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DarkMoon automatise le pentest avec des agents IA

DarkMoon veut transformer le pentest ponctuel en contrôle continu, grâce à des agents IA capables de raisonner, exploiter et documenter chaque vulnérabilité dans un environnement maîtrisé.

DarkMoon est une plateforme open source de pentest autonome conçue par Mehdi Boutayeb. Son ambition : automatiser une évaluation de sécurité complète, depuis la reconnaissance jusqu’au rapport final, en exigeant une preuve avant chaque vulnérabilité confirmée. L’architecture sépare le raisonnement du modèle IA de l’exécution des outils offensifs grâce au Model Context Protocol. Plus de 50 agents spécialisés peuvent intervenir sur le web, les API, Active Directory, Kubernetes, le cloud ou l’IoT. Le projet ajoute une Privacy Gateway destinée à masquer localement les informations sensibles avant leur traitement par un modèle externe. Son objectif est de rendre le pentest continu, reproductible et exploitable dans des infrastructures sensibles.

De la toolbox personnelle au pentest autonome

DarkMoon trouve ses racines bien avant l’arrivée des agents IA. Mehdi Boutayeb explique avoir commencé à développer ses propres outils très jeune. « Lorsque j’avais 13 ans, je bricolais déjà un émulateur pour le plaisir de comprendre la machine de l’intérieur, et cette habitude de fabriquer mes propres outils ne m’a jamais quitté. »

Cette logique donnera d’abord naissance à une distribution GNU/Cygwin utilisée comme boîte à outils de développement. En 2023, Boutayeb réoriente le projet vers la sécurité offensive. Toujours basée sur Cygwin, cette nouvelle version accueille plusieurs outils de pentest initialement conçus pour Linux. Les difficultés de compatibilité finissent toutefois par imposer une nouvelle architecture. Le développement migre vers WSL. Ce changement permet d’intégrer davantage d’outils, puis un serveur MCP et une interface TUI destinée au pilotage des agents IA.

« C’est cette évolution, de la toolbox portable au moteur autonome, qui a donné le Darkmoon d’aujourd’hui. Le fil est le même depuis le début : construire les outils que j’aurais voulu avoir, aller au fond de la machine, et les ouvrir. » explique l’auteur à DataSecuritybreach.fr

Cette histoire personnelle rejoint une problématique professionnelle. Mehdi Boutayeb et Aurélien travaillent comme pentesters dans l’entreprise qu’ils dirigent. Boutayeb revendique également une expertise d’architecte cybersécurité auprès de clients tels qu’Airbus. Sur le terrain, il décrit un écart persistant entre les scanners automatisés et les audits humains.

Les premiers, qu’il s’agisse de SAST, d’analyse de dépendances ou de scanners dynamiques, produisent rapidement une quantité importante de signaux. Leur limite tient à l’interprétation de ces résultats. Un outil SAST peut détecter un motif suspect. Un scanner de dépendances peut identifier une CVE dans un composant qui, en pratique, ne sera jamais appelé. La découverte reste alors à qualifier.

Selon Boutayeb, cette accumulation transfère une partie essentielle du travail vers les analystes. Ils doivent hiérarchiser, reproduire, écarter certains résultats et identifier les vulnérabilités réellement exploitables. La fatigue liée aux alertes devient ainsi un problème opérationnel à part entière. À l’autre extrémité se trouve le test d’intrusion humain. Celui-ci sait enchaîner plusieurs faiblesses, explorer un chemin d’attaque et confirmer concrètement qu’une vulnérabilité peut être exploitée.

Son principal défaut est temporel.

Un audit effectué une ou deux fois par an reste une photographie du système à une date donnée. Lorsque le développement avance en continu, l’environnement examiné peut déjà avoir changé lors de la livraison du rapport. « Dans un SI qui livre en continu, un audit ponctuel est structurellement en retard. Bref, un outillage rapide qui fait du bruit, une expertise lente qui fait de la preuve, et rien qui donne les deux au rythme des changements. » confie l’auteur à Data Security breach.

C’est précisément cet espace que DarkMoon cherche à occuper.

L’objectif du projet consiste à automatiser une partie de l’approche offensive sans abandonner la méthodologie du pentester, la collecte de preuves, la traçabilité de l’exécution ni la possibilité de contrôler les résultats. Le choix de l’open source répond également à une contrainte de souveraineté technique. DarkMoon peut fonctionner en local, une caractéristique présentée comme essentielle pour les infrastructures dont les données ne peuvent pas être transmises à un service d’intelligence artificielle distant.

Boutayeb cite notamment les banques, les établissements hospitaliers, les opérateurs d’importance vitale et la défense.

Son raisonnement est simple : ces organisations doivent pouvoir utiliser des capacités de raisonnement automatisé sans exposer leur système d’information à un modèle hébergé à l’extérieur de leur périmètre. Cette volonté explique une partie de l’architecture de DarkMoon. Le modèle chargé de réfléchir ne commande pas directement le système. Un orchestrateur, OpenCode, dialogue avec le LLM, détermine les prochaines étapes et transmet les actions à une couche de contrôle fondée sur le Model Context Protocol.

Le serveur MCP n’expose qu’une liste prédéfinie d’outils et de workflows. Chaque action passe par le serveur MCP. L’exécution intervient dans un conteneur Docker isolé comprenant de nombreux outils de sécurité. Parmi ceux cités figurent Nuclei, sqlmap, BloodHound et NetExec. DarkMoon découvre les ports et services accessibles, identifie les technologies, établit une représentation de la surface d’attaque, puis mobilise les agents adaptés.

Chaque résultat peut modifier la suite de l’évaluation.

Un WordPress identifié pendant la reconnaissance peut provoquer l’intervention d’un agent spécialisé dans les CMS. Une interface GraphQL découverte plus tard peut réorienter une partie des investigations vers un autre agent.

Les méthodologies revendiquées s’appuient notamment sur ISO 27001, NIST SP 800-115 et MITRE ATT&CK.

Le périmètre autorisé est fourni au lancement sous forme de cibles, domaines, applications ou plages IP. L’orchestrateur doit travailler à l’intérieur de cette frontière.

Ajouter une nouvelle capacité nécessite également une intervention explicite. L’outil doit être installé, enregistré dans MCP et rendu accessible à l’orchestration.

Privacy Gateway, preuves et agents spécialisés

Pour Mehdi Boutayeb, qualifier DarkMoon de système autonome ne revient pas à parler d’un scanner traditionnel auquel une interface conversationnelle aurait été ajoutée.

La différence revendiquée tient au raisonnement et surtout à la validation.

Les agents énumèrent une cible, établissent une hypothèse, tentent de l’exploiter et ne valident un résultat qu’après obtention d’une preuve. L’objectif n’est donc pas seulement d’indiquer qu’une faiblesse pourrait exister. DarkMoon cherche à démontrer un chemin d’attaque exploitable.

Cette distinction rejoint le principe employé pour le reporting.

Les simples réponses HTTP 200, les charges réfléchies ou les indicateurs jugés ambigus sont classés « Unconfirmed ». Une vulnérabilité confirmée doit conserver les commandes exécutées, les sorties brutes, les couples requêtes-réponses HTTP et les traces d’exécution correspondantes. Le modèle sert donc à raisonner sur les observations et à planifier les étapes. La validation repose sur ce que les outils ont effectivement observé ou obtenu sur la cible.

Depuis les premières versions décrites du projet, DarkMoon a également intégré un dispositif que Boutayeb présente comme l’une de ses principales différences : la Privacy Gateway. Son rôle est d’empêcher que des valeurs sensibles soient directement transmises au modèle. Avant l’envoi d’informations au LLM, cette passerelle remplace localement les éléments identifiés comme sensibles par des jetons déterministes. Sont concernés les adresses IP internes, noms d’hôtes, identifiants, secrets, chemins ou portions de code.

Le modèle peut donc recevoir des représentations telles que « IP_PRIVATE_001 » ou « HOST_INTERNAL_001 » à la place des données originales.

Le principe consiste à conserver la structure nécessaire au raisonnement sans communiquer les vraies valeurs.

Lorsque l’un des outils doit agir, DarkMoon réinjecte localement les informations réelles au moment de l’exécution. Les résultats sont ensuite de nouveau masqués avant un éventuel passage par le modèle.

Selon l’auteur, une implémentation correcte de ce mécanisme est compatible avec des environnements air-gap et évite de créer un chemin d’exfiltration.

L’utilisation d’un modèle à poids ouverts exécuté sur une infrastructure locale permet d’aller plus loin. Dans cette configuration, raisonnement, données sensibles et actions restent à l’intérieur du même environnement. Cette capacité répond directement aux contraintes réglementaires, contractuelles ou opérationnelles qui peuvent empêcher certaines organisations d’envoyer des informations internes vers un LLM hébergé dans le cloud.

DarkMoon mise également sur la spécialisation des agents.

Boutayeb évoque désormais plus de 50 agents consacrés à différents domaines : web, API, Active Directory, Kubernetes, AWS, Azure, GCP, CI/CD, bases de données, IoT et firmware.

Le point essentiel n’est pas uniquement leur nombre. Ils partagent un contexte commun et peuvent se transmettre une investigation.

C’est cette continuité que le projet cherche à exploiter pour reconstruire des scénarios dépassant une seule technologie.

Un secret retrouvé dans l’historique Git peut, par exemple, permettre d’obtenir un rôle dans le cloud. Une SSRF peut conduire vers un service de métadonnées. Un registre incorrectement configuré peut exposer un jeton. Un appareil IoT compromis peut offrir un accès au réseau interne, puis conduire vers Active Directory.

Pris séparément, chacun de ces éléments peut sembler relever d’un outil ou d’une équipe différente.

Pris ensemble, ils constituent un chemin d’attaque. Cette lecture transversale correspond davantage au fonctionnement réel d’une compromission. L’intérêt d’un système agentique est alors de conserver le contexte et les preuves lorsque l’investigation passe d’une technologie à une autre. Le projet affirme également disposer de plus de 80 outils offensifs, parmi lesquels NetExec, BloodHound et Impacket.

Chaque commande est explicitement exécutée, encadrée et journalisée. La méthodologie employée par chaque agent reste contenue dans un playbook Markdown lisible et modifiable. DarkMoon est proposé sous licence GPLv3, avec une édition Community gratuite et open source. Le projet revendique l’absence de prompts cachés et de mécanisme propriétaire de notation. Cette transparence doit permettre à un utilisateur d’examiner le comportement du système au lieu de déléguer l’évaluation à une boîte noire.

Le reporting suit la même logique.

Une découverte confirmée est accompagnée de la requête utilisée, de la sortie obtenue et de l’accès éventuellement acquis. L’idée est de diminuer le temps consacré à reproduire les vulnérabilités et à trier les faux positifs. Le rapport cherche ainsi à répondre simultanément aux besoins du pentester, qui doit pouvoir rejouer la preuve, et à ceux du RSSI, qui doit décider rapidement d’une correction ou d’une acceptation du risque.

La continuité constitue l’autre volet du projet

DarkMoon peut être intégré à GitHub Actions afin de déclencher une évaluation depuis un pipeline. Le scénario envisagé n’est plus uniquement un pentest trimestriel ou annuel. Une organisation pourrait lancer des contrôles après des changements significatifs.

Boutayeb cite plusieurs cas : des secrets oubliés dans un historique Git, une configuration Infrastructure as Code accordant trop de privilèges, une image de conteneur contenant une porte dérobée ou un runner CI dont les identifiants permettent d’atteindre la production.

L’ambition est de rapprocher le rythme du pentest de celui des changements apportés au système d’information.

Le coût dépend toutefois du modèle choisi.

Selon Boutayeb, un test typique d’application web avec Claude Opus représente environ 10 $ de frais d’API. La conversion en euros ne peut être calculée rigoureusement à partir des seules informations communiquées, puisqu’aucun taux de change n’est fourni.

Les évaluations portant sur Active Directory ou plusieurs machines consomment davantage de ressources, le modèle devant continuer à analyser les nouvelles informations et planifier des chemins d’attaque.

DarkMoon prend en charge OpenAI, Anthropic et OpenRouter. Une utilisation locale est également proposée avec Ollama ou llama.cpp.

Boutayeb estime que Claude offre actuellement un bon compromis concernant le raisonnement, la stabilité de planification et la gestion de longs contextes.

Le comportement des mécanismes de sécurité intégrés aux modèles reste toutefois une variable importante pour les usages offensifs autorisés.

Dans les essais rapportés par le projet, Claude Opus 4.8 a rencontré des limitations pendant une évaluation. Claude Opus 4.6 aurait exécuté la mission jusqu’à son terme sans interruption. Le projet présente donc Opus 4.6 comme un choix plus stable et mentionne le Cyber Verification Program d’Anthropic pour les organisations susceptibles d’y accéder. Les modèles de petite taille situés dans les gammes de paramètres inférieures ne sont pas pris en charge pour ces missions autonomes. Une exécution entièrement locale peut, à l’inverse, éviter les coûts liés aux API. « En résumé, son utilisation peut être entièrement gratuite si vous exécutez tout en local, ou coûter quelques dollars par évaluation si vous souhaitez bénéficier de la qualité de raisonnement supérieure d’un modèle de pointe. Chaque utilisateur choisit son propre équilibre entre coût et performances. » Résume à DataSecuritybreach.fr l’instigateur du projet.

Le fonctionnement concret reste volontairement accessible. DarkMoon s’installe sur l’infrastructure de l’utilisateur, à partir du dépôt Git ou avec Docker Compose. Le système est ensuite dirigé vers une cible autorisée ou vers un laboratoire conçu pour l’entraînement. L’orchestrateur utilise MCP pour coordonner les agents. Chaque spécialiste applique son playbook Markdown. Le LLM assure la planification et le raisonnement, tandis que la Privacy Gateway intervient avant les échanges contenant des valeurs sensibles. Les vraies données sont réinjectées localement uniquement lorsqu’elles deviennent nécessaires à l’outil.

Chaque étape laisse un artefact : commande, résultat brut et éléments de raisonnement. Le rapport final est construit à partir de ces preuves. Pour tester légalement le système, Boutayeb cite OWASP Juice Shop pour les applications web et les API, GOAD (Game of Active Directory) pour les environnements Active Directory et Kubernetes Goat pour les infrastructures conteneurisées.

Il avance également un résultat obtenu sur Juice Shop : DarkMoon aurait identifié 57 vulnérabilités réelles, chacune associée à un exploit fonctionnel.

Reste la question qui dépasse DarkMoon : l’intelligence artificielle donnera-t-elle d’abord l’avantage aux attaquants ou aux défenseurs ? Medhi Boutayeb refuse une réponse définitive. « Honnêtement, je n’ai pas de réponses tranchées. L’IA abaisse le coût de l’offensive, et les attaquants l’utilisent déjà pour le phishing, la reconnaissance ou l’adaptation d’exploits. »

Selon lui, cette évolution impose toutefois une réaction symétrique côté défense. Si les attaquants automatisent certaines tâches, les équipes de sécurité doivent elles aussi pouvoir absorber davantage de volume. L’IA ne constitue pas, à ses yeux, un remplacement de l’opérateur. Elle automatise surtout les tâches répétitives.

Le jugement humain reste nécessaire pour interpréter, hiérarchiser et décider.

Son analyse porte donc davantage sur la méthode que sur la puissance brute du modèle. L’avantage reviendrait à ceux capables de déployer l’IA avec discipline, tout en conservant la possibilité de vérifier chacune de ses conclusions. L’attaquant bénéficie d’une asymétrie : il peut expérimenter rapidement sans processus d’autorisation interne. Le défenseur doit au contraire agir dans un cadre contrôlé, documenté et reproductible. La réponse passe donc par un outillage capable d’absorber le volume tout en fournissant des preuves.

DarkMoon matérialise cette vision : faire travailler des agents à la vitesse de l’automatisation sans leur accorder une confiance aveugle, et conserver derrière chaque conclusion une chaîne technique qu’un humain peut inspecter, reproduire et contester.

Sources

Le Parlement européen coupe l’IA des tablettes des élus

Le Parlement européen a désactivé des fonctions d’IA sur les tablettes des députés, faute de garanties sur les données envoyées vers des serveurs d’IA. En toile de fond, la fuite NSW illustre le risque d’usage.

Selon un mail consulté par Politico, l’informatique du Parlement européen avertit que la sécurité des données téléversées vers des serveurs d’IA, comme ceux utilisés par ChatGPT, ne peut pas être garantie. Lundi 16 février, les élus ont été informés que des « fonctions d’intelligence artificielle intégrées » avaient été désactivées sur les tablettes professionnelles. L’équipe IT explique que certaines options s’appuient sur des services cloud et envoient des données hors de l’appareil, alors que des traitements pourraient être réalisés localement.

Pourquoi l’IA intégrée inquiète l’IT du Parlement

Le message interne rapporté par Politico repose sur un constat simple, dès qu’une fonction « intelligente » s’appuie sur le cloud, une partie du contrôle s’éloigne. Le service informatique du Parlement européen prévient que la protection de toute donnée envoyée vers des serveurs d’IA, « such as those used by ChatGPT », ne peut pas être assurée. Il ajoute surtout que la cartographie exacte des flux, autrement dit ce qui part, quand, et vers qui, reste en cours de consolidation.

Cette incertitude déclenche une décision de précaution. Lundi 16 février 2026, les membres de la chambre ont été informés que des « built-in artificial intelligence features » avaient été désactivées sur les tablettes d’entreprise. L’argumentaire technique vise des fonctions qui, selon l’équipe IT, utilisent des services cloud pour exécuter des tâches qui pourraient être traitées localement, et donc envoient des données hors de l’appareil. Au fil des mises à jour, ces fonctionnalités se diffusent et se complexifient, ce qui rend l’évaluation des partages de données plus difficile. Tant que le périmètre n’est pas « fully clarified », la consigne est de les maintenir inactives.

Un responsable de l’UE, cité dans le récit, précise la nature des outils concernés, assistants de rédaction, systèmes de synthèse, résumeurs de pages web, et assistants virtuels renforcés. Le détail est important, car il ne s’agit pas d’une interdiction générale de logiciels, mais d’un gel ciblé des automatismes capables d’aspirer du texte, des pièces jointes, des contenus web ou des extraits de documents, puis de les transmettre à un prestataire. À l’inverse, les applications de base, e-mail, calendriers, documents, et autres outils quotidiens, ne sont pas affectées.

Ce choix s’accompagne d’une communication maîtrisée, voire frustrante. Interrogée par Politico, l’UE refuse de préciser quelles fonctions exactes ont été coupées ou quel système fait tourner les appareils. Le Parlement européen répond qu’il « constantly monitor[s] cyber security threats » et déploie rapidement les mesures nécessaires, tout en jugeant que leur nature est sensible et ne peut pas être détaillée. Ce silence, classique en sécurité, alimente toutefois un autre risque, laisser les utilisateurs deviner, contourner, ou substituer des outils, parfois moins contrôlés.

Le vrai danger, l’exfiltration par usage banal

L’épisode met en lumière un déplacement de la menace. L’IA élargit la surface d’attaque, non seulement via des vulnérabilités techniques, mais aussi par la facilité des erreurs, un copier-coller, un document glissé dans un champ de chat, une synthèse automatique lancée sur un texte interne. Ce n’est pas la sophistication qui rend l’incident probable, c’est la banalité du geste.

L’exemple fourni par l’Australie, survenu fin 2025 selon le récit, cristallise cette logique. La NSW Reconstruction Authority (RA), agence en charge de réduire l’impact des catastrophes naturelles, a annoncé être au courant d’une « data breach » touchant des milliers de personnes ayant candidaté au Northern Rivers Resilient Homes Program (RHP), un dispositif d’aide financière destiné à renforcer la résistance des habitations aux inondations. Le gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud explique que la faille provient d’un ancien contractuel, qui a téléversé des données personnelles dans un outil d’IA non sécurisé et non autorisé par le département.

Les autorités ajoutent qu’il n’existe « no evidence » de publication des informations. Le communiqué précise un fait brut, le contractuel aurait copié 10 colonnes et plus de 12 000 lignes d’un tableur Microsoft Excel dans ChatGPT. Sur la base d’une « early forensic analysis », jusqu’à 3 000 personnes pourraient être concernées. Les données exposées incluent noms, adresses, e-mails, numéros de téléphone, ainsi que des informations personnelles et de santé.

La comparaison n’est pas un parallèle technique, mais un parallèle comportemental. Dans les deux cas, la question centrale est le contrôle des flux, ce qui quitte le terminal, ce qui est conservé côté prestataire, et qui peut y accéder. La décision du Parlement européen, désactiver tant que l’évaluation n’est pas achevée, vise précisément à éviter qu’un outil « intégré » banalise l’externalisation de fragments sensibles, au nom du confort.

À mesure que l’IA s’invite partout, la fuite la plus probable n’est plus un piratage, mais un téléversement ordinaire devenu irréversible.

Les prestations informatiques B2B, moteur stratégique de la compétitivité numérique

Face à la complexité croissante des systèmes d’information, les entreprises B2B externalisent de plus en plus leurs besoins technologiques à des prestataires spécialisés pour gagner en agilité et en sécurité.

Les prestations informatiques B2B regroupent l’ensemble des services destinés à accompagner les entreprises dans la gestion, la transformation et la sécurisation de leurs systèmes numériques. De la conception d’applications métier à la cybersécurité, ces prestations répondent à des enjeux de performance et de résilience. Dans un contexte d’évolution rapide des technologies, Data Security Breach le voit, les sociétés recherchent aujourd’hui des partenaires capables de conjuguer expertise technique, accompagnement stratégique et innovation durable. Collaborer avec un prestataire ESN, par exemple, d’allier proximité géographique pour les entreprises et compétences pointues dans le développement web et mobile. L’objectif : renforcer l’efficacité opérationnelle et la sécurité des infrastructures.

L’externalisation comme levier d’agilité et de sécurité

Externaliser ses fonctions informatiques à un prestataire B2B permet de concentrer les ressources internes sur le cœur de métier tout en bénéficiant d’une expertise technique constamment mise à jour.

L’infogérance, par exemple, offre un suivi continu de l’infrastructure et une réactivité face aux incidents. Un prestataire ESN à Nantes peut accompagner les entreprises locales et nationales dans le déploiement de solutions web et mobiles sécurisées sur toute la côte Ouest hexagonale. Cette proximité géographique favorise la collaboration et le pilotage agile des projets.

Dans un environnement soumis à des menaces numériques en constante évolution, disposer d’un partenaire capable de garantir la sécurité des données devient un avantage concurrentiel majeur. Les prestataires B2B intègrent désormais la cybersécurité à chaque étape du développement : audit, chiffrement, tests de pénétration et conformité au RGPD. La sécurité n’est plus une option, elle structure désormais la conception même des architectures numériques.

Des services informatiques au service de la transformation numérique

La transformation numérique ne se limite plus à la simple dématérialisation des processus. Elle implique une refonte complète de la manière dont les entreprises collectent, traitent et exploitent leurs données.

Les prestations informatiques B2B couvrent aujourd’hui un champ vaste : développement applicatif, intégration de logiciels de gestion, maintenance de serveurs, infogérance, cybersécurité, espace nuagique (cloud) ou encore l’intelligence artificielle. Selon une étude de Syntec Numérique (2024), le secteur des services informatiques représente plus de 65 milliards d’euros en France, porté par la demande croissante des PME et des ETI.

Les prestataires technologiques deviennent alors de véritables partenaires d’innovation. Leur rôle dépasse la simple exécution technique : ils contribuent directement à la stratégie de croissance de leurs clients.

L’importance d’une approche stratégique et durable

Les prestations informatiques ne se résument plus à une série de projets ponctuels. Elles s’inscrivent dans une logique de partenariat durable. Les entreprises recherchent des acteurs capables de comprendre leurs enjeux métiers, d’anticiper les évolutions technologiques et de proposer des solutions adaptées à long terme.

L’émergence du cloud souverain, la montée de l’IA générative et les exigences réglementaires européennes (comme NIS2) redéfinissent les priorités. Les prestataires doivent concilier performance, conformité et sobriété numérique. À ce titre, des acteurs comme A5sys se distinguent par leur approche éthique et collaborative, plaçant l’humain et la valeur ajoutée au centre de la technologie.

Pour approfondir la dimension cybersécurité de ces services, un article connexe disponible sur ZATAZ analyse les menaces émergentes visant les infrastructures B2B et les solutions de protection à adopter.

Syntec Numérique, Baromètre des services IT en France, 2024 : https://syntec-numerique.fr/publications/barometre-services-it-2024
ANSSI, Guide de la cybersécurité des entreprises, 2024 : https://www.ssi.gouv.fr/entreprise/bonnes-pratiques-cybersecurite/
ZATAZ, Cybersécurité et services informatiques B2B, 2024 : https://www.zataz.com

Une faille sur le portail cloud de SonicWall expose les pare-feu

Une attaque par force brute a compromis le portail MySonicWall.com, exposant des fichiers de configuration de pare-feu et mettant en cause la sécurité interne du fournisseur lui-même.

SonicWall a confirmé une attaque contre son portail cloud MySonicWall.com ayant exposé des fichiers de configuration de pare-feu appartenant à ses clients. Moins de 5 % des installations seraient concernées, selon l’entreprise. Les cybercriminels ont obtenu ces données via une série d’attaques par force brute ciblant les comptes clients. Si les mots de passe étaient chiffrés, les fichiers contenaient aussi des informations sensibles sur l’architecture réseau, ouvrant la voie à de futures exploitations. Cet incident souligne les faiblesses structurelles de SonicWall, déjà critiqué pour des vulnérabilités à répétition. L’affaire illustre un risque systémique : la compromission directe d’un système géré par un fournisseur de cybersécurité, avec des répercussions sur la confiance de tout son écosystème.

Systèmes compromis chez le fournisseur

L’attaque ne visait pas directement les équipements installés chez les clients, mais le portail MySonicWall.com. Ce point change la nature du problème : le défaut ne provient pas d’un produit exposé en périphérie réseau, mais d’un service centralisé sous la responsabilité de SonicWall. Selon Bret Fitzgerald, directeur de la communication mondiale, les attaquants ont exploité une série d’attaques par force brute compte par compte pour accéder à des fichiers de sauvegarde stockés en ligne. Moins de 5 % de la base installée de pare-feu était concernée.

Ces fichiers contenaient des mots de passe chiffrés, mais aussi des détails sur la configuration des réseaux, les règles de sécurité et les politiques appliquées. Pour des attaquants, ces informations constituent une cartographie technique facilitant des intrusions futures. Une compromission du fournisseur lui-même affecte directement la confiance des clients dans l’ensemble de son écosystème.

Des risques durables pour les clients

SonicWall a rapidement désactivé la fonctionnalité de sauvegarde cloud et engagé une société de réponse à incident pour analyser l’attaque. L’entreprise affirme n’avoir détecté aucune fuite publique des fichiers compromis, mais reconnaît un risque en aval pour les organisations concernées. Les clients impactés sont invités à réinitialiser leurs identifiants, contenir toute activité suspecte et renforcer leur surveillance des journaux d’événements.

DataSecurityBreach.fr rappelle que les informations dérobées peuvent rester exploitables sur le long terme. Même si les mots de passe sont modifiés, la connaissance de l’architecture réseau, des politiques de filtrage et des règles internes fournit aux adversaires un avantage tactique. Pour Sanchez, la simple réinitialisation de comptes ne suffit pas à réduire la portée d’un tel vol d’informations.

L’entreprise assure avoir notifié les autorités, ses clients et ses partenaires. Elle insiste sur une politique de transparence totale et promet de nouvelles communications à mesure que l’enquête progresse.

Un historique de vulnérabilités récurrentes

Cet incident survient dans un contexte défavorable pour SonicWall. Depuis fin 2021, ses produits figurent à 14 reprises dans le catalogue des vulnérabilités activement exploitées de la CISA américaine. Neuf de ces failles ont été associées à des campagnes de rançongiciel, dont une vague récente attribuée au groupe Akira avec environ 40 attaques recensées.

Ces antécédents renforcent les doutes sur la solidité des pratiques de sécurité internes de SonicWall. Les cybercriminels n’exploitent plus seulement des failles logicielles présentes dans les équipements, mais cherchent désormais à infiltrer directement les services opérés par le fournisseur. Cette évolution accentue la pression sur un acteur déjà fragilisé par les critiques répétées de la communauté cybersécurité.

La question dépasse le cas SonicWall. De nombreux fournisseurs proposent à leurs clients de stocker leurs configurations dans des portails cloud pour des raisons de commodité. Cette centralisation offre aussi une surface d’attaque supplémentaire, qui peut transformer un service de gestion en vecteur d’exposition massif.

La compromission du portail MySonicWall met en lumière une faille critique : lorsque la vulnérabilité se situe au cœur d’un service opéré par le fournisseur de cybersécurité, l’ensemble de la chaîne de confiance s’en trouve menacé. La vraie question est désormais de savoir si SonicWall, et d’autres acteurs du secteur, sauront instaurer des garde-fous solides pour protéger les données qu’ils centralisent eux-mêmes.

Data Act : nouvelles règles européennes dès le 12 septembre 2025

À partir du 12 septembre 2025, le Data Act entre en application. Ce règlement européen bouleverse l’accès, le partage et la portabilité des données, avec des enjeux clés en cybersécurité.

Le Data Act, règlement européen adopté en 2023, deviendra pleinement applicable le 12 septembre 2025. Son objectif : redonner aux utilisateurs, particuliers comme professionnels, le contrôle des données générées par les objets connectés et services numériques. Le texte impose aux entreprises de garantir un accès simple, gratuit et lisible aux données, d’assurer la portabilité entre prestataires de cloud et de revoir leurs contrats selon des clauses équitables (FRAND). En cas d’urgence publique, les autorités pourront exiger certains accès, tandis que les demandes étrangères seront strictement encadrées. Les sanctions atteignent 20 M€ ou 4 % du chiffre d’affaires mondial. Les acteurs du numérique doivent adapter leurs systèmes, contrats et produits sans délai.

Accès et partage des données

Le principe fondateur du Data Act repose sur l’accès généralisé aux données issues des objets connectés. Les utilisateurs, qu’ils soient particuliers ou entreprises, pourront consulter et réutiliser les données qu’ils produisent. Les fabricants et fournisseurs de services associés auront l’obligation de les mettre à disposition gratuitement, dans des formats structurés et interopérables. L’utilisateur pourra également décider de partager ces informations avec un tiers de son choix, sans restriction contractuelle. Cette évolution vise à rééquilibrer les rapports de force dans l’économie des données, où les détenteurs d’infrastructures ont jusqu’ici concentré l’essentiel de la valeur et du contrôle. Pour la cybersécurité, la multiplication des flux de données soulève toutefois des défis : garantir un accès sécurisé, tracer les transmissions et prévenir les usages abusifs.

Les relations contractuelles entre entreprises devront s’aligner sur une grille équitable. Le règlement impose des conditions dites FRAND (Fair, Reasonable and Non-Discriminatory). Les clauses jugées abusives sont interdites, et une présomption de non-discrimination s’applique désormais. L’objectif est d’empêcher qu’un acteur dominant n’impose unilatéralement des conditions défavorables à ses partenaires. Cela concerne directement les licences de données, les CGV et les accords de prestation liés au cloud. La Commission prévoit de publier des modèles contractuels types pour guider les entreprises. Pour les directions juridiques, c’est un chantier majeur : sécuriser les engagements, anticiper les litiges, et intégrer dès aujourd’hui une logique de partage contrôlé. En arrière-plan, cette normalisation contractuelle vise aussi à limiter les risques d’exploitation économique des données sensibles.

Portabilité et changement de prestataire

Le Data Act introduit un droit effectif à la portabilité des données. Les utilisateurs pourront changer de fournisseur de cloud, SaaS ou IaaS sans supporter de coûts supplémentaires. La migration devra être techniquement possible en 30 jours maximum. À partir de janvier 2027, les frais liés à cette opération seront totalement interdits. Cette mesure ouvre le marché et renforce la concurrence entre prestataires, souvent critiqués pour leurs pratiques de verrouillage. Elle oblige les acteurs à développer des interfaces standardisées et documentées pour faciliter le transfert. Sur le plan cyber, la portabilité massive accroît l’exposition : plus de mouvements de données signifient plus de vecteurs potentiels pour les attaques. Les équipes techniques devront intégrer chiffrement, journalisation et protocoles robustes pour limiter les risques.

Le Data Act impose aux entreprises une refonte de leurs systèmes et contrats. Les obligations techniques, juridiques et organisationnelles exigent une adaptation rapide. La question centrale reste : les mécanismes de portabilité et de partage seront-ils compatibles avec un niveau élevé de cybersécurité ?

Le Data Act s’applique dès septembre 2025. Accès, portabilité et contrats : un tournant européen majeur aux forts enjeux cyber et économiques.

Législation européenne sur le cloud : Un changement favorable aux fournisseurs américains

Dans un revirement surprenant, il semble que l’Europe n’exige finalement pas que les fournisseurs de cloud soient exemptés des lois non européennes. Cette évolution est une bonne nouvelle pour les entreprises américaines cherchant à offrir plus facilement leurs services aux gouvernements.

Bien que la loi n’ait pas encore été finalisée, la dernière version, selon Reuters, ne précise plus que les règles de cybersécurité pour les contrats cloud doivent éviter les lois non européennes.

Cela marque un changement par rapport à une version précédente, qui exigeait que les entreprises américaines souhaitant fournir des services cloud à l’Europe ou à ses États membres établissent une coentreprise avec une entité européenne. Dans le cadre de cette collaboration, les données des clients européens devaient être stockées et traitées au sein de l’Union.

Ces principes ont été vivement critiqués, non seulement par les fournisseurs de cloud, mais aussi par les banques, les chambres de compensation, les assureurs et les start-ups, qui préféraient des exigences techniques à des règles politiques et de souveraineté générales.

Ce changement représente une évolution positive pour les fournisseurs de cloud américains. Précédemment soumises à la législation américaine, ces entreprises pouvaient, dans des cas exceptionnels, être contraintes de coopérer avec les enquêtes américaines. De plus, elles n’étaient peut-être pas autorisées à divulguer de telles informations à leurs clients européens.

Selon Reuters, la version adaptée est actuellement examinée par les états membres. La version finale devrait suivre ultérieurement.

L’importance de l’expertise pour l’évolution et l’exploitation d’infrastructures cloud : efficacité, sécurité et agilité

Dans un monde numérique en constante évolution, les infrastructures cloud sont devenues la clé de voûte des entreprises qui cherchent à optimiser leurs opérations, à sécuriser leurs données et à maintenir leur agilité. Cependant, la gestion et l’évolution de ces infrastructures nécessitent un certain niveau d’expertise, d’où l’importance de faire appel à des experts. Les plateformes de services sur-mesure offrent une réponse personnalisée aux besoins d’efficacité, de sécurité et d’agilité des entreprises.

Expertise : un atout majeur pour l’exploitation du cloud

La complexité inhérente à la gestion du cloud peut s’avérer déroutante, même pour les entreprises technologiquement averties. L’exploitation efficace du cloud nécessite une compréhension approfondie des diverses architectures, des protocoles de sécurité, des réglementations et des meilleures pratiques du secteur. C’est ici qu’intervient l’expertise. Les experts en cloud peuvent aider les entreprises à naviguer dans ce labyrinthe complexe et à maximiser la valeur de leurs investissements dans le cloud.

Sécurité : une priorité dans le cloud

La sécurité est une préoccupation majeure pour toutes les entreprises, et le cloud n’y échappe pas. Les menaces de sécurité évoluent constamment, ce qui rend la protection des données et la sécurité des infrastructures cloud un défi permanent. Les experts en sécurité du cloud comprennent ces menaces et sont équipés pour les contrer, assurant ainsi la sécurité des précieuses données de l’entreprise. De plus, les plateformes de services sur-mesure peuvent offrir des solutions de sécurité adaptées à l’entreprise, renforçant ainsi sa posture de sécurité. L’expérience, la certification ISO 27001 sont des élèments à prendre en compte pour le choix de votre expert du cloud sur-mesure.

Agilité : un avantage concurrentiel

Dans le paysage commercial d’aujourd’hui, l’agilité est devenue un avantage concurrentiel clé. Les entreprises doivent être capables de s’adapter rapidement aux changements du marché et aux nouvelles opportunités. Grâce à l’expertise en cloud, les entreprises peuvent tirer pleinement parti de l’agilité offerte par le cloud. Les experts peuvent aider à concevoir et à mettre en œuvre des infrastructures cloud qui favorisent l’innovation rapide, l’évolutivité et la flexibilité. Avec le soutien d’experts, les entreprises peuvent profiter pleinement de l’agilité offerte par le cloud. Que ce soit pour le déploiement rapide de nouvelles fonctionnalités, l’adaptation à la demande fluctuante, ou l’expansion dans de nouveaux marchés, l’expertise en cloud peut aider les entreprises à rester compétitives dans le paysage commercial en constante évolution.

Plateformes de services sur-mesure : la réponse aux besoins d’efficacité, de sécurité et d’agilité

Les plateformes de services sur-mesure offrent une solution idéale pour les entreprises cherchant à exploiter au mieux le cloud. Ces plateformes fournissent une gamme de services personnalisés qui répondent aux besoins spécifiques de chaque entreprise. Que ce soit pour améliorer l’efficacité opérationnelle, renforcer la sécurité ou augmenter l’agilité, une plateforme de services sur-mesure peut fournir les outils et l’expertise nécessaires. L’expertise en cloud permet aux entreprises de naviguer avec confiance dans le paysage complexe du cloud, d’assurer la sécurité de leurs données et de rester agiles face à l’évolution rapide du marché. Les plateformes de services sur-mesure, en particulier, offrent une solution unique qui répond aux besoins spécifiques de chaque entreprise, garantissant ainsi l’efficacité, la sécurité et l’agilité. Avec l’évolution constante des applications modernes et des outils collaboratifs, l’adoption d’une infrastructure cloud fiable et performante est devenue une nécessité impérieuse pour les entreprises de toutes tailles, des PME aux grandes organisations. Les aspects tels que la sécurisation et la résilience des infrastructures, l’authentification renforcée et les droits d’accès, ainsi que la minimisation de la surface d’exposition, sont des facteurs clés dans ce processus.

Un accompagnement personnalisé pour des performances optimisées

L’accompagnement d’experts dans le déploiement et la gestion des infrastructures cloud permet d’adapter les ressources aux besoins précis des entreprises. Ainsi, les coûts sont optimisés, évitant le gaspillage de ressources inutilisées. De plus, les experts peuvent aider à identifier les opportunités d’amélioration, contribuant ainsi à une meilleure efficacité opérationnelle.

La tranquillité d’esprit grâce à la sécurité renforcée

Les plateformes de services sur-mesure offrent des solutions de sécurité personnalisées, qui peuvent être adaptées en fonction des exigences spécifiques de chaque entreprise. Cela signifie que les entreprises peuvent se concentrer sur leur cœur de métier, en sachant que leurs données et infrastructures sont protégées par des experts en sécurité du cloud.

En somme, l’expertise en cloud est une ressource précieuse pour toute entreprise cherchant à exploiter au mieux le potentiel du cloud. Les plateformes de services sur-mesure, avec leur offre personnalisée, fournissent l’expertise, les outils et les solutions nécessaires pour répondre aux besoins d’efficacité, de sécurité et d’agilité des entreprises. En faisant appel à des experts, les entreprises peuvent non seulement optimiser leur utilisation du cloud, mais aussi renforcer leur position dans le marché numérique d’aujourd’hui.

Les équipes de sécurité mettent en moyenne 145 heures jours pour résoudre une alerte cybersécurité

Selon le nouveau Cloud Threat Report, les équipes de sécurité mettent en moyenne 145 heures, soit environ six jours, pour résoudre une alerte de cybersécurité.

Les chercheurs du groupe Unit 42 ont analysé plus de 210 000 comptes cloud de 1 300 organisations dans le monde pour parvenir à cette conclusion. À mesure que les organisations adoptent le cloud, elles sont confrontées à des risques de sécurité croissants, car toute configuration erronée peut être exploitée par des cybercriminels. Dans son rapport, Palo Alto Networks met en garde contre les dangers de l’authentification insuffisante, des correctifs inadéquats et des logiciels open source malveillants.

Les chercheurs ont également constaté que 76 % des organisations n’utilisent pas d’authentification multi-facteur pour les utilisateurs ayant des droits de contrôle et que 58 % n’ont pas d’authentification multi-facteur pour les gestionnaires d’accès administrateur. Unit 42 a également observé que 63 % du code de base en production présentent des failles critiques non corrigées, tandis que seulement 5 % des règles de sécurité sont responsables de 80 % des alertes dans la plupart des environnements cloud.

Palo Alto Networks conseille donc aux organisations de planifier des sauvegardes et de les stocker dans des emplacements isolés, ainsi que d’élaborer des plans stratégiques en cas d’incident. Les chercheurs prévoient également un glissement de la sécurité des terminaux vers des plates-formes protégeant directement les applications dans le cloud, connues sous le nom de Cloud-Native Application Protection Platforms (CNAPP). Selon le cabinet-conseil Gartner, la demande de solutions CNAPP a augmenté de 70 % en 2021-2022.

CNAPP, Kesako ?

Un CNAPP (Cloud-Native Application Protection Platform) est une plateforme de sécurité des applications dans le cloud. Les CNAPP sont conçues pour protéger les applications qui fonctionnent nativement dans des environnements de cloud computing, tels que les conteneurs et les microservices. Les plates-formes CNAPP sont également adaptées aux environnements de développement DevOps, où les applications sont fréquemment mises à jour et déployées rapidement. Les CNAPP fournissent des fonctionnalités telles que la gestion des identités et des accès, la détection et la réponse aux menaces, la conformité et la gouvernance, ainsi que la surveillance et la gestion des risques. L’utilisation de CNAPP est de plus en plus courante car elle permet de mieux sécuriser les applications dans le cloud, qui est devenu une cible de choix pour les cyberattaques en raison de l’augmentation de la migration des applications des entreprises vers le cloud.

Les Services en Data Center, essentiel pour sa cybersécurité

Les normes cybersécurité n’ont jamais été aussi nombreuses et poussées. FinTechs, RegTechs, deux normes dédiées à la cybersécurité des données de votre entreprises. Imposant les règles les plus élevées afin de rendre disponible et sécuritaire les applications critiques.

Certification de protection des données (ISO 27001), certification de continuité de service et d’activité (ISO 22301), certification PCI DSS, certification Tier IV (capable de fournir une disponibilité des services à hauteur de 99,995%). Bref, n’en demandez pas plus. Les outils pour protéger vos sauvegardes, vos outils de production, vos clients existent et ils sont indispensables dans votre stratégie cyber sécurité. Être accompagné en toute confiance, comment l’explique par exemple la société EBRC. Leurs services affichent, par exemple, un chiffre fou. Depuis la création de cet opérateur, en 2000, les centres de données n’ont jamais subi la moindre interruption.

ISO 27001, rappel !

Cette norme internationale vise la sécurité des systèmes d’information. Créée en octobre 2005, mise à jour huit ans plus tard, en 2013, se traduit par le petit nom de « Technologies de l’information, techniques de sécurité, systèmes de gestion de sécurité de l’information et exigences ». Dans son cadre, le SMSI, le système de management de la sécurité de l’information. Un recensement des mesures de sécurité, dans un périmètre concret et défini. Mission, trouver le juste milieu, pas trop sévère, mais ne pas être laxiste non plus. Les entreprises peuvent se baser sur les quatre piliers : établir, implémenter, maintenir, améliorer. Un plan de bataille en quelque sorte.

Par établir, qu’a donc besoin l’entreprise ? Dans quel périmètre. Quel niveau de sécurité ? Il va falloir évaluer les risques.

Ensuite, identifier les menaces, les actifs, les failles, les responsabilités, définir la probabilité des risques, estimer.

Traiter les risques, sans oublier les problématiques résiduelles. C’est d’ailleurs dans cette partie que la réflexion sur le transfert des responsabilités techniques est à prévoir (cloud, assurance, etc.)

114 mesures de l’ISO 27001

Parmi les 114 mesures de l’ISO 27001, la réflexion sur une solution de contrôle des accès à privilèges et des autorisations pour les serveurs sur site et dans le cloud peuvent être largement réfléchis. Par exemple, un workflow granulaire permet aux utilisateurs de demander une élévation de leurs privilèges afin d’exécuter des commandes spécifiques qui exigent habituellement des droits complets d’administrateur.

L’édition 2022 de l’étude VMWare Global Incident Response Threat Report révèle que dans 25 % des attaques des mouvements latéraux sont détectés. Pour ce faire, les cybercriminels exploitent des outils tels que les scripts hôtes, le stockage de fichiers et la synchronisation.

Cloud Suite apporte aux entreprises de robustes capacités qui contribuent à limiter l’impact d’une attaque potentielle et à réduire grandement le risque de mouvements latéraux. Par exemple, les équipes informatiques peuvent consolider les identités entre les annuaires d’entreprise et les prestataires cloud (Active Directory, Azure AD, AWS, Google Cloud), simplifier l’authentification et appliquer des contrôles granulaires des autorisations afin de mettre en place des meilleures pratiques suivant le principe de moindre privilège, renforçant ainsi les postures de sécurité.

Bref, vous l’aurez compris, se pencher sur l’ISO 27001, certification de continuité de service et d’activité (ISO 22301), certification PCI DSS, ne se fait pas seul et sans l’approche et la connaissance d’expert du sujet.

Quelle est la sécurité des services de stockage en ligne ?

Une nouvelle étude affiche des résultats peu rassurants sur l’état des lieux de la cyber protection en 2022.

La société Acronis, spécialiste de la cybersécurité, vient de dévoiler ses résultats concernant sa nouvelle étude sur l’état des lieux de la cyber protection en 2022. 6 200 responsables et utilisateurs informatiques de 22 pays, dont la France, ont été interrogés. Les résultats exposent certaines des lacunes les plus critiques apparaissant dans les pratiques de cyber protection aujourd’hui.

En 2021, 80 % des entreprises utilisaient jusqu’à 10 solutions différentes pour la protection des données et la cybersécurité – pourtant, plus de la moitié d’entre elles ont subi des temps d’arrêt dus à la perte de données. Cette année : 78 % des organisations gèrent jusqu’à 10 solutions différentes, tandis que 76 % d’entre elles subissent des temps d’arrêt dus à la perte de données – soit une augmentation de 25 % par rapport à 2021. Plus inquiétant encore, la réflexion sur le meilleur stockage en ligne en terme de sécurité ne semble pas une priorité.

Les organisations traitent encore la cyber protection comme un élément « utile » et non comme une « nécessitée » : la moitié des organisations au niveau mondial allouent moins de 10% de leur budget informatique global à la sécurité informatique. Seules 23 % des entreprises dans le monde investissent plus de 15 % de leur budget informatique global dans la sécurité.

Comme l’explique l’étude, un tiers des responsables informatiques ne font que des sauvegardes hebdomadaires, tandis que 25 % font des sauvegardes mensuelles. L’utilisation des meilleures pratiques de sauvegarde est en baisse dans l’ensemble de l’entreprise – seulement 15 % des équipes informatiques des organisations y adhèrent.

86 % des entreprises sont préoccupées par la menace d’une augmentation des cyberattaques à caractère politique, causée par la détérioration du climat géopolitique avec, entre autre, la guerre déclarée par la Russie à l’Ukraine.

43% des utilisateurs effectuent les mises à jour une semaine ou plus après la publication d’une mise à jour – parmi eux, 7% mettent plus d’un mois (!) pour effectuer les mises à jour recommandées. Une grosse baisse du temps de réponse par rapport à 2021. 66% des utilisateurs ne sauraient ou ne pourraient pas dire si leurs données ont été modifiées.