Archives de catégorie : Propriété Industrielle

Bash Bug : mesures urgentes et nécessaires pour les entreprises

Bash Bug ou ShellShock : voilà le nom de la nouvelle faille de sécurité qui vient d’être découverte au sein du programme Bash, un interpréteur en ligne de commande présent sur plusieurs systèmes Linux mais aussi Unix et OS X.

Cette vulnérabilité serait générée par l’exécution d’un code malicieux permettant de prendre le contrôle du système d’exploitation et de ce fait, d’accéder à toutes les données stockées sur les différents équipements. Des rapports avancent que de nombreux programmes exécutent le shell Bash en tâche de fond et que l’attaque est déclenchée dès que le code supplémentaire est ajouté au code Bash. Bien qu’elle vienne tout juste d’être identifiée, la faille serait du même niveau de gravité que Heartbleed révélée en avril dernier, ce qui signifie qu’un très grand nombre de systèmes et d’appareils vont très probablement être touchés.

Jean-Pierre Carlin, Directeur Europe du Sud chez LogRhythm, a fait les commentaires suivants : « Les entreprises vont devoir réagir et prendre les mesures nécessaires rapidement face à cette nouvelle attaque car il semblerait que de très nombreux appareils connectés soient exposés à d’importants risques. Si la faille est exploitée par les hackers, ils auront une longueur d’avance pour récupérer les données sensibles et confidentielles, mettre la main sur tout type d’information, des identifiants en passant par les mots de passe ou encore les données bancaires et personnelles. Il est clair que les conséquences d’une telle attaque peuvent être très graves et un nombre considérable d’individus et d’organisations sont susceptibles d’être touchés. »

$ env x='() { :;}; echo vulnerable’  bash -c « echo this is a test »

Alors que les antivirus et les firewalls sont les logiciels de base utilisés par les entreprises pour assurer leur sécurité informatique, ils ne suffiront pas pour arrêter les pirates et pour lutter contre cette cyberattaque. Ainsi, aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire que les organisations adoptent des solutions de sécurité complémentaires pour limiter des dommages qu’une telle faille peut engendrer. Une mesure efficace pour protéger ses ressources serait la mise en place d’outils permettant de fournir une visibilité complète de l’activité réseau. Non seulement les entreprises peuvent mettre ces solutions en place relativement rapidement, un enjeu majeur en raison du contexte, mais elles peuvent également bénéficier d’alertes en temps réel en cas d’activité anormale. Elles sont dès lors en mesure de réagir et de remédier aux éventuelles menaces immédiatement, avant que les conséquences ne soient trop lourdes.

Les cyberattaques contre les entreprises deviennent de plus en plus fréquentes et il n’y a aujourd’hui rien qui excuse les organisations de ne pas disposer des moyens de défense adéquats pour y faire face. Il est encore difficile de savoir si cette faille baptisée Bash Bug ou ShellShock peut être entièrement corrigée dans la mesure où de nombreux appareils considérés comme anciens ne pourront pas recevoir de patchs de sécurité. Dans ce cas, les organisations doivent se protéger du mieux qu’elles le peuvent en utilisant des outils qui leur permettront d’avoir une visibilité accrue de ce qu’il se passe sur leur réseau en temps réel. Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si une entreprise sera attaquée mais quand, et si les mesures nécessaires ne sont pas prises pour remédier à ce Bash Bug, cela se produira encore plus rapidement.

Microsoft a décidé de faire la guerre aux applications malveillantes

Pour faire face à la concurrence d’iTunes et PlayStore, qui proposent des centaines de milliers d’applications, Microsoft a décidé de proposer du qualitatif dans sa propre boutique d’APP (400.000 logiciels) en contrôlant toutes les applications proposées à utilisateurs d’un Windows Phone/Tablette.

Parmi les obligations mises en place par le géant américain, imposer une explication claire et précise des actions du logiciel proposé dans le store de Microsoft. Les catégories utilisées devront être celles dédiées et l’icône ne devra plus reprendre une marque ou un logo d’une entreprise connue (Twitter, Facebook, …). La société de Redmond a déjà banni 1.500 applis. A noter que seule Microsoft propose une application Facebook pour ses téléphones, autant dire que les petits malins se sont empressés de viser le portail communautaire.

Un livre blanc sur les risques associés aux certificats numériques

À chaque fois que des transactions ou accès au réseau sécurisés sont requis, la personne demandant l’accès doit d’abord prouver son identité. L’une des méthodes d’identification de l’utilisateur est l’emploi de certificats numériques qui sont semblables à des cartes d’identité numériques. Cette procédure fait l’objet d’un examen dans un nouveau livre blanc publié par les spécialistes de la sécurité informatique de SecurEnvoy, intitulé « Les Risques de l’authentification à l’aide des certificats numériques ». Vous pouvez le télécharger gratuitement sur le site Web de la société [Lien ci-dessous, ndlr DataSecurityBreach.fr].

Un certificat numérique est en réalité une clé privée stockée sur une carte à puce ou un dispositif mobile, que l’utilisateur porte toujours sur lui. Toutefois, dans ce cas le problème des identités distribuées représente un désavantage important. Étant donné que pour chaque dispositif (final) qu’un utilisateur veut utiliser pour son travail, qu’il s’agisse d’un PC, d’un smartphone ou d’une tablette, un certificat séparé est requis. Ceci entraîne un travail d’installation pénible, ainsi qu’une véritable « jungle de certificats » en fonction du nombre de périphériques impliqués.

En outre, les certificats demeurent sur les appareils finaux et peuvent tomber aux mains de criminels s’ils sont perdus ou vendus, ce qui pose un problème pour les données sensibles. Une alternative plus simple, mais doublement sécurisée est l’authentification forte sans jeton, qui est également décrite dans le livre blanc [En Anglais].

La vulnérabilité 0-day exploitée par Stuxnet continue de menacer les utilisateurs

La vulnérabilité CVE-2010-2568 a été découverte en 2010, à la même période que le ver Stuxnet. Encore aujourd’hui, des programmes de malware exploitant cette vulnérabilité continuent de se propager et menacent les utilisateurs.

Ils sont 19 000 000 à l’avoir croisée sur une période de 8 mois, entre novembre 2013 et juin 2014. Ces informations sont issues du rapport « Usages & Vulnérabilités Windows » réalisée durant l’été 2014. CVE-2010-2568 est une erreur de manipulation sur un raccourci dans Windows, permettant aux attaquants de charger un fichier DLL de façon arbitraire sans que l’utilisateur en soit informé. Cette vulnérabilité affecte Windows XP, Vista et Windows 7 ainsi que Windows Server 2003 et 2008. Cette faille a notamment été exploitée par Stuxnet – le ver découvert en 2010 et connu pour avoir apparemment conduit à la destruction physique d’équipements d’enrichissement d’uranium dans des centrales nucléaires iraniennes.

Dès l’automne 2010, Microsoft a publié une mise à jour de sécurité pour résoudre le problème. Malgré cela, les systèmes de détection de Kaspersky Lab continuent d’identifier des millions de malwares utilisant cette vulnérabilité. Les malwares profitant de cette vulnérabilité ont été détectés le plus souvent sur des ordinateurs situés au Vietnam (42,45%), en Inde (11,7%), en Indonésie (9,43%), au Brésil (5,52%) et en Algérie (3,74%).

Il est important de noter que les recherches menées par Kaspersky Lab indiquent que le Vietnam, l’Inde et l’Algérie sont sur la liste des pays enregistrant le plus de détections de CVE-2010-2568 mais font également partie des pays comptant le plus d’utilisateurs de Windows XP. Ce système d’exploitation occupe la première place des détections de CVE-2010-2568 (64,19% des détections sont issues d’ordinateurs utilisant Windows XP). Windows 7, qui est pour le moment l’OS le plus utilisé au monde, arrive en seconde position avec 27,99% des détections. Viennent ensuite Windows Server 2008 et 2003 avec respectivement 3,99% et 1,58% des détections.

Les experts précisent que dans ce cas spécifique, le grand nombre de détections ne signifie pas un grand nombre d’attaques. En raison des techniques spécifiques utilisées pour exploiter la faille, il est impossible de déterminer avec précision dans quels cas la solution Kaspersky Lab a protégé l’utilisateur d’une attaque réelle de malware exploitant CVE-2010-2568, et dans quels cas elle a seulement détecté des raccourcis vulnérables générés automatiquement par un ver spécifique.

Le volume important de détections de CVE-2010-2568 témoigne du fait qu’il existe encore dans le monde un grand nombre d’ordinateurs vulnérables à cette menace. Cela pourrait provenir de serveurs mal entretenus qui ne sont pas mis à jour ou ne sont pas sécurisés. Dans ce cas, ils peuvent être infectés par des vers qui utilisent des malwares exploitant cette vulnérabilité. Dans la même logique, de tels programmes de malwares créent régulièrement des raccourcis malicieux dans un dossier d’accès général. Ainsi, à chaque fois qu’un utilisateur Kaspersky Lab qui a accès à ce dossier clique sur un raccourci, cela entraine une détection.

« Ce type de situation représente évidemment un risque continu d’infection de malware dans les entreprises où des serveurs vulnérables sont encore opérationnels. C’est pourquoi il est essentiel que les responsables informatiques mettent à jour les logiciels installés sur les ordinateurs de leur entreprise et utilisent des solutions de protection adaptées ». explique Vyacheslav Zakorzhevsky, directeur de l’équipe de recherche de vulnérabilités de Kaspersky Lab.

Galileo communique en mode chiffré

Le Satelitte commercial Galileo vient de conclure ses premiers tests de diffusion en mode chiffré.

La démonstration a permis de diffuser des signaux à la fois chiffrés et non chiffrés. Au cours d’une période d’essai de 10 jours, les récepteurs situés à Tres Cantos (Espagne) et Poing (Allemagne) ont pu emettre et recvoir des informations protégées. Les essais ont confirmé le chiffrement, contenant l’authentification et l’assurance de données non altérées. Les signaux chiffrés ont été diffusés sur les « signaux » E6-B et E6-C des satelittes Galileo. Une démonstration pour ce concurrent du service américain (GPS, …). Une fois opérationnel, deux autres signaux cryptés sur la bande E6 seront proposés. Il reste encore pas mal de travail avant une mise en action définitive des services de Galileo qui devraient débuter en 2016.

Location de voiture : la clé est dans le smartphone

Intéressante initiative que celle mise en place par la société belge Ieteren. Ce spécialiste de Volkswagen propose une clé de voiture numérique qui prend forme dans une application de smartphone.

Keyzee permet aux loueurs de voitures d’ouvrir et de fermer les véhicules à l’aide d’une clé virtuelle installée dans le téléphone portable du loueur. L’application propose au conducteur une clé numérique qui offre la possibilité d’utiliser une voiture de location durant toute la durée du contrat. Le système de démarrage  de l’automobile, ainsi que les portes, sont déverrouillés quand le téléphone portable est proche de l’auto. Un partenariat avec l’équipementier allemand Continental est en cours. Une commercialisation n’attend plus que le feu vert de la Commission Européenne. (Le Vif)

Nécessité d’inspecter le trafic chiffré en entreprise

Aujourd’hui Internet est le principal vecteur de menaces pour l’entreprise, qu’il s’agisse de menaces massives ou ciblées. Cela concerne toutes les formes d’utilisation d’Internet, aussi bien les sites web classiques, l’Internet 2.0 avec des pages web dynamiques, les applications web et utilisant le Cloud, les réseaux sociaux etc…

L’usage d’Internet évolue avec les nouvelles technologies, les employés utilisent de plus en plus de solutions liées au Cloud, des applications web, des terminaux mobiles et même leur propre équipement informatique. L’Internet mobile représentait 40% des connexions à Internet selon la dernière étude de l’INSEE. Quelques soient ces évolutions et les suivantes, tous ces usages utilisent les flux Internet, et donc le vecteur de propagation des menaces ne change pas.

Toute entreprise devrait être en mesure de protéger ses actifs. Pour cela, elle se doit d’être capable d’analyser la totalité des flux transitant par Internet pour pouvoir bloquer les menaces connues et identifier les objets qui pourraient être des menaces inconnues. Elle doit donc pouvoir inspecter 100% du trafic.

L’accroissement du trafic chiffré

On constate une augmentation importante du volume des flux chiffrés sur Internet. On estime, en moyenne, que le trafic chiffré représente déjà entre 25 et 35% du trafic web entrant dans les entreprises. Hors si auparavant le trafic chiffré était à l’initiative de l’utilisateur qui souhaitait garantir la confidentialité de ses informations lorsqu’il se connectait à certains sites comme les sites bancaire, l’administration, un paiement en ligne… désormais ce n’est plus le cas. Le plus simple exemple est de taper l’adresse http://www.google.fr dans votre navigateur. Surprise, c’est l’adresse https://www.google.fr  qui apparaîtra quand la page va s’afficher. C’est le serveur de Google qui a lancé le chiffrement de cette connexion, sans que vous l’ayez demandé.

Force est de constater que la majorité des sites et applications sur Internet chiffrent leur trafic sans que l’utilisateur en ai fait la demande. Et ce phénomène ne va aller qu’en s’accélérant. Pour preuve, Google a récemment annoncé qu’il référencerait mieux dans son moteur de recherche les sites utilisant un trafic chiffré. Quand on connait l’importance d’avoir un bon référencement dans le premier moteur de recherche du monde, on comprend aisément que la majorité des sites web vont accélérer leur passage au trafic chiffré ! Autre donnée qui va dans le même sens, le laboratoire indépendant NSS Labs estime que le trafic chiffré connait actuellement une croissance de 20% chaque année.

Même si l’utilisation du SSL est censée accroitre la sécurité des données qui transitent, cela pose un vrai problème pour les entreprises. Car dans ces 25 à 35% des flux Internet qui sont chiffrés, les outils de sécurité déployés par l’entreprise ne peuvent pas effectuer leurs missions correctement, quel que soit l’outil utilisé : un anti-virus, un IPS, du contrôle de contenu, un SIEM…

On estime que 80% des attaques complexes (APT – Advanced Persistent Threat) utilisent les connections SSL. La découverte de la faille HeartBleed a montrée au grand jour à quel point un problème sur le trafic chiffré pouvait toucher les entreprises. La grande majorité des entreprises ont dû prendre des dispositions suite à cette découverte.

Que doit faire l’entreprise pour garantir sa sécurité face à la croissance des flux chiffrés ?

Pour garantir le même niveau de sécurité, il faut que l’entreprise soit capable de déchiffrer les trafics SSL, et la technique existe depuis plusieurs années, le « Man in the Middle ». Cela n’est pas si simple à mettre en œuvre. D’abord, l’entreprise doit respecter les réglementations et donc elle doit mettre en place des politiques de déchiffrement, c’est-à-dire définir ce qui doit être déchiffré et ce qui ne doit pas l’être, avec la mise en place de catégories de sites, de type de profils d’utilisateurs etc… Il faut également que le processus de déchiffrement n’ai pas d’impact sur l’expérience utilisateur, hors cela consomme beaucoup de ressources de déchiffrer un flux Internet.

Une étude récente du NSS Labs (un test sur 7 firewalls de dernière génération) montre que l’impact sur le déchiffrement est double :

– En premier lieu cette opération entraine une diminution drastique de la capacité de traitement globale et une baisse des performances de 74% ! Et ces résultats ne concernent que les sites web utilisant une clé de chiffrement de 512 ou de 1024 bits. La chute des performances atteint 80% lorsque les clés de chiffrement utilisées sont de 2048 bits.

– Deuxièmement, l’étude constate également une diminution très important du nombre de transactions traitées par ces firewalls, pourtant de nouvelle génération, la baisse allant de 86,8% (avec des clés de 512 bits) jusqu’à 92.28% pour des clés de 2048 bits.

Il faut prévoir que cette baisse de performances va être accentuée dans les déploiements de l’infrastructure de sécurité « en silo » c’est à dire où chaque outils de sécurité fonctionne indépendamment.

Que faire ?

Dans un monde idéal, l’entreprise doit pouvoir bénéficier d’une technologie haute performance capable de d’effectuer du déchiffrement à haute vitesse (40 Gbits), sur laquelle l’entreprise sera en mesure de mettre en place une politique de déchiffrement basé sur le contexte (catégorie de site, provenance, destination, profil d’utilisateur…) et qui devra être en capacité d’alimenter différentes solutions de sécurité afin de garantir qu’une fois déchiffré, le trafic bénéficie du même niveau de contrôle que le trafic en clair. (Par Dominique Loiselet, Blue Coat)

Prim’X annonce la certification EAL3+ de ZonePoint sa solution de chiffrement des bibliothèques SharePoint

Décernée par l’ANSSI, ce haut niveau de certification de ZonePoint permettra d’utiliser la solution de Prim’X afin de protéger des informations sensibles telles que celles classifiées par l’OTAN au niveau Diffusion Restreinte.

Prim’X, éditeur de solutions de chiffrement pour la sécurité des données, annonce la certification Critères Communs EAL3+ et la qualification par l’ANSSI de ZonePoint, sa solution permettant de sécuriser le partage de documents en entreprise et donc les espaces de travail collaboratif sous Microsoft SharePoint.

ZonePoint apporte la confidentialité des documents dans les bibliothèques MS SharePoint en assurant le cloisonnement cryptographique des documents entre utilisateurs, groupes de travail ou catégories de personnel. Les documents sont chiffrés en permanence sur les serveurs SharePoint. A aucun moment, il n’y a de passage des données en clair sur les serveurs. Les documents sont chiffrés/déchiffrés localement sur les postes de travail avec la clé de l’utilisateur.

« C’est grande satisfaction pour nous de recevoir cette nouvelle certification Critères Communs de la part de l’ANSSI », déclare Michel Souque, Président et co-fondateur de Prim’X. « Le développement des plateformes de synchronisation de contenus (ECM), des services Cloud et la croissance du volume des données entrainent des problématiques de sécurité liées au partage de documents en entreprise. Grâce à cette certification, les entreprises cherchant une solution fiable et éprouvée pour partager des données et des documents chiffrés, via des plateformes de synchronisation de contenus dans le Cloud, et plus particulièrement SharePoint peuvent désormais s’appuyer en toute confiance sur ZonePoint. »

« Cette certifications souligne une nouvelle fois notre engagement d’excellence dans la durée, tant en terme de qualité du processus de développement, qu’en terme de maîtrise des techniques cryptographiques et des recommandations de l’ANSSI » complète José Lavancier, Directeur des projets de Certification de Prim’X. « Elles apportent à nos clients la confiance dans toute la gamme de nos produits  et leur garantissent une maitrise continue du processus d’évaluation. »

Cette certification de ZonePoint de Prim’X permet désormais d’utiliser la solution afin de protéger des informations sensibles telles que celles classifiées par l’OTAN au niveau Diffusion Restreinte.

3 entreprises sur 4 stockent leurs clés de chiffrement dans leurs applications

Personne n’est à l’abri d’une faille de sécurité.

Les révélations récentes de chercheurs de l’université de Columbia Engineering concernant la possibilité de récupérer des clés secrètes Facebook, Amazon ou Linkedin dans Google Play, l’App Store d’Android, ne sont qu’un exemple de plus qui doit contribuer à alerter les entreprises qui continuent de stocker les clés de chiffrement dans leurs applications. Les données sensibles et la propriété intellectuelle ne sont en sécurité que si les clés utilisées pour les chiffrer le sont. Quand ces clés sont stockées dans des serveurs qui stockent également les logiciels elles sont susceptibles d’être compromises ou perdues.

Pourtant, d’après une étude SafeNet récente, 74% des organisations stockent leurs clés de chiffrement dans leur logiciel. Pour des spécialistes en sécurité IT cette stratégie est comparable à laisser les clés de sa maison sous le paillasson. Il est plutôt conseillé de faire appel à des plateformes spécifiquement dédiées à la gestion de clés et qui permettent de stocker et gérer les clés dans un équipement matériel où elles seront protégées et contrôlées (des boîtiers HSM, pour « Hardware Security Module ». Une technologie qui n’est pas réservée aux grandes entreprises puisque ces boitiers peuvent être achetés par l’entreprise ou utilisés en paiement à la consommation, dans le cloud en mode SaaS). Seules les sociétés qui chiffrent leurs données sensibles et mettent en œuvre ce type de moyens de contrôle robustes et résistants aux attaques peuvent avoir la certitude que leurs données seront protégées même si une faille de sécurité survient.

L’approche la plus réaliste est en effet de considérer qu’une faille de sécurité surviendra (953 millions de fichiers compromis depuis 2013, comptabilisés sur Breachlevelindex.com), et de sécuriser la donnée elle-même par du chiffrement, pour que si elle tombait entre de mauvaises mains elle soit inexploitable. (Julien Champagne, Directeur Commercial France de SafeNet)

L’Union européenne doit bloquer les sites « .vin » et « .wine », illégaux sur Internet

L’autorité américaine ICANN, qui gère au niveau mondial l’ensemble des noms de domaine sur Internet, vient de prendre la décision de ne pas suspendre sa décision d’accorder des délégations dans le secteur du vin. L’attribution de ces nouveaux domaines, tels que « wine » et « vin », ouvre la porte à des violations potentielles de la législation internationale sur la protection des appellations géographiques.
Eric Andrieu dénonce ainsi l’attitude proaméricaine de cet organisme. « Cette décision est absolument inacceptable : d’un côté les producteurs risquent d’être rackettés et, de l’autre, les consommateurs trompés. Des personnes pourront, sans être inquiétées, s’approprier des noms de domaine, comme « languedoc.wine », en mettant à la vente sur Internet des produits qui n’ont rien à voir avec cette région de production ».
Comme l’a exprimé le gouvernement français, l’eurodéputé considère que l’Union et ses Etats membres doivent renoncer à participer à la réforme de l’ICANN qui a montré les limites de son fonctionnement. Cette décision devra, par ailleurs, être prise en compte dans le cadre des négociations actuelles sur le Traité transatlantique entre les Etats-Unis et l’Union européenne.
La délégation socialiste et radicale française soutient l’ensemble des vignerons européens et du monde entier attachés à la défense de vins de qualité, dans leur campagne de boycott de vente de vins sur Internet. Demain, cette question se posera avec d’autres produits alimentaires, bénéficiant d’appellations de qualité et pouvant être mis en vente sur la toile. Ce n’est pas à l’ICANN, société de droit américain et qui sert les intérêts de quelques entreprises, de régenter la vente sur Internet de produits alimentaires de qualité. Aujourd’hui, il y a donc un besoin urgent d’action au niveau de l’Union européenne, une action forte et unie, capable de contribuer, par le droit international, à l’amélioration de la gouvernance mondiale en matière de gestion de l’Internet.