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Code malveillant bancaire pour Android

Code malveillant bancaire pour Android – L’équipe de recherche en sécurité de Zscaler a découvert une application malveillante Android se faisant passer pour l’app officielle de Sberbank, la plus grande banque d’Europe de l’Est.

code malveillant bancaire pour Android – De nombreuses tentatives de cyberattaques à son encontre ont déjà eu lieu par le passé et les pirates ont également essayé de s’attaquer à ses clients depuis leurs mobiles. Cette dernière tentative constitue, cependant, une percée majeure dans les efforts des pirates visant à nuire à cette organisation.

Le malware se fait passer pour l’application en ligne de la plus grande banque de Russie, Sberbank. Son apparence est identique à celle de l’application d’origine. Elle affiche un écran de connexion similaire et se sert de celui-ci pour dérober les informations d’identification de l’utilisateur dès que la victime tente de s’authentifier.

Une fois les informations d’identification acquises, l’app affiche une page d’erreur technique et se ferme. Le malware demande alors des privilèges d’administrateur qui, s’ils sont accordés, entraînent des effets dévastateurs sur le terminal infecté. Il peut intercepter les SMS et les appels entrants, ce qui permet au pirate de contourner l’identification OTP (mot de passe à usage unique) mise en œuvre par la banque. Par ailleurs, les faux écrans utilisés peuvent se superposés à ceux d’autres applications connues.

Explication technique de ce code malveillant bancaire pour Android

L’app apparaît comme étant celle de la banque Sberbank et demande des privilèges administrateurs une fois installée, comme indiqué ci-dessous : l’équipe Zscaler a tenté d’installer l’application originale Sberbank à partir du Play Store Google, et il est difficile de différencier l’app malveillante de l’originale. A noter : l’app Sberbank se trouvant sur le Play Store n’est pas infectée. Ce qui fait la particularité de ce malware est sa capacité à se substituer entièrement à l’app originale. Quand bien même la victime tenterait de la lancer, se serait l’écran d’identification du malware serait qui s’afficherait. Une fois les informations d’authentification entrées, elles sont envoyées à un serveur C&C. L’app affiche alors un écran d’erreur et se ferme.

Le malware ne s’arrête pas là, il peut également envoyer des SMS à n’importe quel numéro, selon la volonté du pirate ; intercepter des SMS ; lancer un appel ; intercepter un appel et d’attaquer d’autres applications en s’y superposant.

En ce qui concerne sa capacité à se substituer à une autre application, ce malware a été conçu, entre autres, pour attaquer les apps suivantes : Whatsapp, l’app du Google Play Store, VTB 24 Bank. Les fausses pages de login utilisées sont identiques à celles des apps officielles. Une fois lancées, les informations d’identification récupérées sont envoyées au serveur C&C comme vu précédemment.

Une nouvelle tendance chez les développeurs de malware, et des amateurs de code malveillant pour Android est de cibler les utilisateurs par le biais de fonctionnalités de sécurité d’applications. Dans un article précédent, les chercheurs Zscaler avaient présenté des attaques réalisées à partir de fausses applications de sécurité. Dans le cas de Whatsapp, par exemple, les victimes avaient été piégées par une fausse alerte sur la nouvelle fonctionnalité de chiffrement des messages. Un message s’affichait pour demander des informations d’authentification et de paiement pour cette nouvelle fonctionnalité.

Ce code malveillant bancaire pour Android a une approche particulièrement efficace pour rester actif sur l’appareil de l’utilisateur. Il enregistre un récepteur qui se déclenche dès que la victime tente de retirer les privilèges administrateurs de la fausse application. Ainsi, l’appareil Android se retrouve bloqué pour quelques secondes chaque fois qu’une tentative est faite.

Bref, cibler les utilisateurs par le biais de fausses applications bancaires est le moyen le plus facile et privilégié des pirates. Le malware présenté plus haut combine plusieurs fonctionnalités, en une seule et même application, pour une attaque en profondeur. Il est capable de se substituer à n’importe quelle app existante, il suffit au pirate d’envoyer un élément portant le nom de l’app en question pour dérober des données privées au propriétaire de l’appareil.

Le certificat pour cette application infectée a récemment été mis à jour et le serveur C&C a été enregistré il y a peu, ce qui pourrait indiquer que les pirates informatiques ont l’intention de continuer sur leur lancée. Une fois de plus, la prudence est de mise et il faut continuer à télécharger les applications à partir de sources officielles. Toute app provenant d’une tierce partie est à éviter.

Devenir maître dans l’art de protéger sa vie privée sur le net

Vol de ses données personnelles – Plusieurs sources ont révélé récemment la mise en vente sur le web de plus de 117 millions de profils d’utilisateurs LinkedIn dérobés en 2012. Ce type d’actualité rappelle que personne n’est à l’abri d’un vol de ses données personnelles qui risquent d’être utilisées à des fins illicites. Cette question est d’autant plus cruciale à l’heure où le nombre de logiciels malveillants, ransomwares et autres virus explose. Aujourd’hui, 67 % des Français sont soucieux quant à la protection de leurs informations personnelles sur internet et 83 % d’entre eux sont hostiles à la conservation de ces données (Source : Institut CSA).

Vol de ses données personnelles -Malgré cette méfiance, dans un monde où l’utilisation d’Internet est devenue omniprésente, les utilisateurs ont tendance à exposer très facilement leur vie privée et leurs données personnelles – parfois par paresse ou par mégarde, mais souvent par manque d’information. Il existe cependant des moyens simples et efficaces de limiter ces risques.

Michal Salat, Threat Intelligence Manager chez Avast, commente : « Les sphères privées et professionnelles se fondent de plus en plus, poussant fréquemment les utilisateurs à accéder à leurs plateformes de travail depuis des terminaux personnels ou à utiliser leurs appareils professionnels à la maison par exemple. Or, en adoptant ces comportements, les internautes exposent davantage leurs données personnelles.« 

Vol de ses données personnelles

Pour éviter que cela n’arrive, les utilisateurs doivent d’abord se protéger des menaces extérieures à leur appareil en commençant par créer un mot de passe ou un code PIN sur les écrans et les applications mobiles, limitant ainsi l’accès aux données en cas de perte ou de vol. Mais encore faut-il qu’il soit suffisamment compliqué pour ne pas être déchiffré trop facilement. C’est pourquoi il est recommandé d’utiliser des mots de passes complexes – combinant lettres, chiffres, caractères spéciaux et majuscules – et qui ne reprennent pas non plus des informations personnelles facilement accessibles en ligne, telle que la date de naissance ou le prénom de ses enfants. Il est également important de changer ses codes régulièrement.

Il faut garder en tête que les cybercriminels sont à l’affût de la moindre faille à exploiter pour récolter des gains et cherchent très souvent à récupérer des informations bancaires. C’est pourquoi les internautes doivent à tout prix éviter de sauvegarder leurs coordonnées bancaires dans leurs terminaux, quels qu’ils soient. A titre d’exemple, beaucoup d’utilisateurs PayPal ont perdu de grosses sommes d’argent lorsque des hackers ont réussi à se connecter à leurs PC via un compte TeamViewer piraté et se sont servi des identifiants enregistrés pour transférer l’argent depuis les comptes PayPal.

Les utilisateurs doivent redoubler de vigilance face à un email leur demandant des informations sur leur compte bancaire et se souvenir que les établissements dignes de confiance ne feront jamais de telles requêtes par mail. Il est par ailleurs vivement déconseillé d’ouvrir des fichiers inconnus joints dans un email, car le phishing est l’un des moyens les plus largement utilisés par les hackers pour introduire un virus dans un terminal. Une fois celui-ci compromis, ils peuvent accéder aux informations personnelles ou chiffrer ces données et demander une rançon à la victime pour les rendre de nouveau accessibles.

Les pirates parviennent à créer des e-mails d’hameçonnage très sophistiqués notamment grâce à la collecte d’informations personnelles publiques disponibles sur le web – accessibles sur les réseaux sociaux par exemple. Il est alors essentiel pour l’utilisateur de poster le moins d’informations possibles sur Internet ou de s’assurer que celles-ci sont en mode privé. Il est également crucial de supprimer ses comptes s’ils ne sont plus utilisés, car bien qu’abandonnés, ces profils restent en ligne et des personnes malintentionnées pourraient usurper l’identité de l’internaute ou nuire à sa réputation en ligne en utilisant des informations sensibles contre lui.

La protection de la vie privée et des données personnelles (vol de ses données personnelles) implique une modification du comportement des internautes à commencer par de meilleures méthodes de gestion de mots de passe, une vigilance accrue sur leur utilisation d’Internet et des informations personnelles partagées publiquement – comme sur les réseaux sociaux. Au-delà des bonnes pratiques, il existe des solutions qui répondent aux problématiques liées à la vie privée. Cependant face aux menaces, il n’appartient qu’à nous de nous discipliner et de tout mettre en œuvre pour protéger nos données personnelles.

Piratage d’utilisateurs de TeamViewer : la faute aux utilisateurs

Un nombre conséquent d’utilisateurs de TeamViewer se sont plaints du piratage de leur compte. La société américaine indique que les utilisateurs sont responsables… de leur négligence.

De nombreuses sociétés Internet comme Reddit ont dû modifier les mots de passe de certains de leurs utilisateurs, 100.000 pour Reddit, à la suite du piratage massif des données de Myspace, LinkedIn… Pourquoi ? Les utilisateurs exploitaient le même mot de passe sur différents supports numériques. Autant dire du pain béni pour les pirates. Parmi les victimes, le fondateur de Facebook. Lui, il cherchait doublement les ennuis, son mot de passe n’était rien d’autre que « dadada« . Bref, à force de penser que cela n’arrive qu’aux autres, le danger vous tombera dessus, un jour ou l’autre, et plus rapidement que vous pourriez le penser.

TeamViewer, l’outil qui permet de se connecter sur un ordinateur, à distance, vient d’alerter ses utilisateurs. Un grand nombre de clients TeamViewer s’étaient plaints du piratage de leur compte. L’entreprise a utilisé le terme de « négligence » pour définir les récents problèmes.

TeamViewer a mis en place, la semaine dernière, un nouveau système de sécurité pour renforcer les connexions : la double authentification. Le porte-parole de TeamViewer a indiqué que le développement des outils de sécurité avait commencé, il y a quelques semaines, lorsque les premiers rapports de vols de compte ont émergé du web.

Espionnage : Facebook et le microphone de votre appareil mobile

Facebook a fermé les rumeurs selon lesquelles il utilise le microphone de votre appareil mobile pour écouter les conversations afin de mieux cibler les annonces publicitaires qu’il commercialise.

Microphone de votre appareil mobile utilisé par Facebook ? Dans un communiqué publié le 2 Juin, Facebook a déclaré qu’il « n’utiliser pas le microphone de votre téléphone mobile pour analyser et diffuser des annonces publicitaires ou pour changer ce que vous voyez dans les nouvelles diffusées par RSS. » La compagnie explique de montrer que des annonces basées sur les intérêts des utilisateurs et d’autres informations diffusées par les utilisateurs. Facebook répond directement aux allégations formulées par Kelli Burns, professeur de communication à l’Université de Floride du Sud. Burns pensait que Facebook avait secrètement mis sur écoute les conversations de ses utilisateurs. Si l’idée est loin d’être farfelue, après tout Google enregistre bien votre voix lors de l’utilisation de la recherche vocale, Facebook réclame un accès au micro pour enregistrer le son des vidéos. C’est l’utilisateur qui lui donne l’autorisation. A noter que des appareils tels que l’Echo d’Amazon ou encore certaines nouvelles télévisions connectées écoutent, non stop leurs utilisateurs.

Problème de confidentialité pour le site My pension

Le site Belge Mypension.be souffre d’un problème de confidentialité. Un utilisateur pensant être déconnecté… le reste sans le savoir.

problème de confidentialité – Les cookies sont de petits fichiers permettant de rendre « unique » l’utilisation d’un site Internet. Il permet de garder en mémoire une session après l’utilisation d’un identifiant de connexion ; de garder en mémoire les choix que vous avez pu effectuer sur un forum, une boutique… Le cookie peut aussi être un problème, surtout si ce dernier est mal géré.

C’est ce qui vient d’arriver au site Internet du gouvernement Belge, Mypension.be. Cet espace du service public du royaume ne prend pas en compte l’ordre pourtant donné par le bouton « deconnexion ». Bilan, si une personne surfe sur un ordinateur public ou semi public (bureau…) un second internaute, face au clavier, peut se retrouver connecter aux informations privées et sensibles du propriétaire légitime. « Une solution technique est en préparation et sera déployée aussitôt qu’elle aura été validée. La sécurité est en effet essentielle pour nos utilisateurs. » infique le site des pensions belges au journal Le Vif.

Espérons pour ce site qu’aucune faille de type XSS (Cross-Site Scripting) existe. Une XSS permet de dérober, par le biais d’un lien particulièrement formulé, d’intercepter les données d’un cookie, donc dans ce cas, de connexion d’un belge utilisateur de My Pension. Une attaque qui peut faciliter, pour un malveillant, l’accès aux données d’une cible pensant être déconnectée de son administration.

Notification d’infraction aux données : linkedIn

La société LinkedIn vient de communiquer sur son « problème » de fuite de données. Voici ses propos et sa notification d’infraction aux données.

« Vous avez pu récemment entendre parler de problème de sécurité à LinkedIn. Nous souhaitions nous assurer que vous disposiez des faits réels, des données concernées et des mesures que nous prenons pour vous protéger.

Que s’est-il passé ?
Le 17 mai 2016, nous avons découvert que des données volées en 2012 de LinkedIn ont été mises à disposition en ligne. Il ne s’agit pas d’une nouvelle infraction ou d’un hack. Nous avons pris des mesures immédiates pour invalider tous les mots de passe des comptes que nous estimons affectés. Il s’agit des comptes créés avant 2012 qui n’avaient pas mis leur mot de passe à jour après l’infraction.

Quelles sont les données concernées ?
Les adresses e-mail des membres, les mots de passe chiffrés et l’ID LinkedIn (identifiant interne attribué à chaque profil de membre) de 2012.

Nos mesures
Nous avons invalidé les mots de passe de tous les comptes créés avant l’infraction de 2012 qui n’avaient pas réinitialisé les mots de passe depuis. De plus, nous utilisons des outils automatiques pour identifier et bloquer toute activité suspicieuse qui se produirait sur les comptes LinkedIn. Nous collaborons également avec les forces de l’ordre.

LinkedIn a pris des mesures importantes depuis 2012 pour renforcer la sécurité des comptes. Nous avons ajouté des couches de protection supplémentaires au stockage des mots de passe et offrons la possibilité à nos membres d’activer la vérification en deux étapes pour plus de sécurité.

Vos options
Nous avons plusieurs équipes dédiées à la sécurité des données confiées par nos membres à LinkedIn. De votre côté, pour renforcer la sécurité de vos comptes, nous vous suggérons d’accéder au Centre de sécurité pour apprendre à activer la vérification en deux étapes et à créer des mots de passe résistants. Nous recommandons que vous changiez régulièrement de mot de passe et que si vous utilisez des mots de passe similaires, ou les mêmes, sur d’autres sites web, vous les changiez aussi.

Pour plus d’informations
Si vous avez des questions, veuillez contacter notre équipe Sécurité tns-help@linkedin.com. Pour en savoir plus, lisez notre blog officiel. »

Droit à l’oubli : Google interjette appel de sa condamnation par la CNIL

Cnil contre Google : Le combat du droit à l’oubli continue après l’appel de sa condamnation par la CNIL ce 19 mai.

Google est bousculé par les autorités européennes et nationales depuis 2 ans concernant le référencement des personnes physiques au sein du moteur de recherches.

Tout a commencé avec l’affaire dite ‘’Google Spain’’ en 2014, au terme de laquelle la Cour de justice de l’Union Européenne a condamné le géant mondial de l’internet à retirer les résultats « inadéquats, pas ou plus pertinents ou excessifs » référençant le nom de personnes qui ne le souhaitaient pas ou plus et en ont formulé la demande.

Suite à cette décision, le moteur de recherche a reçu des dizaines de milliers de requêtes de la part de citoyens français. On dit qu’ils cherchent à exercer leur « droit à l’oubli », bien que celui-ci n’existe pas actuellement de manière explicite dans la législation ou jurisprudence européenne et française.

Les tentatives de Google pour échapper au droit à l’oubli
Suite à la décision de la Cour de Strasbourg, la société Google a accédé en demi-teinte aux demandes des internautes. Après avoir créée un formulaire à cet effet, elle a procédé au déréférencement de certains résultats mais seulement sur les extensions européennes du moteur de recherches comme google.fr ou google.uk. A contrario, elle refuse catégoriquement de faire jouer le droit à l’oubli des personnes sur le portail google.com. Or, tout le monde peut utiliser cette extension, ce qui revient à rendre illusoire le déférencement.

En mai 2015, face à ce manque de volonté, la présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a publiquement mis en demeure le moteur de recherche mondial n°1 d’accéder aux demandes de déréférencement sur tous les noms de domaine de la société. Un recours gracieux a été formé fin juillet 2015 par Google faisant valoir que l’injonction entraverait le droit à l’information de ses internautes tout en instaurant une forme de censure. Selon la société, il ne revient pas à une agence nationale de protection des données à caractère personnel de se revendiquer « une autorité à l’échelle mondiale pour contrôler les informations auxquelles ont accès les internautes à travers le monde ».

Après le rejet de ce recours gracieux, la CNIL a engagé une procédure de sanction à l’encontre de Google qui s’est soldée par sa condamnation à 100 000 euros d’amende pour ne pas avoir appliqué le droit à l’oubli sur l’ensemble de ses extensions géographiques.

Google interjette appel de sa condamnation par la CNIL
Ce jeudi 19 mai 2016, Google a fait appel de cette condamnation peu sévère au regard du chiffre d’affaire astronomique de cette société de droit américain, qui était de 66 milliard de dollars en 2014, soit 19% de plus qu’en 2013. On en déduit que Google en fait une affaire personnelle, une affaire de principe : La société ne veut pas se laisser dicter sa conduite par la Cour de justice de l’Union européenne et certainement pas par une autorité administrative française.

A l’image de David contre Goliath, le combat de la CNIL contre Google est extrêmement déséquilibré. Nous ne pouvons que saluer la persévérance de la CNIL dans sa confrontation avec Google pour faire respecter les droits des particuliers français partout dans le monde. Le projet de loi pour une République numérique conforte la position de la CNIL en consacrant un droit à l’oubli pour les mineurs. De plus, toute personne pourra dorénavant organiser les conditions de conservation et de communication des données à caractère personnel la concernant après son décès, ce qu’on peut rattacher au droit à l’oubli. Entre neutralité du net et droit à l’oubli, des choix vont devoir être pris et il faudra les imposer à Google, ce qui présage encore une longue vie à la saga judiciaire sur le déréférencement. (Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC)

25 bases de données piratées diffusées sur la toile

25 bases de données piratées diffusées sur Internet par un pirate. De la promo vente sur le dos de millions d’internautes. Des Français concernés.

Le 18 mai dernier, un pirate informatique a décidé de diffuser sur Internet 25 bases de données piratées. Les cibles de ce malveillant numérique courent de 2014 à 2016. J’ai pu constater de nombreuses informations de Français enregistrées dans les bases de données volées aux sites 000webhost, Vodaphone, SnapChat, BlackHatWorld pour ne citer qu’eux.

La plus récente des BDD concerne le site LinuxMint, piraté en 2016. Le pirate a diffusé les contenus non pas par beauté du geste, il n’y en a aucun dans tous les cas, mais par intérêt économique. D’abord il diffuse son compte Bitcoin, histoire de s’attirer les donateurs, mais aussi les clients qui pourraient lui commander d’autres données, via les informations qu’il garde en secret, dans son ordinateur. Il met aussi en pâture des bases de données qu’il n’a plus besoin. Des millions de datas ponctionnées, vidées, revendues dans le black market, depuis des semaines.

Les cybers attaques ont un impact réel sur la confiance des consommateurs

Une enquête menée par le cabinet d’études VansonBourne à l’initiative de FireEye auprès d’un panel représentatif de 1000 consommateurs français, révèle que les cyber attaques de grande ampleur qui se sont produites en 2015 ont affecté durablement la confiance des consommateurs envers les grandes marques.

Les résultats de l’enquête ont mis en évidence une inquiétude grandissante du public directement liée à la perception d’un manque d’intérêt des directions générales pour la protection des données, plus des trois quarts (77%) des consommateurs déclarant être prêts à stopper leurs achats auprès d’une entreprise si une cyber attaque révélait une négligence de la part des dirigeants sur la protection des données. Cette négligence des dirigeants est d’ailleurs jugée plus grave que si la faille de sécurité est simplement due à une erreur humaine, seules 53% des personnes interrogées évoquant cette raison pour stopper leurs achats.

Les conclusions de l’enquête révèlent également l’impact financier potentiel sur le long terme des vols de données pour les grandes marques, 54% des consommateurs déclarant qu’ils engageraient des poursuites judiciaires contre les entreprises si leurs données personnelles étaient volées ou utilisées à des fins criminelles à la suite d’une cyber attaque. 71% des consommateurs indiquent également qu’ils divulgueront à l’avenir moins d’informations personnelles aux marques avec lesquelles ils sont en relation, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur les ventes de beaucoup d’entreprises qui exploitent les donnes de leurs clients pour optimiser leur marketing.

Richard Turner, President EMEA de FireEye, a déclaré : « Les cyber attaques et les vols de données se sont multipliés dans l’actualité au cours de l’année écoulée, et les entreprises françaises n’ont pas toutes été épargnées. Les dirigeants des entreprises concernées ont dû réagir immédiatement pour limiter les pertes financières directes, en offrant des ristournes ou d’autres compensations aux consommateurs ». Mais cette enquête montre que les pertes financières dues à un vol de données s’étendent longtemps après que l’attaque initiale ait eu lieu. Elle met en lumière le « coût caché » des cyber attaques sur les entreprises, avec des consommateurs moins enclins à acheter auprès d’organisations réputées négligentes en matière de sécurité, et de plus en plus tentés d’engager des poursuites contre des fournisseurs si leurs données tombent en de mauvaises mains.

Les conclusions de cette enquête sur la confiance des consommateurs montrent que les perceptions négatives du public pour les marques attaquées peuvent persister longtemps après qu’elles aient quitté l’actualité, et que de plus en plus de consommateurs affectés par les vols de données pointent du doigt les responsables tout en haut de l’échelle. Il y a là des leçons importantes à retenir pour les directions générales, qui commencent à comprendre pourquoi elles doivent jouer un rôle plus actif dans la cyber sécurité. Il est également intéressant de voir dans ces résultats que les consommateurs accordent de plus en plus d’importance à la sécurité des données et gardent cet aspect à l’esprit lors de leurs décisions d’achat. Alors que la sécurité des données a été trop souvent considérée par le passé par les entreprises comme un simple centre de coût, elle représente désormais pour elles une opportunité d’attirer de nouveaux clients qui veulent avoir l’assurance que leurs données seront en sécurité. »

Les principales conclusions de l’enquête sur la confiance des consommateurs

·         Plus de la moitié des consommateurs interrogés (53%) déclarent prendre la sécurité de leurs données personnelles en considération lorsqu’ils achètent des produits et services.

·         71% des consommateurs interrogés divulgueront dans l’avenir moins de données personnelles aux organisations qui leur fournissent des produits et des services, en conséquence des cyber attaques majeures qui ont eu lieu l’année dernière.

·         Près de la moitié (42%) des consommateurs seraient prêts à payer plus un fournisseur de service garantissant une meilleure sécurité des données.

·         54% des consommateurs déclarent qu’ils engageraient des poursuites judiciaires contre leurs fournisseurs de produits et services si leurs données personnelles étaient volées ou utilisées à des fins criminelles à la suite d’une cyber attaque.

·         13% des personnes interrogées déclarent que la sécurité de leurs données personnelles est désormais leur principale préoccupation lorsqu’elles achètent des produits et services.

·         38% des consommateurs déclarent que les cyber attaques de grande ampleur qui se sont produites l’année dernière ont eu un impact négatif sur leur perception de la réputation des entreprises attaquées, tandis que 30% d’entre eux déclarent que ces cyber attaques ont dégradé la réputation de toutes les entreprises auprès desquelles elles font leurs achats.

·         21% des personnes interrogées qui ont eu connaissance des cyber attaques de l’année passée considèrent que la communication des dirigeants des entreprises concernées a été mauvaise ou très mauvaise.

·         L’enquête a également révélé que 93% des personnes interrogées s’attendraient à être informées dans les 24 heures si leur fournisseur de service était victime d’une attaque susceptible de compromettre leurs données. La nouvelle directive européenne GDPR (General Data Protection Regulation) imposant que les autorités soient informées d’un vol de données dans les 72 heures, ceci montre que les consommateurs sont encore plus stricts dans leurs exigences, 68% d’entre eux s’attendant même à être informés immédiatement.

Une faille du Login de Facebook corrigée

Les pirates se faisaient passer pour les titulaires des comptes en exploitant une faille du Login de Facebook.

Les Bitdefender Labs ont révélé une vulnérabilité  lors de l’authentification en ligne sur des sites Web tiers via Facebook. Un manque de mesure de sécurité lors de la validation permet aux pirates d’usurper l’identité des internautes et d’accéder, sans mot de passe, à leurs comptes en ligne.

Les social logins sont une alternative à l’authentification traditionnelle et un mode apprécié par les utilisateurs pour leur côté pratique : ils permettent aux utilisateurs de se connecter à leurs comptes Web sans saisir leur nom d’utilisateur ni leur mot de passe. La plupart des sites offrent des social logins via Facebook, LinkedIn, Twitter ou Google Plus. Les chercheurs des Bitdefender Labs ont trouvé un moyen d’usurper l’identité de l’utilisateur et d’avoir accès à ses comptes Web en utilisant le plug-in Facebook Login.

« Il s’agit d’une vulnérabilité grave qui permet aux pirates de créer un compte avec une adresse e-mail ne leur appartenant pas et de changer l’adresse e-mail liée au compte d’un site par une autre adresse non vérifiée », prévient Ionut Cernica, chercheur spécialiste des vulnérabilités chez Bitdefender. « Cela signifie qu’un pirate peut effectuer des paiements en ligne au nom de l’utilisateur, arrêter son moteur antivirus pour infecter ses périphériques, propager des malwares à ses contacts et bien plus encore. »

Pour que l’attaque réussisse, l’adresse e-mail de la victime ne doit pas déjà être enregistrée sur Facebook. La plupart des internautes ont plus d’une adresse e-mail publiée sur différents sites Web, accessibles à tout le monde. Il est donc assez simple pour le pirate d’obtenir une de ces adresses et de créer un compte Facebook avec cette dernière.

Pour vérifier l’identité d’un utilisateur sans exposer ses identifiants d’authentification, Facebook Login utilise le protocole OAuth. Grâce à OAuth, Facebook est autorisé à partager certaines informations de l’utilisateur avec le site Web tiers.

Comment se fait l’usurpation d’identité ? Une faille du Login de Facebook

Bitdefender a réussi à contourner l’étape de confirmation généralement requise lors de l’enregistrement d’une nouvelle adresse e-mail Facebook.

L’un de ses chercheurs a créé un compte Facebook avec l’adresse e-mail de la victime.

Après l’inscription, il a remplacé l’adresse e-mail par une autre dont il a le contrôle.

Après actualisation de la page, il apparaît que l’adresse e-mail de la victime a également été validée.

Lorsque le chercheur a tenté de se connecter sur un autre site via le bouton Facebook Login (avec l’adresse e-mail de la victime), il a dû confirmer sa propre adresse e-mail, et non celle de la victime.

Bien que le chercheur de Bitdefender n’ait confirmé que son compte personnel dans les paramètres du compte Facebook, l’adresse de la victime était bien le contact principal.

« J’ai utilisé à nouveau Facebook Login et décidé de mettre mon adresse comme contact principal à la place de celle de la victime, puis de la changer à nouveau pour faire du compte de la victime le compte principal. C’est une étape importante pour reproduire le problème », a ajouté Ionut Cernica.

Puis, sur un autre site Web, le chercheur de Bitdefender a utilisé Facebook Login pour se connecter sous l’identité de la victime. Le site a fait le lien entre l’adresse e-mail de la victime (en passant par Facebook) et le compte existant et a permis au chercheur, qui aurait pu être un pirate, de contrôler ce compte. « Le fournisseur d’identité – dans ce cas, Facebook – aurait dû attendre que la nouvelle adresse e-mail ait bien été vérifiée », affirme Ionut Cernica à DataSecurityBreach.fr.

Une faille du Login de Facebook corrigée rapidement. Facebook a réparé la vulnérabilité après en avoir été alerté par Bitdefender.