectés au sein d’un véhicule, etc. Le problème majeur est qu’il n’y a pas de corrélation entre l’identité du conducteur et l’ensemble des identités des objets intelligents présents dans la voiture.

En terme de sécurité, il faut créer cette relation pour que seule l’identité du conducteur, préalablement fortement authentifiée, puisse engager les actions sur ou au travers de l’identité des différents objets connectés. Ainsi lorsqu’un pirate cherchera à prendre le contrôle d’un véhicule à distance, son identité n’étant pas reconnue par les différents objets connectés, il n’y aura pas accès. Il est donc nécessaire de mettre en œuvre une plateforme de gestion des identités qui va permettre de contextualiser et de relier entre elles ces différentes identités.

Une authentification nécessaire mais non contraignante pour les voitures connectées
Lorsqu’il y a authentification de l’identité du propriétaire, le véhicule n’est pas forcément uniquement dédié à ce dernier. L’identité d’un véhicule ou d’un objet peut être reliée aux différentes identités physiques des individus qui auraient une interaction avec elle. Un véhicule peut par exemple être rattaché aux différents membres d’une famille avec une autorisation pour chacun des parents ainsi que pour leur fille titulaire du permis de conduire. De plus, chacun peut avoir des autorisations spécifiques quand aux différentes actions qu’ils vont pouvoir réaliser. On peut par exemple relier l’identité de la voiture à celle du fils âgé de 10 ans et lui interdire totalement d’avoir accès au contrôle du moteur, des freins, etc.

Enfin, au delà d’une base logicielle s’appuyant sur des standards d’authentification, différentes méthodes sont envisageables : empreinte digitale, reconnaissance faciale … et tout ce que les constructeurs seront capables d’imaginer dans les années à venir ! (Ismet Geri, vice-président France et Europe du sud chez ForgeRock)

BYOD au 0Day : sécurité, une année bissextile à l’autre

Vous avez peut-être remarqué que le 29 février figurait dans notre calendrier, cette année : 2016 est en effet une année bissextile ! En matière de cybersécurité, beaucoup de choses ont changé, comme l’arrivée du BYOD, au cours des quatre dernières années. Voici quatre évolutions majeures intervenues depuis 2012, soit une moyenne d’une par an.

Sécurité du cloud : de l’adoption à la redéfinition des frontières
2012 : les experts prévoyaient une hausse de l’adoption de solutions de sécurité des données dans le cloud ; cette hausse était censée affecter l’approche des entreprises en la matière, ainsi que les modes de fourniture des éditeurs. Le cloud hybride commençait à émerger en raison de ses avantages en matière d’agilité et de sécurité. En outre, suite à l’explosion en 2011 des APT (menaces persistantes avancées) à l’encontre de grandes sociétés ou d’administrations publiques, on s’attendait à une recrudescence de ces attaques ciblées en 2012.

2016 : entre l’invalidation de l’ancien cadre Safe Harbor et la création du nouveau cadre baptisé E.U.-U.S. Privacy Shield, les réglementations en matière de résidence et de souveraineté sur les données ont été des sujets de conversations majeurs. Et à la suite de la révélation au grand jour d’affaires de surveillance/d’espionnage, des législations de plus en plus rigoureuses sont à prévoir. En outre, avec le développement des nouvelles technologies et l’évolution des solutions de sécurisation des applications dans le CLOUD (CASB), les frontières entre les applications et processus opérationnels compatibles avec le cloud et les autres feront l’objet d’une nouvelle délimitation. Les entreprises utiliseront plus volontiers le cloud là où cela aurait été considéré comme inconcevable il y a quelques années.

Le débat sur la cybersécurité à Washington
2012 : le projet de loi Cybersecurity Act de 2012, soit la législation la plus complète en la matière à l’époque, est rejeté par le Sénat à l’issue d’un vote à 52 voix contre 46. À ce moment, nombreux sont ceux qui pensent que ce rejet empêchera l’adoption de la moindre législation en matière de cybersécurité pour le reste de l’année, voire pour les années à venir.

2016 : nous sommes maintenant en 2016, et l’atmosphère à Washington est clairement différente. En octobre 2015, le Sénat a adopté à 74 voix contre 21 le projet de loi sur le partage d’information de sécurité informatique. De plus, en 2016, la Maison Blanche a dévoilé un plan d’actions national en matière de cybersécurité (CNAP) afin de renforcer les systèmes de protection numérique des États-Unis.

Des failles de plus en plus grandes   
2012 : cette année-là, de très grandes entreprises ont été victimes de piratages affectant des millions de personnes. Des enseignes commerciales pour le grand public et de grandes sociétés de cartes de crédit ont connu des fuites de données qui ont donné le ton pour l’avenir. À cette époque, les pirates ciblaient principalement les informations relatives aux cartes de crédit, qu’ils obtenaient et revendaient ensuite sur le marché noir.

2016 : en quatre ans, les attaques ont considérablement évoluées. Les secteurs des services financiers et de santé sont désormais durement touchés. En outre, les types d’informations dérobées par les pirates ont également changé. Les données des dossiers médicaux ont une durée de vie largement supérieure et peuvent être utilisées pour des usurpations d’identité. Contrairement aux données financières, qui deviennent inexploitables une fois que la victime s’aperçoit de la fraude et fait opposition sur sa carte, un numéro de sécurité sociale peut difficilement être changé, tandis que des dossiers médicaux et pharmaceutiques sont permanents. Il existe également un marché important pour la fraude et l’arnaque à l’assurance santé, une opportunité bien cernée par les pirates.

Sécurité du BYOD vs. sécurité de l’IdO
2012 : il y a quatre ans, le BYOD devenait sans cesse plus populaire sur le lieu de travail et connaissait son plus bel essor. À l’époque, les acteurs du secteur étaient obsédés par les problèmes de compatibilité que provoquerait cette tendance croissante, ainsi que par les risques de sécurité liés au fait que des employés accèdent à des données professionnelles privées sur leurs appareils personnels.

2016 : bien que le BYOD suscite toujours plus d’inquiétudes sur le plan de la sécurité, les experts prêtent davantage attention à la recrudescence des attaques par des machines « zombies ». Le cabinet de recherche Gartner prévoit que 6,8 milliards d’appareils connectés seront utilisés en 2016, soit une hausse de 30 % par rapport à 2015. Le nombre important d’appareils connectés, ou le phénomène de l’« Internet des Objets », représente une opportunité sans précédent pour les pirates, et beaucoup pensent que le problème va s’aggraver en raison de l’exposition croissante des consommateurs.

Tendances 2016 de la sécurité des réseaux

Aux prémices de 2016, Shehzad Merchant, Chief Technology Officer chez Gigamon, spécialiste de la visibilité réseau, a fait le bilan de l’année 2015 et identifié les cinq tendances principales en matière d’infrastructures réseaux et de sécurité pour l’année 2016.

Démocratisation croissante des Malwares-as-a-Service (MaaS) – Ces deux dernières années, de nombreuses failles de sécurité sophistiquées ont été révélées et avec elles, c’est tout un « écosystème » de MaaS qui a vu le jour avec la mise à disposition d’une large gamme d’offres packagées de virus prêtes à l’emploi et accessibles à tous, augmentant de fait la quantité d’acteurs en mesure de perpétrer des cyberattaques. Toutefois, la démocratisation des malwares tend à réduire leur niveau de sophistication, et bien que certaines menaces persistantes avancées restent de haut niveau, une majorité des attaques perpétrées par ce moyen seront plus faciles à détecter et à stopper, car les pirates qui auront choisi de se connecter aux systèmes existants ne pourront y intégrer qu’une quantité limitée de zones d’ombre.

Généralisation de la sécurité prédictive – 2016 verra une croissance des cybermenaces de type « polymorphes », c’est-à-dire que chaque instance du malware se manifestera sous une apparence et un fonctionnement différents tout en gardant une base commune. Par conséquent, de nombreuses variantes sont susceptibles de passer outre les systèmes de détection traditionnels tels que les pare-feu ou les solutions anti-virus. Afin de mieux détecter ces menaces polymorphes, les entreprises auront besoin de solutions d’analyse prédictive visant à contrôler l’ensemble des données de l’entreprise dans le but d’identifier toute anomalie ou activité inhabituelle sur le réseau. Elles fourniront ainsi des indicateurs clés de menaces potentielles au sein de l’organisation pour détecter plus rapidement l’empreinte et l’activité du malware, et permettre un confinement plus rapide.

Perte de vitesse du Software-Defined Networking (SDN) – Malgré l’engouement du marché pour les technologies SDN, les tests ont démontré qu’elles n’étaient pas suffisamment matures pour une utilisation optimale par les entreprises. Cette année verra l’émergence de technologies « marginales » mais solides, qui, fortes des bonnes pratiques du SDN, ont su trouver leur place sur le marché. Bien qu’elles ne répondent pas aux standards technologiques, elles se concentrent sur la résolution du problème et font preuve de plus de maturité sur un marché fortement concurrentiel. Ainsi, face à ces pure players émergents, certaines technologies SDN risquent de se retrouver hors-jeu car encore trop immatures par rapport aux attentes du marché.

Ralentissement du Network Function Virtualisation (NFV) – Cette année, le NFV sera confronté, dans sa phase de déploiement, à de nouveaux défis qui toucheront particulièrement la vitesse et la performance. Le passage du format matériel dédié des fonctions réseau à une offre virtualisée risque en effet de causer des ralentissements. La normalisation du NFV peut pallier ce problème notamment avec l’ajout de davantage de serveurs de type x86 afin de multiplier les nœuds et permettre ainsi de répartir la charge. Ces serveurs sont en effet valorisés pour leur interopérabilité et leur prix abordable, et leur facilité à être intégrés et supprimés. Toutefois, un tel procédé comporte son lot de défis, en particulier en ce qui concerne le maintien de l’état, de la gestion de la distribution et de l’équilibre de charge du trafic, à travers des fonctions ne nécessitant pas de très haut débit, de performance ou de redimensionnements. Cependant, l’augmentation constante des besoins de bande passante, fera émerger les systèmes logiciels en mesure de gérer avec précision la capacité d’équilibrage de charge et l’état du réseau, ou bien ceux capables d’extraire chaque parcelle de performance dans des environnements NFV. Néanmoins, si les entreprises qui déploient des solutions basées sur ces environnements ne forment pas des équipes internes capables de gérer ces logiciels de A à Z, elles seront confrontées tôt ou tard à des obstacles les obligeant à ralentir.

Rationaliser la transition vers le cloud – Ces dernières années, de nombreuses organisations ont suivi le mouvement de l’adoption du cloud. Les DSI étaient encouragés à adopter et à investir dans le cloud sous toutes ses formes : Software, Platform ou Infrastrustrure as-a-service. L’IaaS a particulièrement séduit les entreprises par sa souplesse, sa capacité de dépassement et sa simplicité de provisioning. Celles-ci l’ont toutefois adopté sans analyser les coûts dans le détail ou sans tenir compte des questions de sécurité. La gestion d’applications connectées en permanence, pendant plusieurs années, génèrent des quantités massives de données dans le cloud, ce qui peut s’avérer très onéreux sur le long terme ; or, le basculement du cloud vers une solution sur-site peut l’être encore plus en raison du coût de réversibilité. En 2016, le DSI sera mieux informé et aura toutes les cartes en main pour comparer les modèles disponibles et trouver ainsi le bon équilibre entre l’offre cloud, le modèle purement hybride offrant à la fois des applications clés et données hébergées sur site ou une capacité de dépassement favorisée par une offre de cloud. Et ce, en disposant d’un meilleur contrôle sur les coûts.

Un ours et une montre connectés diffusaient les infos privées des enfants

Les objets connectés, véritable plaie pour nos vies privées. Un nouvel exemple avec l’ours connecté Smart Bear de Fisher-Price, et une montre connectée pour les moins de 12 ans.

Le fabriquant de jouets Fisher-Price vient de corriger une fuite de données concernant un de ses jouets connecté, l’ours Smart Bear. Comme pour Vtech, plusieurs failles avaient été découvertes entre l’application connectée, l’ours et le serveur de gestion des données enregistrées par les parents/enfants. A la différence de Vtech, aucun pirate n’a été se servir dans les données.

La fuite, découverte par Rapid7, n’en n’était pas moins inquiétante. Dans les données qu’un malveillant aurait pu intercepter : l’identité et la date de naissance de l’enfant, son sexe et la langue parlait. Il y a de forte chance que l’ensemble des informations enregistrées étaient accessibles.

Toujours dans la grande famille des objets connectés, le GPS HereO avait un problème avec sa plateforme de gestion des données envoyées par la montre destinée aux 3-12 ans. Ici aussi, les données pour les enfants étaient accessibles. Faille corrigée.

Bref, parents, arrêtez de rentrer les vraies informations de vos enfants sur Internet ou via ces jouets connectés. Vous créez une identité numérique de votre môme que vous ne pourrez plus contrôler.

Les prédictions 2016 de Blue Coat en matière de sécurité informatique

Cloud, Ransomware, DDoS. L’année 2015 a été très chargée. L’année 2016 s’annonce tout aussi chaude.

Bijoux dans le cloud ; Voleurs dans le cloud
Les clés du royaume sont maintenant dans le cloud. Puisque de plus en plus d’entreprises stockent leurs données les plus précieuses (données clients & employés, propriétés intellectuelles, etc.) dans le cloud, tôt ou tard les méchants trouveront bien un moyen d’accéder à ces données. En 2016, nous prévoyons de voir une augmentation des failles dans les services cloud, en effet les pirates utiliseront les identifiants liés aux services cloud comme principal vecteur d’attaque. Les tactiques de social engineering vont imiter les écrans d’authentification à ces services cloud pour récupérer les identifiants.

Ransomware Road trip !
Les menaces mobiles et particulièrement les ransomwares font gagner beaucoup d’argent aux cybercriminels, nous verrons donc augmenter les deux dans l’année à venir. Les appareils mobiles représentent une nouvelle cible, téléphones et tablettes connaissent déjà un regain d’attaques au ransomware. Les criminels ont déjà attaqué beaucoup de ces cibles faciles, et désormais ils ne visent plus seulement des individus mais aussi des entreprises qui n’ont pas correctement sauvegardé leurs données sensibles (telles que les images, les codes source et les documents). La découverte récente du « Linux.Encoder ransomware » (qui a déjà corrompu 2 000 sites web) est juste un exemple de plus qui montre que les ransomwares continuent à évoluer.

Trafic chiffré/le SSL comme moyen de dissimulation
Des services tels que Office 365, Google Drive, Dropbox et Box continuent à gagner en popularité ; les pirates aussi continueront de s’appuyer sur ces derniers. Ces services sont parfaits pour eux : ils sont gratuits, simple à installer, utilisent le chiffrement SSL, et ne sont généralement pas bloqués. Le trafic chiffré continuera à créer des angles morts pour les solutions de sécurité étant donné que les activistes de la vie privée tentent de chiffrer le web entier. Avec des adversaires se dissimulant, opérant et communiquant dans un trafic et des canaux chiffrés, il y aura un grand intérêt pour les réseaux chiffrés.

Une attaque ici, une attaque là
Il semble que chaque année soit jugée comme étant « l’Année de l’Attaque », et chaque année, de plus en plus de grandes entreprises sont victimes d’attaques. Aujourd’hui, les attaques sont monnaie courante et les utilisateurs y sont de moins en moins sensibles. Il en résulte que beaucoup se sentent impuissants contre ces menaces, ce qui pousserait les entreprises à privilégier leur capacité d’analyse et de réponse à ces piratages, de même que leur assurance en cas d’attaque.

IoT- Il est 10 heures, savez-vous où est votre thermostat ?
L’internet des Objet (IoT) est un nouveau champ vierge pour le piratage et l’apprentissage. Les piratages PoS de ces dernières années ne sont qu’un début. La prédominance des appareils connectés à Internet, qui sont souvent laissés sans surveillance ni sécurité, font d’eux un refuge idéal pour le contrôle et la manipulation. Le fait est que beaucoup d’appareils connectés manquent d’espace mémoire ou de fonctionnalités d’un système d’exploitation. Par conséquent, la stratégie consistant à les considérer comme des postes clients classiques échouera, et cela permettra à la communauté des pirates d’exploiter les vulnérabilités de l’IoT que ce soit pour faire les gros titres des journaux ou à des fins plus néfastes (simplement en allumant ou en éteignant l’appareil).

Aujourd’hui, les ransomwares ne sont pas encore répandus parmi les objets connectés (tels que les réfrigérateurs ou les FitBits), étant donné que ces appareils ne stockent pas les données importantes que les pirates recherchent. Mais, à mesure que l’IoT se développe, nous allons commencer à voir des attaques plus avancées nous affecter en 2016 et à l’avenir.

Le paysage des menaces internationales
Nous commençons à voir un développement important des attaques nationales sophistiquées. Quelques pays, comme le Nigéria, sont en train de rentrer dans la mêlée avec des attaques plus sophistiquées. D’un autre côté, la Chine et la Corée du Nord ont peu contribué à l’évolution de leurs attaques ces cinq dernières années. Quant à la Russie, elle a évolué de façon significative ces derniers temps, que ce soit en terme d’activité ou de sophistication, étant donné que le pays se préoccupe moins de faire profil bas. Les pirates russes sont maintenant plus vigoureux qu’avant dans leurs tentatives d’intrusion. Nous prévoyons que les conflits à travers le monde amèneront avec eux des attaques via du matériel connectés.

A la suite de la dénonciation du Safe Harbor, la signature du règlement général de protection de données européennes – et les peines encourues pour non-respect – forcera les entreprises à faire un état des lieux de la façon dont ils traitent les informations personnelles de leurs clients européens, ainsi que de leurs employés ; en attendant que cela ait un impact direct et considérable sur leur sécurité d’architecture et investissements.

Le recrutement
La défaillance des entreprises et des pays à développer un cyber talent deviendra un problème important dans les cinq prochaines années. La demande pour les compétences en sécurité informatique professionnelle devrait croitre de 53% d’ici 2018. De ce fait, les postes dans le domaine sécurité seront complétés par des MSSP (fournisseurs de services d’infogérance en sécurité), dont les prix ne baisseront pas. De plus, les produits devront être plus performants et plus intelligents pour pouvoir guider le changement et les organisations privées auront besoin de changer leurs habitudes et d’investir pour intéresser les candidats. (Par Dominique Loiselet, Directeur Général de Blue Coat France)