Archives de catégorie : Cybersécurité

Actualités liées à la CyberSecurité.

Comportements en matière de protection des données en Europe

77% des personnes interrogées doutent que leur entreprise respecte les lois relatives à la protection des données.

Sophos, l’éditeur spécialiste de la cybersécurité, a publié les résultats de sa toute dernière étude révélant les comportements des utilisateurs en matière de sécurité et de protection des données en Europe. Selon cette étude réalisée par Vanson Bourne, 84% des sondés pensent que l’Europe doit renforcer les lois relatives à la protection des données. Cependant, 77% doutent que leur entreprise soit conforme aux lois actuellement en vigueur. Il suffit d’ailleurs de lire les nombreuses révélations liées aux fuites de données, ici ou encore là, pour se dire que la victoire n’est pas pour demain.

Sur les 1500 professionnels interrogés en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, une majorité a confirmé être inquiète pour ses données personnelles (79%) ainsi que pour les données de son entreprise (65%). Cependant, alors que 91% déclarent avoir installé un logiciel de protection de leurs données personnelles, seuls 59% sont équipés d’un antivirus. Par ailleurs, presque la moitié (49%) d’entre eux ont déclaré que leur entreprise n’avait pas mis en place de politique de protection des données, ou alors qu’on ne leur avait pas expliquée en détails.

Cette étude, dont le but premier était d’évaluer la compréhension et la connaissance des utilisateurs en matière de protection des données, dans le cadre du projet de nouveau règlement européen à venir, a permis de montrer que sur seuls 23% des personnes interrogées étaient convaincus que leur entreprise observait les règles actuellement en vigueur.

50% d’entre eux ont avoué ne pas savoir ce qu’est le chiffrement  (27%), ignorer si leur entreprise a mis en place des politiques de chiffrement (23%), ou que leur entreprise n’a rien mis en place dans ce domaine (20%). Seuls 23% ont confirmé que leur entreprise procédait au chiffrement des données des employés et des clients.

Sécurité des appareils mobiles
L’étude se penche également sur les comportements des utilisateurs en termes de sécurité des appareils mobiles. 98% des sondés, soit presque la totalité d’entre eux, sont d’accord sur le fait que les données stockées sont presque plus importantes que l’appareil mobile en tant que tel. Et pourtant, malgré cela, un quart de ces personnes ont avoué stocker des données d’entreprise sur leur ordinateur ou leur téléphone personnel ; quasiment 1 personne sur 5 (soit 19%) expliquant qu’elle avait déjà perdu un appareil mobile ou personnel par le passé.

Toujours en ce qui concerne la sécurité des appareils mobiles, alors que la majorité des entreprises des sondés (64%) avait mis en place des mots de passe pour protéger les mobiles, seules 31% des personnes équipées de téléphones d’entreprise savaient si ceux-ci étaient également chiffrés. Mis en comparaison avec les 51% possédant un portable d’entreprise et capables d’affirmer que celui-ci est bel et bien chiffré, ceci démontre bien que les mobiles sont désormais perçus comme vecteur de risque.

Le partage de données
La plupart des sondés pense que l’information est ce qu’il y a de plus important : 95% d’entre eux explique que, pour travailler correctement, ils ont besoin de partager, d’envoyer et d’accéder aux données de leur entreprise à partir de n’importe quel endroit ou système. Cette étude démontre également que 66% des sondés ne vérifient pas toujours s’il est prudent de partager ces données ou non. Par ailleurs, pour partager ces données plus facilement, 2/3 d’entre eux (soit 64%) sont prêts à passer par des services informatiques ou en Cloud « non autorisés » pour contourner les limites et les politiques de sécurité mises en place par leur entreprise.

On remarque également des attitudes différentes quant au stockage dans le Cloud, d’un pays à l’autre. Tous pays confondus, 31% des sondés déclarent que l’usage de solutions de stockage dans le Cloud, type Dropbox, est autorisé par l’entreprise. Cependant, ce pourcentage atteint 44% au Royaume-Uni, mais seulement 27% en France et 23% en Allemagne. En revanche, 11% déclarent ne pas être autorisés à utiliser des solutions de stockage dans le Cloud, mais le font quand même. De la même façon, ce sont bien les Britanniques qui partagent le plus de données dans le Cloud : ils sont 52% à le faire, alors que la France en compte 40% et l’Allemagne 34%.

Perception des lois relatives à la protection des données en Europe
61% des sondés déclarent qu’il est important de renforcer les lois autour de la protection des données et ce dans tous les pays européens. Ce pourcentage est ainsi réparti par pays : 68% pour les Français, 62% pour les Allemands et 54% pour les Britanniques. On note également des divergences d’opinion d’un pays à l’autre en ce qui concerne la sécurité des données personnelles : avec 86%, la France apparaît plus inquiète que le Royaume-Uni (78%) ou même l’Allemagne (74%). L’Allemagne apparaît particulièrement peu préoccupée par d’éventuels cybercriminels mettant la main sur des données (29%). En France, ils sont 49% à s’inquiéter de ce phénomène et 45% au Royaume-Uni. De la même façon, la France s’inquiète davantage de la protection des données d’entreprise (76%) contre 62% au Royaume-Uni et 59% en Allemagne.

Il est intéressant de noter que 60% des employés du Royaume-Uni déclarent que leur entreprise a mis en place des politiques de protection des données et que celles-ci leur ont clairement été expliquées, contre 43% en France et 50% en Allemagne. On note également que plus l’entreprise est importante en taille, mieux les employés sont renseignés sur les politiques de protection des données.

Gerhard Eschelbeck, directeur technique de Sophos explique à DataSecuritybreach.fr que « la cybercriminalité étant désormais partout, les grandes entreprises doivent s’assurer de la bonne mise en place de politiques de sécurisation des données, et ce pour mettre à l’abri les données d’entreprise, mais également celles de leurs employés. Cette étude montre clairement que même si la majorité des utilisateurs comprennent que l’information est stratégique et qu’il l’est tout autant de la protéger, ceux-ci sont malgré tout prêts à ignorer ces risques pour se faciliter la vie. Si les entreprises souhaitent lutter contre la cybercriminalité, elles doivent s’assurer de la pertinence et de la bonne mise en place des politiques de sécurité. Il ne s’agit pas uniquement de protéger les informations essentielles à l’entreprise, mais également de répondre aux besoins de ses employés. »

87% des entreprises françaises pensent courir un risque de sécurité actuellement, mais 70% ne changent rien

Plus de 80% des responsables IT pensent qu’un vol de données interne est probable dans leur entreprise, mais environ 60% déclarent ne pas avoir de procédure stricte dans ce domaine.

LogRhythm, spécialiste de la Security Intelligence, annonce les résultats d’une étude* menée auprès de responsables IT d’entreprises françaises, à propos de leur perception de la sécurité au sein de leurs entreprises, et notamment des risques en interne. D’après l’enquête, les entreprises françaises ont bien conscience des dangers liés au vol de données et des conséquences pour leurs organisations. Toutefois, il semble que les bonnes intentions ne soient pas mises en pratique et qu’une remise en question des systèmes et stratégies de sécurité en place ne soit toujours pas à l’ordre du jour.

En effet, selon l’étude, 87% des entreprises françaises pensent qu’elles courent peut-être un risque de sécurité actuellement, dont 34,5% des répondants qui en sont persuadés. Pourtant, 70% des organisations indiquent n’avoir rien changé à leurs systèmes de sécurité suite aux récentes affaires de vol de données, alors que 58% d’entre elles se disent plus inquiètes sur ce sujet suite aux révélations de Snowden.

Bien que cette dernière affaire ait été érigée en parfait exemple de ce que l’on peut craindre pour les données confidentielles de la part d’employés ou de partenaires mal intentionnés, l’étude révèle que les entreprises y attachent moins d’importance qu’aux menaces externes : 52% des répondants pensent que les menaces les plus sérieuses pour les informations confidentielles de leur entreprise viennent de l’extérieur contre 37% qui jugent les menaces internes comme étant plus importantes.

Pourtant, les risques associés sont bien identifiés : lorsqu’on interroge les responsables IT sur la possibilité que des employés accèdent à des données sensibles au sein du système d’information, 81% pensent que cela est tout à fait probable, dont 23,5% déclarant que cela était déjà arrivé.

Les menaces internes jugées moins importantes
Si 41,5% des entreprises disposent de procédures contre le vol de données confidentielles en interne, environ 34,5% des personnes interrogées pensent que les systèmes en place ne sont soit pas appliqués, soit pas satisfaisants. 15% ne savent même pas si ce type de procédure existe dans leur entreprise et 9% confirment ne pas en avoir du tout. Parmi ces derniers exempts de tout contrôle de sécurité, 15% des personnes interrogées pensent que cela n’est tout simplement « pas nécessaire ».

En ce qui concerne les procédures de sécurité élémentaires, l’étude montre qu’environ 30% des personnes interrogées ne procèdent toujours pas au renouvellement de leurs mots de passe. Parmi eux, il y a ceux qui savent que c’est nécessaire mais qui ne le font pas (24%) mais aussi 5,5% des répondants qui estiment que cela ne sert à rien !

« Les entreprises françaises sont sensibilisées aux risques majeurs de sécurité mais les bonnes pratiques ne sont toujours pas appliquées, confie Jean-Pierre Carlin, Directeur Europe du Sud chez LogRhythm. Les données des entreprises ne sont peut-être pas aussi critiques que celles de la NSA, il n’en reste pas moins étonnant que les employés ne soient pas plus impliqués par la direction sur cette pratique essentielle pour la sécurité de leurs données alors que la menace est bien réelle. Il est très surprenant que des procédures aussi basiques que le renouvellement régulier de mot de passe ne soient pas encore systématiquement appliquées. »

Selon cette étude, le manque d’information, mais aussi d’implication de la part des directions à se saisir de ces problématiques, engendre une sorte de laisser-aller sur la question de l’accès aux données, surtout en interne. Malgré les inquiétudes justifiées, les stratégies et procédures en place restent insuffisantes à ce jour. La formation des employés, l’application systématique des bonnes pratiques liées au contrôle d’accès et à la gestion des mots de passe est aujourd’hui indispensable pour initier une vraie stratégie de sécurité des données. Sans compter que ces mesures doivent elles-mêmes être complétées par d’autres procédures régissant l’ensemble des questions relatives à la protection des ressources de l’entreprise, que ce soit en matière de contrôle d’accès, ou de sanction des employés en cas de manquement ou de mauvaise application des règles de sécurité.

Malgré l’augmentation du nombre de failles de données, auxquelles viennent s’ajouter le vol et la perte de plus de 2 milliards d’enregistrements de données à travers le monde depuis 2013, les entreprises restent convaincues que les technologies de sécurité périmétrique sont efficaces pour protéger leurs données. Telles sont les conclusions d’une nouvelle étude publiée par SafeNet, Inc., un des leaders mondiaux de la protection des données.

Réalisé par SafeNet, l’indice 2014 de confiance dans la sécurité des données (SafeNet Data Security Confidence Index) indique que pour près de trois quarts (74 %) des décideurs informatiques, le firewall de leur entreprise est efficace contre l’intrusion d’utilisateurs non autorisés (84% pour les répondants français). Cependant, près de la moitié (44 %) admettent que ce firewall a connu une défaillance ou ignorent si une telle situation s’est produite (les français étant eux 34% à admettre une faille et 13% à ignorer si leur entreprise y a été confrontée). De plus, plus de 60 % d’entre eux ne sont pas convaincus que les données seraient en sécurité si des utilisateurs non autorisés réussissaient à forcer la sécurité périmétrique de leur réseau (70% pour les répondants français).

Détail des chiffres par pays accessible ici.

Investissements IT : sécurité périmétrique plutôt que défense en profondeur
Les résultats de l’étude montrent que malgré le nombre croissant des failles réseau et des pertes d’enregistrements de données, les entreprises continuent d’investir davantage dans les technologies de sécurité périmétrique et de lutte contre les failles de sécurité qu’en faveur des stratégies de défense en profondeur, qui incluent l’authentification multi-facteurs (MFA) et le chiffrement fort des données. Selon l’indice BLI de SafeNet (Breach Level Index), plus de 375 millions d’enregistrements de données clients ont été volés au cours du seul premier semestre 2014, soit une hausse de 31 % par rapport à la même période de l’année précédente.

L’étude révèle par ailleurs que pour 93 % des décideurs informatiques, les investissements effectués par leur entreprise en faveur de la sécurité périmétrique ont augmenté ou sont restés identiques au cours des cinq dernières années (pour 48% des français ce budget en sécurité périmétrique a augmenté), représentant en moyenne 9 % du budget informatique actuellement consacré à l’achat, au déploiement et à la maintenance des technologies de firewall (8% du budget des français). Pour les douze prochains mois, les personnes interrogées indiquent que cette tendance devrait continuer, les dépenses consacrées aux firewalls ne variant pratiquement pas (9,05 %).

Deux tiers des décideurs informatiques (67 %) admettent en outre ne pas envisager de réduire les investissements consacrés aux défenses périmétriques — technologie de firewall, par exemple — pour les remplacer par d’autres technologies (85% en France). D’ailleurs, s’ils devaient abandonner une méthode de protection des données sensibles, les responsables informatiques déclarent en majorité qu’ils supprimeraient les solutions de détection d’anomalies (49 % au niveau mondial, 38% en France) ou de sécurité des données telles que le chiffrement (24 % monde, 28% France), plutôt que la sécurité périmétrique (15 % monde, 21% France).

Une confiance limitée quant à la capacité de prévenir les failles de sécurité et repousser efficacement les cybercriminels

De plus, malgré la confiance élevée qu’ils accordent à la sécurité périmétrique et à son efficacité, les décideurs informatiques se déclarent moins convaincus par la capacité de leur entreprise à protéger les données contre des menaces de sécurité en plein essor. L’étude souligne les points suivants :

·        Plus de la moitié (60 % mondialement, 70% en France) des responsables doutent que les données soient en sécurité si des utilisateurs non autorisés parviennent à franchir le périmètre de sécurité de leur réseau.

·        Près de la moitié (41 % mondialement, 44% en France) d’entre eux pensent que des utilisateurs non autorisés peuvent accéder à leur réseau.

·        Un tiers (34 % mondialement, 35% en France) des décideurs informatiques se disent moins confiants quant à la capacité de l’industrie de la sécurité à détecter les menaces de sécurité et à les contrer.

·        Un quart des décideurs informatiques (25 % mondialement, 22% en France) admettent qu’en tant que client de leur propre entreprise, ils ne lui feraient pas confiance pour stocker et gérer leurs données personnelles.

·        Plus de la moitié (53 % mondialement, 41% en France) estiment que les grandes failles de données annoncées dans la presse ont amené leur entreprise à revoir sa stratégie de sécurité.

« Les conclusions de cette étude soulignent quelques contradictions intéressantes entre la façon dont la sécurité des données est perçue et la réalité », a déclaré Tsion Gonen, directeur de la stratégie de SafeNet. « Il est en revanche inquiétant qu’un si grand nombre d’entreprises continue à mettre tous leurs œufs dans le même panier. Bien que la sécurité périmétrique ne représente qu’une simple couche de protection, bon nombre d’entreprises l’utilisent comme socle de leur stratégie de sécurité de données alors que dans la réalité, ce périmètre n’existe plus. Le simple volume de failles de données indique à lui seul que si un cybercriminel veut pirater le système ou voler des données, il trouvera le moyen d’arriver à ses fins. C’est pourquoi les entreprises doivent se concentrer sur le plus important, c’est-à-dire la protection des données. Elles doivent à cet effet définir des stratégies de sécurité plus intelligentes et associer les technologies de défense en profondeur et d’authentification multi-facteurs tout en intégrant directement la sécurité dans les données grâce au chiffrement. »

Le Cloud en confiance : oui, c’est possible !

Volontaires, de plus en plus, pour adopter des solutions dans le cloud, de nombreuses entreprises restent freinées par l’absence de clarté autour de la sécurité de leurs données, en particulier les plus sensibles. Pourtant, la souplesse et la simplicité peuvent parfaitement cohabiter avec la sécurité dans le cloud.

Certains le qualifiaient de « buzzword ». Il faut dire qu’une déferlante sans précédent s’est abattue sur la presse spécialisée – et même un peu plus – autour du cloud. Mais force est de constater qu’au-delà de l’effet de mode, le cloud s’est bel et bien installé durablement sur le marché de l’IT en général, et dans les systèmes d’information des entreprises en particulier.

Il faut dire que le cloud tient ses promesses. Comparativement à une infrastructure en propre gérée par l’entreprise, le cloud est moins cher, plus souple et beaucoup plus simple : externalisée, l’infrastructure est louée et totalement administrée par le fournisseur de services cloud. Et s’adapte précisément aux besoins de l’entreprise, sans nécessiter d’investissements lourds au départ.

Seulement voilà, le cloud rencontre encore, dans de nombreux cas, un obstacle de taille : le manque de confiance. A tort ou à raison, les entreprises sont encore frileuses à l’idée de stocker et gérer leurs données, notamment les plus sensibles, à l’extérieur du périmètre de leur système d’information. Considérant à ce titre que leur propre système d’information est parfaitement sécurisé, ce qui est loin d’être toujours le cas.

Sensibles ou non : la gestion kafkaïenne des données
Les médias en font leurs choux gras : de nombreuses affaires de vols de données, d’intrusions sur les comptes d’autrui, etc., éclaboussent régulièrement des géants du Web. Apple et les photos de stars volées a été la dernière victime de cet acharnement médiatique. Résultat : les inquiétudes et le manque de confiance persistent. Car outre la protection des données, c’est aussi l’usage qui prime. Et les systèmes de sécurité peuvent être si contraignants qu’ils retardent ou restreignent l’adoption des solutions.

Pour éliminer ce risque, nombreuses sont les entreprises à avoir fait le choix d’un système d’information à deux vitesses. Et ventilé leurs solutions en deux catégories distinctes : celles qui hébergent des données sensibles et qui doivent nécessairement rester sur site d’une part ; et celles dont les données, moins sensibles, peuvent être externalisées vers le cloud d’autre part.

Mais cette gestion dichotomique des données ne va pas sans poser problème. Tout d’abord sur la qualification de la sensibilité des données : en tant que telles, les données d’une entreprise sont toutes plus ou moins sensibles. Et celles qui ne le sont pas pour un département de l’entreprise, peuvent l’être pour un autre.

Ensuite, parce que le système d’information des entreprises est nécessairement poreux, ne serait-ce qu’au travers des échanges avec leur environnement immédiat : clients, partenaires, fournisseurs, etc. Un cloisonnement strict des deux types de données est donc,  complexe et nécessite une classification précise des données.

Un référentiel pour gagner la confiance des entreprises
Conscients de ces questionnements quant à la confiance dans le cloud des entreprises, autant que des enjeux économiques que représente le cloud, des acteurs du secteur se sont réunis autour d’une table pour construire les outils de la confiance dans le cloud. Composé d’éditeurs et d’auditeurs spécialisés, et à l’initiative de l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information), représentant les pouvoirs publics, le consortium ainsi réuni a récemment publié un référentiel de « qualification de prestataires de services sécurisés d’informatique en nuage ».

L’objectif est clair : proposer un cadre à ces prestataires, et surtout une certification selon les critères de ce référentiel. En particulier autour des questions de sécurité : disponibilité, intégrité et confidentialité des données, mais également traçabilité des données et des actions entreprises.

Une certification qui permet dès lors aux entreprises d’être en pleine confiance auprès d’un prestataire de services cloud certifié : plus aucun besoin de s’interroger sur la sensibilité ou non des données. Si l’entreprise estime qu’une solution cloud est la réponse à son besoin, elle peut l’intégrer à son système d’information en toute confiance. Quels que soient les données, les départements de l’entreprise ou les processus (métiers, commerciaux, administratifs, financiers…) concernés. (Frédéric Fouyet, Directeur de l’Innovation et des produits et RSSI chez Oodrive)

Cisco dévoile le premier Next-Generation Firewall du marché centré sur la menace

Cisco ASA avec la technologie FirePOWER réunit les fonctionnalités d’un firewall reconnu sur le marché avec le Next-Generation IPS et la protection contre les malwares avancés (Advanced Malware Protection – AMP) de Sourcefire pour une défense centrée sur la menace.

Avec l’introduction du premier Next-Generation Firewall (NGFW) du marché centré sur la menace, Cisco change la manière dont les entreprises peuvent se protéger contre les menaces ciblées. Cisco® ASA avec la technologie FirePOWER offre une connaissance du contexte complète et les contrôles dynamiques nécessaires pour détecter les menaces en continu, corréler les informations obtenues et optimiser les défenses pour protéger les réseaux. En intégrant la gamme de firewalls Cisco ASA 5500 X Séries disposant du contrôle applicatif avec le Next-Generation Intrusion Prevention System (NGIPS) et l’Advanced Malware Protection (AMP) de Sourcefire®, Cisco fournit une défense centrée sur la menace au travers du continuum d’attaque – avant, pendant et après une attaque.

Cisco ASA avec la technologie FirePower est un NGFW adaptatif et centré sur la menace qui délivre une protection multicouche supérieure, étendant les capacités bien au-delà des solutions NGFW classiques. Jusqu’à présent, les NGFW étaient concentrés sur la politique de sécurité et le contrôle des applications, et ne permettaient  pas de faire face aux menaces ciblées et aux attaques zero-day. Cisco ASA avec la technologie FirePOWER change cela, avec une approche axée sur la visibilité, centrée sur la menace et basée sur une plateforme unique :

–    Axée sur la visibilité en délivrant une connaissance du contexte complète des utilisateurs, des périphériques mobiles, des applications côté client, des communications machine-to-machine virtuelles, des vulnérabilités, des menaces, des adresses URL, etc. Cette approche adaptée aux besoins de l’entreprise fournit aux utilisateurs des tableaux de bord et des rapports détaillés sur les hôtes découverts, les applications suspectes, les menaces et des indicateurs de compromission pour une visibilité complète.

–    Centrée sur la menace en intégrant le principal NGIPS du marché pour une protection complète contre les menaces connues et ciblées, ainsi que AMP pour lutter contre les attaques zero-day et les menaces persistantes. Les analyses des données (Big Data), l’analyse en continu et Cisco Collective Security Intelligence (CSI) travaillent ensemble pour assurer les fonctionnalités de détection, de blocage, de suivi, d’analyse et de remise en état du réseau pour protéger l’entreprise contre le spectre complet des attaques, connues et inconnues.

–    Basée sur une plateforme unique : Cisco ASA avec la technologie FirePOWER associe, dans un seul outil, des fonctionnalités de firewall et de contrôle applicatif, des fonctionnalités NGIPS, de détection des menaces ciblées et de remise en état du réseau. Cette intégration offre aux entreprises une meilleure protection, tout en réduisant les coûts d’exploitation et la complexité du système d’information. Cette nouvelle solution simplifie également l’architecture de sécurité de l’entreprise et réduit son empreinte réseau avec moins d’outils de sécurité à gérer et à déployer avec un système d’abonnement sous la forme de licence pour étendre les fonctionnalités.

Compte tenu de la pression concurrentielle et de l’environnement très évolutif des menaces, l’approche de l’entreprise, pour réduire le temps entre l’attaque et la remise en état du réseau, doit être centrée sur la menace. Avec une préoccupation croissante des équipes dirigeantes, notamment par rapport aux risques liés à la propriété industrielle et intellectuelle, et au vol potentiel des données client et de sa perte de confiance, les entreprises ont besoin d’une large couverture – pour protéger tous les vecteurs d’attaque potentiels – qui puisse rapidement s’adapter et tirer parti des nouvelles techniques d’attaque, puis intégrer l’information pour se protéger elles-mêmes. Cisco ASA avec la technologie FirePOWER fournit cette défense centrée sur la menace qui aide réellement les entreprises à faire face à leurs plus gros risques en matière de sécurité – les menaces ciblées et les attaques zero-day.

Cisco ASA avec la technologie FirePOWER offre une visibilité supérieure et une analyse en continu pour détecter les menaces avancées et multi vectorielles, rationalise et automatise la remise en état du réseau face aux malwares connus et inconnus. Il offre également des indicateurs de compromission (IoC) globaux et concrets qui accélèrent la phase d’investigation sur la menace et la restauration rétrospective, ainsi que la portée de la réponse aux incidents intégrée et des mises à jour de la politique de détection automatiques.

Toutes ces innovations sont supportées par un firewall stateful, un VPN, un cluster avancé et une couche applicative complète prévus pour l’entreprise, et des contrôles basés sur le risque qui fournissent des politiques de détection de la menace grâce à un NGIPS pour optimiser l’efficacité de la sécurité. L’intégration avec les outils open source Snort, OpenAppID et ClamAV permet en outre aux clients de facilement personnaliser leur sécurité pour faire face aux nouvelles menaces et aux applications spécifiques aussi rapidement que possible.

Les entreprises peuvent profiter des avantages de l’introduction de cette technologie de deux façons :
–    Cisco ASA avec la technologie FirePOWER : les clients peuvent acheter les firewalls ASA 5500-X Series et ASA 5585-X Series avec une licence FirePOWER,
–    FirePOWER pour Cisco ASA : les clients peuvent activer la technologie FirePOWER sur les firewalls ASA 5500-X Series et ASA 5585-X Series existants.

Cisco, avec ses partenaires, fournit également des services de sécurité techniques pour aider les entreprises à accélérer la migration de leurs environnements de sécurité actuels vers une défense centrée sur la menace avec Cisco ASA et la technologie FirePOWER. Grâce à son expertise, des processus et des outils éprouvés, ainsi que la disponibilité de ressources mondiales, les équipes de sécurité de Cisco aident les entreprises à migrer rapidement et avec un minimum de perturbations.

« Dans le climat actuel où règnent le piratage industrialisé et le cybercrime professionnel, nous sommes entrés dans une ère où les solutions NGFW existantes ne suffisent plus pour arrêter les hackers », explique Christopher Young, Senior Vice Président, Security Business Group de Cisco. « Aujourd’hui, plus que jamais, les entreprises doivent être en mesure de mettre en œuvre des contrôles dynamiques pour gérer le rythme du changement de leurs environnements et faire face aux attaques ciblées. Cisco ASA avec la technologie FirePOWER est une étape majeure pour le marché du NGFW, donnant aux entreprises la possibilité de renforcer leur protection – du data center, au réseau, en passant par les postes de travail – avec l’agilité nécessaire pour identifier, comprendre et arrêter les menaces ciblées en temps réel et rétrospectivement ».

Le pionnier de la cybersécurité automobile Argus lève 4 millions de dollars

Argus Cyber Security, un pionnier de la cybersécurité automobile, a annoncé avoir levé 4 millions de dollars lors d’un premier tour de table. Le tour de table comprenait Magma Venture Partners et Vertex Venture Capital, deux fonds de capital-risque de premier plan, ainsi qu’un groupe d’investisseurs renommés, dont M. Zohar Zisapel.

Les voitures devenant connectées à Internet et aux appareils externes tels que les smartphones, les clés intelligentes, les outils de diagnostic et les autres véhicules, elles sont de plus en plus vulnérables aux cyber-attaques. Ces intrusions malveillantes peuvent compromettre les unités de commande électronique d’un véhicule (ECU), permettant la manipulation du moteur, des freins et des airbags d’une voiture ainsi que d’autres systèmes de sécurité ou composants du véhicule.

Argus propose à l’industrie automobile un système de prévention d’intrusion (IPS) unique, reposant sur des algorithmes brevetés d’inspection de paquets en profondeur (DPI). Il empêche le piratage en temps réel des composants essentiels d’un véhicule et s’intègre de façon transparente à toutes les chaînes de production automobiles. L’IPS d’Argus génère également des comptes-rendus et des alertes de surveillance à distance de la cyber-santé d’un véhicule.

M. Zisapel, cofondateur de RAD Group, valorisé à 1,2 milliard d’USD, est considéré par beaucoup comme l’un des  » pères fondateurs  » de l’industrie israélienne de la haute technologie. Il a cofondé Argus, dont il est président du conseil d’administration. À l’issue de ce tour de table, M. Ran Achituv, commandité de Magma Venture Partners, et M. Yoram Oron, fondateur et commandité de Vertex Venture Capital, ont intégré le conseil d’administration de l’entreprise.

«  Argus permet aux constructeurs automobiles et à leurs fournisseurs de promouvoir l’innovation et la connectivité des véhicules en limitant accroissement des risques pour les personnes et les biens. Ceci permet aux fabricants d’éviter les rappels massifs et coûteux « , indique Zohar Zisapel, cofondateur et président du conseil d’administration d’Argus. «  Je suis enthousiasmé d’avoir rejoint une équipe d’experts chevronnés en cybersécurité. Je suis certain qu’Argus comblera les importantes lacunes de sécurité auxquelles l’industrie automobile est confrontée grâce à sa technologie innovante et robuste. « 

Argus Cyber Consulting Services permet aux constructeurs automobiles de détecter les menaces et de trouver les vulnérabilités dans les éléments en réseau de tous les véhicules. En s’appuyant sur les services d’Argus, l’industrie automobile peut adopter une approche proactive pour éliminer les cyber-menaces dans les modèles existants et à venir.

« Dans un monde de voitures connectées, le piratage automobile est un risque inévitable « , précise Ofer Ben-Noon, cofondateur et PDG d’Argus.  » Argus permet à l’industrie automobile de maintenir la sécurité des passagers en tant que priorité maximale et de répondre aux exigences réglementaires  naissantes de la cybersécurité. Avec la croissance rapide de la demande et des opportunités commerciales, nous utiliserons les fonds investis pour étendre notre offre de produits et notre présence sur le marché. »

Attaque via jQuery.com

Le 18 Septembre dernier, une attaque exploitant le site jQuery.com a pu piéger des milliers de visiteurs.

L’information n’a pas fait grand bruit, pourtant les visiteurs du site jQuery.com sont très nombreux et l’attaque ayant visé ce portail a pu permettre l’infiltration de nombreux internautes. C’est la société RiskIQ qui a détecté des logiciels malveillants exécutés à partir de jQuery.com. Les visiteurs qui n’avaient pas mis à jour leurs logiciels de surfs ont été redirigés vers un kit pirate qui exécutait ensuite des actions malveillantes : lancement d’exploits, installations de logiciels espions dans les ordinateurs des visiteurs.

La bibliothèque jQuery est un outil très populaire pour le développement de sites Web au contenu dynamique et est largement utilisé par les développeurs au sein des entreprises. Selon la recherche interne jQuery, jQuery est utilisé par 30% des sites web sur l’ensemble d’Internet, dont 70% des 10 000 premiers sites dans le monde. Il est important de noter que nous n’avons pas observé de changements au sein de la bibliothèque jQuery elle-même. Cela n’empêche pas une inquiétude certaine. Les utilisateurs de jQuery sont généralement des administrateurs de système informatique et les développeurs Web.

Le même code pirate [RIG] avait été repéré en avril 2014, puis en juin de la même année par des chercheurs de chez Cisco. RIG s’était aussi baladé dans les machines des visiteurs du site askmen.com.

 

Un nouveau botnet cible Mac OS X

En Septembre 2014, les spécialistes de Doctor Web ont analysé plusieurs nouvelles menaces ciblant Mac OS X. L’une d’entre elles est un backdoor multifonctions ajouté à la base virale sous le nom Mac.BackDoor.iWorm. A ce jour, les statistiques indiquent qu’un peu plus de 17 000 adresses IP uniques de Mac sont infectées par ce malware.

Les pirates ont utilisé les langues C++ et Lua, ainsi que la cryptographie. Lors de son installation, le trojan se décompresse dans le dossier /Library/Application Support/JavaW, puis le dropper crée à la volée le fichier plist afin d’assurer le démarrage automatique du logiciel malveillant. Au moment du premier démarrage, le Mac.BackDoor.iWorm sauvegarde ses données de configuration dans un fichier séparé et essaie de lire le contenu du dossier /Library pour obtenir la liste des applications installées avec lesquelles le backdoor n’interagira plus. S’il n’a pas réussi à trouver les répertoires « indésirables », le bot reçoit à l’aide de fonctions systèmes le nom du dossier personnel de l’utilisateur Mac OS X sous le nom duquel il a été lancé, y vérifie la présence de son fichier de configuration et y enregistre toutes les données nécessaires à son fonctionnement.

Puis Mac.BackDoor.iWorm ouvre sur l’ordinateur infecté un port et attend une connexion entrante, envoie une requête à une ressource Internet pour une liste d’adresses de serveurs de gestion, puis se connecte à ces serveur afin de recevoir les commandes.

Il est à noter qu’afin de recevoir la liste d’adresses des serveurs de gestion, le bot se réfère au service de recherche reddit.com, en indiquant comme requête les valeurs hexadécimales des 8 premiers octets du hachage MD5 de la date actuelle. Selon les résultats de la recherche, reddit.com donne une page web avec la liste des serveurs de gestion de botnets et les ports que les pirates publient sous la forme de commentaires pour le sujet « minecraftserverlists » au nom d’utilisateur « vtnhiaovyd »: le Trojan essaie d’établir la connexion avec les serveurs de gestion en recherchant d’une manière aléatoire les 29 premières adresses de la liste reçue et envoie des requêtes à chacun d’eux. Il répète toues les 5 minutes les requêtes au site reddit.com afin de recevoir une nouvelle liste.

Lors de l’établissement de la connexion avec un serveur de gestion dont l’adresse est sélectionnée dans la liste à l’aide d’un algorithme spécial, le Trojan tente de déterminer si cette adresse est ajoutée à la liste d’exclusions, et partage avec le serveur un ensemble de données grâce auxquelles l’authenticité de l’hôte distant est vérifiée en utilisant une série de transformations mathématiques. Si la vérification est réussie, le bot envoie au serveur distant le numéro du port ouvert sur l’ordinateur infecté et son identifiant unique et attend les commandes.

Mac.BackDoor.iWorm est capable d’exécuter diverses directives selon les données binaires entrantes ou Lua-scripts. Les commandes de base du backdoor pour les Lua-scripts afin d’obtenir le type de système d’exploitation ; obtenir la version du bot ; obtenir l’UID du bot ; obtenir la valeur du paramètre du fichier de configuration ; indiquer la valeur du paramètre du fichier de configuration ; effacer les données de configuration de tous les paramètres ; obtenir la durée d’activité du bot (uptime) ; envoyer une requête GET ; télécharger un fichier ; ouvrir le socket pour la connexion entrante et exécuter la commande reçue ; exécuter la commande système ; faire une pause (sleep) ; ajouter le nœud selon l’IP dans la liste des nœuds  » interdits  » ; effacer la liste des nœuds  » interdits  » ; obtenir la liste de nœuds ; obtenir l’adresse IP du noeud ; obtenir le type de noeud ; obtenir le port du noeud ; exécuter le script Lua imbriqué.

Sur les 17 658 adresses IP enrôlées dans le botnet, les trois pays les plus touchés à ce jour sont les États-Unis avec 4610 adresses suivis par le Canada avec 1235 adresses puis le Royaume-Uni avec 1227 adresses.

500 millions d’ordinateurs seraient infectés à cause du streaming pirate

L’AISP, l’Association of Internet Security Professionals, indique dans son nouveau rapport qu’une machine est infectée toutes les 18 secondes à cause des sites de streaming illicites.

Comment faire peur aux internautes qui consomment du film piraté ? D’abord leur expliquer que le téléchargement via le P2P peut ramener dans le pc familial des codes malveillants, des virus, des trucs pas sympas qui vont effacer leurs disques durs, … Sauf que la diffusion de films pirates n’a pas cessée, elle a même évolué vers le streaming, la diffusion directe, dans télécharger le moindre fichier. Bilan, les ayants droits et Hollywood en tête cherchent de nouvelles ficelles pour faire peur. Bilan, une étude proposée par une association américaine d’experts en sécurité informatique, l’Association of Internet Security Professionals, tente d’expliquer que les sites de streaming sont de vrais nids de vipères (ils n’ont pas totalement tord, ndlr).

Selon l’OCDE, les vidéos en ligne représentent aujourd’hui jusqu’à 91% du trafic mondial Internet. Ces vidéos sont majoritairement partagées par des internautes ou des médias mais un véritable marché noir s’est développé parallèlement, rendant accessible gratuitement des vidéos payantes. Au-delà des habituelles questions liées au respect des droits d’auteur, l’AISP s’est interrogée sur les risques réels encourus par les internautes qui consomment ces flux vidéo. Son rapport intitulé ‘Illegal Streaming and Cyber Security Risks : a dangerous status quo ?’, démontre que la mise à disposition de contenus via des plateformes de live streaming correspond à un vrai business model où les pirates infectent jusqu’à 97 % des sites qu’ils éditent.

En l’occurrence, ces plateformes de live-streaming permettent notamment aux pirates, en ciblant des internautes empressés de consommer les vidéos recherchées puis passifs pendant de longues minutes, d’accéder à leurs données personnelles (photos, données bancaires, historique de navigation, etc.), de les exposer à des contenus pornographiques ou encore de récupérer leurs emails pour adresser des contenus spam. Le rapport dévoile plusieurs chiffres qui vont glacer d’effroi madame Michu. Par exemple, selon l’AISP, 500 millions d’ordinateurs auraient été infectés dans le monde par les sites de streaming illicites. Il y aurait une nouvelle infection toutes les 18 secondes. Ce rapport se conclut par une série de recommandations mille fois lues, vues : renforcement de la coopération internationale, lancement de grandes campagnes de sensibilisation et paramétrage d’une approche juridique plus protectrice des internautes.

Yahoo! piraté via la faille Bash ?

La faille Bash Bug, annonçait la semaine dernière comme particulièrement grave, aurait été exploitée contre les géants de l’Internet Yahoo! et Lycos.

Un Bash est une commande qui se trouve sur l’OS Unix et qui autorise les utilisateurs à entrer un ordre sous forme de texte convertit en commande, à laquelle l’OS répondra. Il est présent sur Linux et MAC OS (OS X). Bash a été créé voilà 25 ans. Une faille de taille, baptisée Bash Bug ou encore Shellshock, a été découverte dans ce dernier en septembre. Sa dangerosité est comparée à la faille Heartbleed. Voilà quelques jours, un chercheur en sécurité informatique, Johnathan D. Hall, il est le responsable de Future South Technologies, a annoncé avoir découvert que des pirates avaient trouvé le moyen d’exploiter Bash Bug sur deux serveurs de Yahoo! (api118.sports.gq1.yahoo.com et dip4.gq1.yahoo.com). Il a découvert un chan IRC qui diffusait des serveurs faillibles au Bash Bug. Des serveurs mis à jour à partir de scripts malveillants cachés sur le web, dont un sur le site de la société WinZip Computing, la même qui produit le logiciel de compression WinZip. Yahoo a confirmé l’intrusion et enquête pour connaitre son importance. Yahoo! indique cependant que les pirates auraient exploité une autre faille.

Bash Bug plus grave que prévue ?
Cette vulnérabilité pourrait avoir des répercussions bien plus graves et importantes que Heartbleed. Ce dernier permettait « uniquement » à un pirate de voler des données via un processeur d’authentification (SSl/TLS). BashBug permet à des malveillants d’exécuter arbitrairement des commandes grâce à cette faille de sécurité. Ce qui est bien plus dangereux que de voler des données et réaliser des attaques sophistiquées. BashBug a la capacité de pénétrer le réseau de n’importe quelle entreprise, alors que Heartbleed organisait des attaques « aléatoires ». Le hacker devait faire plusieurs tentatives, au hasard, avant d’accéder à un serveur contenant des données ayant une valeur. BashBug est une faille beaucoup plus « agressive ». Dès qu’une cible est identifiée et vulnérable, une simple commande suffit pour exécuter un ordre malveillant. Avec Heartbleed, il était clair pour l’opinion publique que les données sensibles des utilisateurs est un enjeu, alors que l’impact du Shellshock pour n’importe quel utilisateur est encore flou. Shellshock est une faille « technique » qui préoccupera davantage la communauté Technique. De plus, il n’est pas aisé de détecter quelles applications utilisent Bash.

Les différentes cibles de BashBug
Pour les entreprises, la plus grande menace est si vos serveurs sont opérés par Linux. Aujourd’hui c’est un standard de sécurité pour les entreprises de séparer leurs serveurs web de ceux qui contiennent des données sensibles, ce qui diminue significativement les risques d’intrusion via la faille Bash. Ces serveurs ont beaucoup d’autres mécanismes de défenses qui préviennent contre les attaques de BashBug.

Pour les particuliers, Heartbleed a représenté un risque potentiellement élevé et immédiat pour les particuliers, car les données bancaires et mots de passe statiques pouvaient être interceptés par les pirates. Dans le cas de la faille Bash, il est peu probable que les hackers s’attaquent à de simples ordinateurs à usage privé, car il existe des méthodes d’attaque bien plus puissantes, déjà utilisées et à grande échelle. Il s’agit notamment des attaques de type phishing, malware ou encore social engineering.

La version Bêta de Windows 10 communique vos frappes clavier à Microsoft

Alors que vous testez la nouvelle version de Windows, sous forme de bêta, Microsoft intercepte vos frappes clavier… pour votre bien.

Les internautes qui ont téléchargé la version bêta de Windows 10, la technical preview, n’ont pas intérêt à taper trop d’informations personnelles et sensibles au risque d’avoir une mauvaise surprise. Comme l’explique le « Privacy Statements for Windows Technical Preview » de WIN10, bref la notice d’utilisation du nouveau bébé de Microsoft, la voix, mais aussi les frappes claviers sont communiqués à Microsoft.

Microsoft collects information about you, your devices, applications and networks, and your use of those devices, applications and networks. Examples of data we collect include your name, email address, preferences and interests; browsing, search and file history; phone call and SMS data; device configuration and sensor data; and application usage.

Un espionnage qui a pour mission d’enrichir le fonctionnement des futures options de Win10. Microsoft indique à WinBeta que cette « absorption » d’information ne sera activée que dans cette version de « démonstration », Windows 10 définitif n’aura pas cette big brother attitude.

Il ne faut cependant pas se voiler la face. Une commande clavier ou manipulation extérieure pourrait réactiver la « fonction » magique dans la condition ou cette dernière est implantée d’origine dans Windows 10. A moins que Microsoft le retire du code source, mais ça, personne ne pourra le vérifier.