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Administration électronique : le quotidien derrière les chiffres

Quelques clics, pour gagner des heures. Tel est le résultat espéré de certaines mesures annoncées par François Hollande le 30 octobre, dans son discours sur la simplification – le Président français y a notamment évoqué la dématérialisation des demandes de passeport et des fiches de renseignements des élèves, ainsi que la création d’un site internet permettant à tout citoyen de savoir facilement à quelles aides (allocations familiales, RSI etc.) il a droit.

La démarche dans laquelle s’inscrivent ces mesures doit évidemment être saluée : en ces temps de contraintes budgétaires et d’exigences accrues des individus, moderniser l’administration permet incontestablement de « faire mieux avec moins », c’est-à-dire de générer des économies tout en simplifiant la vie des usagers. Les experts de l’ONU avaient d’ailleurs récompensé, il y a deux mois à peine, les efforts faits par la France sur le sujet: ils l’ont placée en premier rang européen dans leur dernier son rapport sur le développement de l’administration électronique. Il faut dire que plus de 50% des Français paient aujourd’hui leurs impôts en ligne, et plus de 90% passent par le web pour demander un extrait de casier judiciaire par exemple. De très bons résultats à l’échelle du continent.

Ces annonces semblent d’autant plus pertinentes que, malgré le rapport de l’ONU, les Français ont encore du mal, dans leur vie de tous les jours, à percevoir les bénéfices associés à l’émergence d’une administration numérique. Un sondage réalisé début Octobre par OpinionWay révèle en effet que près de 70% d’entre eux considèrent les formalités administratives comme une « contrainte » ou un « parcours du combattant », qu’une majorité essaie de « différer ». Il faut dire qu’ils y consacreraient 1h50 par mois en moyenne – une éternité à l’heure de l’instantané, du Big data et des objets connectés.

Dans ce contexte, n’en doutons pas, permettre aux citoyens d’effectuer des demandes administratives en ligne permettra à ces derniers de mieux apprécier l’intérêt de la politique menée. Surtout si ces demandes peuvent être effectuées « quelle que soit l’heure et l’endroit », c’est à dire sur smartphones et tablettes. Dans le sondage OpinionWay, obtenir des pièces d’état civil en utilisant les supports mobiles est en effet un des services les plus plébiscités par les Français.

Le pourront-t-elles ? Certaines initiatives laissent à penser que les pouvoirs publics ont compris l’intérêt d’exploiter au mieux le potentiel de l’internet mobile : « France Connect » – le dispositif qui doit permettre aux usagers d’avoir un seul identifiant pour tous leurs comptes publics (impôts, sécurité sociales etc.) à partir de 2015 – devrait ainsi être compatible, à terme, avec les smartphones et tablettes. Les usagers de la route devraient aussi avoir la possibilité, prochainement, de régler leurs amendes où qu’ils soient. Surtout, quelques ministères ont déjà pris les devants pour mettre l’internet mobile au service de l’amélioration du quotidien de leurs propres agents, sur le terrain. Le contrat de progrès du Ministère de l’Intérieur notamment, publié en décembre 2013, évoque ainsi, pour ces derniers, des « moyens informatiques et de communication adaptés et sécurisés améliorant leurs conditions de travail et leur confort ». Les forces de police auront-elles bientôt à disposition une application sécurisée sur tablette, qui leur permette, entre autres, d’identifier facilement et immédiatement le conducteur, ses antécédents judiciaires ou l’historique du véhicule à partir d’un simple numéro de plaque d’immatriculation ou d’une identité ? Cela permettrait de réduire drastiquement le temps de traitement d’une arrestation et son coût, d’améliorer le quotidien des agents et rendre ainsi, indirectement, un meilleur service aux citoyens. On y revient… (Par Florian Bienvenu – VP Europe du Sud et Europe centrale de Good Technology).

Pour une approche mixte de la protection des données contre les attaques DDoS à venir

Pour de nombreuses entreprises qui veulent mettre en œuvre une stratégie de défense anti-DDoS, se pose le dilemme d’une réelle efficacité : doivent-elles déployer des appliances sur site ou s’abonner à un service cloud anti-DDoS ? Cette décision ne peut pas être prise à la légère ni sans analyser le vaste champ des nouvelles menaces DDoS.

Les plus visibles sont les attaques volumétriques par force brute qui cherchent à saturer le réseau et perturber les services et les opérations, tandis que les attaques ‘low et slow’ qui s’en prennent à la couche applicative, sont plus difficiles à détecter. Quelle que soit la taille ou la complexité de l’attaque, l’arrêt de l’activité provoqué par un DDoS entraîne d’importantes baisses d’activité et des pertes de revenus. On estime qu’un incident peut coûter plusieurs centaines de milliers d’euros. Sans parler des conséquences et du nécessaire examen des faits pour déterminer quelles infractions ont eu lieu et comment gérer les dommages survenus auprès des clients.

Solution cloud anti-DDoS
Les attaques volumétriques massives se produisent quand l’agresseur sature la  bande passante du réseau en envoyant énormément de trafic. Les attaques par saturation sont largement médiatisées et le plus souvent associées à un DDoS,  car elles sont le plus évident et le plus manifeste exemple de ces vecteurs d’attaque de plus en plus subtils. Avec un service cloud de défense à la demande contre les DDoS qui se trouve hors site, l’intervention humaine joue un rôle-clé. Lorsqu’une attaque est détectée, le Responsable de la Sécurité doit prendre la décision d’activer la bascule vers le fournisseur Cloud de service anti-DDoS. Le temps moyen entre la détection et la mitigation d’une attaque est variable et peut atteindre une heure. Or, la majorité des attaques volumétriques consommant une grande quantité de bande passante ne dure pas plus d’une demi-heure : le temps que la défense à la demande se mette en place, l’attaque est terminée et le mal est fait.

De plus, avec une solution Cloud anti-DDoS hors site, la visibilité de l’attaque et l’analyse correspondante commencent seulement après que le trafic ait été re-routé vers le service de nettoyage, ce qui fournit très peu d’informations sur l’événement de sécurité. Certaines entreprises qui subissent des attaques volumétriques* à grande échelle, souscrivent à un service cloud anti-DDoS continu. Cette solution apporte évidemment plus de sécurité, mais elle génère des coûts très importants.

Défense sur site en temps réel
Les solutions de défense DDoS sur site, conçues à cet effet, sont des produits de sécurité des réseaux basés sur des appliances déployées entre Internet et le réseau de l’entreprise. Cette approche crée une première ligne de défense qui empêche les pannes de réseau et de service provoquées par les attaques DDoS. Comment ? En inspectant la fréquence du trafic de la ligne et en bloquant les attaques en temps réel, tout en laissant circuler les « bons » flux, sans les interrompre. La défense sur site a comme avantage de procurer une visibilité complète et sophistiquée, tout en fournissant les renseignements de sécurité sur l’attaque DDoS (et toutes les autres cyber-menaces) qui ciblent les services exposés à Internet.

Une fois connue la nature du déploiement, l’exécution de la politique de mitigation contre le trafic dû aux attaques doit être réalisée sans faux-positifs, avec un niveau de débit performant et une efficacité maximale en termes de sécurité. La technologie sur site est conçue pour gérer les attaques volumétriques du réseau par DDoS, de type SYN Flood, les attaques par réflexion et usurpation amplifiées** frauduleuses, utilisant par exemple les protocoles DNS et NTP ou les attaques de la couche applicative qui sont presque impossibles à détecter avec les solutions hors site de mitigation des attaques DDoS.

L’ approche mixte est sans doute la solution
Comme l’a mentionné récemment le SANS Institute, « des solutions anti-DDoS composées d’équipements sur site, d’équipements des fournisseurs d’accès à Internet et/ou d’architectures de mitigation sont près de quatre fois plus efficaces que les solutions sur site seules ou les solutions de services seuls. La sophistication croissante des attaques DDoS et le caractère sensible de la perturbation des services marchands exigent à la fois une protection locale et une protection en amont, travaillant en totale synchronisation « . L’expérience des entreprises qui ont mis en place avec leur fournisseur de service à la demande un système assis sur la visibilité des attaques apportée par les solutions sur site montrent toute la pertinence de cette analyse
Autre avantage d’une telle approche : le dispositif local réduit considérablement la fréquence de passage à la mitigation cloud, ce qui allège les coûts associés à ces basculements et fournit toujours une protection contre toutes les formes d’attaques par DDoS.

Cette nouvelle stratégie de lutte contre les DDoS fournit aux entreprises le meilleur des deux mondes, en combinant la résilience et la dimension des solutions du cloud computing avec la protection en temps réel, la visibilité sophistiquée et l’inspection granulaire du trafic des solutions sur site. Ce type d’approche constitue une véritable ligne de défense avancée contre la panoplie des menaces DDoS qui évoluent en permanence. (Par Adrian Bisaz, Vice President Sales EMEA de Corero Network Security))

*Les attaques à volume important représentent moins que 20% des attaques par déni de service. La plupart sont inférieures à la bande passante de l’accès.
**En quoi consiste une attaque par réflexion ? C’est une attaque où le pirate ment sur son adresse IP. Il envoie des paquets avec une adresse IP source qui n’est pas la sienne. Les réponses à ces paquets mensongers sont envoyées à l’adresse IP source indiquée, c’est-à-dire celle de la victime. Le trafic reçu par la victime peut être énorme en raison de l’amplification. Les attaques par déni de service par réflexion utilisent un protocole comme DNS ou NTP.

Cyber sécurité et protection des données personnelles : en avant marche !

Deux jambes qui se doivent d’être coordonnées. Telles sont, d’un côté, la « cyber sécurité », et de l’autre la « protection des données personnelles ». Car si la liste des entreprises victimes de cyberattaques continue de s’allonger – Ebay, Orange et Domino’s Pizza ne sont qu’un échantillon des cibles atteintes en 2014 – il est évident que les moyens de lutte à privilégier doivent être aussi efficaces que respectueux, dans leur mise en œuvre, des règles en matière de protection des informations privées. Délicat équilibre.

Les autorités européennes ont déjà fait d’importants progrès en matière de cybercriminalité. Une  directive relative aux attaques contre les systèmes d’information a ainsi été adoptée en 2013, alors que des textes sur la protection du secret d’affaire, ainsi que sur l’identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques ont été proposés au Parlement européen. Dernier en date : la directive sur la protection des systèmes d’information (NIS) – que la loi de programmation militaire française avait largement anticipée – a été adoptée en mars 2014. Les « opérateurs d’importance vitale » (IOV) se voient notamment imposer quelques obligations en matière de prévention et de notification des « incidents ».

Les solutions qui permettent de répondre de la manière la plus efficace possible à ces nouvelles obligations existent aussi. Certaines permettent ainsi de valider en quelques heures seulement la véracité d’un incident, d’identifier son origine, le chemin emprunté, l’agresseur et d’évaluer son impact… sachant qu’aujourd’hui le délai moyen actuel de découverte et d’identification d’une attaque se compte plutôt en semaines ou en mois ! Enfin, Bruxelles avance aussi sur la question des données personnelles – les discussions sur la directive dédiée devraient ainsi aboutir en 2015.

Reste que la coordination entre les deux jambes pourrait être améliorée. Le fait par exemple qu’il faille encourager le chiffrage des données pour sécuriser les informations personnelles, comme le recommande l’Agence Européenne de Cybersécurité ENISA, est incontestable. Mais les flux chiffrés sont aussi des voies d’accès privilégiées… pour les pirates. Quelles sont alors les conditions que les entreprises et organisations doivent respecter pour utiliser des outils de déchiffrage tout en respectant les impératifs en matière de protection des données personnelles ? A ce jour, aucun texte public – loi, règlement ou simple communication des autorités – ne répond clairement à la question. Rien non plus sur les règles internes à mettre en place pour utiliser des solutions d’enregistrement des données – qui permettent de « rembobiner le film » en cas d’attaque et donc d’identifier rapidement l’agresseur- tout en respectant les impératifs de protection des informations des individus. Résultat : certaines entreprises et organisations hésitent à se protéger…

Clarifier les conditions de mise en œuvre des solutions efficaces en matière de cybersécurité. Telle pourrait être une des priorités des nouvelles instances européennes. Pour faire de plus grands pas.(Par Dominique Loiselet, Directeur Général France Blue Coat)

Le paradoxe de la sécurité

Les salariés adoptent des pratiques à risques, alors qu’ils s’estiment sensibilisés sur la sécurisation des données.

Près de 3/4 des actifs interrogés se considèrent bien sensibilisés à la protection des données professionnelles, pourtant une majorité d’entre eux ont toujours des pratiques risquées. Les techniques de protection sophistiquées (changement de mot de passe régulier, système de cryptage des données) ne concernent qu’une moitié des actifs interrogés équipés d’un appareil mobile et seulement 30% disposent de ce type de protection sur l’ensemble de ces appareils fournis par leur entreprise. Le partage de fichiers en ligne via un service de cloud n’est pas jugé dangereux par la majorité des répondants (54%). Bien que les mots de passe soient imposés dans la majorité des entreprises (9/10), on observe de grandes disparités quant à leur élaboration et leur mise à jour, 63% laissent leur ordinateur allumé lorsqu’ils quittent le bureau en fin de journée ou ne le verrouillent pas en quittant leur poste.

De nombreuses études confirment l’influence des appareils mobiles sur le rétrécissement des frontières entre les sphères professionnelles et personnelles. Mais qu’en est-il de leur impact sur la sécurité des données des entreprises ? Les salariés sont-ils suffisamment sensibilisés sur les risques inhérents à ces nouveaux usages et mettent-ils en pratique les règles de sécurité ? Hiscox, en collaboration avec l’institut IFOP, s’est penché sur le sujet et les résultats de cette étude illustrent un important décalage entre le sentiment de connaître les consignes de sécurité et des pratiques à risques largement répandues dans les entreprises.

Des pratiques jugées sans risque par les salariés, mais qui exposent la sécurité de l’entreprise
72% des actifs interrogés se considèrent bien sensibilisés quant à la nécessité de protéger les données professionnelles. Ces actifs sont pourtant les mêmes à adopter des pratiques qui peuvent s’avérer dangereuses pour les données de l’entreprise. Les salariés équipés d’au moins un appareil mobile professionnel sont les plus concernés par ces pratiques risquées puisqu’ils sont 77% à déclarer transporter des fichiers professionnels sur une clé USB ou un disque dur externe (contre 63% pour l’ensemble du panel) et la moitié (53%) partage des fichiers en ligne via un service de cloud (contre 39% pour l’ensemble du panel).

Ces usages ne sont pourtant pas jugés risqués par les répondants : en effet, 54% estiment que le partage de fichiers via le cloud n’a pas d’incidence sur la sécurité et 57% ne voient aucun danger à transporter des données professionnelles sur une clé USB. De même, 63% des actifs laissent leur ordinateur allumé lorsqu’ils quittent le bureau ou ne le verrouillent pas en quittant leur poste. Moins de la moitié seulement perçoit cette pratique comme potentiellement imprudente.

Les petites entreprises plus vulnérables… Et friandes de solutions mobiles
Les salariés des petites entreprises (0 à 49 employés) font partie des publics qui identifient le moins ces pratiques comme pouvant mettre en péril la sécurité des données des entreprises. Des attitudes pourtant risquées quand on sait que les travailleurs « mobiles » et les salariés des très petites entreprises (moins de 10 salariés) sont également ceux disposant de la plus grande latitude en termes d’achats et d’opérations bancaires impliquant l’entreprise. 65% des employés travaillant dans des structures de moins de 10 salariés sont en effet amenés à effectuer des achats en ligne à titre professionnel contre 46% pour l’ensemble des actifs interrogés.

L’utilisation des appareils professionnels dans la sphère personnelle est un autre vecteur de menace pour la sécurité des données des entreprises. Les salariés des petites structures (moins de 10 employés) sont les mieux équipés en appareils mobiles. Ils font aussi partie de ceux  qui utilisent le plus leur matériel professionnel à titre personnel. 82% des salariés de ces entreprises se connectent à Internet au moins une fois par semaine pour des raisons personnelles à partir de leur appareil professionnel (contre 72% de l’ensemble des actifs).

Des usages qui pèsent d’autant plus sur la sécurité de ces entreprises qu’elles ne disposent pas de services informatiques ou de services généraux pour assurer le contrôle et la gestion des appareils mobiles.

Des disparités dans la mise en place des techniques de sécurisation
Pour se prémunir des risques auxquels elles sont exposées et assurer la protection de leurs ordinateurs fixes, 9 entreprises sur 10 s’appuient sur la mise en place d’un mot de passe. Cependant, la fréquence de mise à jour exigée n’est pas la même partout. Seuls 18% des actifs doivent changer leur mot de passe tous les mois quand 34% déclarent devoir le changer moins de 2 fois par an. Une disparité également observée dans son élaboration : 62% des entreprises imposent un nombre minimum de caractères, 56% demandent à leurs salariés de choisir un mot de passe incluant des chiffres et des caractères spéciaux et 57% interdisent de réutiliser un ancien mot de passe. De manière globale, 70% des entreprises imposent au moins une règle à leurs salariés pour le choix du mot de passe mais cette proportion chute à 51% dans les structures de moins de 10 salariés.

Parmi les autres techniques, 35% des actifs interrogés déclarent disposer d’outils de cryptage des données mais 22% ne savent pas s’ils peuvent bénéficier de cette technique dans leur entreprise. De même, si les accès au réseau sont contrôlés dans 61% des entreprises, 16% des actifs ne connaissent pas la politique utilisée par leur entreprise dans ce domaine.

Sur les appareils mobiles, le mot de passe est également le mode de protection le plus répandu. Il concerne en effet 81% des actifs disposant d’appareils mobiles. Les techniques plus sophistiquées (changement de mot de passe tous les 3 mois, système de contrôle d’accès renforcé de type Token, données cryptées non accessibles) ne concernent qu’une moitié des actifs interrogés équipés d’un appareil mobile et seulement 30% disposent de ce type de protection sur l’ensemble des appareils que leur fournit leur entreprise.

Au delà de revoir leur méthode de sensibilisation des salariés aux risques informatiques, les entreprises doivent également faire évoluer leurs dispositifs techniques de sécurité pour les adapter aux nouveaux usages.

« L’explosion des appareils et solutions mobiles dans les entreprises soulève plus que jamais des problématiques de sécurité importantes. La mesure préventive la moins onéreuse consiste à sensibiliser le personnel à l’importance de la sécurité des données. Les connaissances en la matière sont souvent limitées, surtout dans les petites entreprises, et le recours à un expert pour en expliquer les bases peut représenter l’un des meilleurs investissements d’une entreprise » conseille François Brisson, Responsable marché Technologie-Média-Télécom chez Hiscox. « Néanmoins en cas de problème, les sociétés doivent disposer d’un plan de réaction rapide afin de limiter les dommages et de prouver qu’elles prennent toutes les mesures nécessaires. Dans ce cadre, elles sontparfois amenées à faire appel à des spécialistes en gestion de crise, voire à des conseillers en relations publiques. Notre assurance Data Risks permet de couvrir ces coûts et de réduire les conséquences d’une violation de données ».

Faille pour les Linksys SMART WiFi

Les routeurs wifi Linksys SMART victimes de plusieurs failles qui pourraient permettre à un pirate de s’inviter dans les informations sensibles des boitiers.

Kyle Lovett, chercheur en sécurité informatique, a mis la main sur plusieurs failles ont été découvertes dans les routeurs de la marque Linksys. Le firmware des routeurs sont montrés du doigt. Un pirate, à distance,  peut être en mesure de lire ou de modifier les informations sensibles contenus dans les boitiers. Les linksys sensibles font parti de la gamme des EA. Les versions 2700, 3500, 4200v2, 4500, 6200, 6300, 6400, 6500, 6700 et 6900 sont faillibles.

Le problème a été découvert en juillet 2014. L’alerte officielle a été diffusée fin octobre par le KB Cert. Un attaquant non authentifié sur le réseau local (LAN) peut lire le fichier .htpassword du routeur en lançant la simple commande http://<router_ip>/.htpasswd. Le fichier .htpasswd contient le mot de passe de l’administrateur, chiffré en MD5. Même sanction pour les JNAP http://<router_ip>/JNAP/.

Une commande qui, dans certaines mesures, permet de lire et/ou modifier les informations sensibles sauvegardés sur le routeur. Deux ports ouverts ouvrent l’administration du routeur sans avoir besoin d’être authentifié : 100080 et 52000. LinkSys vient de diffuser une mise à jour qui est fortement conseillé d’installer. (nvd.nist.gov)

http://support.linksys.com/en-us/support/routers/E4200
http://support.linksys.com/en-us/support/routers/EA4500
http://support.linksys.com/en-us/support/routers/EA6200
http://support.linksys.com/en-us/support/routers/EA6300
http://support.linksys.com/en-us/support/routers/EA6400
http://support.linksys.com/en-us/support/routers/EA6500
http://support.linksys.com/en-us/support/routers/EA6700
http://support.linksys.com/en-us/support/routers/EA6900

Pendant ce temps…
Pensez aussi à protéger votre LinkSys des attaques du virus Moon. Ce malware « La Lune » a affecté certains Routeurs sélectionnés et anciens de série E de Linksys, et sélectionnés certains anciens points d’accès et routeurs Sans fil-N. Un correctif de micrologiciel est prévu au cours des prochaines semaines. Le malware The Moon contourne l’authentification sur le routeur en se connectant sans connaître les références de l’administrateur. Une fois infecté, le routeur commence à inonder le réseau avec des ports 80 et 8080 du trafic sortant. Bilan, ça rame ! Pour vous protéger, sélectionnez l’option « disabled » dans la partie Remote Managament Access dans votre administration de votre routeur. Assurez-vous aussi que l’option de Filter Anonymous Internet Requests sous Internet Filter est coché.

Les entreprises privilégient la performance, à la sécurité de leur réseau !

Les administrateurs système avouent désactiver leur firewall pour répondre à la problématique d’une performance applicative insuffisante

McAfee, filiale d’Intel Security, annonce la publication d’un nouveau rapport intitulé ‘Network Performance and Security’. Ce dernier met en évidence les défis auxquels les entreprises sont confrontées lors du déploiement de solutions de protection afin de maintenir une performance optimale de leur infrastructure réseau. Présenté lors de l’événement FOCUS 14 de McAfee, le rapport révèle que plus de la moitié des entreprises désactivent les fonctionnalités de leur firewall (54 %) afin d’éviter une dégradation significative de la performance de leur réseau.

Plus de 500 DSI ont été interrogés dans le cadre de ce rapport et 60 % d’entre eux avouent que la conception de leur réseau a été gouvernée par la sécurité. Paradoxalement, plus d’un tiers ont également admis avoir déjà suspendu certaines options de leur firewall ou refuser la mise en œuvre de certaines fonctionnalités de sécurité juste pour augmenter la performance de leur réseau.

« Il est regrettable que la désactivation d’importantes propriétés de pare-feu commence à devenir une pratique courante en raison de problèmes de performance », déclare à Data Security Breach Thierry Bedos, Managing Director France de McAfee, filiale d’Intel Security. « Chez McAfee, nous trouvons cela inadmissible et estimons que les entreprises ne devraient tout simplement pas à avoir à choisir entre sécurité et performance réseau. »

Selon le rapport, les fonctionnalités les plus couramment désactivées par les administrateurs réseau sont l’analyse en profondeur de paquets (DPI), l’anti-spam (29 %), l’anti-virus (28 %) et l’accès au VPN (28 %). Le DPI, option la plus souvent désactivée (31 %), assure la détection d’activité malveillante dans le réseau et prévient des intrusions en bloquant le trafic visé avant que des dommages se produisent. Il est une composante essentielle d’une défense efficace contre les menaces, ainsi qu’un élément clé des firewalls de prochaines générations, qui représentent aujourd’hui 70 % des achats de pare-feu1.

« Quand j’entends que les directeurs de systèmes d’information sont contraint de suspendre partiellement leur système de sécurité, qu’ils ont payé, en raison de baisse de performance réseau, cela me dérange », commente Ray Murer, Chief Technology Officer – Perket Technologies à datasecuritybreach.fr. « Pourquoi devraient-ils négliger la sécurité au nom de la performance ? »

De nombreuses entreprises choisissent d’arrêter leur DPI en raison des exigences de débit élevé qu’il impose aux ressources réseau. Selon le cabinet d’études Miercom, un DPI pourrait dégrader jusqu’à 40 % les performances de débit d’une entreprise2, en fonction de la solution en place. D’après les tests réalisés par Miercom, McAfee Next Generation Firewall est compatible avec une activation de l’ensemble des fonctionnalités de sécurité et permet ainsi de favoriser et de maintenir une performance haut débit optimale. Les autres produits du marché testés présenteraient 75 %, voire plus, de dégradation des performances des outils de sécurité (DPI, anti-virus et contrôle applicatif)2.

« Avec le nombre de violations de données identifiées, en augmentation de plus de 200 % par rapport à l’année précédente, il n’a jamais été autant capital pour les entreprises d’adopter les mesures de protection avancées proposées aujourd’hui par les firewalls de nouvelle génération3 », poursuit Thierry Bedos. « Chez McAfee, nous souhaitons faciliter le déploiement et l’usage de technologies de sécurité, à leur potentiel maximal, pour éviter aux entreprises de sacrifier leur productivité. »

[1]  Gartner finding cited in “Next Generation Firewalls and Employee Privacy in the Global Enterprise,” SANS Institute, September 21, 2014.

[2] “Throughput and Scalability Report, McAfee NGFW 5206, v5.8,” Miercom, October 9, 2014.

[3] Verizon, 2014 Data Breach Investigations Report (DBIR).

Un projet big data pour sécuriser les voies ferrées, fausse bonne idée ?

Renforcer la sécurité et améliorer la surveillance des installations est une problématique constante pour la SNCF et réseau ferré de France (RFF), sociétés en charges des voies ferrées françaises.

Pour répondre à cette problématique, le projet « vigirail » a été lancé suite à aux accidents ayant marqués l’année 2013, et notamment le déraillement en juillet 2013 de Brétigny-sur-Orge, ayant fait 61 blessés et 7 morts. La SNCF et RFF ont ainsi décidé d’investir 410 millions d’euros dans des technologies de pointe avec le plan vigirail, commencé cette année, et qui prendra fin en 2017. Le but est simple : mettre à profit les nouvelles technologies et industrialiser les process pour fournir des informations en temps réels sur l’état des infrastructures et ainsi éviter d’autres drames. Mais cet investissement pourrait se révéler infructueux, voire dommageable, si l’anticipation n’est pas au rendez-vous.

Ce plan se décompose en trois grandes catégories :
–         La mise en place progressive dès janvier 2015 d’engins chargés de la surveillance des installations, grâce à la présence sous le train de caméras HD. Via ces prises de vues, les anomalies sur les voies seront automatiquement détectées et répertoriées.

–         Le lancement, en juillet 2014, de la plateforme « Alerte express » permettant de signaler les anomalies techniques sur les voies ferrées, anomalies qui seront par la suite mise en forme et envoyées aux agents automatiquement

–         Les applications à destination des agents sur le terrain. A terme une dizaine d’applications seront déployées sur les 13 000 smartphones et tablettes des agents dès mars 2015 afin qu’ils puissent répertorier toutes les informations utiles.

Compte tenu de l’ampleur des installations à observer, environ 29 000 kilomètres de rails, et le nombre d’agents équipés, on imagine aisément la quantité importante de données à traiter, dans des délais parfois courts. Quantité à laquelle s’ajoutent les données déjà présentes sur le réseau permettant le bon fonctionnement de l’entreprise.

De plus, la SNCF et RFF disposant de nombreux sites physiques sur toute la France, la gestion des données sera sans aucun doute multi-sites, augmentant ainsi le traffic de données et par conséquent la possibilité de dysfonctionnements. Ce surplus de données, s’il n’est pas anticipé et géré convenablement, rendra vain le projet vigirail et pourra même impacter négativement l’ensemble de l’infrastructure informatique.

Les nouvelles technologies sont une aubaine en termes de sécurité, mais pour avoir un impact  positif il faut s’assurer que le réseau puisse gérer toutes ces informations en temps réel, et qu’elles soient disponibles pour tous et à tout moment. Pour cela, pas de mystère, en plus d’une analyse poussée des besoins, il faut impérativement anticiper et mettre en place un outil de gestion et de monitoring réseau. Un outil efficace répond à deux impératifs :

–                    Une interface unifiée : Les entreprises accumulent bien souvent au fil du temps les outils de contrôle réseau, or ces derniers ne sont pas toujours capables de communiquer entre eux. L’administrateur n’a donc pas une vision globale du réseau, les risques de bug informatiques et le temps passé à surveiller le réseau sont donc accrus.

–                    Des alertes et réparations automatiques : La disponibilité réseau doit être continue. Les éventuels problèmes de performance et leurs causes doivent donc être repérées à l’avance, ce qui permettra la mise en place d’alertes et de réparations automatiques.  L’anomalie sera alors réparée avant même que le réseau aient pu être impacté par un quelconque ralentissement.

Ces avancées technologiques pourraient considérablement faciliter l’entretien et la surveillance des voies ferrées, améliorant ainsi la sécurité. Cependant, sans un monitoring réseau efficace, toutes ses données pèseront lourd sur le système informatique et risque de saturer ce dernier, qui sera donc indisponible, entrainant autant de désagrément pour les passagers que pour les employés de la SNCF. (Par Yannick Hello, Responsable S-EMEA chez Ipswitch, Inc pour DataSecurityBreach.fr)

Cybersécurité des PME : smartphones et tablettes au cœur de l’enjeu

« J’ai d’autres priorités ». Telle est encore la réaction de nombreux dirigeants de Petites et Moyennes entreprises (PME) lorsqu’est évoqué le sujet de la sécurité des données professionnelles qui transitent sur les smartphones et tablettes de leurs cadres. Par Florian Bienvenu, Vice-président Europe centrale et Europe du sud de Good Technology pour datasecuritybreach.fr

Cela se comprend. En cette période de difficultés économiques, les investissements sont avant tout orientés vers le cœur de métier de l’entreprise. Sans la présence et les explications d’un Directeur des Services d’Information (DSI), un poste encore largement réservé aux grandes structures, difficile par ailleurs de penser que les chiffres inquiétants qui circulent sur la cybersécurité des PME puissent se transformer un jour en une réalité concrète et coûteuse – en 2012, les entreprises de moins de 250 salariés auraient concentré 31% des attaques (3 fois plus qu’en 2011) d’après le dernier rapport annuel sur la sécurité de Symantec. Les maliciels sur mobile, eux, auraient progressé de 58%, 32% des attaques sur ce terrain visant à collecter des données telles que les adresses électroniques et les numéros de téléphone. Tous ces chiffres ont encore un air virtuel pour de nombreux dirigeants de PME – même si le Premier Ministre en personne, en ouverture de la sixième édition du Forum International de la Cybersécurité (FIC), en janvier dernier, avait détaillé le cas de deux petites structures victimes de cyberattaques, et les coûts associés (480 000 et 450 000 Euros).

L’ordre des priorités, pourtant, pourrait évoluer rapidement, et la sécurisation des données mobiles gagner quelques places dans l’échelle des urgences. Comme cela a été évoqué lors du dernier FIC, les grands groupes exigent en effet de plus en plus de rigueur numérique de la part de leurs prestataires – il s’agit d’éviter que ces derniers soient utilisés comme cheval de Troie pour accéder au système d’informations des donneurs d’ordres. Or, les supports mobiles sont une des portes d’entrée privilégiées par les pirates. Normal : il leur faut en général quelques minutes pour compromettre un mobile et accéder ainsi à l’ensemble du Système d’Information de l’entreprise – les données personnelles et professionnelles (emails, documents, …), mais aussi tous les accès et mots de passe serveurs, VPN, etc. stockés «en clair» sur le terminal deviennent accessibles.

Trois stratégies sont alors possibles pour les PME. La première consiste à se fier aux fonctionnalités «natives» du terminal (activation manuelle du mot de passe, éventuellement du chiffrement du terminal si la fonction est disponible) et à sensibiliser les cadres sur les règles basiques d’hygiène informatique. Une stratégie simple et gratuite – donc très répandue. Le souci est qu’elle a peu de chances de séduire les donneurs d’ordres : au-delà du fait que le mot de passe peut être déchiffré en moins d’une minute, les terminaux sont à la merci de malwares, virus et logiciels espions, les jailbreaks n’étant pas détectés. Deuxième stratégie : adopter une des nombreuses solutions de gestion centralisée des supports mobiles (MDM) – une option a priori un peu plus évoluée puisque qu’elle permet notamment d’activer les fonctionnalités basiques de sécurité du terminal (mot de passe et effacement à distance). Problème : il faut toujours quelques minutes pour déchiffrer ce mot de passe ! Au-delà, ces solutions posent la question de la confidentialité des données personnelles, dans la mesure où elles permettent à l’entreprise d’accéder à « toutes » les données du terminal mobile.

Reste alors la troisième stratégie, encore peu considérée par les dirigeants de PME, mais qui devrait rapidement les séduire : celle qui consiste à sécuriser à la fois les données professionnelles – dans un « conteneur » étanche (chiffré) du reste du terminal – et les accès aux serveurs de l’entreprise. Côté professionnel, les applications sont ainsi distribuées via un « Appstore » d’entreprise, les fonctions « Email », « Calendrier », « Documents », « Contacts », « Navigation Intranet/Internet » sont sécurisées, et la gestion de la flotte est centralisée. Côté personnel, chacun peut choisir le terminal qui lui plaît et y utiliser sans danger des applications non-professionnelles (Facebook, Twitter etc.). Les données privées sont par ailleurs protégées (confidentialité) et préservées en cas d’effacement à distance.

Une stratégie trop compliquée pour des petites et moyennes structures ? Erreur : un simple abonnement suffit, et aucun investissement en infrastructure n’est nécessaire. Le prix est quant à lui proportionnel à la taille des effectifs. « J’ai d’autres priorités » ? Voilà une réponse qui, dans les PME, ne devrait bientôt plus oser s’appliquer à la question de la sécurité des données mobiles.

L’approche de la sécurité doit évoluer vers un modèle de défense rétrospectif

Dans les juridictions pénales, le principe de la double incrimination interdit à quiconque d’être jugé deux fois pour le même crime. Innocent ou coupable, le verdict ne change plus. Les procureurs sont obligés de recueillir autant de preuves que possible pour déterminer si la personne est coupable ou non. Ils ne peuvent revenir sur leur décision. (par Cyrille Badeau, Directeur Europe du Sud Cyber Security Group de Cisco pour DataSecurityBreach.fr).

Récemment encore, la sécurité fonctionnait également ainsi. En se basant sur la décision des outils de filtrage et de prévention, et des contrôles des politiques de sécurité, une seule fois et à un instant T, les professionnels de la sécurité disposaient d’une seule chance pour porter un jugement sur les fichiers qu’ils voyaient arriver, et soit les identifier comme étant sûrs et leur permettre d’entrer dans le réseau ou de les juger malicieux et de les bloquer. Avant, lorsque les menaces étaient moins sophistiquées et moins furtives, ces défenses étaient pour la plupart adéquates. Mais les attaques ont évolué et en se basant exclusivement sur les outils de défense à un instant T, cela n’est plus suffisant.

Les pirates d’aujourd’hui ont affiné leurs stratégies, souvent en utilisant des outils qui ont été spécifiquement développés pour contourner l’infrastructure de sécurité de l’entreprise ciblée. En effet, ils font de grands efforts pour passer inaperçu, en utilisant des technologies et des méthodes qui conduisent à des indicateurs de compromission quasi imperceptibles. Une fois que des logiciels malveillants, des attaques zero-day et des menaces persistantes avancées (APT) pénètrent un réseau, la plupart des RSSI n’ont aucun moyen pour continuer à surveiller ces fichiers et prendre des mesures lorsque ces fichiers présentent plus tard, des comportements malveillants.

Pour être efficace, l’approche de la sécurité doit évoluer afin que les RSSI puissent continuer à recueillir des informations pendant l’attaque et puissent analyser de nouveau un fichier, après un premier verdict. Cela nécessite un modèle de sécurité qui associe une architecture Big Data avec une approche continue pour fournir une protection et une visibilité dans le continuum d’attaque – du point d’entrée, pendant la propagation, et pendant la phase de remise en état après l’attaque. L’un des principes de ce modèle repose sur un examen rétrospectif – celui-ci consiste à surveiller en permanence les fichiers, le réseau et l’activité dans une parfaite connaissance du contexte en temps réel et de disposer d’algorithmes avancés sur le long terme, pas uniquement à un instant T.

Cela offre également des avantages significatifs sur la collecte des données des événements de sécurité ou des rapports planifiés sur les nouvelles données, car ce modèle permet de capter les attaques dès qu’elles se produisent. Ainsi, les fichiers inconnus, suspicieux et précédemment jugés « sûrs » peuvent de nouveau être analysés. Voici comment cela fonctionne :

  • Après une première analyse, l’examen rétrospectif continu de surveiller les fichiers sur une longue période en utilisant les dernières fonctionnalités de détection disponibles et une connaissance de la menace complète, autorisant un recours éventuel suite au jugement initial et une analyse approfondie, bien au-delà du point d’entrée où le fichier a été vu pour la première fois.
  • L’examen rétrospectif du réseau capte de façon continue la communication vers et depuis un poste de travail et les applications associées et les processus qui ont initié ou reçu la communication pour les données contextuelles ajoutées.
  • Similaire à l’examen rétrospectif lié aux fichiers, la rétrospection liée aux processus capte et analyse en continu les systèmes des entrées-sorties sur une longue période.

Les fichiers, le réseau et les processus sont liés pour créer un suivi de l’activité afin de mieux comprendre une attaque lorsqu’elle survient. Grâce à cela, les RSSI peuvent rapidement basculer de la détection vers une pleine compréhension de l’ampleur de la menace pour prendre les mesures qui s’imposent et faire face à des attaques à grande échelle. Les défenses sont automatiquement mises à jour afin que les professionnels de la sécurité puissent prendre la bonne décision, avant, pour prévenir de futures attaques similaires.

Si le principe de la double incrimination a tout lieu d’être dans les juridictions pénales, elle n’a pas sa place dans le monde de la sécurité. Les technologies ont évoluées au point où les RSSI ont plus de moyens que jamais pour détecter et arrêter les attaques. L’examen rétrospectif est l’une des techniques de sécurité les plus récentes que les RSSI peuvent utiliser pour délivrer le bon verdict et la sentence qui convient, au bon moment, et quelque soit le moment.

Configurer efficacement la double identification de son Dropbox

Le 13 octobre 2014, un pirate informatique annonçait avoir mis la main sur plusieurs millions de comptes utilisateurs Dropbox.Voici comment protéger, au mieux, votre espace privé de sauvegarde.

Plusieurs listes ont été diffusées sur la toile, certaines étaient fausses. Pour éviter que vos données soient interceptées, via votre mot de passe intercepté par un pirate via de multiples possibilités (phishing, logiciel espion, fuite interne à l’entreprise, …) il est conseillé d’installer la double authentification. L’idée, recevoir un code de sécurité en supplément de votre mot de passe. Sans ce dernier, point de possibilité, même pour vous, d’accéder à vos informations. Voici la méthode pour installer efficacement la double authentification de votre dropbox. Nous vous proposons le même pas-à-pas pour Google, Youtube, gMail, ainsi que pour Facebook.

1 – Le site DropBox
D’abord se rentre sur la page dédiée double authentification de Dropbox. Comme le rappel Dropbox, la validation en deux étapes est une fonctionnalité facultative mais vivement recommandée. Elle ajoute un niveau supplémentaire de protection à votre compte Dropbox. Lorsqu’elle est activée, Dropbox exige un code de sécurité à six chiffres en plus de votre mot de passe dès que vous vous connectez à Dropbox ou que vous associez un nouvel ordinateur, téléphone ou tablette.

2 – Activation
Connectez-vous d’abord au site Web Dropbox. Attention, une seule et unique adresse (https://www.dropbox.com/login). Cliquez sur votre nom dans la partie supérieure droite de n’importe quelle page pour ouvrir le menu Compte. Dans ce menu, vous cliquez sur « Paramètres » et vous sélectionnez l’onglet « Sécurité« . Direction le lien « Validation en deux étapes » et vous l’activez. Il vous faudra votre mot de passe de connexion à DropBox pour valider la modification. Il vous suffit ensuite de suivre le pas-à-pas pour installer sur votre tablette/smarpthone l’outil de création de code de sécurité. Après avoir activé cette fonctionnalité, pensez à ajouter un numéro de téléphone secondaire doté d’une fonction de réception des SMS. Si vous perdez votre téléphone principal, DropBox vous communique un code de sécurité sur ce numéro de téléphone de secours.

3 – Sécurité dropbox
Une fois le système installé, il vous suffira de choisir le mode de réception de ce code de sécurité. Soit par SMS, soit une application tiers. Vous pouvez utiliser, par facilité et regroupement de vos autres doubles authentification, le logiciel gratuit proposé par Google, le Google Authenticator.