Archives de catégorie : Cybersécurité

Actualités liées à la CyberSecurité.

Pour une approche mixte de la protection des données contre les attaques DDoS à venir

Pour de nombreuses entreprises qui veulent mettre en œuvre une stratégie de défense anti-DDoS, se pose le dilemme d’une réelle efficacité : doivent-elles déployer des appliances sur site ou s’abonner à un service cloud anti-DDoS ? Cette décision ne peut pas être prise à la légère ni sans analyser le vaste champ des nouvelles menaces DDoS.

Les plus visibles sont les attaques volumétriques par force brute qui cherchent à saturer le réseau et perturber les services et les opérations, tandis que les attaques ‘low et slow’ qui s’en prennent à la couche applicative, sont plus difficiles à détecter. Quelle que soit la taille ou la complexité de l’attaque, l’arrêt de l’activité provoqué par un DDoS entraîne d’importantes baisses d’activité et des pertes de revenus. On estime qu’un incident peut coûter plusieurs centaines de milliers d’euros. Sans parler des conséquences et du nécessaire examen des faits pour déterminer quelles infractions ont eu lieu et comment gérer les dommages survenus auprès des clients.

Solution cloud anti-DDoS
Les attaques volumétriques massives se produisent quand l’agresseur sature la  bande passante du réseau en envoyant énormément de trafic. Les attaques par saturation sont largement médiatisées et le plus souvent associées à un DDoS,  car elles sont le plus évident et le plus manifeste exemple de ces vecteurs d’attaque de plus en plus subtils. Avec un service cloud de défense à la demande contre les DDoS qui se trouve hors site, l’intervention humaine joue un rôle-clé. Lorsqu’une attaque est détectée, le Responsable de la Sécurité doit prendre la décision d’activer la bascule vers le fournisseur Cloud de service anti-DDoS. Le temps moyen entre la détection et la mitigation d’une attaque est variable et peut atteindre une heure. Or, la majorité des attaques volumétriques consommant une grande quantité de bande passante ne dure pas plus d’une demi-heure : le temps que la défense à la demande se mette en place, l’attaque est terminée et le mal est fait.

De plus, avec une solution Cloud anti-DDoS hors site, la visibilité de l’attaque et l’analyse correspondante commencent seulement après que le trafic ait été re-routé vers le service de nettoyage, ce qui fournit très peu d’informations sur l’événement de sécurité. Certaines entreprises qui subissent des attaques volumétriques* à grande échelle, souscrivent à un service cloud anti-DDoS continu. Cette solution apporte évidemment plus de sécurité, mais elle génère des coûts très importants.

Défense sur site en temps réel
Les solutions de défense DDoS sur site, conçues à cet effet, sont des produits de sécurité des réseaux basés sur des appliances déployées entre Internet et le réseau de l’entreprise. Cette approche crée une première ligne de défense qui empêche les pannes de réseau et de service provoquées par les attaques DDoS. Comment ? En inspectant la fréquence du trafic de la ligne et en bloquant les attaques en temps réel, tout en laissant circuler les « bons » flux, sans les interrompre. La défense sur site a comme avantage de procurer une visibilité complète et sophistiquée, tout en fournissant les renseignements de sécurité sur l’attaque DDoS (et toutes les autres cyber-menaces) qui ciblent les services exposés à Internet.

Une fois connue la nature du déploiement, l’exécution de la politique de mitigation contre le trafic dû aux attaques doit être réalisée sans faux-positifs, avec un niveau de débit performant et une efficacité maximale en termes de sécurité. La technologie sur site est conçue pour gérer les attaques volumétriques du réseau par DDoS, de type SYN Flood, les attaques par réflexion et usurpation amplifiées** frauduleuses, utilisant par exemple les protocoles DNS et NTP ou les attaques de la couche applicative qui sont presque impossibles à détecter avec les solutions hors site de mitigation des attaques DDoS.

L’ approche mixte est sans doute la solution
Comme l’a mentionné récemment le SANS Institute, « des solutions anti-DDoS composées d’équipements sur site, d’équipements des fournisseurs d’accès à Internet et/ou d’architectures de mitigation sont près de quatre fois plus efficaces que les solutions sur site seules ou les solutions de services seuls. La sophistication croissante des attaques DDoS et le caractère sensible de la perturbation des services marchands exigent à la fois une protection locale et une protection en amont, travaillant en totale synchronisation « . L’expérience des entreprises qui ont mis en place avec leur fournisseur de service à la demande un système assis sur la visibilité des attaques apportée par les solutions sur site montrent toute la pertinence de cette analyse
Autre avantage d’une telle approche : le dispositif local réduit considérablement la fréquence de passage à la mitigation cloud, ce qui allège les coûts associés à ces basculements et fournit toujours une protection contre toutes les formes d’attaques par DDoS.

Cette nouvelle stratégie de lutte contre les DDoS fournit aux entreprises le meilleur des deux mondes, en combinant la résilience et la dimension des solutions du cloud computing avec la protection en temps réel, la visibilité sophistiquée et l’inspection granulaire du trafic des solutions sur site. Ce type d’approche constitue une véritable ligne de défense avancée contre la panoplie des menaces DDoS qui évoluent en permanence. (Par Adrian Bisaz, Vice President Sales EMEA de Corero Network Security))

*Les attaques à volume important représentent moins que 20% des attaques par déni de service. La plupart sont inférieures à la bande passante de l’accès.
**En quoi consiste une attaque par réflexion ? C’est une attaque où le pirate ment sur son adresse IP. Il envoie des paquets avec une adresse IP source qui n’est pas la sienne. Les réponses à ces paquets mensongers sont envoyées à l’adresse IP source indiquée, c’est-à-dire celle de la victime. Le trafic reçu par la victime peut être énorme en raison de l’amplification. Les attaques par déni de service par réflexion utilisent un protocole comme DNS ou NTP.

Phishing : quand le chiffrement s’invite dans les liens

Le phishing est une menace majeure, qui accroît de manière importante la méfiance d’un nombre croissant d’internautes dans leur utilisation d’Internet, notamment dans le cadre d’opérations sensibles telles que les opérations bancaires et le commerce électronique. Cette méfiance freine grandement le développement d’Internet en tant qu’espace de confiance et de sécurité. En réponse à ce problème, des efforts importants sont menés au quotidien par les principaux acteurs de l’écosystème numérique : généralisation des moyens de protection tant au niveau des messageries électroniques que des navigateurs, information et éducation des utilisateurs – menées en particulier par les marques dont la réputation est ternie par le phishing. Toutefois, en dépit de tous ces efforts, on constate une pérennisation – ainsi qu’une évolution – de cette menace.

En effet, d’une part, le spectre des marques concernées par le phishing s’est considérablement élargi. Il y a quelques années, un nombre relativement limité de marques était confronté à cette menace, au premier rang desquels on pourra citer PayPal, Apple ainsi que les grandes banques et les principaux services de messagerie. Dorénavant, tous les acteurs de l’écosystème numérique sont concernés : la totalité des banques – et même des banques de dimension régionale – les sites de commerce électronique, les services publics, les réseaux sociaux… Cet élargissement du spectre pose un nouveau défi, car d’une part cela rend la tâche de protection de l’utilisateur plus complexe, et d’autre part cela crée un climat d’insécurité numérique permanent.

D’autre part, on constate que les phishers utilisent des techniques de plus en plus sophistiquées pour contourner les mécanismes de filtrage mis en place pour protéger l’utilisateur. L’une de ces techniques consiste à encoder ou à chiffrer le contenu de la page, pour rendre son analyse par des systèmes automatisés plus complexe et plus coûteuse.

Par exemple, une proportion importante de pages de phishing ont leur contenu encodé en percent encoding : le contenu de la page est alors décodé à la volée en javascript par le navigateur du client par l’intermédiaire de la fonction unescape, ce qui n’affecte en rien l’expérience utilisateur. Le phishing est une menace particulièrement pernicieuse et par conséquent difficile à combattre, qui nécessite une vigilance de tous les instants. A ce titre, il est particulièrement important de continuer à informer et à éduquer les utilisateurs, car la réponse à cette menace ne peut pas être que technologique. En particulier, l’application de quelques règles simples permet de réduire considérablement les risques : l’utilisateur doit d’une part, toujours vérifier l’identité d’un site web dès lors que des informations critiques sont échangées, et d’autre part, s’assurer qu’une communication chiffrée est utilisée.

A noter que les acteurs du monde numérique collaborent pour lutter contre cette menace, avec des projets tels que APWG, Phishing Initiative ou encore isitphishing.org. Ce dernier permet d’ailleurs à l’utilisateur de s’assurer de l’innocuité d’une URL. (par Sébastien Goutal, Responsable du Laboratoire R&D de Vade Retro)

Revenus des pirates

Alors que la campagne d’espionnage hyper sophistiquée Regin continue de faire parler d’elle, le spécialiste en sécurité informatique Kaspersky Lab s’intéresse aux revenus générés par les cyber-attaques de façon générale. Il ressort sans surprise que les activités cyber criminelles sont très lucratives. Selon cet éditeur, DataSecurityBreach.fr rencontre d’autres moyennes de prix (+/- 25% de ceux annoncés par l’éditeur) une page web de phishing imitant un réseau social coûte en moyenne 150$. Si les criminels piègent 100 internautes, ils peuvent gagner 10 000$ en revendant les données personnelles obtenues. Un trojan qui bloque les appareils mobiles coûte plus cher à l’achat et la distribution, en moyenne 1 000$. Mais le retour sur investissement est très intéressant puisque les rançons demandées aux utilisateurs pour débloquer leur appareil mobile sont fixées entre 10$ et 200$. En touchant 100 victimes, le butin peut donc s’élever à 20 000$. Les trojans bancaires sont l’assurance de toucher le jackpot. En dépensant à peu près 3 000$ pour un exploit et une campagne de spams, les gains peuvent atteindre 72 000$ pour 100 victimes (la moyenne des pertes d’un utilisateur est de 722$).

Opération MouseTrap : 15 utilisateurs de RAT arrêtés

Cette semaine, Europol et plusieurs services de police et autorités judiciaires ont mené des actions contre des citoyens européens suspectés d’utiliser des chevaux de Troie (ou RAT) pour réaliser des activités cybercriminelles. Il s’agit principalement d’adolescents et de jeunes adultes. Cette action et les perquisitions associées ont permis l’interpellation ou l’audition d’une quinzaine de suspects dans plusieurs pays Européens.

Les individus interpellés ou interrogés, en Estonie, France, Roumanie, Lettonie, Italie, Norvège, Royaume-Uni, utilisaient de façon frauduleuse ces troyens d’administration à distance pour commettre différents types de délits dont le vol de données personnelles, des attaques en déni de service et des extorsions. Cette opération, pilotée par la France qui réalise six enquêtes dans le cadre de cette opération, prend place dans le cadre d’EMPACT – le plan multi-annuel d’action de l’Union européenne – en collaboration avec le Centre européen de lutte contre la cybercriminalité d’Europol (EC3) et les autorités européennes concernées. EC3 a apporté son soutien à sept pays dans leurs efforts pour identifier les individus utilisant de façon frauduleuse ce type de RATs, en hébergeant deux réunions de coordination, en collationnant le renseignement et en fournissant un appui en analyse criminelle.

 Un objectif important de cette action coordonnée au plan Européen est d’informer le public sur la menace posée par ce type de virus informatiques. Les exemples de ces RATs parmi les plus connus sont Blackshades, Poisonivy et DarkComet. Des actions similaires sont d’ores et déjà programmées au cours de l’année à venir.

Les chevaux de Troie ou troyens d’administration à distance (Remote access trojans – RATs) sont des codes informatiques qui sont utilisés pour espionner l’ordinateur des victimes (pour accéder à des informations personnelles, enregistrer l’activité à l’écran ou encore enregistrer l’image de la caméra ou le son du microphone intégrés ou connectés à l’ordinateur, collecter des mots de passe ou des numéros de cartes bancaires). Ces RATs frauduleux sont distincts des outils légitimes d’administration à distance (remote administration tools) qui sont par exemple souvent utilisés dans les réseaux d’entreprises pour assister les utilisateurs ou installer des logiciels à distance, avec le consentement et la connaissance de l’utilisateur légitime de la machine.

Ils sont souvent utilisés dans la réalisation des formes graves de criminalité organisé pour détourner des informations confidentielles des entreprises ou des réseaux des administrations, mais ils sont utilisés pour cibler des individus pour commettre différentes formes de fraude ou d’atteinte à la vie privée. Parfois, la motivation des délinquants est décrite comme un amusement ou une distraction consistant à s’immiscer dans la vie privée d’inconnus. Dans tous les cas, l’utilisation de ces RATs est une infraction dans la plupart des pays du Monde et en tous cas dans toute l’Europe (infractions d’accès illégal à un système de traitement automatisé de données, collecte illégale de données à caractère personnel ou d’atteintes à la vie privée). A titre d’exemple l’article 323-3-1 du code pénal français punit l’utilisation de ce type de virus informatiques de peines pouvant aller au maximum de 2 ans à 7 ans d’emprisonnement suivant les circonstances.

Detekt, le logiciel anti espion

Amnesty International a diffusé, ce 20 novembre, un outil permettant aux victimes d’espionnage de détecter les manœuvres de surveillance gouvernementales. L’utilisation et le commerce de technologies de surveillance des télécommunications se sont développés de manière exponentielle ces dernières années.

La Coalition contre l’exportation illégale de technologies de surveillance, dont Amnesty International est membre, estime que le commerce mondial des technologies de surveillance représente 4 milliards d’euros par an, et qu’il est en expansion. Detekt propose donc de voir si votre ordinateur, votre smartphone ou votre tablette sont surveillés. Le fonctionnement est assez simple. Plusieurs versions sont téléchargeables sur le site officiel de l’opération resistsurveillance.org. La version PC, par exemple, demande d’être exécutée en mode Administrateur, connexion web coupée. Attention, nous avons remarqué que les PC sous Windows 8.1 se retrouvaient avec un message d’alerte leur indiquant l’impossibilité d’utiliser Detekt.

1 – Télécharger Detekt
2 – Exécuter le logiciel en mode « Administrateur ».
3 – Choisissez la langue (le Français n’est pas présent).
4 – Cliquez sur le bouton « Scan ».
5 – Attendre entre 30 et 45 minutes.
6 – Découvrez si vous avez un espion dans votre machine.

Si un espion est découvert dans votre PC, dites vous qu’il est malheureusement trop tard. Nous ne pouvons que vous conseiller de changer d’ordinateur très rapidement. Ensuite, réfléchissez à comment le piège s’est installé dans votre machine (mail, liens, Facebook, Twitter clé USB, smartphone, baladeur mp3, …). Ne reconnectez plus cette machine au web. Bloquez son wifi/Bluetooth. Analysez les documents contenus dans la machine en question. Qu’est ce que le pirate/espion a pu intercepter, lire, copier, modifier. Alertez vos contacts. Il est préférable à ce niveau de crier au feu que d’attendre que tout le monde soit bruler pour s’inquiéter. N’hésitez surtout jamais à déposer plainte et alerter les autorités compétentes, surtout si vous êtes dans une entreprise.

Facebook sécurise WhatsApp à coup de chiffrement

L’outil de conversation WhatsApp chiffre dorénavant les messages diffusés par ses utilisateurs. Voilà une nouvelle qui a de quoi étonner. Non pas que Facebook soit considéré comme un pirate, mais plutôt comme un aspirateur de données.

WhatsApp, la messagerie rachetée par Facebook se lance dans la grande aventure du chiffrement qui transitent par ses bits. Facebook vient d’annoncer un chiffrement de bout-en-bout, comprenez que même Facebook ne possède pas les clés de lecture. Whisper Systems, développeur de TextSecure, considéré comme étant l’application de messagerie la plus sécurisée du moment, a aidé à la mise en place de cette protection qui doit permettre aux internautes de chiffrer leurs messages. Bilan, la derniére mise à jour de WhatsApp pour Android transporte cette sécurité. Les 600 millions d’utilisateurs de WhatsApp vont donc apprécier cette attention. Attention, elle ne chiffre que les messages textes.

TextSecure est une application de messagerie qui vous permet de vous réapproprier votre vie privée tout en communiquant facilement avec vos amis. Avec TextSecure, vous pouvez communiquer instantanément tout en évitant les frais de SMS, créer des groupes pour discuter en temps réel avec tous vos amis à la fois, et partager des pièces jointes, photos ou autres en toute confidentialité. Le serveur n’a jamais accès à vos communications et n’enregistre aucune donnée vous concernant. (The Verge)

 

Protéger votre wp-config.php de votre WordPress

Adrien Thierry, Gérant-Fondateur de la société française SERAUM vient d’éditer une petite option intéressante pour les utilisateurs de WordPress.

L’idée de l’application wp-obfuscator est de permettre de cacher un fichier sensible, le wp-config.php. L’application obfusque le contenu du document dédié à votre WordPress. Un fichier, malheureusement en texte clair. Dans les mains d’un malveillant, ce fichier pourrait permettre au pirate de récupérer suffisamment d’informations pour atteindre votre base de données. « Avec ce plugin, souligne à DataSecurityBreach.fr Adrien Thierry, en un clic, le wp-config.php est illisible, et le site toujours fonctionnel ». Ce nouveau plugin est hébergé sur le site de wordpress. Vous pouvez aussi installer directement cette option en vous rendant dans l’ongle Extension et chercheur dans le moteur de recherche dédié obfuscator d’Adrien Thierry.

Faille Windows Phone 8.1

Une faille considérée comme sérieuse découverte dans le plus jeune des OS de Microsoft, Windows Phone 8.1. Bilan, les données d’un téléphone portable sous cet OS pourraient finir entre de mauvaises mains.

Un internaute, du nom de DJAmol, vient d’annoncer sur le forum XSA Developers la découverte d’une faille dans le plus récent des OS de Microsoft. D’après ce chercheur, une vulnérabilité sérieuse a été mise à jour dans Windows Phone 8.1. Bilan, le système d’exploitation de la firme de Redmond serait très facile à pirater. La vulnérabilité pourrait permettre à un malveillant d’exécuter l’application avec les privilèges d’un autre utilisateur et modifier à souhait le registre de l’appareil.

DJAmol s’est rendu compte qu’en changeant simplement le contenu d’une application OEM, application de confiance transférée vers la carte SD du téléphone, l’application hérite des privilèges de l’application d’origine. Une fois la copie effectuée, un pirate pourrait alors supprimer le répertoire existant et créer un nouveau répertoire avec le même nom original de l’App de base. La vulnérabilité a été annoncée à Microsoft. (XDAD)

Une nouvelle histoire de hack du PSN de Sony ?

Un chercheur autrichien affirme qu’une nouvelle faille, grave, dans le PSN permet de mettre la main sur les données des utilisateurs des consoles de Sony.

Souvenez-vous, en 2011, des « Anonymous » annonçaient et diffusaient sur la toile, des informations concernant le piratage du Playstation Network. A l’époque, une faille iSQL (SQLi) avait permis de mettre la main sur la base de données des joueurs inscrits, 77 millions de personnes dans le monde. Sony avait été obligé de fermer son espace durant de longue journée, perdant au passage, plus de 100 millions de dollars. L’été dernier, un autre groupe s’attaquait à grands coups de DDoS au PSN pour des raisons futiles.

Trois ans plus tard, nouvelle possibilité d’injection SQL ? C’est du moins ce qu’affirme Aria Akhavan, bidouilleur de 20 ans. Il a expliqué au journal EH que la faille n’ayant pas encore été corrigée, il ne pouvait en dire plus. Espérons que son message a été entendu par Sony. C’est l’espace assistance de Sony qui serait vulnérable. Rappelons que Sony avait annoncé du chiffrement pour sécuriser les données de ses clients après les attaques de 2011. (Golem)

Une faille corrigée dans Windows, problème pour Drupal et Yosemite

Depuis 19 ans, une faille présente dans Windows n’avait jamais été corrigée. Voilà qui est dorénavant de l’histoire ancienne.

Imaginez, un bug informatique connu et présent dans Windows depuis 19 ans. Depuis Windows 95, cette « faille » permettait dans certaines mesures difficiles (mais pas impossibles, ndlr zataz.com) de prendre la main sur un ordinateur. Une attaque possible à distance. Baptisée par les ingénieurs sécurité de chez IBM, inventeurs de la faille, WinShock, l’exploit permettait d’infiltrer un ordinateur sous Windows (95, 98, 2003, 2008, Vista, 7, 8) à distance. Il suffisait de mettre en place un site Internet particulièrement fabriqué (XSS, …) pour déclencher l’attaque via Internet Explorer. Microsoft a corrigé la faille… sauf pour Windows XP dont le support n’existe plus. « Les utilisateurs qui ont paramétré leur Windows de telle manière à recevoir automatiquement les mises à jour, ne doivent rien faire de particulier. Ils seront protégés » explique le service presse de Microsoft.

Pour novembre, Microsoft a publié un Patch Tuesday conséquent, avec 17 bulletins dont 5 concernent l’exécution de codes à distance (RCE), un type de vulnérabilité dont les pirates sont particulièrement friands. À ce jour, avec ces 17 bulletins, Microsoft en aura diffusé 79 en tout pour 2014. Nous finirons donc l’année sous la barre des 100 bulletins de sécurité, soit un peu moins qu’en 2013 et 2011 et à peu près autant qu’en 2012.

Pendant ce temps…
Une grave et importante faille a été découverte dans Drupal. La communauté Drupal, et son logiciel Open Source gratuit pour créer et administrer des sites Web, annonçait l’existence d’une vulnérabilité dans la couche d’API d’abstraction de base de données de Drupal 7. Cette vulnérabilité (CVE associé : CVE-2014-3704) permet à un pirate d’envoyer des requêtes personnalisées qui rendent arbitraire l’exécution de SQL. Selon le contenu des requêtes, ceci peut entraîner une élévation des privilèges, une exécution arbitraire de PHP ou d’autres attaques. Ce que nous savons La vulnérabilité affecte toutes les principales versions 7.x de Drupal antérieures à la 7.32. Survenue au moment de l’annonce de POODLE, cette vulnérabilité a été un peu occultée, même si elle est directement exploitable et similaire à Heartbleed.

Depuis le 15 octobre 2014, les exploits automatisés ciblant cette vulnérabilité spécifique ont semé le chaos sur Internet. L’équipe chargée de la sécurité Drupal conseille aux administrateurs de sites Web fonctionnant sous Drupal 7.x de considérer comme compromis les sites qui n’ont pas été mis à jour ou patchés avant le 15 octobre 2014, ou bien 7 heures après la première annonce de la vulnérabilité. Corriger ou mettre à niveau un site Web compromis ne suffira pas pour supprimer les portes dérobées et autres chevaux de Troie qui auraient pu être installés.

La société Qualys propose une vérification de cette vulnérabilité via son logiciel Qualys Freescan, accessible depuis son site Internet dédié.

Du côté d’Apple, une faille a été détectée dans la dernière version de l’OS de la grosse pomme, Mac OS X Yosemite. Le problème a été révélée par la société suédoise Truesec. Baptisée ‘RootPipe’, la faille pourrait permettre à un pirate, en local, de prendre la main sur l’ordinateur en mode administrateur. Un mode qui permet de faire tout et n’importe quoi dans la machine. Emil Kvarnhammar, l’inventeur de la probable faille n’a pas donné plus d’information. Il attend qu’Apple corrige. Un mot de passe sudo, il permet d’avoir des privilèges temporaires de super utilisateur, est demandé afin q’un administrateur puisse agir sur une machine sans pour autant être le Kalif à la place du Kalif. La faille RootPipe contournerait cette restriction sous  Mac OS X Yosemite, mais aussi sous Mountain Lion et Mavericks.