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Fraude dans la publicité mobile : comment la mettre K.O

Avec l’apparition des Smartphones, la publicité digitale sur le mobile est devenue le nouvel Eldorado des annonceurs. Interactivité, accessibilité, capacités pointues de ciblage… les avantages du mobile sont nombreux et expliquent les budgets publicitaires considérables investis sur ce support. Mais, de manière presque attendue et comme cela fut le cas pour la publicité sur desktop, l’explosion de cette jeune industrie s’est accompagnée d’une menace bien réelle pour les annonceurs : LA FRAUDE. 

Moins connue du grand public – car elle ne touche pas les consommateurs finaux, la fraude sur le mobile a pourtant un coût considérable pour les annonceurs : 1.3 milliards de dollars en 2015 et ce seulement aux Etats-Unis, selon la dernière étude d’Ernest & Young*. En quoi consiste cette fraude ? Comment peut-on identifier les acteurs frauduleux ? D’où viennent-ils ? Comment les contrer ?

La fraude, qu’est-ce-que c’est ?
Afin de mieux comprendre ce qu’est la fraude sur le mobile, revenons rapidement sur les principes basiques de la publicité digitale. Un annonceur souhaite cibler des utilisateurs de Smartphones afin de communiquer sur sa marque, son application ou son site. Il va pour cela payer un montant fixe à un éditeur pour la réalisation d’une action sur son trafic (impression d’une publicité, clic, téléchargement d’app, inscription sur un site,…). L’éditeur, qui offre généralement du contenu gratuit sur son application ou site web, se voit donc offrir une opportunité unique de monétiser son audience et de construire ainsi un modèle économique pérenne. Jusque là … tout va bien. Seulement voilà, des éditeurs peu « scrupuleux »  ont décidé de « rafler la mise » en simulant des fausses actions sur leur trafic. L’annonceur, qui souhaitait acquérir des utilisateurs qualifiés, se retrouve donc avec une part non-négligeable d’utilisateurs  non-qualifiés voire inexistants !

La conséquence directe et mathématique est que l’annonceur se retrouve avec un prix de revient réel beaucoup plus élevé que prévu.  Or ses budgets n’étant pas extensibles, il va devoir exercer une pression déflationniste sur les prix. C’est alors toute la chaîne des éditeurs qui en paie les conséquences… fraudeurs inclus !

Détecter la fraude, un combat du quotidien
Il existe aujourd’hui toute une panoplie de pratiques permettant de détecter la fraude. Il s’agit d’un exercice à la fois simple et complexe mêlant rigueur et technologie. Différents principes de bons sens et basés sur l’expérience du métier permettent d’obtenir de très bons résultats et de proposer une approche systématique ayant pour objectif d’écarter le risque potentiel de fraude. Il ne s’agit donc pas de trouver la formule magique qui permettra de se mettre à l’abri de la fraude mais de combiner plusieurs approches afin de rendre de plus en plus compliqué le travail des fraudeurs jusqu’à ce qu’ils décident eux-mêmes d’abandonner ou de s’attaquer à une autre proie plus faible.

Les schémas frauduleux les plus classiques et quelques approches pour le contrer : Les robots prennent le contrôle… Non ce n’est pas le titre du dernier Spielberg.  Certains hackers ont bel et bien mis au point des robots capables de « regarder » des publicités, cliquer dessus et même installer des applications. Ces techniques sont en fait l’héritage d’une longue pratique de la fraude sur Desktop et représentent aujourd’hui sur le mobile, la majorité des cas de fraude. Une solution ? Le meilleur moyen pour contrer ces robots est d’analyser en temps réel les campagnes : depuis quels terminaux sont vues les publicités, quelles adresses IP, quel langage de terminal, quelle redondance pour une même action de la part d’un utilisateur, quel timing entre le clic et l’action, etc. Autant de données et de paramètres permettant d’identifier des tendances suspectes, des proxy et des robots, et donc de bloquer la source à l’origine du trafic frauduleux.

Pas de robots mais une performance exceptionnelle de campagne pour une très faible qualité ? L’annonceur est probablement victime d’une fraude tout aussi courante :  le trafic incentivé (i.e l’utilisateur reçoit une prime à l’action). Cette fois, les utilisateurs sont bel et bien « réels ». Seulement ils sont « payés » par l’éditeur pour voir, cliquer ou faire une action. Résultats : des taux de conversions très intéressants, mais un taux d’engagement ou de fidélité à la marque très faible. Là encore une analyse du trafic (taux de conversion horaire, taux d’engagement de l’utilisateur ,…) permettra de dégager des tendances assez flagrantes et de bloquer les sources frauduleuses.

Les utilisateurs ne sont pas du tout actifs, pourtant il est certain qu’ils ne viennent pas de trafic incentivé. Dans ce cas, l’annonceur est exposé à une fraude encore plus sournoise : les « fermes » d’installations mises en place dans certains pays. Les employés de ces « fermes » sont payés pour installer des milliers de fois la même application à partir du même terminal en simulant des utilisateurs différents. Comment ? Par une opération très simple que les systèmes de tracking ne parviennent pas encore à repérer : ils installent et ouvrent l’application sur leur terminal, la désinstallent, réinitialisent leur identifiant de terminal et répètent l’opération des dizaines de fois, le tout en se cachant derrière des proxy. Laborieux mais ingénieux. Il faut donc être malin et, une nouvelle fois, analyser les données reçues, notamment le nom et le langage du terminal. En effet, les terminaux ont généralement un nom, et envoient le langage de la machine lors de l’installation. Par exemple si l’on observe pour une même campagne ciblant les Etats-Unis, plusieurs téléchargements provenant de terminaux portant le même nom d’utilisateur (e.g iPhone de Michael) et ayant le même language (e.g VN pour Vietnam), il s’agit très certainement de téléchargement frauduleux en provenance d’une de ces « fermes » d’installations localisées dans le pays. Ou alors c’est vraiment que votre produit cartonne chez les Vietnamiens habitant aux Etats-Unis!

Ceci n’est malheureusement qu’un échantillon limité des actions frauduleuses observées sur le mobile. Il existe des pratiques encore plus sophistiquées que de bons algorithmes sauront débusquer (click spamming, « viewability » de campagne, …).

Des techniques pour gagner votre combat
L’écosystème des éditeurs de media mobile est une véritable jungle dans laquelle se glissent facilement des intermédiaires mal intentionnés. S’il est difficile d’y voir clair et de désigner un coupable, il existe heureusement des outils et des méthodologies permettant de se protéger de façon très efficace. Annonceurs, ne soyez donc pas paranos ! Le marketing mobile – bien qu’encore à ses débuts – est un monde d’opportunités qui s’ouvre à vous avec de nouvelles possibilités de ciblage et de transformations jusqu’alors inédites sur le digital. Au contraire, l’activité frauduleuse est par nature court-termiste et nocive à l’ensemble du secteur. Il est donc fort à parier qu’avec le temps et la mise en place de bonnes pratiques, cette épidémie deviendra bien moins menaçante, comme cela a été le cas pour le Desktop.

Montrez donc l’exemple et soyez plus rusés que les fraudeurs pour déjouer leurs tentatives : Multipliez les sources de trafic (RTB, social, ad-networks …), les formats (display, vidéo, rich media, …) et les approches (retargeting, …) . Traquez et analysez au mieux l’engagement des utilisateurs. Choisissez le bon partenaire pour vous aider et vous aiguiller dans l’achat média. Toute source de trafic comprend des utilisateurs plus ou moins qualifiés, le tout est de savoir faire le tri et évacuer la pollution des fraudeurs ! (Par Stéphane Pitoun, Co-Fondateur et CEO d’Adxperience)

Quand des dealers font du business avec des bitcoins

La police néerlandaises arrête 10 personnes soupçonnées de dealer de la drogue via Internet. Voitures de luxe, argent et comptes bitcoins ont été saisis.

Le FIOD, le service des enquêtes spéciales du ministère des finances des pays-bas et le bureau des infraction, un service en charge de la lutte contre la criminalité dans les domaines de l’environnement et l’économie ont fait descendre « les amis du petit déjeuner » sur 15 adresses basées à Rotterdam, Zoetermeer, Almere, Dordrecht, Zaandam, Schiedam, La Haye et Putten.

Derrière les portes de ces maisons et appartements, 10 individus soupçonnés de vendre de la drogue par le biais de l’Internet. Le produit phare de cette bande, du XTC [Ecstasy].

Des véhicules de luxe, de l’argent liquide, des comptes bancaires et des comptes Bitcoins ont été saisis. Une action judiciaire avec des commissions rogatoires venues des États-Unis, d’Australie, de Lituanie et du Maroc. Ces 10 suspects servaient aussi de blanchisseur d’argent pour les commerçants du Darknet.

Fraude au président ? une banque belge piégée à hauteur de 70 millions d’euros

La banque coopérative Crelan vient de révéler un piratage qui lui a coûté 70 millions d’euros.

Ca n’arrive pas qu’aux autresLa fraude au président, DataSecurityBreach.fr vous en parle malheureusement très souvent. L’idée, voler de l’argent à une entreprise en l’incitant à faire volontairement le virement. Les pirates, derrière ce type d’attaque, collectent un maximum d’informations sur leur cible. Identité, adresse, documents, postes occupés par les salariés… même les répondeurs des boites mails peuvent servir de source d’information.

La banque coopérative belge Crelan vient de goûter à ces escrocs particulièrement chevronnés. D’abord parce qu’ils ont la connaissance technique de l’environnement de l’entreprise qu’ils vont attaquer. Ensuite, ils ont l’aplomb pour appeler au téléphone, mettre la pression aux interlocuteurs par courriels. Ils se font passer pour un créancier, un client de la société et incitent un employé à valider des virements. Pour cette banque aux 288.000 clients, les pirates ont réussi à se faire virer pour 70 millions d’euros. « Aucun client n’a été touché. » confirme la banque à la presse Belge. C’est une enquête interne qui a découvert le pot aux roses. Il était malheureusement bien trop tard. L’enquête du parquet a été lancé. Il va falloir remonter à l’argent perdu entre la Moldavie, la Chine, Israël et les poches des voyous. Crelan indique avoir « renforcé les procédures de sécurité interne« .

Piratage de Cryptsy annonce-t-il la fin du Bitcoin ?

Cryptsy, l’une des bourses d’échanges de Bitcoins piratée. Une porte cachée installée dans le code du porte-monnaie de cette crypto-monnaie.

Voilà un piratage impressionnant. D’abord par sa mise en place. Le pirate présumé, le développeur d’un concurrent du Bitcoin, Lucky7Coin. Il aurait inséré une backdoor (une porte cachée) directement dans le code du Cryptsy. Bilan, via IRC (Internet Relay Chat), le pirate aurait été capable de prendre le contrôle de  Cryptsy et de détourner des milliers de bitcoins et Litcoin. 13.000 bitcoins et pas moins de 300.000 litcoins ont été volés, soit un total de 11 millions d’euros. Un piratage qui daterait de 2014. Ce boursicoteur de Cryptsy avait réussi à éponger la perte.

Seulement, une descente de la police relance l’affaire. Plus efficace que le pirate, cette rumeur de perquisition a inciter les clients à retirer leur argent. Bilan, les transactions ont été stoppées tellement le cours chuté comme neige au soleil.

Pendant ce temps, chez les développeur de la crypto-monnaie, ça bouge, et pas dans le bon sens. Mike Hearn, co concepteur historique du Bitcoin a décidé de stopper son engagement considérant que ses collégues ne laissaient aucunes chances d’évolution à la monnaie numérique. Il souhaitait 24 transactions par seconde alors que ses « amis » ne souhaitent pas dépasser l’unique transaction par seconde. Et ce n’est pas les fermes de bitcoins, installées en Chine qui vont aider dans la bonne évolution de la monnaie 2.0.

Une prime de 1000 BTC a été proposée à toute personne capable de remonter à l’argent volé. Ce dernier a été entreposé sur un wallet qui n’a pas évolué depuis 2014. Big Vern, de chez Cryptsy, promet « le pardon » dans le cas ou le pirate rend spontanément les Bitcoins détournés. Sans réponse, ce dernier indique que « ce sera la guerre » contre ce pirate.

Fraude : Pôle Emploi diffuse de fausses annonces

Devenir chauffeur, recevoir un chèque à débiter et renvoyer l’argent liquide par Wester Union ? Bienvenue dans les petites annonces pirates diffusées par Pôle Emploi.

Les fraudes à l’emploi, via Internet sont légions. Je vous en parle malheureusement très souvent. Elles prennent différentes formes : faux contrat de gestion de colis. Des objets volés ou acquis avec des CB piratées. Les colis sont à renvoyer à une adresse donnée (DropBox) au dernier moment, par le pirate. Gestion de fausses commandes. L’employé reçoit de l’argent sur son compte en banque. L’escroc explique qu’il provient de commandes de clients d’un « grand distributeur international de produits de créateurs ». Il s’agit surtout de fraudes bancaires [Phishing, CB piratée, cyber boutiques pillées…). Le pigeon doit renvoyer un pourcentage en liquide, par Western Union. Bref, la fausse offre d’emploi permet aux voleurs d’amadouer sa victime. Il lui communique un chèque à déposer en banque. La cible doit renvoyer la liquidité par un procédé choisi par le pirate. Le chèque est faux ou sans provision.

De la Mule à l’âne, il n’y a qu’un pas

En plus de devenir une « mule » en blanchissant de l’argent volé et de participer à une escroquerie en bande organisée, l’internaute piégé par ce type d’escroquerie met aussi ses informations personnelles en danger. En fournissant des renseignements privés comme son compte bancaire ou la photocopie de son passeport. L’activité de la « mule » consiste à accepter des transferts d’argent sur son compte personnel. La victime utilise ensuite les services de transfert de fonds comme la Western Union pour envoyer l’argent vers une supposée adresse d’entreprise, en Europe de l’Est, à Hong-Kong ou simplement en Belgique. L’ « employé » conserve un certain pourcentage sur le montant du transfert, généralement entre 3% et 5%, comme commission pour le service. L’opportunité d’embauche proposée dans ces emails est alléchante : travailler comme agent financier ou chef de transaction, pour quelques heures par semaine seulement et à partir de son domicile, contre une rémunération élevée. Une fois l’argent en route vers l’étranger, la victime escroquée n’a quasiment plus aucune chance de récupérer son argent. Lorsque la fraude est découverte, ce sont les blanchisseurs d’argent, les mules insouciantes, qui reçoivent les demandes de dommages et intérêts et/ou les lettres de l’accusation. Sans parler de la visite des « Amis du petit déjeuner« . Bref, de la Mule à l’âne, il n’y a qu’un pas.

Fausse annonce, faux chèque, vraie arnaque

C’est cette dernière possibilité qui a touché plusieurs demandeurs d’emploi du nord de la France. Un habitant de la région Lilloise a répondu, par exemple, à une petite annonce diffusée par Pôle emploi. La mission, devenir chauffeur de maître pour une famille Suisse qui doit s’installer quelques temps en France. L’arnaque est simple, mais efficace. Pour louer la voiture dédiée à ce travail, l’escroc envoie un chèque à sa victime. Le document bancaire, d’un montant variant de 2000 à 3000se, doit permettre de louer la voiture. La cible le dépose donc sur son compte en banque. Le surplus d’argent doit être renvoyé, par Wester union. Le voyou 2.0 vient de récupérer des euros sonnants et trébuchants. La personne piégée se retrouve avec un énorme trou dans son compte en banque. Sans parler de la location de la voiture, que les escrocs pourront récupérer et utiliser à d’autres fins que les vacances !

Comment les repérer ?

Pôle Emploi, qui dans le Nord de la France ne semble pas vérifier l’intégralité de ces offres comme l’indique la Voix du Nord du 5 janvier 2016, donne quelques clés pour ne pas être piégés. Parmi les propositions : Ne donnez jamais vos données personnelles à un inconnu (votre numéro de sécurité sociale, le numéro de permis de conduire, votre RIB, numéros de compte, de carte bancaire, accès de connexions, etc.). Tout recruteur qui vous demanderait ce type d’information, avant même de vous avoir rencontré, doit être considéré comme suspect ; protégez votre ordinateur ou votre périphérique en installant antivirus et pare-feu ; n’envoyez pas d’argent à un employeur potentiel ; Ne versez aucune somme d’argent en échange d’un contrat de travail potentiel ; N’acceptez aucune rétribution, de quelque nature que ce soit, de votre futur employeur tant que vous n’avez pas signé le contrat de travail [Attention, j’ai pu croiser de faux contrats de travail. Bannissez les entreprises inconnues, basées à l’étranger, NDR) ; Ne poursuivrez pas la communication si vous doutez de l’honnêteté de votre interlocuteur. « N’hésitez pas à demander toute précision qui vous semble utile afin de vous assurer que l’offre proposée est bien réelle et sérieuse » termine Pôle Emploi sur son site web.

Dans le quotidien nordiste, l’une des victimes indique cependant n’avoir reçu aucune réponse à ses demandes insistantes sur le sérieux d’une des annonces « J’ai contacté mon conseiller pour demander si une vérification est faite sur le sérieux des offres. Je n’ai jamais obtenu de réponse. »

En cas de fraude ou d’abus de ce type, n’hésitez pas à contacter la rédaction de ZATAZ.COM via leur protocole d’alerte sécurisé ou encore Info Escroquerie au 0 811 02 02 17 ou via le site Internet internet-signalement.gouv.fr.

Piratage d’entreprises au Japon : la moitié ne le savaient pas

Sur 140 entreprises privées et publiques japonaises interrogées, 75 organisations ne savaient pas que les données de leurs utilisateurs avaient été volées.

Le piratage informatique n’arrive pas qu’aux autres. Nous sommes toutes et tous susceptibles de finir dans les mains malveillantes de pirate informatique. Nos données sont tellement partagées par les entreprises qu’il est difficile, voire impossible, de les contrôler.

Au japon, par exemple, une étude intéressante vient d’être publiée par le Kyodo News. Sur les 140 entreprises interrogées, et ayant été piratées en 2015, 75 organisations ont confirmé qu’elles n’avaient pas remarqué l’attaque. Plus de la moitié avaient découvert la fuite de données après l’intervention de la police, ou d’une autre source. Sur ces 140 entreprises, 69 étaient du secteur privé, 49 étaient des agences gouvernementales et 22 universités.

Les 65 entreprises restantes ont indiqué s’être rendues compte, via des audits internes, de la fuite de leurs données. En 2015, les sociétés telles que Seki Co (267000 CB piratées) ; Chateraise CO (200000 données clients) ; Tamiya Inc (110000 données clients) ou encore Itochu Corp, l’Université de Tokyo, la Waseda University, l’association du pétrole japonais ont été touchés par un piratage informatique.

La plus grosse fuite aura touché le service des pensions de retraite du Japon (Japan Pension Service) avec 2,7 millions de données dans la nature. En 2014, Japan Airlines avait du faire face à la fuite de 750,000 données de son club de clients VIP. En 2013, Yahoo! Japan enquêtait sur le vol probable de 22 millions de comptes utilisateurs.

Chantage informatique saveur Macaron

Une entreprise de Montmorillon piratée. Sa base de données volée. Les pirates ont tenté de faire chanter la PME spécialisée dans les Macarons.

Les amateurs de Macarons connaissent l’artisan Rannou-Métivier. Cette entreprise familiale basée à Montmorillon, dans la région de Poitiers, est spécialisée dans cette petite gâterie sucrée qu’est le macaron. Des pirates informatiques ont jeté leur dévolu sur le site Internet de la société. Une faille SQL plus tard et les malveillants sont repartis avec la base de données [BDD].

Une BDD comprenant les informations clients : mails et mots de passe. « Notre service informatique a immédiatement réagi pour renforcer la sécurité du site. Cependant, des données ont déjà été volées » souligne dans le courriel envoyé aux clients de Rannou-Métivier. Les pirates ont réclamé de l’argent à la société. En contre partie, les voyous du web ne diffuseraient pas les informations collectées. Depuis, le chiffrement des sésames a été instauré, espérons juste que cela n’est pas un modeste format MD5 et que les pirates ne diffuserons pas les informations volées.

Une attaque qui démontre une fois de plus l’intérêt des base de données pour le blackmarket. Si cette derniére ne peut-être vendue, ce qui ne veut pas dire  que les données n’ont pas été diffusés dans le BM, les pirates n’hésitent plus à contacter les victimes pour « dealer » une rançon. L’année derniére, le groupe Rex Mundi s’était spécialisé dans ce type de chantage à la base de données clients. [La Nouvelle république]

Qui veut la peau de Roger Ramnit ?

La version 2 du code malveillant Ramnit fait surface sur la toile. Un logiciel pirate avide de données bancaires.

À la fin du mois de Février 2015, Europol, en collaboration avec plusieurs sociétés de sécurité informatique mettait fin à plusieurs serveurs (C&C) permettant de contrôler le botnet Ramnit. La police internationale parlait alors de 3 millions de pc infiltrés. Un an plus tard, Ramnit 2 sort son artillerie lourde. Pour l’équipe  X-Force de la Threat Intelligence Team d’IBM, Ramnit revient lentement sur ses terres sous une nouvelle version. Sa cible reste toujours les données bancaires.

Ramnit a fait ses débuts sur la scène de la cybercriminalité en 2010. Il est devenu le quatrième plus grand botnet dédié à la fraude financière à la fin de l’année 2014, derrière GameOver Zeus, Neverquest (Vawtrack) ou encore Shylock. Principalement destiné aux utilisateurs dans les pays anglo-saxons comme les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni, le botnet a rapidement inquiété les autorités. En février 2015, avec l’aide de Microsoft, Symantec et Anubis Networks, le Centre d’Interpol dédié à la lutte contre la cybercriminalité (EC3) le centre de commandement de Ramnit était mis hors d’état de nuire. Même si des commandes envoyées par des ordinateurs infectés recherchent toujours à converser avec le C&C saisi par les autorités, les pirates se sont penchés sur une nouvelle version de Ramnit.

Ramnit v2, repensé intégralement
Les pirates ont repensé intégralement leur outil malveillant. Les experts en sécurité d’IBM affirment qu’il n’y a pas d’énormes différences entre l’ancienne version du cheval de Troie Ramnit et sa nouvelle monture, à l’exception de sa méthode d’infection. Alors que le Ramnit était diffusé par clé USB et P2P, Ramnit 2 est construit de maniére à diriger les potentielles victimes vers des pages web fabriquées pour l’occasion, ou infiltrées pour y cacher les kits d’exploits pirates.

Fait intéressant, le code source de Ramnit n’a jamais été diffusé et partagé dans le darknet. Un élément qui tenterait à laisser penser que Ramnit 2 a été écrit par le/les mêmes codeurs. Ramnit a permis d’attaquer plusieurs grandes banques au Canada, en Australie, aux États-Unis et en Finlande. (SoftMedia)

Code malveillant dans la gestion des Hôtel Hyatt

Après les Hôtels Sheraton, Hilton et Le Meridien, c’est au tour du groupe hôtelier Hyatt d’être la cible d’une attaque informatique.

L’hôtelier américain Hyatt a indiqué sur son site Internet avoir été la cible d’une attaque informatique d’envergure. Une enquête en cours a permis de découvrir que des ordinateurs de la marque américaine avait été infiltrés et qu’un code malveillant permettait l’accès aux informations internes et sensibles.

Dans son communiqué de presse Hyatt Hotels indique avoir identifié « récemment » un programme informatique malveillant dans des systèmes informatiques habituellement utilisés dans la gestion du système de paiement de ses sites Internet « Sitôt l’activité découverte, la société a lancé une enquête et engagé les meilleurs experts en sécurité, dixit Hyatt, Les clients peuvent avoir confiance quand ils utilisent une carte de paiement dans des hôtels Hyatt dans le monde ». Chuck Floyd, le président des opérations chez Hyatt, encourage les clients à surveiller de près leurs relevés bancaires. Sait-on jamais !

Les hôtels, cibles faciles pour les pirates
Comme je peux vous l’expliquer et démontrer depuis des années, les Hôtels, et leurs clients, sont des proies faciles pour les pirates informatiques. Poubelles, documents bancaires, ordinateurs sont quelques portes d’entrées faciles. Combien d’hôtels infiltrés sans que personne ne puisse le savoir ? Impossible à savoir. Les cas que je traite, via le protocole de zataz.com, sont de plus en plus nombreux à l’image de du Carthage Thalasso sur la côte Tunisienne. Des internautes annonçait avoir la main sur les ordinateurs de cet important établissement hôtelier.

Cheval de Troie, accès à l’administration, aux documents des employés. Autant de données revendus, ensuite, dans le blackmarket. Fin septembre, le Département de la Justice de l’État de Californie (DoJC) confirmait le piratage d’au moins sept hôtels du groupe Trump. Ici aussi, un code malveillant avait été découvert. Des Français impactés ? très certainement, à l’image de ceux touchaient par le piratage de 10 hôtels du groupe Mandarin Oriental ou encore cette révélation concernant plusieurs dizaines d’Hôtels de part le monde dans lesquels j’avais pu découvrir des données privées et sensibles appartenant à des entreprises Françaises. Documents oubliés par des vacanciers, dans les ordinateurs en accès libres des hôtels visités.

Manipulation des données d’une compagnie aérienne chinoise

Un internaute met la main sur le site Internet d’une compagnie aérienne Chinoise et réussi à détourner 150 000 euros en annulant des voyages.

Zhang est un internaute Chinois de 19 ans. Comme beaucoup de ses petits camarades, ils touchent au piratage. Le gouvernement ne dit rien, tant que ces « visites » ne visent pas les entreprises locales. Sauf que Zhang a oublié l’adage « Une petite armée résiste à l’ennemi, une grande armée le capture » L’art de la Guerre – Art. III. Bilan, après s’être invité dans le serveur d’une compagnie aérienne, il a manipulé les comptes clients et réussi à soutirer 150 000 euros via les 1,6 million d’informations de réservations qu’il a copié et qui incluaient noms, numéros de carte d’identité, numéros de téléphone, adresses e-mail et autres données de vol. Dans son « attaque », elle va durée 15 jours, Zhang écrivait aux passagers en indiquant que leur vol avait été annulé et qu’il fallait reprogrammer un voyage. Zhang vendait de nouveaux billets et prenant sa commission. Il a été arrêté. (People)