Archives de catégorie : Entreprise

Actualités liées à la sécurité informatique des entreprises, PME, PMI, TPE, association, communes.

Big Data et Santé : les données médicales relèvent d’une législation particulière

Les données de santé occupent une place particulière dans le Big Data. Personnelles, sensibles mais aussi confidentielles, les données médicales relèvent d’une législation particulière. Qu’il s’agisse de la gestion d’un établissement de soin ou de la dématérialisation d’un dossier patient, leur nombre ne cesse d’augmenter. Est-il possible d’assurer la protection des données médicales, tout en permettant aux établissements et professionnels de santé de pouvoir les gérer facilement au quotidien ?

Les données de santé, de par leur confidentialité, sont régies par le Code de la santé publique et plus particulièrement par l’article L. 1110-4. Celui-ci définit les conditions de cette protection juridique en autorisant l’échange de données de santé entre l’équipe de soin du même établissement ou des professionnels de santé d’entités différentes mais prenant en charge le même patient, sous réserve que celui-ci bénéficie du droit d’opposition. Par ailleurs, le patient peut accéder à ses données médicales, les faire rectifier, les mettre à jour ou les supprimer s’il le souhaite.

Outre la protection juridique des données, des exigences techniques ont également été mises en place. Il s’agit ici des obligations de protection physique des données pour les professionnels de santé. Ils sont tenus de protéger les informations en les manipulant mais aussi en les stockant dans un environnement sécurisé. Pour cela, ils peuvent les conserver en interne ou faire appel à un hébergeur agréé pour les stocker.

Hébergeur Agrée de Données de Santé

L’agrément « Hébergeur Agrée de Données de Santé » (HADS), a été créé afin de garantir la confidentialité, l’intégrité, la disponibilité et la traçabilité des informations sensibles que constituent les données médicales. Le respect de nombreuses exigences est ici impliqué comme l’authentification forte, le chiffrement des données, la traçabilité des accès etc.

Un cadre légal strict ne veut pas dire la fin de la collaboration au sein des établissements de santé
Aujourd’hui, l’essentiel des informations liées au patient est dématérialisé. Il peut s’agir d’une prescription médicale, de résultat d’analyse, d’un dossier d’hospitalisation ou de tout autre information dont un professionnel de santé peut avoir connaissance. Par ailleurs, les médecins et les hôpitaux ne sont pas les seuls à manipuler des données de santé et à être soumis à cette législation particulière. Par exemple, toute application mobile qui traiterait des données à caractère médical est aussi obligée de passer par un tiers hébergeur agréé. Ce cadre légal concerne donc un volume immensément important de données, d’autant plus que le marché de l’e-santé est en forte croissance.

Ce cadre légal ne doit pas être un frein pour les établissements et professionnels

S’il doit permettre de sécuriser les informations médicales des patients, ce cadre légal ne doit pas être un frein pour les établissements et professionnels de santé dans leur travail quotidien. En effet, ces données regroupent toutes les informations concernant un individu. Si l’on prend l’exemple d’un hôpital, il est important que l’ensemble de l’équipe soignante puisse accéder facilement et rapidement aux informations d’un patient.

Aussi la loi autorise à ce qu’une application puisse se superposer à la couche d’hébergement agrée dans la mesure où celle-ci est compatible avec les prérequis de l’agrément. Ainsi, l’établissement ou le professionnel de santé peut se doter d’une solution de gestion et de partage de fichiers sécurisée compatible avec un hébergeur agrée, et allier à la fois conformité à la loi et collaboration. (Lydie Balfet, NetExplorer)

Les serveurs de Pokemon GO sous les attaques DDoS

Il fallait bien se douter que les pirates informatiques allaient se jeter sur Pokemon GO. Plusieurs attaques DDoS ont tenté de saturer les serveurs de Nintendo.

Ce qui est bien avec les pirates informatiques, du moins ceux en mal de reconnaissance, est qu’ils sont aussi prévisibles qu’un glaçon dans un four. Alors que la France ou encore le Japon se préparent à un assaut de masse sur l’application Pokemon Go [lire l’avertissement sur les dangers des applications non officielles concernant Pokémon GO], les joueurs à l’international s’inquiètent de l’arrivée de nouveaux utilisateurs sur des serveurs déjà largement sous pression. Comme le rappel Kaspersky, les discussions sur les réseaux sociaux concernant le niveau de saturation des serveurs et les bugs à répétition qui en découlent sont légion, obligeant même Niantic à réagir. Mais l’incroyable popularité de l’application n’est pas seule en cause. Les serveurs de Pokemon Go ont été la cible de plusieurs attaques DDoS, revendiquées par différents groupes de pirates.

Du DDoS pour emmerder le monde… et pour de l’argent

Bien qu’un certain nombre de groupes de pirates ait revendiqué des attaques DDoS, il est difficile de vérifier la véracité de leurs affirmations. Et ce n’est pas le cœur du problème. Ce qui compte vraiment pour Nintendo et pour les joueurs de Pokemon Go est de protéger les serveurs et les données des joueurs, de maintenir la continuité de service et de préserver sa réputation et celle des entreprises derrière Pokémon Go. Mais ce n’est pas une tâche aisée, car les attaques DDoS sont perpétrées par plusieurs groupes au motifs variés : nuire à la réputation de l’entreprise, attirer l’attention sur des revendications politiques ou sociales, faire connaitre son outil « stresser » pour vendre du DDoS, ou des protections contre les DDoS, et bien sûr la perspective de possibles gains financiers

Black blocs 2.0

Le volume d’attaques DDoS a augmenté au cours des dernières années car le coût pour réaliser ces attaques a chuté. J’ai pu vous le montrer dans des articles expliquant qu’avec quelques euros il est possible de faire tomber n’importe quel serveur. « En parallèle, les attaques DDoS sont devenues plus sophistiquées et plus difficiles à contrer. Les cybers criminels enquêtent sur leur cible et choisissent les modes d’attaques qui ont le plus de chances de succès, indique David Emm, chercheur en sécurité chez Kaspersky Lab. Ils agissent en temps réel, de façon à pouvoir ajuster leurs tactiques et utiliser des outils différents dans le but de faire le plus de dégâts« .

European Cyber Week : J’entends le loup, le renard et le hacker

Du 21 au 25 novembre, la Bretagne va accueillir l’ European Cyber Week. Cinq jours dédiés à la sécurité informatique.

La ville de Rennes, en Bretagne, va accueillir, du 21 au 25 novembre 2016, l’ European Cyber Week. Derrière ce titre, le Pôle d’excellence cyber [Créé en 2014, on y retrouve dans son conseil d’administration le Vice Amiral Arnaud Coustillière et Madame Marie-Noëlle Sclafer représentants le Ministère de la Défense, NDR]. Ce rendez-vous va proposer 7 rendez-vous dédiés à la sécurité informatique. Une première à Rennes.

Au programme de l’ European Cyber Week : état des avancées technologiques en matière de cyberdéfense et de cybersécurité (C&ESAR) ; l’Internet des objets ; le lien entre recherche et entreprises de la cybersécurité ; Peer learning entre régions européennes sur le développement de la cybersécurité en tant qu’activité économique ; un colloque sur l’état de l’art de la recherche en matière de sécurité des réseaux électriques intelligents et un challenge de hacking éthique.

L’ European Cyber Week est financé et épaulé par le Conseil régional de Bretagne, le ministère de la Défense, DGA Maîtrise de l’information, BDI, EIT Digital, Images & Réseaux, Rennes Atalante, INRIA, Université de Rennes 1, Telecom Bretagne, Meito et avec le soutien de l’Union européenne.

La Bretagne dispose d’un peu plus de 120 entreprises spécialisées dans la cybersécurité. En 2014, la Région avait lancé un appel à projets baptisé « solutions nouvelles de cybersécurité« . Une enveloppe de 593 000€ avaient été partagées entre 13 sélectionnés : Prescom, Med E Com, Frogi Secure, Interface Concept, AriadNext, DareBoost, Opale Security, Amossys [présent dans le conseil d’administration du Pôle d’excellence cyber], First Wan Delivery Network, Tevalis, Celtpharm. En juin 2016, 800 000€ étaient proposés dans un nouvel appel à projet. Un appel qui se cloture dans quelques semaines. (7Seizh)

Wifi gratuit, protégez votre connexion

Alors que la mairie de Paris a annoncé du wifi « haut débit » gratuit sur les Champs-Élysées, cette explosion récente des connexions wifi gratuites et publiques représente une véritable aubaine pour les utilisateurs. Il est tellement pratique de se connecter gratuitement à un réseau Wi-Fi dans un café, dans un parc ou dans un aéroport que cela en devient un réflexe, dès lors que notre appareil nous le suggère. Mais est-ce totalement sûr ? Quels sont les risques ? Comment se connecter à un réseau public en toute sécurité ?

Wifi gratuit ? Votre meilleur ennemi ! En général, les réseaux Wi-Fi que l’on trouve dans les lieux publics ne sont pas bien protégés. Ils se basent souvent sur des protocoles de chiffrement trop simples ou parfois pas chiffrés du tout. Les pirates peuvent ainsi accéder à chacune des informations que vous envoyez sur Internet : e-mails importants, données de carte bancaire, voire données d’identification permettant d’accéder à votre réseau d’entreprise. Une fois que les pirates disposent de ces renseignements, ils peuvent accéder à vos systèmes en votre nom, diffuser des programmes malveillants, ou facilement installer des logiciels infectés sur votre ordinateur si le partage de fichiers a été activé.

Quelques bons gestes à respecter face à un Wifi gratuit

D’abord, utilisez un réseau privé virtuel (VPN). Un VPN est indispensable lorsque vous accédez à une connexion non sécurisée, comme un point d’accès wifi. Même si un pirate réussit à se placer en plein milieu de votre connexion, les données qui s’y trouvent seront chiffrées, donc illisibles. Mails, mots de passe, ou simplement ce que vous visitez ne seront pas lisibles. J’utilise moi même plusieurs dizaines de VPN différents. Je peux vous proposer de tester Hide My Ass, ou encore VyprVPN. Un test de VPN disponibles pour votre ordinateur, tablette ou encore smartphone dans cet article. Dernier conseil, même si vous ne vous êtes pas activement connecté à un réseau, le matériel wifi équipant votre ordinateur, votre téléphone portable, votre tablette continuent de transmettre des informations. Bref, désactivez la fonctionnalité wifi si vous ne l’utilisez pas.

Activez l’option « Toujours utiliser HTTPS » sur les sites Web que vous visitez fréquemment ou qui nécessitent de saisir des données d’identification. Les pirates ne savent que trop bien que les utilisateurs utilisent les mêmes identifiants et mots de passe pour les forums, leur banque ou leur réseau d’entreprise.

Pour finir, lorsque vous vous connectez à Internet dans un lieu public, via un Wifi gratuit il est peu probable que vous souhaitiez partager quoi que ce soit. Dans ce cas, vous pouvez désactiver les options de partage dans les préférences système. (Kaspersky)

Data Loss Prevention

Prévention des pertes de données des collaborateurs mobiles. Quand la mobilité oblige à la Data Loss Prevention.

Data Loss Prevention  – La mobilité est à la fois un besoin et un défi pour les entreprises qui se battent pour créer une force de travail réellement fluide et entièrement digitale. Aujourd’hui, presque tous les collaborateurs travaillent avec un ou plusieurs périphériques mobiles contenant des informations d’entreprise, qu’il s’agisse d’un téléphone mobile, d’un ordinateur portable ou d’une tablette. L’un des premiers défis qui en découlent pour la direction informatique tient au fait que l’accès à distance aux données et aux e-mails se fait, par nature, « hors » du périmètre de l’entreprise, et qu’il est par conséquent très difficile de s’en protéger. La multitude des périphériques utilisés, en elle-même, complique la surveillance et le suivi des données d’entreprise consultées, partagées ou utilisées.

Data Loss Prevention : se concentrer sur les données

L’une des approches, choisie dans certaines entreprises, consiste à intégrer ces périphériques à une stratégie d’environnement de travail en BYOD. Les utilisateurs peuvent choisir le périphérique, le système d’exploitation et la version de leur choix, puisqu’il s’agit de leur propre périphérique. Malheureusement, cette approche peut en réalité créer des problèmes supplémentaires de sécurité et de DLP (prévention des pertes de données). En effet, de nombreux utilisateurs n’apprécient pas (voire interdisent) que leur employeur gère et/ou contrôle leur périphérique, pire encore, d’y installer des logiciels professionnels comme les programmes d’antivirus et de VPN.

Par conséquent, pour réussir, la stratégie de protection des données doit se concentrer sur la sécurisation des données uniquement, quel que soit le périphérique ou le mode d’utilisation. Dans un environnement d’entreprise, une grande majorité des données sensibles transitent dans les e-mails et leurs pièces jointes. Ainsi, une stratégie de protection des données réussie doit chercher à gérer et contrôler la passerelle par laquelle transitent les données, à savoir, ici, le compte d’e-mail d’entreprise.

Autre option : implémenter une suite d’outils de gestion de la sécurité mobile, ce qui permet de placer des mécanismes de sécurité sur la passerelle d’e-mail, et d’autoriser la création de règles de sécurité pour surveiller et contrôler la façon dont les informations d’entreprise sont traitées sur chaque périphérique.

Data Loss Prevention : Stratégie DLP tridimensionnelle

Une stratégie « DLP tridimensionnelle », surveille et contrôle le contenu transféré via un périphérique sur la base de critères précis. Par exemple, on peut limiter l’accès au contenu ou aux fichiers depuis le compte e-mail d’entreprise en fonction du pays, puisque les utilisateurs qui voyagent avec leur périphérique sont susceptibles d’accéder aux données et aux systèmes sur des réseaux Wi-Fi non sécurisés. Il est également possible de contrôler le contenu sur la base des mots clés qui figurent dans les e-mails (comme des numéros de sécurité sociale ou des numéros de contrat), afin d’interdire les pièces jointes ou le contenu incluant ce type d’information sur les périphériques mobiles. Comme les pièces jointes d’e-mail contiennent la majorité des informations sensibles transmises d’un périphérique à un autre, ce point est crucial lorsqu’il s’agit de protéger l’utilisation des périphériques dans l’environnement de travail. La troisième dimension est la surveillance du contexte, qui permet d’identifier et d’interdire le contenu pour des expéditeurs/destinataires spécifiques.

Ce type de considération permet de limiter les risques liés aux pertes de données et aux problèmes de sécurité pour cette partie des activités professionnelles Bien que cette approche ne suffise pas à contrôler et à sécuriser entièrement les banques de données d’une entreprise, la sécurité mobile va jouer un rôle de plus en plus vital pour la réussite des stratégies complètes de protection des données, au fur et à mesure que davantage de périphériques s’intègrent à nos habitudes de travail. (Par Eran Livne, Product Manager LANDESK)

Vulnérables aux cyberattaques les entreprises ?

Vulnérables aux cyberattaques – RSA, la division sécurité d’EMC, a publié les résultats de sa seconde édition de l’étude Cybersecurity Poverty Index, révélant que les entreprises qui investissent dans les technologies de détection et d’intervention sont plus en mesure de se défendre contre les cyber-incidents contrairement aux solutions basées sur des périmètres spécifiques. Celle-ci a été menée auprès de 878 répondants (deux fois plus que l’année dernière), dans 81 pays et 24 industries.

Vulnérables aux cyberattaques les entreprises ? Le rapport souligne que pour la seconde année consécutive, 75% des entreprises estiment être exposées à des risques conséquents en matière de cybersécurité ; les entreprises qui déclarent rencontrer plus de problèmes de sécurité sont 65% plus susceptibles d’être compétentes en matière de cybersécurité ; le nombre d’entreprises ayant déclaré de meilleures capacités de cyberdéfense a augmenté de plus de la moitié sur l’indice précédent, passant de 4,9 % à 7,4%.

La moitié des personnes interrogées évaluent leurs capacités de réponse aux incidents comme « ad hoc » ou « inexistantes » ; les organisations moins matures continuent d’utiliser par erreur des solutions basées sur des paramètres spécifiques afin d’empêcher de nouveaux incidents ; le Gouvernement et le secteur de l’Energie se classent parmi les derniers en matière de cyberdéfense ; l’Amérique est à nouveau derrière les régions APAC et EMEA en ce qui concerne son niveau de maturité en cybersécurité.

Également, beaucoup d’entreprises reconnaissent avoir tendance à entreprendre des investissements en matière de cybersécurité après avoir rencontré des incidents. Cependant, les résultats de cette étude démontrent que les organisations qui traitent régulièrement d’incidents de sécurité se protègent plus rapidement et de manière plus efficace.

Les entreprises doivent mettre en place des stratégies de prévention et prioriser les actions de détections et d’interventions. Amit Yoran, Président de RSA, souligne : « La seconde édition du Cybersecurity Poverty Index prouve à quel point les organisations de toutes tailles et de tous secteurs à travers le monde se sentent mal préparées face aux menaces actuelles. Nous devons changer la façon dont nous pensons la sécurité et se concentrer sur la prévention. Les entreprises doivent agir de façon proactive en élaborant des stratégies globales en amont des incidents. »

Data Security Confidence : Se protéger des pirates ? Les entreprises doutent

Data Security Confidence – Une nouvelle étude révèle que la plupart des entreprises doutent de leur capacité à protéger leurs données en cas de cyberattaque.

Malgré l’augmentation du nombre de cyberattaques et la perte ou le vol de 3,9 milliards de registres de données depuis 2013, de nombreuses entreprises continuent d’avoir confiance dans l’efficacité du périmètre mis en place pour les protéger. Ceci est l’une des nombreuses conclusions mises en exergue par la troisième édition annuelle du Data Security Confidence Index publié par Gemalto.

Sur les 100 décideurs informatiques français interrogés, 39% déclarent que leurs systèmes de défense informatique (pare-feu, IDPS, antivirus, filtres de contenu, détecteurs d’anomalies, etc.) permettraient d’interdire très efficacement l’accès des personnes non autorisées au réseau. Cependant, 72 % disent ne pas être en mesure d’assurer la protection de leurs données si ces systèmes de défense venaient à être compromis. Ils étaient 51% dans ce cas en 2015 et 70% en 2014. En outre, 81% pensent que les utilisateurs non autorisés sont capables d’accéder au réseau, voire, pour 18% des interrogés, de l’infiltrer dans sa totalité.

« Ce rapport montre le fossé existant entre la perception et la réalité en ce qui concerne l’efficacité du périmètre de sécurité », souligne Jason Hart, VP et CTO de Gemalto pour la protection des données. « Même si l’époque de la prévention des cyberattaques est révolue, un grand nombre d’entreprises continuent de placer le périmètre de protection au cœur de leurs stratégies sécuritaires. Les professionnels doivent à présent changer leur façon de penser et ne plus chercher à prévenir les attaques, mais comprendre que ces dernières sont inévitables, et qu’ils doivent avant tout s’assurer de protéger les données ainsi que les utilisateurs qui y ont accès. »

Data Security Confidence

Même si le périmètre de sécurité reste prioritaire, il n’est pas suffisant. Toujours selon cette étude, 87% des décideurs informatiques français déclarent avoir ajusté leur stratégie en matière de sécurité après avoir été victimes d’une cyberattaque sophistiquée, un pourcentage qui était de 82% en 2015 et de 41% en 2014. D’autre part, 83% ont déclaré avoir augmenté le budget alloué à leur périmètre et 87% pensent que l’argent a été investi dans les technologies les plus adaptées.

Malgré les efforts qui continuent à être portés sur le périmètre de sécurité, les résultats de ce Data Security Confidence Index sont révélateurs des défis que les entreprises rencontrent en matière de vol de données. 82% des personnes interrogées en France indiquent que leur entreprise a fait l’objet d’un vol de données au cours des cinq dernières années. Plus d’un quart (32%) disent en avoir fait l’expérience depuis les 12 derniers mois, avec le même nombre de décideurs IT (30%) déclarant la même fréquence en 2015. Cela suggère que les entreprises n’ont pas réussi à limiter le nombre d’attaques, et ce malgré l’investissement réalisé au niveau du périmètre de sécurité.

« Alors que les entreprises pensent utiliser à bon escient leur budget sécurité, il est clair que les protocoles de sécurité employés ne répondent plus aux nouvelles exigences en la matière. Même si s’assurer de la robustesse de leur périmètre reste une priorité, elles doivent à présent adopter une approche multidimensionnelle en cas d’attaque. En ayant recours à des outils tels que le chiffrement de bout en bout et l’authentification à deux facteurs sur leur réseau et dans le cloud, elles seront capables de protéger l’ensemble de leur structure, ainsi que les données, ressources clés de l’entreprise, » conclut Hart.

Les citoyens européens : à qui confient-ils leurs données ?

Hébergement d’informations professionnelles dans le cloud – Une enquête révèle la méfiance des salariés de l’Union européenne vis-à-vis du stockage ou de l’hébergement d’informations professionnelles dans le cloud. La France est le pays où les applications cloud sont les plus populaires au travail : 64%.

Hébergement d’informations professionnelles dans le cloud – Blue Coat Systems, Inc. fournisseur de solutions avancées de sécurité du Web pour les entreprises et administrations publiques du monde entier, présente les résultats d’une enquête en ligne, sur l’ hébergement d’informations professionnelles dans le cloud menée auprès de 3 130 professionnels d’une variété de secteurs au Royaume-Uni, en France et en Allemagne. À l’aube du référendum de cette semaine sur le Brexit, l’enquête s’est intéressée au niveau de confiance des professionnels vis-à-vis d’États faisant ou non partie de l’Union européenne pour le stockage ou l’hébergement d’informations professionnelles sur des services cloud tels que Gmail, Dropbox et Box. Les résultats indiquent qu’ils préfèrent confier leurs données à leurs voisins européens plutôt qu’à des pays en dehors de l’UE.

Des citoyens du Royaume-Uni, de France et d’Allemagne ont été interrogés quant aux pays auxquels ils font confiance pour stocker ou héberger des informations professionnelles dans le cloud en toute sécurité. Avec le vote sur le « Brexit » prévu cette semaine et avec l’entrée en vigueur le 25 mai 2018 de la réglementation GDPR (General Data Protection Regulations), la question de l’emplacement de stockage/d’hébergement des données est un sujet brûlant pour les organisations au service du demi-milliard de citoyens résidant actuellement dans l’UE.

L’enquête révèle que 46 % des personnes interrogées seraient disposés à confier leurs données professionnelles à un pays de l’UE. Seuls 18 % accorderaient cette confiance à un pays en dehors de l’UE. En outre, plus d’un tiers des répondants (36 %) ne confieraient le stockage ou l’hébergement de leurs données dans le cloud à aucun pays en particulier. Les principaux enseignements de l’enquête :

La France championne de l’usage des applications cloud
Les résultats montrent que 53 % des salariés britanniques, allemands et français utilisent des applications cloud au travail. Et c’est en France que celles-ci sont le plus populaires avec 64 % des répondants, soit plus qu’au Royaume-Uni (49 %) ou en Allemagne (47 %).

L’utilisation du cloud stimulée par la génération Y
L’utilisation du cloud au travail se fait principalement sous l’impulsion de la génération Y : 63 % des 18-24 ans s’en servent au travail, contre 59 % des 25-34 ans, 55 % des 35-44 ans, 48 % des 45-54 ans et 47 % des 55 ans et plus.

Moins de méfiance de la part des jeunes salariés pour l’ hébergement d’informations professionnelles dans le cloud
L’enquête révèle que les salariés les plus jeunes font davantage confiance aux pays de l’Union européenne pour le stockage d’informations dans le cloud, ce qui confirme les résultats d’autres sondages suggérant que les jeunes sont plus enclins à voter pour rester dans l’UE. Les 18-24 ans sont en effet ceux qui font le plus confiance aux États de l’UE (55 %, contre 36 % des individus âgés d’au moins 55 ans). Les employés d’au moins 55 ans se montrent par ailleurs plus méfiants en général : 47 % d’entre eux ne confieraient le stockage de leurs données cloud à aucun pays, contre 24 % des 18-24 ans.

Les Britanniques font davantage confiance aux pays de l’UE
Hébergement d’informations professionnelles dans le cloud – Alors que seuls 22 % des salariés de pays en dehors de l’Union européenne seraient prêts à héberger leurs données dans des pays de l’UE, ce pourcentage est presque deux fois plus important pour les salariés du Royaume-Uni (40 %).

Le pourcentage de Britanniques prêts à faire confiance à un État de l’UE est ainsi plus élevé que celui des citoyens enclins à faire confiance au Royaume-Uni (38 %) pour stocker leurs données dans le cloud.

L’Allemagne représente le pays d’UE préféré de l’ensemble des personnes interrogées avec 26 % de répondants satisfaits du fait que leurs données y résident. S’ensuivent la France avec 21 % des répondants et le Royaume-Uni à 20 %.

De l’autre côté, le pays d’Union européenne suscitant le plus de méfiance est l’Espagne. Seuls 6 % des personnes interrogées sont disposées à y stocker leurs données.

Outre leur propre pays, il apparaît que les répondants britanniques font davantage confiance à l’Allemagne (18 %) et à la Suède (18 %) qu’à n’importe quel autre pays d’Union européenne.

Les Allemands sont les plus méfiants envers les autres pays
Les salariés allemands font davantage confiance à leur pays qu’aux autres (43 %). La Suède apparaît pour eux comme le deuxième le plus sûr (14 % des répondants). En contrepartie, seuls 7 % et 3 % d’entre eux respectivement font confiance au Royaume-Uni et à l’Espagne. Les salariés français préfèrent eux aussi garder leurs données dans leur pays (45 %). Leurs autres choix préférentiels sont l’Allemagne (16 %) et la Suède (14 %).

Une méfiance vis-à-vis des États-Unis
Les résultats de l’enquête révèlent que la majorité des salariés d’Union européenne interrogés ne font pas confiance aux États-Unis pour stocker ou héberger leurs données. Cet élément tend à démontrer que les décisions de la Cour de justice de l’Union européenne invalidant l’accord Safe Harbour bénéficient du soutien des citoyens européens. Seuls 9 % des répondants pourraient stocker ou héberger leurs données aux USA.

Les Britanniques sont plus confiants envers les États-Unis (13 %) que les Français et les Allemands ; ces derniers ne sont que 3 % à ne pas se montrer méfiants envers les clouds américains. En dehors de l’Union européenne, le pays suscitant le plus de méfiance est la Chine (1 % des répondants). L’Afrique du Sud (2 %), la Russie (2 %) et le Brésil (2 %) sont également retenus par une minorité de répondants.

Devenir maître dans l’art de protéger sa vie privée sur le net

Vol de ses données personnelles – Plusieurs sources ont révélé récemment la mise en vente sur le web de plus de 117 millions de profils d’utilisateurs LinkedIn dérobés en 2012. Ce type d’actualité rappelle que personne n’est à l’abri d’un vol de ses données personnelles qui risquent d’être utilisées à des fins illicites. Cette question est d’autant plus cruciale à l’heure où le nombre de logiciels malveillants, ransomwares et autres virus explose. Aujourd’hui, 67 % des Français sont soucieux quant à la protection de leurs informations personnelles sur internet et 83 % d’entre eux sont hostiles à la conservation de ces données (Source : Institut CSA).

Vol de ses données personnelles -Malgré cette méfiance, dans un monde où l’utilisation d’Internet est devenue omniprésente, les utilisateurs ont tendance à exposer très facilement leur vie privée et leurs données personnelles – parfois par paresse ou par mégarde, mais souvent par manque d’information. Il existe cependant des moyens simples et efficaces de limiter ces risques.

Michal Salat, Threat Intelligence Manager chez Avast, commente : « Les sphères privées et professionnelles se fondent de plus en plus, poussant fréquemment les utilisateurs à accéder à leurs plateformes de travail depuis des terminaux personnels ou à utiliser leurs appareils professionnels à la maison par exemple. Or, en adoptant ces comportements, les internautes exposent davantage leurs données personnelles.« 

Vol de ses données personnelles

Pour éviter que cela n’arrive, les utilisateurs doivent d’abord se protéger des menaces extérieures à leur appareil en commençant par créer un mot de passe ou un code PIN sur les écrans et les applications mobiles, limitant ainsi l’accès aux données en cas de perte ou de vol. Mais encore faut-il qu’il soit suffisamment compliqué pour ne pas être déchiffré trop facilement. C’est pourquoi il est recommandé d’utiliser des mots de passes complexes – combinant lettres, chiffres, caractères spéciaux et majuscules – et qui ne reprennent pas non plus des informations personnelles facilement accessibles en ligne, telle que la date de naissance ou le prénom de ses enfants. Il est également important de changer ses codes régulièrement.

Il faut garder en tête que les cybercriminels sont à l’affût de la moindre faille à exploiter pour récolter des gains et cherchent très souvent à récupérer des informations bancaires. C’est pourquoi les internautes doivent à tout prix éviter de sauvegarder leurs coordonnées bancaires dans leurs terminaux, quels qu’ils soient. A titre d’exemple, beaucoup d’utilisateurs PayPal ont perdu de grosses sommes d’argent lorsque des hackers ont réussi à se connecter à leurs PC via un compte TeamViewer piraté et se sont servi des identifiants enregistrés pour transférer l’argent depuis les comptes PayPal.

Les utilisateurs doivent redoubler de vigilance face à un email leur demandant des informations sur leur compte bancaire et se souvenir que les établissements dignes de confiance ne feront jamais de telles requêtes par mail. Il est par ailleurs vivement déconseillé d’ouvrir des fichiers inconnus joints dans un email, car le phishing est l’un des moyens les plus largement utilisés par les hackers pour introduire un virus dans un terminal. Une fois celui-ci compromis, ils peuvent accéder aux informations personnelles ou chiffrer ces données et demander une rançon à la victime pour les rendre de nouveau accessibles.

Les pirates parviennent à créer des e-mails d’hameçonnage très sophistiqués notamment grâce à la collecte d’informations personnelles publiques disponibles sur le web – accessibles sur les réseaux sociaux par exemple. Il est alors essentiel pour l’utilisateur de poster le moins d’informations possibles sur Internet ou de s’assurer que celles-ci sont en mode privé. Il est également crucial de supprimer ses comptes s’ils ne sont plus utilisés, car bien qu’abandonnés, ces profils restent en ligne et des personnes malintentionnées pourraient usurper l’identité de l’internaute ou nuire à sa réputation en ligne en utilisant des informations sensibles contre lui.

La protection de la vie privée et des données personnelles (vol de ses données personnelles) implique une modification du comportement des internautes à commencer par de meilleures méthodes de gestion de mots de passe, une vigilance accrue sur leur utilisation d’Internet et des informations personnelles partagées publiquement – comme sur les réseaux sociaux. Au-delà des bonnes pratiques, il existe des solutions qui répondent aux problématiques liées à la vie privée. Cependant face aux menaces, il n’appartient qu’à nous de nous discipliner et de tout mettre en œuvre pour protéger nos données personnelles.

L’ESIEA invite les 8-16 ans à sa « Nuit du Hack Kids »

Pensé par des élèves ingénieurs de l’ESIEA dans le cadre de la Nuit du Hack, cet événement dédié aux 8-16 ans leur propose des ateliers d’introduction ludique aux nouvelles technologies.

Initiée en 2003 par l’équipe Hackerz Voice et inspirée par la célèbre conférence DEF CON, la « Nuit du Hack » est l’une des manifestations les plus importantes dédiée à la sécurité informatique. Chaque année, son équipe accueille le grand public à Paris pendant 24 heures autour de conférences, d’ateliers et de challenges afin de démystifier les pratiques des hackers. Ce sont ainsi plus de 1 500 professionnels, étudiants, passionnés de sécurité informatique et de technologies du numérique qui se retrouvent lors de la Nuit du Hack, avec, pour la troisième fois cette année, un espace dédié aux plus jeunes, à l’initiative des étudiants de l’ESIEA : la « Nuit du Hack Kids ».

La Nuit du Hack Kids : deux ans de succès auprès du jeune public
La Nuit Du Hack Kids aura lieu le 2 juillet 2016 à Disneyland Paris. L’événement est ouvert aux enfants de 8 à 16 ans passionnés par le web, l’électronique ou le cryptage et gratuit pour tous. Les jeunes participants seront attendus dès 9h30 pour une journée d’ateliers créatifs et ludiques se déroulant de 10h à 18h. (Repas et gouter leur seront offerts et 50 places sont disponibles.)

Quel enfant n’a jamais rêvé de démonter l’ordinateur familial pour en découvrir les composants, créer son propre circuit imprimé grâce à une encre qui conduit l’électricité ou encore souhaité fabriquer son propre robot ? Des étudiants et étudiantes ingénieurs de l’ESIEA rendent ce rêve possible, l’espace d’une journée, à l’occasion de plusieurs ateliers créatifs, organisés pendant la Nuit du Hack et conçus spécifiquement à l’attention des 8-16 ans.

« Les précédentes éditions ont été plébiscitées par le jeune public, avec beaucoup d’inscrits aux ateliers – déclare Océane, étudiante en 2ème année à l’ESIEA – Cette année, nous proposerons entre autres une initiation à la sécurité informatique et au chiffrement. La Nuit du Hack Kids est faite pour éveiller, éduquer et informer les très jeunes sur l’importance des nouvelles technologies qui orchestrent la vie quotidienne. Savoir comment fonctionnent les objets que l’on utilise est utile, rassurant et cela peut aussi être très amusant ! »

L’expertise ESIEA, également au rendez-vous de la Nuit du Hack 2016
Acteur majeur de la cybersécurité, le laboratoire CNS (Confiance Numérique et Sécurité) de l’ESIEA sera également présent lors de l’événement. Chercheurs, enseignants et étudiants y présenteront plusieurs de leurs projets récents parmi lesquels :
CheckMyHTTPS, un logiciel téléchargeable en ligne et gratuit qui permet de tester si les connections WEB chiffrées sont interceptées ou modifiées par un tiers.
CortaSpoof, un logiciel développé dans le cadre d’un projet portant sur la confidentialité de Microsoft Windows 10. Conçu par deux étudiants en 4ème année, Thomas Aubin et Paul Hernault, dans le cadre du dispositif Espoir Recherche de l’ESIEA, il permet de protéger l’utilisateur de la collecte abusive de ses données personnelles et sera présenté, lors d’une conférence, le samedi 2 juillet à 10h45.

Nuit du Hack – 2-3 Juillet 2016 & Nuit du Hack Kids – Samedi 2 juillet 2016 de 10h à 18h – Disneyland Paris – Disney’s Hôtel New York.