Archives de catégorie : Entreprise

Actualités liées à la sécurité informatique des entreprises, PME, PMI, TPE, association, communes.

Un appareil médical interdit en raison de vulnérabilités numériques

La Food and Drug administration vient de faire interdire un appareil médical considéré comme dangereux en raison de trop nombreuses vulnérabilités informatiques. Un pirate pourrait manipuler les transfusions à un patient.

La FDA, la Food and Drug administration, l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux vient de tirer la sonnette d’alarme au sujet des matériels médicaux face aux pirates informatiques. Pour ce faire entendre, et faire de manière à ce que les constructeurs écoutent avec leurs deux oreilles, la FDA vient de faire interdire le dispositif médical de la société Hospita.

Le matériel incriminé, une pompe à perfusion, l’Hospira Symbiq Infusion System. La FDA encourage « fortement les établissements de soins de santé à changer de matériel, à utiliser des systèmes de perfusion de rechange, et de cesser l’utilisation de ces pompes [celles d’Hospita]. »

La raison de cette interdiction ? Trop de vulnérabilités pourraient être exploitées par des pirates informatiques, et donc mettre en danger les patients. Des failles qui pourraient permettre à un utilisateur non autorisé de contrôler l’appareil et de modifier la perfusion. Délivrer plus ou moins de médicament par exemple.

Une interdiction qui était prévue chez Hospira. Le constructeur avait annoncé en mai 2013 qu’il mettrait à la « retraite » Symbiq, ainsi que d’autres pompes à perfusion. Une mise à la retraite prévue pour la fin 2015.

Des vilains chez Kaspersky ?

Deux ex-employés de Kaspersky indiquent que l’éditeur russe d’antivirus aurait diffusé de faux positifs pour embêter la concurrence.

Les plus anciens se souviennent très certainement des polémiques autour de plusieurs éditeurs d’antivirus, nous sommes alors dans les années 1990. Des éditeurs avaient été accusés d’être les auteurs de codes malveillants, histoire de faire parler la presse de leurs outils, capable d’éradiquer ces mystérieux monstres numériques. Nous sommes alors à l’époque de VX BBS, des worms Murphy, Nomenclatura, Beast, 512, Number of Beast (Virus made in Bulgarie) ou encore des russes Peterburg, Voronezh ou encore LoveChild. Une époque ou les lecteurs des Magazine Pc Today, ou encore Amstrar CPC, se souvient des codes malveillants cachés dans la disquette offerte par le journal ou proposé dans la page du journal.

Juillet 2015, voici revenir la rumeur. Selon l’agence de presse américaine Reuters, le russe Kaspersky aurait tenté de diffuser des fichiers modifiés afin de les faire détecter comme dangereux, par la concurrence. En gros, réussir à faire effacer par les concurrents des programmes indispensables permettant de lancer Windows. Bref, mettre le souk dans les signatures des autres antivirus.

Deux anciens employés, donc pas content de ne plus bosser pour Kaspersky, ont affirmé ce fait à Reuters. L’idée malveillante aurait été lancée il y a plus de dix ans. Kaspersky visait  les antivirus de Microsoft, AVG ou encore Avast. Sa méthode consistait donc a faire effacer des programmes importants, et non dangereux, par les antivirus des concurrents. Intoxiquer la concurrence et faire décliner l’efficacité de leurs outils. Reuters indique que le fondateur Eugene Kaspersky en a lui-même donné l’ordre. Il voulait, paraît-il, faire payer les concurrents qui auraient simplement imité la technologie utilisée dans son propre antivirus.

Kasperksy a bien entendu démenti la diffusion de ces faux positifs. Pourtant, il y a 5 ans, Kaspersky avait expliqué comment, en diffusant 10 faux positifs, ils avaient découvert les agissements de 14 concurrents. ces derniers auraient repris ses informations comme argent comptant. Dennis Batchelder, responsable des recherches anti-malwares chez Microsoft a confirmé à Reuters avoir découvert des fichiers modifiés ayant pour mission de paraître dangereux. Bref, la nouvelle guerre froide entre Russie et USA vient de se déplacer, aussi, dans le petit monde des antivirus.

La France, 1ère cible des attaques DDoS de botnet en Europe au 2ème trimestre 2015

Les trois quarts des ressources attaquées au deuxième trimestre de 2015 par des botnets se situent dans 10 pays seulement, selon les statistiques du système Kaspersky DDoS Intelligence.

En tête du classement, les États-Unis et de la Chine enregistrent un grand nombre d’attaques à cause du faible coût d’hébergement de ces pays. Cependant, les changements dans les autres positions du classement et le nombre croissant de pays affectés par ce type d’attaque prouvent qu’aucun territoire n’est sécurisé face aux attaques DDoS. Le nombre de pays où les ressources attaquées ont été localisés a augmenté de 76 à 79 au cours du deuxième trimestre de 2015 ; Dans le même temps, 72% des victimes se situaient dans seulement 10 pays ; Cependant, ce chiffre a diminué comparé à la période précédente, avec 9 victimes sur 10 présentes dans le top 10 au premier trimestre.

Le top 10 du deuxième trimestre incluait la Croatie, tandis que les Pays-Bas ont quitté le classement. La Chine et les Etats-Unis ont gardé leurs positions dominantes ; la Corée du Sud a fait descendre le Canada de sa troisième place. La cause en est une explosion des activités de botnets, la plupart ciblant la Corée du Sud. En outre, la proportion d’attaques localisées en Russie et au Canada a diminué comparé au trimestre précédent.

Une forte augmentation du nombre d’attaques a été observée dans la première semaine de mai, tandis que la fin du mois de juin montrait la plus faible activité. Le pic d’attaques par jour (1960) a été enregistré le 7 mai ; Le jour le plus « calme » a été le 25 juin avec seulement 73 attaques enregistrées ; Dans le même temps, la plus longue attaque DDoS du trimestre a duré 205 heures (8,5 jours).

Concernant la technologie sur laquelle sont basées les attaques, les cybercriminels impliqués dans le développement de botnets DDoS investissent de plus en plus dans la création de botnets d’appareils de systèmes de réseaux comme les routeurs et modems DSL. Ces changements annoncent sûrement une augmentation du nombre d’attaques DDoS utilisant des botnets à l’avenir.

Alerte du CERT US

Le CERT USA a lancé une alerte à ce sujet, le 17 août 2015. Même alerte pour l’Internet Crime Center (IC3) qui rajounte que des campagnes d’extorsion menacent les entreprises avec un déni de service (distribué DDoS). Si les entreprises ne paient pas une rançon, ils sont attaqués. La menace vient généralement par mail, et les rançons varient. Elles sont généralement exigées en Bitcoin. Dans les attaques connues et référencées par l’IC3, elle se composait principalement de Discovery Protocol (Simple SSDP) et NTP (Network Time Protocol). La plupart des attaques ont duré une à deux heures avec 30 à 45 gigaoctets de données envoyées. Le FBI pense que plusieurs personnes sont impliquées dans ces campagnes et que les attaques vont s’étendre d’autres industries en ligne. Selon MarketWatch, un site hors service peut coûter jusqu’à 100.000 dollars de l’heure pour certains établissements financiers. Des attaques de plus en plus simples à mettre en place, sans aucune connaissance technique préalable.

Piratage de l’Université de Virginie, des Européens concernés

L’Université de Virginie a annoncé vendredi que son réseau informatique avait été victime d’une cyberattaque.

Les fonctionnaires de cette institution ont déclaré qu’une enquête en cours avait déjà permis de conclure qu’aucune information personnelle, telles que les numéros de sécurité sociale, données bancaires, ou des renseignements personnels sur la santé, avaient été consultés/copiés par les pirates.

L’attaque semble provenir de Chine, du moins d’un des milliers d’ordinateurs piratés Chinois qui ont pu être exploités par un malveillant agissant hors de la Grande Muraille. L’Université a été alertée non pas par ses informaticiens, mais par les autorités américaines, le 11 Juin 2015. L’école a communiqué sur le sujet, en cette mi-août. Elle vient de « patcher » la faille, une injection SQL aussi idiote qu’efficace.

Une mise à jour qui aura pris trois jours. Les utilisateurs ont dû, ensuite, changer l’ensemble de leurs mots de passe. Étrange, le communiqué de presse de l’Université a disparu. Plus grave que prévue l’attaque ?

Ashley Madison : 10 Go de données diffusées sur les infidéles

Les pirates informatiques du site Internet Ashley Madison, un espace de rencontres pour adultes à la recherche d’aventures extra conjugales, diffusent 9,7 Gigaoctets de données privées.

Le site Internet AshleyMadison avait confirmé un piratage informatique de son système. Ce portail américain dédié aux rencontres pour adultes à la recherche d’aventures extra conjugales indiquait à l’époque que le chantage des pirates étaient sans grande conséquence, les vilains n’ayant pas vraiment de données sensibles entre les mains.

Quelques semaines plus tard, le roi de l’infidélité se retrouve avec 9.7 Gigaoctets de données dans la nature. Les pirates voulaient manifester sur le fait que le portail demandait 19 dollars aux « clients » afin d’effacer les données de ces derniers. Dans les informations, des mails, beaucoup. Prudence cependant avec ces adresses. Ne pas en tirer une conclusion trop rapide. Dans le lot, très certainement de nombreuses fausses adresses, ou celles de votre patron qu’un concurrent, ou un employé, souhaitaient « embêter ».Ashley Madison ne vérifiait pas les adresses électroniques qui lui étaient adressés.

Détail très intéressant, 5 à 10% des comptes sont féminins, 2/3 sont faux ! Autant dire que le site Ashley Madison fonctionne, en plus, sur du vent ! Au moins ce piratage aura éclairci le plan marketing du pseudo roi de l’infidélité. Dans les données, 15.000 adresses en .mil.gov (armée US) et autant d’adresses en .fr.

Les cybercriminels ciblent aussi les gamers

A l’occasion de la Gamescom, G DATA a donné quelques conseils afin de ne pas tomber dans les pièges qui ciblent les joueurs.

Le secteur du jeu vidéo a généré en France un chiffre d’affaires de 1,592 milliards d’euros (hors matériel et accessoires) en 2014, selon l’AFJV (Agence Française pour le Jeu Vidéo). Avec 45 % des achats de jeu vidéo qui se réalisent sur des plateformes dématérialisées, les cybercriminels disposent d’un vivier pour leurs tentatives de vols et d’arnaques. Hameçonnage, fausses offres spéciales, malware dédiés au vol d’identifiants de jeu, les pièges ne manquent pas. À l’occasion de la Gamescom de Cologne, G DATA fait un point sur les attaques les plus courantes et donne ses conseils pour les éviter.

« Les cybercriminels se concentrent de plus en plus sur le trafic de clés de jeu vidéo illégales », explique Ralf Benzmüller, directeur du G DATA SecurityLabs, « des malware et campagnes d’hameçonnage dédiés sont utilisés pour voler les données d’accès des plateformes de jeu en ligne. Les joueurs doivent être prudents et vérifier toutes les offres sur Internet avec attention. De plus, il est nécessaire d’utiliser une solution de sécurité. »

Commerce de licences de jeu achetées illégalement

Grâce aux plateformes de jeu telles que Steam ou Origin, les ventes de jeu sur ordinateur sont entrées depuis longtemps dans l’ère de la dématérialisation. L’arnaque la plus courante chez les cybercriminels consiste à acheter des clés d’enregistrement pour les jeux du moment en utilisant des données de cartes bancaires volées. Ces clés sont ensuite vendues moins cher sur des sites de vente entre particuliers ou des sites d’enchères. Mais la joie des joueurs ne sera que de courte durée, car les fournisseurs couperont l’accès après un certain temps.

Les comptes en ligne Xbox Live, PlayStation Network ou encore iTunes n’échappent pas non plus à ce type d’arnaque. À titre d’exemple, il est possible de trouver sur le marché noir cybercriminel des crédits PSN moitié moins chers que leur valeur réelle.

Les exclusivités comme appât

Les gamers sont toujours à la recherche des avant-premières et des dernières captures des jeux en développement. Les cybercriminels le savent et attirent les joueurs vers des sites voués à infecter leur système et voler leurs données de jeu. Actuellement, des noms des jeux à venir tels que Fallout 4, Star Citizen ou Star Wars : Battlefront sont particulièrement ciblés par les attaques.

Jeux sur mobile : des risques nouveaux

Les jeux sur tablette et smartphone connaissent une forte croissance. Avec eux apparaissent de nouveaux risques, notamment liés aux publicités in-app. De nombreux jeux gratuits utilisent la publicité insérée dans le jeu pour se financer. Mais toutes les applications derrière ces publicités ne sont pas bonnes à prendre. Applications faussement gratuites ou infectées sont de la partie. Les paiements in-app sont aussi à prendre en compte, surtout lorsque les appareils sont utilisés par les enfants.

Comment les joueurs peuvent-ils se protéger ?

– Correctifs non officiels et modifications : il est important de n’installer que les mises à jour officielles provenant des fournisseurs de jeu. Une mise à jour venant d’un fournisseur tiers peut se révéler être un malware.
– Spam et emails infectés : les cybercriminels connaissent les jeux attendus et les utilisent pour attirer les gamers. Il faut bien entendu éviter de cliquer sur des liens ou des pièces jointes douteuses.
– Solution de sécurité active : pour optimiser les performances, la tentation de désactiver la solution de sécurité pendant le jeu est grande. C’est justement ce qu’attendent les attaquants !
– Des logiciels mis à jour : Le système d’exploitation et tous les logiciels utilisés doivent être constamment maintenus à jour. Cela empêche les cybercriminels d’utiliser les failles de sécurité.
– Authentification forte : les comptes Steam et Origin proposent des systèmes d’authentification à deux facteurs qu’il est conseillé de mettre en place afin de sécuriser efficacement ces comptes contre le vol.
– Privilégier les plateformes officielles : les gamers doivent opter pour les plateformes de vente officielles. Des tarifs trop bas sur des sites exotiques doivent alerter l’acheteur.

Symantec.. la prochaine passoire ?

Découverte de plusieurs failles dans les outils de sécurité Symantec. Un pirate peut installer et exécuter un code distant malveillant.

Le chercheur en sécurité informatique Markus Wulftange de chez Code White Sec vient de mettre à jour une faille gênante pour les outils de sécurité informatique de l’éditeur Américain Symantec : Symantec Endpoint Protection (SEP). Il est possible d’exploiter un contournement d’authentification. Bilan, il devient possible d’exécuter un code distant non authentifié et de déposer/exécuter un shell dans la machine censée être protégée.

Symantec Endpoint Protection visant avant tout les entreprises, voilà une possibilité malveillante qui fait tache. Markus Wulftange a découvert six autres vulnérabilités critiques dans Symantec Endpoint Protection (SEP) Suite 12.1, affectant les versions antérieures à 12.1 RU6 MP1 (SYM15-007).

Des failles intéressantes alors que l’on apprenait, en juin dernier, que la National Security Agency, les grandes oreilles de l’Oncle Sam, disposerait d’un logiciel capable de faire sauter les antivirus et de suivre les utilisateurs des outils de protection informatique. La NSA posséde-t-elle aussi ces failles ? Snowden n’est pas au courant !

BYOD : selon une enquête, seuls 11 % des utilisateurs protègent l’accès à leur mobile

Selon une enquête réalisée par Kaspersky Lab avec B2B International, environ la moitié des utilisateurs de smartphones et de tablettes interrogés se servent de leur appareil mobile pour le travail. Cependant, seul 1 sur 10 se préoccupe sérieusement de protéger ses informations professionnelles contre les cybercriminels.

Les résultats révèlent que beaucoup d’employés de grandes ou moyennes entreprises utilisent leurs appareils mobiles personnels au travail : 36 % des participants à l’enquête y conservent des fichiers professionnels, et 34 % des e-mails professionnels.

Parfois, des informations plus confidentielles peuvent elles aussi se trouver sur les mobiles des utilisateurs : 18% y stockent les mots de passe donnant accès à leurs comptes de messagerie professionnelle, dont 11 % concernent des accès réseaux ou des VPN. Or ce type d’informations représente une cible parfaite pour les cybercriminels à la recherche de secrets d’entreprise.

« L’orientation du marché IT vers la mobilité et le cloud offre des possibilités d’attaques supplémentaires aux hackers et augmentent les risques des entreprises de voir leurs innovations dévoilées, copiées. Par conséquent, la protection méthodique et systématique des données et de leurs transmissions constituent désormais un challenge de premier plan pour les entreprises. Un challenge qui engage leur compétitivité sur le marché, et donc leur santé économique » commente à DataSecurityBreach.fr Tanguy de Coatpont, Directeur Général de Kaspersky Lab France et Afrique du Nord.

En dépit de ces risques, le modèle BYOD offre de nombreux avantages aux entreprises. Cependant, il nécessite une infrastructure informatique et une politique de sécurité adaptées pour un niveau de sécurité optimum.

Exemples de règles à suivre dans cette démarche

·           Le processus d’intégration du BYOD doit être traité en détails et inclure un audit de l’infrastructure, une phase de conception et un déploiement pilote.

·           Choisir une solution unique et complète pour assurer la sécurité de l’ensemble du réseau de l’entreprise, intégrant la protection des appareils mobiles afin d’éviter d’éventuels problèmes de compatibilité, rendant la tâche plus pénible pour les services informatiques.

·           Centraliser la gestion des appareils mobiles sur le réseau de l’entreprise et gérer les autorisations, installations et les mises à jour des applications mobiles via des portails dédiés à l’entreprise.

·           Mettre l’accent sur la formation et la sensibilisation des employés à la sécurité informatique. L’apprentissage des règles de sécurité informatique basiques tels que le choix de mots de passe, les attitudes à respecter lorsqu’on trouve une clé USB ou sur les réseaux sociaux, ou encore l’importance du chiffrement, doivent désormais être considérées comme indispensable au même titre qu’une formation métier, comme l’explique cette tribune.

·           Plus important encore, anticiper la crise et créer des scénarios types pour bloquer l’accès des appareils personnels au réseau de l’entreprise et la suppression des données confidentielles en cas de perte ou de vol de terminaux.

D’autres conseils ici et .

Le premier worm pour MAC débarque

Des chercheurs découvrent comment corrompre le firmware des appareils Apple avec un worm dédié. La fin des MAC ?

Quand vous parlez informatique, les amateurs fortunés d’un MAC vous crieront haut et fort que les machines d’Apple sont infaillibles. Pas de virus, pas de piratage, pas de danger. Bon, il faut aussi admettre que les utilisateurs de MAC sont tellement sûrs de leur fait qu’ils oublient les différents cas ayant visé leur machine, comme ce keylogger indirect caché. Là ou les utilisateurs de MAC avaient plus ou moins raison est que des attaques directes, comme à l’encontre d’un ordinateur sous Windows, il n’en existait pas, du moins d’efficace. A première vue, la découverte de chercheurs américains risque de changer la donne si des pirates se penchent sur le problème.

Trois chercheurs [Xeno Kovah, Trammell Hudson et Corey Kallenberg] ont constaté que plusieurs vulnérabilités connues affectant le firmware de tous les meilleurs fabricants de PC peuvent également frapper le firmware du MAC. Qui plus est, les chercheurs ont conçu un ver, un worm « proof-of-concept », qui permettrait une attaque de firmware afin de se diffuser automatiquement de MacBook à MacBook, sans la nécessité pour eux d’être mis en réseau.

L’année dernière, Kovah et son partenaire Corey Kallenberg ont découvert une série de vulnérabilités de firmware qui touchaient 80% des ordinateurs qu’ils avaient examiné, y compris ceux de Dell, Lenovo, Samsung ou encore HP.

Bien que les fabricants de matériel ont mis en œuvre certaines protections pour éviter la modification sauvage de leur firmware, les chercheurs ont constaté qu’il restait assez simple de contourner les protections et flasher de nouveau le BIOS afin d’implanter un code malveillant. Les chercheurs ont alors décidé de voir si les mêmes vulnérabilités pouvaient s’appliquer à Apple. Ils ont constaté que oui, comme il l’indique dans Wired !

Démonstration du Thunderstrike 2 « firmworm » attendu lors du DEFCON 2015 de Las Vegas, cette semaine.

Votre adresse mail vaut de l’or

300.000 adresses électroniques de Belges à 300 dollars. Plus de 1 million de mails de Français pour 400 $. Autant pour 600.000 Suisses. Le business des adresses mails ne connait pas la crise.

Le business du spam va bien, merci pour lui. Des sociétés se sont même spécialisées dans la commercialisation d’adresses électroniques « à haute valeur ajoutée » indique l’un d’eux. Dernier cas en date, la proposition de la « société » chinoise Weng Jiao. 102 pays proposés, plusieurs millions d’adresses électroniques disponibles, classées par régions, professions, …

Plusieurs millions d’adresses électroniques disponibles pour des spams.

Par exemple, 5 millions d’adresses mails « en vrac » coutent 999 dollars chez cet E-mail addresses databases service. L’acheteur souhaite cibler un pays précis, pas de problème : 358.868 adresses électroniques appartenant à des belges coutent 300 dollars. 1.393.935 million de mails made un France, 400 $. Vous visez des Suisses ? 641.143 mails pour 400 dollars.

La plus importante des BDD est celle de l’Allemagne, avec 3.678.748 pourriels possibles. La Russie, 2.006.321. Le Canada, l’Australie et les USA sont proposés à 1.288.691, 1.087.139 et 888.530 adresses à spammer. Le reste des pays, entre 1200 et 40.000 mails sont vendus entre 50 et 120 dollars. Le commerçant propose aussi de quoi envoyer les messages et les preuves de la diffusion.

Ces possibilités ont été volées dans des boutiques en ligne, des forums mal protégés ou par de simple phishing sous forme de faux jeux. L’important pour le vendeur, comme pour l’acheteur, qu’un humain soit bien présent derrière la missive. A noter que certaines arnaques permettent de valider ou non l’adresse. Le bouton/lien « Désinscription » – « Unsubscribe » assure aux vendeurs d’adresses que derrière l’arobase se cache bien un futur spammé. A noter que certains mots clés Google sont particulièrement efficace pour faire ressortir des bases de données mails du moteur de recherche américain. Bref, prudence quand vous vous inscrivez quelque part. Préférez une adresse unique par service, ainsi, en cas de vol/utilisation, il vous suffira de fermer le compte en question.