Archives de catégorie : Cybersécurité

Actualités liées à la CyberSecurité.

Sésame ouvre-toi : un jouet Mattel ouvre les portes des garages

Le jouet Mattel IM-ME permet, avec une petite modification, d’ouvrir les portes des garages. Vive le sans-fil !

Les garages des Américains, nouvel espace de jeu pour les pirates ? Samy Kamkar, un informaticien curieux, a découvert qu’avec le jouet IM-ME de Mattel, et un code de son invention, il devenait possible d’ouvrir les portes des garages. Un outil qui ne coûte que quelques dollars.

Le problème est que certains garages ne sont protégés que par un code dont la sécurité est équivalente à un mot de passe à deux caractères. Samy Kamkar a réussi à cracker (pirater) la chose, avec son tool OpenSesame, en quelques secondes. « Une sécurité qui est une vaste blague, dit Kamkar. Un pirate peut entrer dans votre garage, en utilisant un appareil que vous ne remarquerez même pas dans sa poche, et en quelques secondes, votre porte de garage est ouverte.« 

OpenSesame ne fonctionne qu’avec les portes de garage dont l’ouverture se fait par un code unique, transmis en sans-fil via une télécommande. Bref, les portes ne tiennent pas longtemps, en ce moment, face aux pirates. Comme le cas du piratage des portières de voitures que ZATAZ vous révélait dernièrement. (Wired)

56 millions de données exposées par des applications de smartphones

Des chercheurs de l’Université Allemande de Darmstadt annoncent que les développeurs d’applications prennent la sécurité des données par dessus la jambe.

Leurs applications auraient exposé 56 millions de données en utilisant les services de Google, Amazon et Facebook. L’équipe de chercheurs a testé 750.000 applications Android et iOS. Ils ont utilisé les services d’identité « fédérés » afin de s’authentifier plus simplement, plus rapidement, entre leurs différents appareils. Sauf qu’il semble y avoir un gros problème. L’équipe a trouvé des données, y compris les adresses mails, mots de passe, et les dossiers de santé, se promenant entre les connexions. Autant de données qui pourraient être exposées à des yeux indiscrets, et les comptes respectifs compromis si les jetons d’authentifications étaient  capturés. « Les développeurs d’applications utilisent des bases de données dans le cloud, explique les étudiants. Ils stockent  les données des utilisateurs, mais apparemment ignorent les recommandations de sécurité des données que recommandent pourtant les fournisseurs cloud

Les pirates ont besoin, cependant, d’extraire la clé de l’application et/ou exploiter une connexion sans fil non sécurisée, pour agir. Les sociétés qui hébergent ont besoin de beaucoup moins ! (The Register)

Planter Skype à coup de http://:

Planter le Skype d’un correspondant et l’empêcher de redémarrer la machine, simple comme un message de 8 signes.

Nous avions vu, la semaine dernière, comment une commande mal interprétée dans certains iPhone, utilisant une version iMessage boguée (L’ensemble des iPhone n’était pas sensible à ce bug comme on a pu le lire un peu partout, NDLR).

Cette fois, prenons Skype avec une vulnérabilité bien plus gênante. Que vous soyez sous iOS, Android, Windows (sauf Windows 8.1) ou Mac, le fait d’envoyer le message  » http://:  » à un correspondant fait planter son outil de communication en ligne. Plus gênant encore, le chercheur russe qui est tombé sur ce bug, s’est rendu compte que le « code » continué le blocage de Skype si le message n’était pas effacé par l’émetteur. La solution, réinstaller l’outil de Microsoft dans sa nouvelle version. La rédaction s’est amusée à bloquer ses propres Skype sous MAC (OS X 10.10.3) ou Windows (Skype 7.3.0.101). Ca fonctionne malheureusement que trop bien. Imaginez les entreprises, utilisatrices de ce moyen de conversation. Lors d’un rendez-vous important, plus possible de communiquer. Bref, mise à jour obligatoire !

Les Risques Cachés de l’Explosion du Trafic HTTPS

Si vous n’êtes pas préparé à une forte augmentation du trafic HTTPS, votre réseau est menacé !

Paradoxal, non ? HTTPS, après tout, est une bonne chose. Comme tout le monde le sait, HTTPS est la version sécurisée du Hypertext Transfer Protocol (HTTP), qui utilise le protocole SSL/TLS pour crypter et protéger le trafic web. Si vous souhaitez privatiser n’importe quelle action en ligne — qu’il s’agisse de l’achat de nouvelles chaussures ou du paiement d’une facture— HTTPS est ce qui protège vos communications des regards mal intentionnés.

Les professionnels de la sécurité ont toujours encouragé l’utilisation d’HTTPS par les applications web. Il semble que leurs vœux aient été exhaussés. Comme le confirme l’ouvrage The Cost of “S” in HTTPS, 50% des flux sur le web sont aujourd’hui sécurisés. En fait, beaucoup des plus grands sites web ont adopté HTTPS comme leur protocole par défaut, dont Google, Facebook et YouTube. Mieux encore, les fournisseurs de navigateurs tels que Google ont même commencé à considérer toutes les pages non HTTPS comme non sécurisées, un nouveau pas vers la standardisation par défaut d’HTTPS.

De nombreux facteurs contribuent à cette ruée vers HTTPS, dont le principal est probablement « l’effet Snowden. » Certes, les spécialistes ont toujours compris la facilité avec laquelle nos conversations sur Internet peuvent être interceptées, mais les documents secrets dévoilés par Edward Snowden n’ont pas seulement permis au grand public d’identifier le risque du ‘man-in-the-middle’ (MitM), mais ont prouvé que les gouvernements y ont participé activement depuis des années. Maintenant que nous savons que quelqu’un nous regarde, nous prenons la protection de nos conversations beaucoup plus sérieusement.

Au sens large, cet accroissement du trafic HTTPS est une bonne chose. Toutefois, sous la surface il dissimule deux écueils qui peuvent sérieusement affecter votre sécurité, si vous n’y êtes pas préparé. Spécifiquement,

1.      Les méchants utilisent aussi HTTPS,
2.      La sécurisation de ce trafic entraîne de nouvelles contraintes en matière de performances.

Les avantages que vous retirez d’HTTPS profitent également aux hackers. Les pirates veulent dissimuler leurs communications, qu’il s’agisse de leurs téléchargements de malware ou des canaux de commande et de contrôle (C&C) que leur malware utilise pour communiquer avec eux. HTTPS fournit un mécanisme très efficace pour faire précisément cela. Les méchants ont compris que HTTPS est typiquement un « trou noir » pour vos outils de sécurité réseau, et ont donc commencé à l’utiliser pour leurs activités malveillantes, afin de les masquer.

C’est la raison pour laquelle il est plus important que jamais de commencer à sécuriser HTTPS. Vous avez besoin de solutions de sécurité capables de “voir” à l’intérieur des communications HTTPS, et d’y appliquer les scans traditionnels de sécurité (IPS, antivirus, etc.).

Heureusement, il existe une solution à ce problème. De nombreuses solutions de sécurité réseau actuelles, telles que de nouvelles versions de boîtiers UTM, des firewalls de nouvelle génération (NGFW), et d’autres proxies de sécurité, disposent de passerelles sur la couche applicative ou de capacités d’inspection DPI pour HTTPS. En gros, ils effectuent une attaque MitM « amicale » sur HTTPS afin de le décrypter de façon temporaire et de mettre en œuvre les scans de sécurité. Le boîtier ré encrypte ensuite le trafic pour le délivrer au réseau. Ces outils nécessitent que vos clients acceptent un certificat numérique, afin de maintenir la confidentialité de la connexion HTTPS. En bref, ils vous permettent de potentiellement détecter des activités malicieuses dans un trafic normalement indéchiffrable, sans remettre en cause la vie privée de vos utilisateurs.

Toutefois, sécuriser le trafic HTTPS met en lumière et exacerbe le second problème – les contraintes d’HTTPS en matière de performances. En termes simples, encrypter quelque chose consomme des ressources de traitement et accroît le volume du trafic. Si vous désirez savoir dans quelle proportion, il vous suffit de consulter l’ouvrage que j’ai cité précédemment. En gros, les conséquences ne sont pas négligeables, mais nous disposons généralement des ressources processeur et réseau pour les gérer… Ceci, avant d’y ajouter les solutions de sécurité dont j’ai parlé plus haut.

Comme je l’ai mentionné précédemment, des solutions de sécurité peuvent maintenant décrypter le trafic HTTPS. Toutefois, ce décryptage double le temps de traitement d’HTTPS, le boîtier de sécurité devant décrypter puis ré encrypter avant de délivrer le trafic. De plus, dans l’environnement actuel riche de menaces, vous souhaiterez que plusieurs couches de sécurité (par exemple IPS, antivirus, détection C&C) contrôlent votre trafic HTTPS. Si vous avez mis en place un contrôle de sécurité séparé pour chaque couche, chacune d’entre elles nécessite un traitement, ce qui ralentit singulièrement le trafic. Si 50% du trafic Internet est en protocole HTTPS, cela représente un vrai goulet d’étranglement.

La solution ? Utiliser des contrôles de sécurité tout en un conçus pour traiter la charge HTTPS. Un des avantages des nouveaux boîtiers UTM et des firewalls de nouvelle génération est que leurs couches de sécurité sont toutes appliquées en un seul point. Ceci veut dire qu’ils n’ont à décrypter HTTPS qu’une seule fois. Cependant, si votre sécurité dépend à ce point d’un seul boîtier, mieux vaut être sûr qu’il sera capable de supporter la charge. Beaucoup de boîtiers UTM ou Next Generation Firewalls mettent en avant leurs performances firewall, qui ne tiennent pas compte des autres contrôles de sécurité et de l’inspection des paquets HTTPS. Il est donc très important d’examiner la performance du boîtier lorsque tous les contrôles de sécurité sont activés, et spécialement l’inspection des paquets HTTPS. Ce n’est qu’une fois cette vérification faite que vous saurez si votre boîtier sera capable ou non de traiter, et de sécuriser, l’explosion des flux HTTPS.

Pour résumer, l’usage accru du protocole HTTPS est une très bonne chose pour la sécurité du web. Toutefois, vous devez vous assurer que vos solutions de sécurité en place sont capables réellement d’identifier les menaces à l’intérieur d’HTTPS, et qu’elles peuvent supporter l’accroissement de la charge HTTPS induit par l’effet Snowden. (Par Pierre Poggy, Country Manager Watchguard France / TechDirt)

Soldes : consommateurs, gare aux contrefaçons sur Internet !

A la recherche d’une bonne affaire pendant les soldes, les consommateurs n’ont qu’une idée en tête : dégoter l’article le moins cher possible. A leurs risques et périls. Car entre produits de luxe, accessoires, vêtements et produits multimédia,les contrefaçons sont légion sur Internet.

Avec 9 millions d’articles contrefaits saisis par les douanes, 2014 est l’une des années record pour la contrefaçon. Elle marque une hausse de 15% par rapport à l’année précédente : la vente sur Internet représente ainsi 20% des articles contrefaits saisis par la Poste ou en colis express. A l’échelle internationale, la contrefaçon représente 10% du commerce mondial !

Ce sont les médicaments qui sont les plus contrefaits (30 %), suivis des vêtements, des accessoires de mode et des chaussures, puis des produits informatiques et multimédia. La vigilance est donc de mise, surtout en période de soldes, encore plus trompeuse pour les consommateurs alors que les contrefaçons se noient dans la masse des prix cassés.

MarkMonitor, société de protection des marques sur Internet, donne quelques conseils aux lecteurs de DataSecurityBreach.fr pour se protéger des contrefaçons.

Comment repérer un produit contrefait en période de soldes ?
De nombreux produits contrefaits ne sont jamais fortement soldés : hors période de soldes, il est facile de les identifier, et donc d’être prudent. Il faut pour cela avoir conscience que pendant les soldes, notre vigilance est altérée par la profusion de produits discountés ainsi que par la recherche de bonnes affaires. Il faut donc garder à l’esprit que le prix est un indicateur faussé et trompeur.

Comment reconnaitre les sites qui vendent des contrefaçons ?
Il est difficile de démêler le vrai du faux sur les places de marché. L’élément déterminant reste le prix : si le produit connaît un rabais de plus de 50 % de son prix normal, il y a une forte probabilité que ce soit un faux. Côté sites de e-commerce, les plus gros garantissent un contrôle des marchandises qu’ils vendent. Les moins connus, en revanche, peuvent être plus dangereux : il faut vérifier leurs mentions légales, leur charte de confidentialité, leurs coordonnées, la disponibilité d’un espace de paiement sécurisé ou encore la politique de retour des produits. Ainsi que la présence de fautes d’orthographes, souvent révélatrice…

Enfin, faites attention aux sites de petites annonces : il existe aussi des arnaques de vente de contrefaçons maquillées en produits d’occasion.

Comment éviter de se faire avoir ?
Si vous pensez avoir repéré un vendeur louche, faites confiance à la communauté online et partez à la recherche d’avis ou de commentaires sur les réseaux sociaux et les forums : les internautes partagent souvent leurs mauvaises expériences. Regardez également l’adresse du e-commerçant : 89 % des produits contrefaits saisis proviennent de Chine.

Que faire si on a été berné ?
Il n’y a malheureusement rien à faire. Les entreprises et les marques doivent mettre en place des actions en amont, pour lutter contre les contrefaçons au moment où elles sont mises en vente en ligne, ainsi que contre les fausses adresses de sites en enregistrant au préalable des noms de domaines pour protéger leur marque. Consommateurs, vous ne devez pour votre part pas hésiter à déposer plainte si vous ne recevez pas votre colis ou pour déclarer un faux. Avec l’accumulation de plaintes, une procédure judiciaire pourra être lancée par les marques lésées. Et restez donc, quoiqu’il arrive, prudent et vigilant, surtout pendant les soldes !

Sécurité en ligne, il faut s’inspirer de la prévention routière !

L’utilisation des mots de passe sur internet ressemble étrangement aux comportements des automobilistes dans les années soixante, heureusement depuis, ils se sont améliorés grâce aux campagnes de sensibilisation. Il serait temps que tous les acteurs qui gèrent les mots de passe prennent exemple sur la sécurité routière, y compris l’état.

Il y a vingt ans, nous n’utilisions pas Internet. Aujourd’hui, nous passons en moyenne quatre heures par jour à surfer sur le web (étude wearesocial). C’est un nouveau territoire que nous découvrons souvent avec enthousiasme car il nous permet de gagner en productivité, de rencontrer des gens, de voyager plus facilement…Mais il y a des risques associés à ces usages. Nous nous identifions et stockons des données sur des dizaines de sites souvent sans prendre de précautions particulières. Selon une étude Dashlane/IFOP, seuls 9% des français ont ainsi conscience de prendre des risques en utilisant le même mot de passe sur plusieurs sites ! Nous prêtons donc le flanc à l’industrie du piratage qui se développe aussi vite que les technologies de l’information. Une étude menée par un éditeur de logiciels antivirus a estimé que l’industrie de la cybercriminalité représentait 0.8% du PIB mondial, soit à peu près autant que le trafic de drogue. En France, le CREDOC avait estimé en 2009 que 210 000 personnes par an étaient victimes d’un vol d’identité, pour un coût total de 414M d’€.

Notre comportement sur le web est assez similaire à celui des automobilistes dans les années 60. A cette époque, une grande partie de la population découvrait la voiture, qui était alors d’abord perçue comme un instrument de liberté et d’évasion. Les risques n’étaient pas pris en compte à leur juste mesure. On roulait très vite, sans ceinture, dans des voitures peu sécurisées, avec des conséquences néfastes : en 1972, on comptait plus de 16 000 morts par an sur les routes en France.  Heureusement des progrès considérables ont été réalisés depuis. En 2014, il y a eu 3 103 morts sur les routes de France. L’État a joué son rôle en menant de nombreuses et coûteuses campagnes de sensibilisation pour le port de la ceinture et contre l’alcool au volant. Les industriels ont construit des voitures plus sûres. Et les particuliers ont pris conscience du danger et modifié leurs comportements.

Nous circulons aujourd’hui sur Internet sans ceinture de sécurité et cela nous met en danger. Il faut s’inspirer de la prévention routière. Quand de nouveaux risques émergent, il faut une action concertée de la part de l’État, des industriels et des particuliers. Si le budget de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) a été récemment augmenté, ses missions restent encore très focalisées sur la protection des administrations et des entreprises d’intérêt vital, les fameux OIV. On peut le regretter car certains de nos voisins ont une approche plus ambitieuse. Au Royaume-Uni, la sensibilisation des consommateurs est au cœur de la politique de cyber sécurité. Les programmes Get Safe Online et Cyber Street Wise, financés par le gouvernement britannique, mènent des campagnes de communication pour rappeler les règles de base de la sécurité en ligne, comme l’utilisation de mots de passe forts (composés d’au moins huit caractères alphanumériques) et différents pour chaque site. Les écoliers britanniques sont aussi sensibilisés à la sécurité en ligne grâce à des kits pédagogiques réalisés par le gouvernement. L’État doit financer des campagnes importantes de sensibilisation aux règles de base de la sécurité en ligne et être exemplaire sur l’ensemble des services publics en ligne. Aujourd’hui il n’est par exemple pas possible d’utiliser un mot de passe fort sur le site ameli.fr de la sécurité sociale…

Les sites qui vendent des biens ou services en ligne doivent également s’assurer que leurs clients se connectent de manière sécurisée et utilisent des mots de passe forts. L’étude menée par Dashlane en janvier 2014 avait montré que certains d’entre eux acceptent des mots de passe très peu sécurisés ou les envoient en clair par mail, ce qui est évidemment très dangereux. Enfin, les utilisateurs doivent également se prendre en main. Nous sommes nombreux à savoir que le seul moyen d’éviter à coup sûr les piratages est d’utiliser des mots de passe forts, différents pour chaque site, mais nous ne le faisons pas toujours car nous trouvons cela trop compliqué.

« Quand on peut prévenir c’est faiblesse d’attendre » disait Jean de Rotrou. Nos sociétés modernes ont montré qu’elles pouvaient être fortes faces à certains risques et œuvrer efficacement à les prévenir. Utilisons les mêmes méthodes et attaquons nous sérieusement au problème de la sécurité en ligne ! (Par Guillaume Desnoes, Responsable des marchés européens de Dashlane.)

Stegosploit : l’outil qui cache un code malveillant dans une image

Lors de la conférence Hack In The Box d’Amsterdam, un chercheur en sécurité informatique présente Stegosploit, un outil qui permet de cacher un code malveillant dans une image.

Imaginez, vous êtes en train de surfer quand soudain votre machine devient folle ! Un code malveillant vient d’être installé alors que vous avez un antivirus et vos logiciels à jour. Une image, affichait par un site que vous veniez de visiter vient de lancer l’attaque. De la science-fiction ? Pas avec les preuves de Saumil Shah, un chercheur en sécurité informatique.

L’ingénieur a expliqué lors de la conférence (HiP) Hack In The Box que des pirates étaient très certainement en train d’exploiter sa découverte. L’idée, cacher un code malveillant dans une image en utilisant la stéganographie (cacher une information dans un autre document, NDR). Des recherches de Shah est sorti Stegosploit, un logiciel qui code en Javascript un logiciel malveillant dans les pixels d’une image au format JPEG ou PNG.

Signatures numériques

Peut-on se passer de l’e-mail dans le cadre de ses activités professionnelles ? Pratique et instantanée, la communication par e-mail s’est imposée au quotidien dans l’entreprise. Certaines études évaluent à plus de 100 milliards le nombre d’e-mails professionnels qui sont échangés chaque jour.

Malgré ses nombreux atouts, l’e-mail présente également certains risques. Des récits de fuites de données sensibles font régulièrement la une des médias. Un des derniers incidents en date : la récente divulgation des numéros de passeport de 31 leaders mondiaux. En cause ? La fonctionnalité de saisie automatique à partir du carnet d’adresses d’Outlook. Cette fonctionnalité – aussi pratique soit-elle – ne fait qu’accentuer le risque de diffuser, par erreur, des données confidentielles.

Malgré l’augmentation du nombre d’erreurs d’aiguillage d’e-mails et l’évolution du contexte législatif – comme en atteste la récente loi australienne sur l’obligation de conserver des métadonnées et d’autres textes réglementant la transmission de données confidentielles (HIPAA, FIPPA et PCI) –, on peut s’étonner que les entreprises ne soient pas plus nombreuses à choisir de sécuriser le contenu de leurs e-mails.

L’e-mail est sans doute un peu trop pratique à en juger par la facilité avec laquelle des informations sensibles peuvent être envoyées, au risque de tomber dans les mauvaises mains.

Quelques chiffres
53 % des employés ont déjà reçu des données sensibles d’entreprise non cryptées par e-mail ou en pièces jointes. (2)
21 % des employés déclarent envoyer des données sensibles sans les chiffrer2. Les coûts liés à la perte de données s’envolent, sans parler des conséquences sur la réputation des entreprises et des éventuelles répercussions sur le plan juridique en cas de violation de la réglementation sur la  transmission et le stockage de données confidentielles (notamment dans le cadre des lois HIPAA et FIPPA, et du standard PCI).
22 % des entreprises sont concernées chaque année par la perte de données via e-mail. (3)
3,5 millions de dollars : coût moyen d’une violation de données pour une entreprise. (4)

La solution ?
Il existe heureusement des solutions de sécurité des emails qui mettent les utilisateurs et leur entreprise à l’abri de ces menaces. La signature numérique et le chiffrement des courriels garantissent la confidentialité d’un message et évitent que des données sensibles ne tombent dans de mauvaises mains. Le destinataire a également l’assurance de l’identité réelle de l’expéditeur de l’e-mail et que le contenu du message n’a pas été modifié après son envoi.

Le chiffrement d’un e-mail revient à sceller son message puis à le déposer dans un dossier verrouillé dont seul le destinataire prévu possède la clé. Il est alors impossible pour une personne interceptant le message, pendant son transit ou à son emplacement de stockage sur le serveur, d’en voir le contenu. Sur le plan de la sécurité, le chiffrement des e-mails présente les avantages suivants :

Confidentialité : le processus de chiffrement requiert des informations de la part du destinataire prévu, qui est le seul à pouvoir consulter le contenu déchiffré.
Intégrité du message : une partie du processus de déchiffrement consiste à vérifier que le contenu du message d’origine chiffré correspond au nouvel mail déchiffré. Le moindre changement apporté au message d’origine ferait échouer le processus de déchiffrement.

Avant de choisir une solution, il est important d’avoir en tête plusieurs choses. L’utilisateur est le mieux placé, car il connaît son entreprise mieux que personne. Phishing, perte de données… quels sont ses principaux sujets de préoccupation ? Quelle est l’infrastructure de messagerie en place dans l’entreprise ? Quel est le cadre réglementaire ? Les réponses propres à chaque entreprise orienteront les choix vers la solution la plus appropriée.

Sources :
1 Email Statistics Report 2013-2017, The Radicati Group, Inc.
2 SilverSky Email Security Habits Survey Report, SilverSky, 2013
3 Best Practices in Email, Web, and Social Media Security, Osterman Research, Inc., January 2014
4 Global Cost of Data Breach St’sudy, Ponemon Institute

Un antivirus collaboratif Made in France à 3€

La société d’édition AxBx annonce la sortie de la version « C.E » de son antivirus VirusKeeper. VirusKeeper C.E (C.E pour Collaborative Edition) est un antivirus complet dont la licence est d’un genre nouveau.

La Collaborative Edition de VirusKeeper propose une licence de la version complète de l’antivirus en échange d’une collaboration des utilisateurs à l’amélioration du produit et d’un coût de licence réduit au minimum. La licence VirusKeeper C.E est en effet proposée au tarif de 3 € soit près de 10 fois moins cher que le coût d’une licence antivirus habituelle.

Ce nouveau type de licence répond aux besoins des utilisateurs qui avaient le choix entre les antivirus commerciaux dont le coût annuel varient de 30 à 60 € et des antivirus gratuits mais limités ou bridés qui s’avèrent décevants et insuffisants. « Nous avions régulièrement des demandes de la part des étudiants et des seniors qui souhaitaient acquérir notre antivirus VirusKeeper mais dont le budget ne le permettait pas. D’autre part, des utilisateurs nous proposent leur aide pour enrichir notre produit. Nous avons donc réfléchi à une nouvelle approche « gagnant/gagnant » où l’utilisateur pourrait disposer d’un antivirus de haut niveau en version complète sans limitation à des conditions accessibles à tous et nous faire part de ses retours pour améliorer encore le produit. » explique à DataSecurityBreach.fr Grégory SNAUWAERT, Dirigeant-fondateur d’AxBx.

Autre nouveauté, l’utilisateur peut régler sa licence par SMS ou d’un simple appel téléphonique ! Les moyens classiques (CB, PayPal) sont également supportés. Rappelons que VirusKeeper est le seul antivirus français. Il repose sur un moteur d’analyse comportementale exclusif qui lui permet de détecter les malwares connus ou non. L’analyse comportementale présente également l’énorme avantage de consommer très peu de ressources contrairement aux technologies de type scanner. Ainsi VirusKeeper consomme très peu de mémoire et ne ralentit pas l’ordinateur.

A noter que l’outil propose un gestionnaire de cookies (possible d’effacer les fichiers, NDR) ou encore le très pratique module Vikee qui analyse les programmes installés sur votre système et contrôle que les mises à jours critiques de sécurité ont bien été installées.

DDoS : diversion et intox

Pour des objectifs souvent très différents, de courtes attaques DDoS jouent un rôle de profilers réseau. Observant la stratégie de défense et de sécurité du réseau de leur cible, les DDoS – éclaireurs collectent des renseignements qui permettront à des attaques ciblées complexes et sophistiquées de contourner les outils de cyber-sécurité de l’entreprise visée. DDoS et APT, même combat.

Le paysage des menaces DDoS change. Historiquement, DDoS (distributed denial of service attack) était le nom donné aux attaques qui bloquaient ou ralentissaient l’accès aux sites web ou aux solutions basées sur le web. Bien que ce soit encore vrai dans bien des cas, les entreprises subissent
aujourd’hui un nouveau type d’attaque par DDoS. Celles-ci sont désormais opportunistes (i.e. les attaques qui ont suivi les événements de janvier 2015 en France) et ciblées. Les motivations sous-jacentes sont multiples : cyber-terrorisme, politique et idéologie, fraude, rançon, appât du gain, exfiltration de données et même avantage compétitif… Avec autant d’intérêts en jeu, les attaques sont nombreuses et la menace croît.Par exemple, au dernier trimestre 2014, Corero Network Security a observé que ses clients, hébergeurs, data centers, FAI et entreprises en ligne, tous professionnels expérimentés, ont subi en moyenne près de 4 tentatives journalières d’attaques par DDoS ! En particulier, un seul et même client, dans un environnement de multi-data center, a supporté 12 attaques/jour, en moyenne, pendant trois mois.

Les fournisseurs de mitigation des DDoS publient aussi des informations à ce sujet, bien sûr axées sur le cloud. Très intéressants en ce qui concerne les attaques DDoS à grande échelle, ces rapports ne parlent cependant que d’une fraction du trafic DDoS auquel chaque entreprise doit faire face
quotidiennement.

Les nouvelles attaques DDoS risquent de passer inaperçues ! Mais le mal est fait

Les attaques DDoS font régulièrement la une des journaux. La majorité des non-spécialistes pensent qu’il n’existe qu’un seul type d’attaque par DDoS. Pour eux, DDoS est synonyme de volume important et de longue durée. C’est malheureusement faux. Certaines attaques dont ont été victimes les hébergeurs, les data centers, les FAI et les entreprises en ligne évoqués dans notre propos, ont duré moins de cinq minutes et 96% d’entre elles ont été inférieures à 30 minutes ! Ce qui remet en cause ce que l’on savait sur le sujet. De toute évidence, cette nouvelle tendance constitue un changement radical. Nous avons désormais affaire à de courtes explosions de trafic et de moins en moins à des attaques prolongées. Une seconde tendance est synonyme de plus grand danger encore. Nous assistons actuellement à des attaques par saturation partielle des liaisons et non plus par inondation totale du réseau. Si l’on se réfère à l’exemple des clients de Corero, 87% des tentatives d’attaques utilisaient moins de 1 Gbps de bande passante. L’attaque est conçue pour laisser suffisamment de bande passante disponible pour d’autres attaques qui sont très sophistiquées et multi-vectorielles avec comme objectif principal l’exfiltration de données. C’est une méthode furtive où l’on vole sous la couverture radar. Si ce type d’attaque DDoS n’est pas atténué ou bloqué au niveau du réseau, il peut ne pas être remarqué par les solutions de sécurité traditionnelles et passer complètement inaperçu. L’attaque DDoS visible est en réalité un subterfuge, une intox qui masque la réalité : une autre attaque, discrète et dangereuse se prépare à partir des renseignements obtenus sur la stratégie de sécurité de la cible grâce à ce déni de service.

Des attaques DDoS multi-vectorielles et adaptables à leur cible

Les DDoS sont historiquement considérés comme des attaques volumétriques. Ce n’est pas surprenant. Les attaques avec une consommation élevée de la bande passante sont plus facilement identifiables par les solutions de défense sur site ou basées dans le cloud ou par la combinaison des deux. Mais les choses changent et les attaques s’affinent. La tendance qui se profile montre que les attaquants mettent en œuvre des méthodes multi-vecteur qui s’adaptent à leur cible afin de profiler la défense du réseau visé. Fort des renseignements obtenus, ils lancent ensuite une seconde voire une troisième attaque qui contournera les couches de protection de l’entreprise. Si les attaques volumétriques demeurent encore le type d’attaque le plus courant, les attaques adaptatives sont de nouvelles menaces dont il faut tenir compte et qui ciblent de plus en plus d’entreprises(1).

Quelle défense adopter ?

Les entreprises ont besoin de moyens de défense supplémentaires pour se prémunir contre un tel risque. A peine de courtes rafales de trafic illégitime sont-elles observées qu’il faut décider de la nécessité d’une intervention. Va-t-on basculer ou non vers le service anti-DDoS basé dans le Cloud ? Le temps de détection du trafic illégitime additionné au temps de lancement des mesures de mitigation peut durer plus d’une heure. Compte tenu, nous l’avons déjà dit, que 96% des attaques DDoS ont une durée de 30 minutes ou moins, le temps que la défense à la demande soit engagée, le mal est fait. De plus, ce n’est pas une surprise, le coût substantiel d’une approche de défense à la demande pour chaque attaque DDoS de courte durée à saturation partielle devient un vrai problème.

Défense anti-DDoS en temps réel

L’exécution précise de la politique de mitigation contre le trafic des attaques DDoS doit s’accomplir avec une efficacité maximum et conserver une haute disponibilité des réseaux. Sur site ou en ligne, la technologie est conçue pour gérer les différents types de DDoS en temps réel. Du fait de leur capacité en bande passante et de leur volume de clients, les attaques DDoS et les cyber-menaces constituent un important challenge pour les fournisseurs de service internet, particulièrement visés.

Les solutions en ligne de protection préventive contre les DDoS et les cyber-menaces permettent aux hébergeurs, aux data centers et aux FAI de répondre au défi des DDoS. Ils protègent non seulement leur infrastructure mais aussi celle de leurs clients des DDoS. Les fournisseurs des services internet peuvent ainsi étendre leur offre en proposant des services de sécurité à valeur ajoutée contre les menaces à leurs clients hébergés. Dans l’entreprise, une solution sur site de protection contre les DDoS devra être déployée en complément des pare-feu traditionnels ou de nouvelle génération, des IPS, des ADC et de tous les dispositifs de sécurité des infrastructures. Il est en effet indispensable d’empêcher que le trafic non désiré des attaques accède au réseau. Les risques sont alors réduits et les interruptions de service du site web à la suite d’une attaque DDoS diminuées. Les attaques par déni de service sont une réelle menace. Elles deviennent de plus en plus sophistiquées depuis quelques années. Les attaques deviennent multi-vectorielles et intelligents ; elles débordent les mécanismes traditionnels de défense et les contre-mesures. Comme l’expérience de certains fournisseurs l’indique, la régularité de la progression et de la virulence de ces attaques souligne simplement le besoin croissant d’une protection adaptée pour les vaincre à la périphérie du réseau. Tout le monde sur ce sujet est d’accord : rien n’est plus important que d’assurer la fluidité de l’accès à l’entreprise connectée à Internet ou aux fournisseurs d’accès Internet eux-mêmes. (Par Adrian Bisaz, Vice President Sales EMEA de Corero Network Security)

Le rapport trimestriel complet Tendances et analyse des DDoS.