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La France toujours sous le feu des ransomware

Une nouvelle étude sur les ransomwares montre que l’impact des attaques est toujours aussi important en France et coûte cher aux entreprises.

Les résultats de la deuxième édition d’une étude mondiale présentant les conséquences des ransomwares sur les entreprises, réalisée en février 2018 par le cabinet Vanson Bourne en France, Allemagne, Royaume Uni, États-Unis a de quoi inquiéter sur le comportement des entreprises face aux Ransomwares. Cette étude, mise en place par SentinelOne, spécialiste des solutions autonomes de protection des terminaux, montre qu’en France, le nombre d’attaques a progressé, passant de 52 % en 2016 à 59 % pour les entreprises qui admettent avoir subi une attaque par ransomware au cours des 12 derniers mois. Les entreprises touchées ont dû faire face à une moyenne de 4 attaques durant cette période. A noter que l’Allemagne a vécu une année particulièrement mouvementée avec 79 % des organisations qui ont été ciblées au moins une fois par un ransomware contre 51 % en 2016.

En France, si dans 53 % des cas, l’attaque la plus réussie a permis aux attaquants de chiffrer des fichiers, cela s’est révélé sans conséquence pour l’entreprise soit parce qu’elle disposait de sauvegardes pour remplacer les données corrompues, soit parce qu’elle a été en mesure de déchiffrer les fichiers. 7 % des victimes n’ont pas trouvé de solution pour récupérer leurs données et 3 % ont préféré payer la rançon pour déchiffrer les données. A titre compartif, aux Etats-Unis, les entreprises ont davantage tendance à payer la rançon (11 % des victimes).

Des conséquences financières et réputationnelles considérables

Le coût direct de l’attaque ainsi que le temps de remédiation ne sont pas négligeables. Ainsi, le coût moyen estimé par les répondants français suite aux attaques par ransomware est de près de 650 000 euros. Le nombre moyen d’heures consacrées au remplacement des données chiffrées par des données de sauvegarde ou à la tentative de déchiffrement des fichiers est estimé à 42 heures (contre 33 heures en 2016).

Les entreprises françaises figurent parmi celles qui ont payé le montant de rançon le plus bas : ceux qui choisissent de payer ont dépensé en moyenne 31 500 euros en rançon, contre une moyenne mondiale de 38 900 euros au cours des douze derniers mois. Ces montants sont en baisse puisqu’en 2016 le montant moyen pour la France était de 85 900 euros et de 51 500 euros au niveau global.

L’ensemble des répondants français s’accordent pour dire que les ransomware ont eu un impact sur leur organisation. La conséquence la plus importante a consisté en une augmentation des dépenses de sécurité informatique (54 %) ainsi qu’un changement de stratégie de sécurité pour se concentrer sur l’atténuation (34 %). En outre, plus d’un répondant sur cinq rapporte que son organisation a connu une publicité négative dans la presse et 34 % que cela à nuit à la réputation de l’entreprise.

« On aurait pu croire qu’après les récentes attaques et l’impact qu’ont eu les ransomware au cours de l’année écoulée les entreprises auraient pris davantage de mesures, or ce n’est pas le cas », déclare Frédéric Benichou, directeur régional Europe du Sud de SentinelOne. « Pourtant, au vu de l’impact que peuvent avoir les ransomware sur l’activité économique et l’image d’une entreprise, c’est un risque qu’il peut être dangereux de prendre. »

Quelles sont les données ciblées ?

En France, les données financières sont particulièrement ciblées (dans 46 % des attaques), suivie des données clients (38 %) et celles relatives aux produits (32 %). Au niveau informatique, les matériels les plus touchés sont avant tout les PC (68 %), les serveurs (56 %) et les terminaux mobiles (31 %).

La sensibilisation des employés reste négligée

Dans 58 % des cas, les professionnels de la sécurité français déclarent que les cybercriminels ont accédé au réseau de leur organisation par le biais d’emails de phishing ou via les réseaux sociaux. 42 % ont indiqué que l’accès avait été obtenu grâce à la technique du drive-by-download déclenché lorsque l’on clique sur un lien menant à un site web compromis, et 39 % ont déclaré que l’attaque est arrivée via un poste de travail faisant partie d’un botnet. La France semble quand même relativement mieux sensibilisée sur le phishing que les autres pays puisque le phishing a permis l’accès dans 69 % des cas en moyenne sur l’ensemble des pays couverts par l’étude.

La sensibilisation reste néanmoins largement perfectible puisque pour 34 % des répondants français, si l’attaque a été couronnée de succès, c’est à cause de la négligence d’un employé. 44 % reconnaissent néanmoins que la faute revient en premier à un antivirus traditionnel inccapable de stopper ce type d’attaque. Il n’en reste pas moins que 39 % des employés français ont quand même décidé de payer la rançon sans intervention ou accord préalable de leur département informatique/sécurité.

« Le problème des ransomware est là pour durer », conclu Frédéric Bénichou. « Il est plus que temps pour les entreprises de prendre les mesures nécessaires pour faire face à ces attaques récurrentes que ce soit au niveau technologique ou humain. Cela implique de mettre en œuvre des solutions de lutte contre les menaces de nouvelles génération et de prêter davantage de considération à la sensibilisation et la formation dispensée aux employés, un point clé trop souvent négligé. »

Atteintes à la vie privée

Atteintes à la vie privée : Les consommateurs français craignent un recul de leurs libertés individuelles.

Une étude publiée par The Economist Intelligence Unit (EIU) avec ForgeRock révèle les nombreux risques liés à la collecte et au partage des données personnelles, tels qu’ils sont perçus par les consommateurs du monde entier. Ces derniers demandent plus de transparence et de contrôle, ainsi que des engagements des autorités publiques et des industriels pour protéger leur vie privée.

What the Internet of Things means for consumer privacy (L’Internet des Objets et son impact sur la vie privée des consommateurs) est une étude menée par l’EIU avec Forgerock. Elle sonde les préoccupations et priorités des consommateurs mondiaux vis-à-vis de l’Internet des Objets (IoT). Elle est basée sur un sondage mené auprès de 1 629 personnes dans huit pays (Allemagne, Australie, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Japon et Royaume-Uni). Les données utilisées ici sont les chiffres français, alignés sur les tendances observées dans les autres pays. (1)

Dans leur majorité, les consommateurs interrogés font part de nombreuses inquiétudes liées à la collecte et à la transmission de leurs données personnelles. Profilage comportemental, vol et usurpation d’identité, etc. : 73% des sondés s’inquiètent de voir ces petites intrusions dans leur vie privée affecter leurs libertés individuelles. 92% déclarent vouloir un contrôle sur les informations transmises dans les collectes automatiques des données, et ils sont 83% à vouloir être informés dans les points de ventes sur les capacités de collecte de l’objet connecté.

L’importance des actions suivantes en matière de protection des données personnelles transmises automatiquement par les objets connectés :
– Permettre aux utilisateurs de contrôler quelles informations sont collectées : 92%
– Informer les utilisateurs lors de la collecte : 90%
– Informer les utilisateurs des mises-à-jour de sécurité : 87%
– Informer les utilisateurs sur les capacités de collecte de l’objet connecté dans les points de vente : 83%

Malgré les efforts menés par les entreprises pour se conformer aux réglementations à venir, les consommateurs souhaitent que les droits relatifs aux données soient inclus dans le Règlement Général de Protection des Données de l’Union Européenne, qui entrera en vigueur en mai 2018. Ils sont 68% à considérer le droit d’effacer leurs données ( le « droit à l’oubli » ) comme prioritaire. Sur cette question, les français se montrent significativement plus sensibles que la moyenne de l’étude qui est de 57%. (2)

Les résultats de l’étude – complétés d’entretiens avec des experts – proposent des stratégies pour aider les entreprises à renforcer la confiance des consommateurs. Parmi celles-ci : la collaboration avec les autorités publiques, et des engagements fermes de la part des industriels pour protéger la vie privée de leurs clients.

Un contrôle rigoureux par les autorités de l’application des standards est essentiel : 89% des sondés demandent des sanctions accrues pour les entreprises qui violeraient les normes de confidentialité.

Ben Goodman, Vice-Président de ForgeRock en charge de la stratégie globale et de l’innovation : « Les consommateurs sont de plus en plus conscients des conséquences de leurs interactions numériques quotidiennes. Les entreprises doivent donc prendre à bras le corps ce sujet si elles veulent conserver la confiance des consommateurs. Cela fait des années que nous bénéficions tous gratuitement des services des plateformes sociales en échange de nos informations personnelles. À la lumière des récentes révélations concernant les politiques de traitement des données de Facebook, il est temps de reconsidérer ce qui relève du piratage et les comportements qui devraient être assimilés comme tels afin de mettre en place les mesures de protection appropriées. Doit-on par exemple considérer comme étant du piratage toute situation où une entreprise utilise la data de ses clients d’une manière inattendue ? Quel est le niveau acceptable de divulgation d’informations personnelles par un individu ? Toutes ces questions doivent faire l’objet d’un débat, d’autant plus que les technologies de l’IoT continuent de remodeler la vie quotidienne à la maison, au travail et les façons dont nous nous déplaçons« .

Nick Caley, Vice-Président de ForgeRock en charge des industries financières et de régulation : « 9 français sur 10 réclament des sanctions accrues pour les entreprises qui violent la vie privée des consommateurs. C’est un signal fort pour toute organisation qui traite et utilise les données de ses clients, et plus particulièrement les sociétés de services financiers. Au fur et à mesure que les entreprises adaptent leurs infrastructures et leurs pratiques pour se conformer à l’Open Banking, à la directive PSD2 ou au RGPD, ils doivent garder à l’esprit que les régulateurs ont fait du consentement la clé de voute de chacune de ces lois. Et à juste titre, l’étude montre clairement que les consommateurs attendent des organisations qu’elles sollicitent et obtiennent le consentement des individus avant de recueillir leurs données personnelles. »

Veronica Lara, rédacteur en chef de l’étude : « Les consommateurs sont inquiets à juste titre, car l’omniprésence de capteurs interconnectés via l’Internet des Objets génère des nouvelles couches de risques qui sont difficiles à appréhender. Le manque de transparence et l’impossibilité pour les consommateurs de contrôler leurs données exacerbent la perception des menaces pesant sur leur vie privée et leur sécurité. Les choses semblent évoluer, cependant, à mesure qu’ils exigent des garanties plus fortes et que le RGPD étend son influence au-delà des frontière de l’UE. »

Protéger sa gestion des mots de passe

Quel est le comportement des utilisateurs de mot de passe ? La société IS Decisions s’est penchée sur le problème en lançant une grande enquête aux États-Unis et au Royaume-Uni. Le vol et le partage de mot de passe font amis-amis.

Pour un administrateur et autre responsable de sécurité informatique, identifier une activité suspecte peut rapidement devenir l’enfer. Dans le lot des attaques difficiles à « environnementer », l’utilisation par les pirates informatiques des identifiants de connexion officiels.

Bien que ce soit souvent le comportement de sécurité de l’utilisateur final qui permette de voler ces identifiants, plutôt que de blâmer les utilisateurs d’être humains, la société IS Decisions propose une infographie qui affiche comment mieux protéger les connexions authentifiées de tous les utilisateurs.

On découvre, par exemple, que 45% des violations de données sont le résultat d’informations d’identifications compromises. 58% de ces compromissions le sont en raison d’une attaque informatique sous forme de phishing ; 38% en raison du partage de votre mot de passe avec un collègue. Le social Engineering, qu’exploite l’hameçonnage, regroupe 35% des cyberattaques. 22% des vols d’identifiants en raison d’une base de données piratée comprenant les informations d’identification de l’utilisateur.

Trend Micro et Panasonic s’associent pour sécuriser les véhicules connectés

Trend Micro et Panasonic Corporation annoncent un partenariat innovant visant à développer une solution de cyber-sécurité permettant de détecter et contrer les risques de piratage ciblant les voitures connectées et autonomes.

Ce partenariat a pour objectif de garantir un niveau de sécurité élevé pour ces véhicules, la solution étant capable de déceler et de prévenir les intrusions visant, d’une part les unités de commande électronique (UCE – Electronic Control Unit)*1 qui assurent le contrôle des comportements dynamiques de conduite tels que l’accélération, la direction et le freinage ; et d’autre part les plateformes d’info-divertissement embarquées (IVI – In Vehicule Infotainment)*2 comme les systèmes de navigation et les boitiers télématiques*3.

Les risques de piratage des systèmes de direction et de freinage dans les véhicules connectés sont bien réels. De nouvelles failles de sécurité sont découvertes quotidiennement, permettant aux cybercriminels de prendre le contrôle d’un véhicule à distance. Il est donc indispensable de définir des mesures de sécurité dans chaque voiture connectée, mais également d’analyser les nouvelles formes d’attaques grâce à une surveillance continue des systèmes embarqués depuis le Cloud, tout en capitalisant sur les données analytiques produites pour développer et généraliser des contre-mesures adéquates.

Ce partenariat s’appuiera sur la technologie de détection et de prévention des intrusions*4 pour le réseau CAN (Control Area Network) de Panasonic, ainsi que sur la solution Trend Micro IoT Security*5. La technologie Panasonic permettra de détecter l’ensemble des commandes non autorisées envoyées aux unités de commande électronique (ECU). Trend Micro IoT Security capitalise sur l’expertise de Trend Micro à l’échelle mondiale, ainsi que sur ses solutions basées sur l’intelligence connectée, notamment pour ce qui est de l’analyse des malware*6. La solution sera implémentée sur les plateformes d’info-divertissement embarqué (IVI) comme les systèmes de navigation, pour identifier les attaques tentant d’exploiter des vulnérabilités via le réseau Internet. Grâce à ce partenariat, les événements identifiés par les deux technologies seront collectés et envoyés à une plateforme d’analyse dans le Cloud pour détecter et bloquer le trafic suspect.

Ce partenariat technologique permettra ainsi de fournir une solution globale – dont des systèmes embarqués et des systèmes Cloud – visant à prévenir les cyber-attaques ciblant les véhicules autonomes et connectés. Les deux entreprises planifient un lancement commercial à l’horizon 2020.

*1 Unité de commande électronique : calculateurs qui commandent des actionneurs comme le moteur ou la direction
*2 Info-divertissement embarqué (IVI) : applications de divertissement et d’information disponibles dans les voitures
*3 Télématiques : service qui envoie et reçoit des données vers et depuis un véhicule
*4 Technologie de détection et de prévention CAN : technologie qui surveille le bus CAN (Control Area Network), autorisant les communications entre les unités de commande électroniques pour détecter les commandes non autorisées et les traiter comme invalides
*5 Trend Micro IoT Security : solution de sécurité pour les dispositifs embarqués connectant l’extérieur du véhicule à des communications IP sur des systèmes d’exploitation tels que Linux
*6 Malware : terme générique utilisé pour désigner différentes formes de logiciels ou de codes malveillants créés pour causer des dommages, y compris des virus informatiques.

Le cybercrime aurait coûté près de 600 milliards de dollars à l’économie mondiale

Le marché du cybercrime est de plus en plus facilité, à mesure que ses acteurs exploitent les marchés parallèles et les monnaies numériques.

McAfee en partenariat avec le CSIS – Center of Strategic and International Studies, a publié un nouveau rapport sur l’impact économique de la cybercriminalité. Intitulé ‘Economic Impact of Cybercrime – No Slowing Down’, il révèle que l’économie du cybercrime coûte près de 600 milliards de dollars aux entreprises, soit 0,8 % du PIB mondial. En comparaison avec la première étude réalisée en 2014, une hausse de 445 milliards de dollars est observée, soit une évolution de 26 %.

Le rapport attribue notamment cette croissance à la facilité de s’engager dans la cybercriminalité – le volume de centres de cybercriminalité connaît une importante croissance, à l’adoption rapide des nouvelles technologies par les cybercriminels, ainsi qu’à la sophistication financière croissante des plus aguerris d’entre eux.

« Le monde numérique a transformé presque tous les aspects de nos vies. Il en va de même pour en matière de criminalité, aujourd’hui, le cybercrime est moins risqué, plus rentable et plus facile que jamais », déclare Steve Grobman, Chief Technology Officer – McAfee.

« En matière de ransomwares, les cybercriminels peuvent externaliser une grande partie de leur travail à des tiers compétents. Les fournisseurs de ‘Ransomware-as-a-service’ adaptent désormais l’automatisation pour exécuter leurs attaques et cibler des millions de systèmes. C’est sans compter les cryptomonnaies qui offrent désormais un moyen de monétisation rapide pour un risque moindre. Le chiffre de $600 milliards de perte liées à la cybercriminalité reflète bien la manière dont la technologie a transformé l’économie du crime en ligne. »

Selon le rapport, les banques demeurent une cible préférée des cybercriminels, et les États représentent la source la plus dangereuse en termes de cybercriminalité. La Russie, la Corée du Nord et l’Iran sont les plus actifs en matière de piratage des institutions financières, tandis que la Chine est la plus active dans le cyber-espionnage.

« Notre recherche a démontré que la Russie dispose d’une longueur d’avance dans le domaine du cybercrime, reflétant les compétences de sa communauté de hackers et son mépris pour l’application des lois occidentales », explique James Lewis, Vice-Président du CSIS.

« La Corée du Nord est en seconde position, elle utilise le vol de cryptomonnaies pour aider à financer son régime. Nous observons aujourd’hui un nombre grandissant de centres de cybercrime, non seulement en Corée du Nord mais aussi au Brésil, en Inde ou encore au Vietnam. »

Au sein des différents pays où le cybercrime a été mesuré (Amérique du Nord, Europe, Asie centrale, Asie de l’Est et du Pacifique, Asie du Sud, Amérique latine, Caraïbes, Afrique subsaharienne, Moyen-Orient et Afrique du Nord), les pertes sont, sans surprise, les plus importantes dans les pays riches. Cependant, les nations enregistrant les plus grandes pertes (en pourcentage de leur revenu national) sont celles de niveau intermédiaire, c’est-à-dire qui sont numérisées mais pas encore pleinement équipées en matière de solutions de cybersécurité.

Le vol de propriété intellectuelle représente au moins 25% du coût de la cybercriminalité et peut menacer la sécurité nationale lorsqu’il s’agit de technologie militaire. Le ransomware est le vecteur d’attaque enregistrant le taux de croissance le plus rapide : on dénombre plus de 6 000 marchés en ligne et plus de 45 000 variants de « Ransomware-as-a-Service » (RaaS), qui gagne en popularité. Le « cybercrime-as-a-service » se sophistique, avec des marchés florissants offrant une grande diversité d’outils et de services tels que les kits d’exploitation, les malwares personnalisés et la location de réseaux de botnet. L’anonymat des cryptomonnaies, telles que Tor et le Bitcoin, protège les acteurs.

Sites pornographiques : Le Français, un chaud lapin 2.0

Selon une étude, 33 % des adultes français consultent des sites pornographiques au moins 1 fois par jour. 40% d’entre eux ont déjà été contaminés par un virus informatique en visitant des sites pour adultes.

Une étude, réalisée en octobre 2017, sur les cyber-risques associés à la consultation de sites pornographiques vient de produire ses chiffres. Réalisée auprès de 1000 Français, cette étude Kaspersky révèle que 33 % des adultes consultent des sites pornographiques au moins 1 fois par jour, et ce pour une durée moyenne de 22 minutes par visite… soit l’équivalent de 4 jours par an ! Et cette pratique n’est pas sans risque : 40% contaminés par un virus informatique en consultant ces sites. Parmi les autres chiffres, 17% ignoraient que les smartphones et tablettes s’infectaient. 18 % croient protéger leur ordinateur en effaçant leur historique de navigation. 20 % pris en flagrant délit de consultation d’un site pour adultes. 23 familles de malwares Android ont été identifiées comme exploitant la pornographie.

Vous retrouverez la liste complète à la fin de cette brève. 21 % des personnes interrogées accusent leurs proches pour ne pas avoir à en assumer la responsabilité. 18 % protégés en utilisant un navigateur web en mode privé. 22 % reconnaissent consulter des sites pornographiques au travail.

Top 10 des virus informatiques

1. Le cheval de Troie : Sous couvert d’un programme d’apparence inoffensive, il véhicule une charge malveillante.
2. Le téléchargement « drive-by » : Il s’agit d’une méthode courante de propagation de malware. Les cybercriminels recherchent des sites web non sécurisés afin d’implanter un script malveillant dans le code de leurs pages.
3. Le détournement de clic : Cette méthode consiste à inciter un utilisateur à cliquer sur un objet sur une page web tout en lui faisant croire qu’il clique sur un autre.
4. Les bots Tinder : Ces programmes automatiques se font passer pour de véritables utilisateurs sur les sites de rencontre.
5. Le chat-phishing : Des cybercriminels fréquentent des sites de rencontre ou des forums, y encourageant les utilisateurs à cliquer sur des liens vers des forums de live sex et autres sites pornographiques.

Ransomware et pornware

6. Le ransomware : Les cybercriminels utilisent des « bloqueurs » pour interdire à la victime l’accès à sa propre machine, invoquant souvent la présence de « contenu pornographique illicite » en misant sur le fait que quiconque ayant consulté des sites pour adultes est moins enclin à se plaindre aux autorités.
7. Le vers : Ce type de programme se reproduit sans écrire son code dans d’autres fichiers. Au lieu de cela, il s’installe une fois sur la machine d’une victime puis recherche un moyen de se propager à d’autres.
8. Le pornware : Il peut s’agir d’un programme authentique mais aussi d’un adware installé par un autre programme malveillant et conçu pour afficher du contenu inapproprié sur la machine de la victime.
9. Le spyware : Logiciel d’espionnage qui permet à un pirate d’obtenir subrepticement des informations sur les activités en ligne de la victime et de les exfiltrer de sa machine.
10. Le faux antivirus : De prétendus logiciels antivirus exploitent la crainte des utilisateurs. Des malwares dans votre machine pendant le visionnage de contenus pornographiques.

Domotique : objets connectés sont-ils dangereux ? Test !

Les objets connectés et la domotique sont devenus omniprésents dans notre quotidien, au travail comme à la maison : téléphones, ampoules, enceintes, montres, caméras, voitures, etc. Pourtant, nous devrions nous préoccuper des informations que nous transmettons (mode de vie, habitudes, localisation, photos et vidéos, etc.) et les risques d’un tel partage. À cet effet, ESET reconstitue une maison connectée lors du Mobile World Congress, où différents appareils sont testés afin de mettre en évidence les vulnérabilités liées à ces objets qui nous entourent. Partage de données, virus, informations collectées… Que risque-t-on vraiment en partageant avec ces objets des informations nous concernant ? Nos experts ont testé 12 produits que nous retrouvons habituellement dans une maison connectée.

L’un de ces objets de domotique qui n’a pas été listé ici présentait de nombreuses vulnérabilités importantes. Nous avons averti le fabricant pour qu’il puisse y remédier. Cet appareil est une centrale de commande domotique qui peut gérer les détecteurs de mouvement, les commandes de chauffage, les moteurs de volets roulants, les capteurs d’environnements et les prises intelligentes.

Voici les principales vulnérabilités de cet appareil :

  • Le processus de connexion au réseau local n’est pas entièrement protégé par un système d’authentification. L’option par défaut autorise la connexion automatique, qui contourne le renseignement d’informations d’identification standard telles que l’identifiant et le mot de passe. Le fabricant mentionne ce problème dans une alerte de sécurité et recommande de désactiver cette option par défaut.
  • Comme avec presque tous les systèmes de maison connectée, un service Cloud permet de gérer les appareils connectés depuis un endroit X. Les communications vers le service cloud ne sont pas chiffrées.
  • Le service Cloud des fournisseurs a la possibilité d’établir une connexion VPN (Virtual Private Network – à distance) avec les périphériques distants. Une fois ce tunnel établi, il pourrait être possible de modifier la configuration du réseau distant. Cela pourrait entraîner l’accès au réseau local des utilisateurs sans leur consentement.
  • L’accès au service Cloud nécessite un enregistrement. Si les détails concernant l’utilisateur sont compromis, l’accès VPN au réseau distant peut présenter un risque considérable.

Les autres appareils que nous avons testés et détaillés dans ce rapport permettent de mettre en évidence certaines vulnérabilités qui doivent être prises en compte au moment de l’achat de l’appareil. Par exemple, les caméras D-Link et la connexion TP-Link présentent des problèmes de sécurité. La principale préoccupation de ces caméras est l’absence de chiffrement du flux vidéo, accessible depuis un système d’authentification faible.

La confidentialité de la domotique, un sujet qui nous concerne tous

La radio Internet Soundmaster, qui ne dispose pas entre autres de politique de confidentialité, a alerté nos chercheurs. Les préoccupations les plus importantes concernent les assistants intelligents à commande vocale – en l’occurrence Alexa. Il s’agit d’un service qui sert de conduit à tous les autres appareils et qui stocke ensuite les interactions avec eux. Ni la réputation de l’appareil ni les services d’Amazon ne sont en cause, mais un pirate intelligent qui tente de recueillir des données personnelles pour le vol d’identité pourrait créer une attaque par spear-phishing pour accéder au compte Amazon des victimes.

AMAZON ECHO

Les interactions que vous aurez avec cet appareil permettront d’informer Amazon des produits que vous souhaitez acheter, de ce que vous écoutez, des autres produits connectés que vous avez et ainsi de suite. Cette collecte de données permet de créer un profil qui contient potentiellement des détails très précis sur votre style de vie – le rêve d’un marketeur, et aussi celui d’un cybercriminel. Avec les violations de données fréquentes, tout assistant numérique activé par la voix doit nous préoccuper. Si, par exemple, quelqu’un accède à votre identifiant et votre mot de passe Amazon, il a la possibilité d’écouter vos interactions avec Alexa. Le stockage d’informations stockées constitue un problème de confidentialité.

D-LINK

Les mises à jour de micrologiciels sont au format http et non https (le -s- indique que le protocole est sécurisé), ce qui signifie qu’un pirate pourrait injecter des virus lors d’une mise à jour, car le flux de données n’est pas chiffré. Les caméras incluses dans notre test de maison connectée présentent des faiblesses. La caméra est contrôlée depuis l’application mydlink, qui est chiffrée. Mais si le flux vidéo lui-même est mal protégé, les problèmes de sécurité et de confidentialité se concentrent autour du contenu « capturé ».

NETAMTO

Si vous décidez de partager les données de votre appareil, sachez que votre emplacement est identifié. Jetez un œil ici. Vous comprendrez comment, en sélectionnant l’un des appareils. L’adresse de rue d’un propriétaire de NetAMTO est indiquée.

NOKIA HEALTH

Nous avons tenté d’accéder aux données qui circulent entre l’application Health Mate et le service Cloud affilié. Il était possible de lancer une attaque de type « MitM » entre l’application Android et le Cloud. Ceci signifie que les communications sont interceptées sans que l’utilisateur soit au courant.

Ici, l’attaque à distance n’est pas possible. Cependant, en cas de compromission, les données transmises deviennent lisibles. Ceci dit, pour NOKIA HEALTH, il est peu probable de trouver un scénario où un pirate peut accéder au téléphone, rooter l’appareil, intercepter le téléchargement du firmware, le réécrire, puis appuyer sur un bouton de configuration magique sur les balances réelles et installer le nouveau firmware.

Cependant, lorsque vous associez Nokia Scales à Amazon Echo, vous pouvez poser des questions à Alexa sur les données stockées dans votre compte Health Mate. Sur la page Internet d’Amazon qui détaille l’habileté et l’offre des compétences Nokia, il y a la déclaration suivante : Alexa et Amazon, Inc. ne stockent ni ne conservent vos données Nokia Health, mais les interactions vocales associées à votre compte Amazon peuvent contenir vos données Nokia Health Mate.

Lorsque vous liez Alexa et accordez à Amazon la permission d’accéder à votre compte Nokia Health Mate, vous accordez en réalité à Amazon Alexa l’accès aux données personnelles, y compris le poids, la distance parcourue, le sommeil et les objectifs. Ces informations sont stockées sous forme d’interactions vocales associées à votre compte Amazon.

SONOS

Si, par exemple, vous avez des enceintes dans les chambres de vos enfants, nommer les enceintes en utilisant leurs noms réels peut, par inadvertance, mener à partager des données avec Sonos au sujet des personnes de votre famille.

WOERLEIN

En l’absence de politique de confidentialité, nous devons nous fier à notre enquête pour comprendre la communication entre l’appareil et Internet. Tout d’abord, lors de la configuration de l’appareil pour se connecter au réseau Wi-Fi, le mot de passe n’est pas masqué. Si l’appareil est accessible, par exemple dans un lieu public tel qu’un bureau ou un établissement de vente au détail, les informations d’identification Wi-Fi seront accessibles en cliquant sur les paramètres.

Lors de la sélection d’une station de radio, une instruction est envoyée en clair à mediayou.net, qui semble être un portail d’accès au contenu radio en ligne. Mediayou connaîtra l’adresse IP de la radio qui s’y connecte, la station de radio demandée, ainsi que l’heure et la durée d’écoute.

Aucune politique de confidentialité n’est répertoriée sur le site Internet mediayou.net. Même lors de la création d’un compte sur le site, il n’y avait aucune offre de politique de confidentialité ou de conditions d’utilisation. Faire des recherches sur le domaine mediayou.net pour déterminer qui en est le propriétaire est futile, car les détails du domaine sont cachés derrière un bouclier de confidentialité, ce qui est ironique…

Si vous ne comprenez pas quelles données, le cas échéant, peuvent être collectées et conservées, vous devez envisager le pire : une entreprise pourrait collecter tout ce qu’elle peut et vendre ces données à qui elle veut et quel que soit son choix. À l’heure où les données personnelles ont une valeur et où le vol d’identité est un problème croissant, cette situation est inacceptable.

TP-LINK

Cet appareil présente des vulnérabilités qui incluent un chiffrement facilement réversible entre l’appareil et l’application TP-Link Kasa utilisée pour le contrôler, des problèmes de validation de certificat et des attaques potentielles de type man-in-the-middle.

CONCLUSION

Aucun appareil ou logiciel n’est garanti « totalement sécurisé » ou « sans vulnérabilités potentielles ». Chaque personne qui lit ce rapport aura une vision différente des informations personnelles qu’elle estime pouvoir partager avec une entreprise ou un fournisseur. Il est nécessaire de se renseigner sur le niveau de protection des appareils. Par exemple, est-ce que le fabricant envoie des notifications pour la mise à jour du firmware ? Les assistants personnels vocaux intelligents sont très pratiques. Ils sont également omniscients. Évaluez avec prudence les informations que vous souhaitez partager avec eux.

Les données collectées sur la maison, le style de vie, la santé et même les données de navigation Internet d’une personne ne devraient être autorisées qu’une fois les conséquences prises en compte. Alors que les entreprises découvrent de nouvelles façons de faire du profit avec les données collectées via les objets connectés, soit l’industrie doit s’autoréguler, soit les gouvernements devront renforcer la législation relative à la protection de la vie privée (de la même manière que l’UE a mis en place le RGPD).

RSSI : les cinq meilleures façons de renforcer une architecture de sécurité

Pour les professionnels de l’informatique, RSSI, DSI … la sécurité des réseaux est un enjeu majeur. C’est vrai à la fois pour l’ingénieur de sécurité, le RSSI, le DSI et même le CEO ! La question est : « Que peut-on vraiment faire pour l’améliorer ? » Tout simplement renforcer le déploiement d’équipements de sécurité inline.

RSSI – En matière de conformité réglementaire pour PCI-DSS et HIPAA, le déploiement d’outils de sécurité inline n’est pas indispensable mais s’avère impératif pour une architecture de sécurité par laquelle on tente de maximiser ses défenses. Voici les cinq principales actions que les professionnels de l’IT peuvent mettre en œuvre pour améliorer l’architecture de sécurité en ligne de leur entreprise.

Insérer des switches bypass externes entre le réseau et les outils de sécurité pour améliorer la disponibilité et la fiabilité du réseau.

Les switches bypass sont généralement un bon point de départ pour améliorer la sécurité et la fiabilité d’un réseau. Alors que le déploiement direct d’outils de sécurité en ligne peut créer une défense améliorée, ils peuvent entraîner des échecs ponctuels. Un contournement interne, dans l’outil peut minimiser ce risque. Toutefois, il pourrait créer une autre interruption de de service, si l’appareil devait être retiré par la suite.

Un switch bypass externe a l’avantage de son homologue interne à la différence qu’il élimine les problèmes des déploiements directs d’outils inline en offrant des capacités de basculement automatique et à la demande avec un impact à peine perceptible (millisecondes) sur le réseau. Parce que le switch reste toujours dans le réseau, il peut être placé en mode de contournement à la demande, pour permettre l’ajout, la suppression ou la mise à niveau des dispositifs de sécurité et de surveillance au besoin.

Déployez des passerelles de renseignement sur les menaces à l’entrée/sortie du réseau pour réduire les alertes de sécurité de faux positifs

Les passerelles de renseignement sur les menaces sont une bonne deuxième stratégie parce qu’elles éliminent le trafic depuis et vers de mauvaises adresses IP connues. Même avec les pare-feux, les IPS et un large éventail d’outils de sécurité en place, les entreprises manquent toujours d’indices et souffrent de failles importantes chaque jour. Pourquoi ? Parce que le volume d’alertes générées représente un énorme fardeau de traitement pour l’équipe de sécurité, ainsi que pour l’infrastructure elle-même. Une passerelle de renseignement sur les menaces aide à filtrer automatiquement le trafic entrant dans un réseau qui doit être analysée. Certaines entreprises ont constaté une réduction de 30 % ou plus des fausses alertes IPS en supprimant le mauvais trafic connu, ce qui permet aux équipes de sécurité réseau de se concentrer sur les menaces potentielles restantes.

Décharger le décryptage SSL des dispositifs de sécurité existants (pare-feu, WAF, etc.) vers des network packet brokers (NPB) ou des dispositifs spécialement conçus pour réduire la latence et augmenter l’efficacité des outils de sécurité.

Bien que de nombreux outils de sécurité (pare-feu, WAF, IPS, etc.) incluent la capacité de déchiffrer le trafic afin que les données entrantes puissent être analysées à des fins de sécurité, ils ont également un impact sur les performances du CPU et peuvent ralentir considérablement (jusqu’ à 80 %) la capacité de traitement d’une application de sécurité. Ceci est dû au fait que les processeurs de ces périphériques exécutent d’autres tâches telles que l’analyse des paquets de données pour détecter les menaces de sécurité, telles que les scripts inter-sites (XSS), l’injection SQL, les programmes malveillants cachés et les menaces de sécurité. Le déchiffrement SSL peut représenter un travail considérable qui réduit l’efficacité des outils de sécurité et qui augmente les coûts si l’on veut que les données réseau soient inspectées. En raison de la performance du décryptage des données, de nombreuses équipes de sécurité désactivent cette fonctionnalité et créent ainsi un risque potentiellement grave pour la sécurité. Une solution consiste à utiliser un network packet broker pour effectuer le déchiffrement des données lui-même ou décharger la fonction sur un dispositif de décryptage distinct. Une fois les données décryptées, le NPB peut les transmettre à un ou plusieurs outils de sécurité pour analyse.

Effectuer une chaîne d’outils pour les données suspectes, afin d’en améliorer le processus d’inspection.
Une autre tactique à prendre en considération est enchaînement d’outils en série. Cette méthode améliore l’inspection des données en utilisant des séquences prédéfinies pour leur analyse. Elles sont acheminées vers de multiples outils de sécurité pour des inspections et une résolution supplémentaires. Ceci garantit que les actions se déroulent dans l’ordre approprié et ne sont pas négligées. Les outils de sécurité et de surveillance peuvent être reliés entre eux par le biais d’un approvisionnement logiciel au sein d’un NPB pour contrôler le flux de données à travers les services sélectionnés. Cela permet d’automatiser efficacement le processus d’inspection afin de le rendre plus efficace et de mieux suivre les alertes.

Insérer des NPB pour améliorer la disponibilité des dispositifs de sécurité en utilisant la technologie n+1 ou haute disponibilité.

La cinquième façon de renforcer une architecture de sécurité est d’améliorer la disponibilité des dispositifs en insérant un NPB qui favorise la survie à long terme. Un bon NPB aura deux options.
La première, que l’on nomme n+1, est déployée dans une configuration de partage de charge. C’est la situation où l’on a un dispositif de sécurité complémentaire en cas de défaillance d’un des principaux (IPS, WAF, etc.). Cependant, au lieu d’être en veille et prêt à se déclencher si besoin, l’appareil fonctionne en même temps que les autres et partage la charge normalement. Si un appareil tombe en panne, la charge totale peut alors être traitée par les autres appareils. Une fois que l’outil défectueux est de nouveau en ligne, les outils restants retournent à une configuration de partage de charge.

Bien que cela puisse se faire sans le NBP, il s’agit souvent d’un processus compliqué avec des équilibreurs de charge et d’autres efforts. Un NPB est programmé pour gérer l’équilibrage de charge ainsi que les messages sur la bonne marche d’un outil (quand il a échoué et quand il est disponible), de manière à s’assurer un une architecture « d’auto-guérison » rentable. Une option plus robuste, mais aussi plus coûteuse, consiste à mettre en œuvre une haute disponibilité. C’est une option n+n dans laquelle il y a un ensemble d’équipements complètement redondants. Malgré le coût, ce pourrait être la meilleure option, selon les besoins de l’entreprise.

L’utilisation de ces cinq cas d’utilisation peut considérablement améliorer une architecture de sécurité en ligne, y compris la fiabilité de la solution, ainsi que la capacité à détecter et prévenir/limiter les menaces de sécurité. (Par Keith Bromley, Senior Solutions Marketing Manager chez Ixia)

Le minage de cryptomonnaie gagne du terrain : le cryptomining va-t-il avoir le même succès que les ransomwares ?

Les pirates informatiques sont opportunistes, le minage de cryptomonnaie gagne du terrain. Au fur et à mesure que les constructeurs augmentent la puissance des matériels, ces dispositifs deviennent des cibles de plus en plus utiles pour les Botnets. Dans le même temps, les pirates informatiques recherchent les vulnérabilités des périphériques ou exploitent des applications et des périphériques mobiles Dès l’instant qu’un réseau n’est pas sécurisé.

Le minage de cryptomonnaie en tête de gondole pirate. Les Ransomwares ont permis de monétiser facilement ces vulnérabilités et ont eu comme effet secondaire de faire exploser la valeur des crypto-monnaies en raison de leur intérêt croissant. L’extraction de crypto-monnaies (cryptocurrency mining), qui consiste à confirmer des transactions en Bitcoin ou autre monnaies virtuelles, est parfaitement légal. Les développeurs d’applications mobiles recherchent des moyens de monétiser leur travail sur ce marché concurrentiel et l’extraction de bitcoin via ces applications est devenue une opportunité intéressante. Cependant, cette méthode de monétisation pose problèmes lorsque les utilisateurs ne savent pas que leurs appareils sont utilisés pour extraire de la monnaie numérique.

Les récentes poursuites judiciaires contre Apple, accusé de ralentir les performances des versions les plus anciennes de ses iPhones, pourrait devenir un précédent juridique dans le cadre de futures poursuites pour des affaires de « cryptocurrency mining ». Si un utilisateur peut poursuivre Apple en justice puisque son téléphone a été ralenti sans qu’il ne le sache, des développeurs qui installent des capacités minières affectant les performances et la durée de vie des batteries pourraient également être tenus responsables.

Non seulement cette menace est amenée à s’installer, mais elle est en train de devenir aussi présente que les ransomwares. Par exemple, des indicateurs fiables montrent que les pirates utilisent d’anciennes vulnérabilités plus pour miner de la crypto-monnaies après avoir initialement tenté une infection pour générer des bitcoins sans exiger de rançon. Au fur et à mesure que ce pool se rétrécit, les mineurs se concentrent sur l’extraction de la valeur par d’autres moyens, tels que l’utilisation du malware comme arme DDoS.

Bien que la malveillance de ce type d’applications mobiles et de navigateurs Web infectés fasse l’objet de débats, nous pouvons dire avec certitude que nous assistons à la naissance d’une nouvelle forme de malware. Et sans une stratégie robuste de sécurité et de surveillance, ainsi que la visibilité du réseau pour protéger les applications et les ordinateurs, on doit s’attendre à devenir les prochaines victimes du cryptocurrency mining.

L’extraction à l’ère du mobile
L’ère du mobile a créé une occasion pour les pirates de tirer le meilleur parti des logiciels malveillants destinés à miner de la crypto-monnaie. Cette pratique nécessite de la puissance CPU pour générer de la valeur, de la puissance de traitement de données et consomme de l’électricité, trois besoins qui coûtent de l’argent.

Les recherches montrent qu’il existe de nombreuses applications Android malveillantes qui circulent actuellement sur Internet. Parmi elles, certains crypto-mines ont réussi à contourner les filtres pour intégrer le Google Play Store. Une récente analyse sur les malwares visant les mobiles a conduit les chercheurs à identifier un certain nombre de portefeuilles de crypto-monnaie et de comptes appartenant tous à un même développeur russe, lequel affirme que son activité est parfaitement légale pour faire de l’argent.

Dans le domaine de l’industrie, nous avons un point de vue totalement différent et nous considérons que le minage de crypto-monnaies est un détournement du dispositif d’un utilisateur. Bien qu’il soit techniquement légal que l’extraction de crypto-monnaies soit divulguée, ces actions sont délibérément trompeuses et manquent souvent de transparence.

Nous avons été témoins de l’utilisation de mineurs intégrés à des applications légitimes, disponibles sur l’Android Store, et qui sont utilisés pour extraire de la valeur à partir de téléphones mobiles, lorsque leurs propriétaires ne les utilisent pas. Au cours des derniers mois, il y a eu plusieurs cas de pirates exploitant des crypto-monnaies, même une fois que la fenêtre de navigateur était fermée.

Parmi les autres méthodes qu’utilisent les pirates pour déployer des mineurs de crypto-monnaies, on retrouve l’utilisation des forcers bruts Telnet/SSH, ainsi que l’injection SQL et l’installation directe des mineurs. Le crypto-minage, qu’il s’opère via les navigateurs ou les applications mobiles, va persister, de telle sorte que les entreprises concernées devraient améliorer leurs performances de sécurité, en apportant une visibilité et un contexte au niveau des applications à leurs outils de surveillance.

Plus d’appareils, plus de minage
Alors que de nouvelles menaces de sécurité émergent chaque semaine, il y a de fortes chances pour que d’autres périphériques soient rapidement infectés par des malwares de cryptocurrency mining. L’accroissement de la présence de dispositifs IoT va créer de nouvelles cibles pour les mineurs de crypto-monnaies. Nous pourrons également voir des attaques hybrides qui s’appuient d’abord sur un ransomware puis sur un crypto-mineur, afin de profiter deux fois d’une même attaque sur chaque ordinateur.

La plupart de ces attaques se produisent à la périphérie du réseau. L’une des attaques les plus fréquentes qui tente d’installer des crypto-mineurs est la vulnérabilité EternalBlue. Celle-ci a permis le développement de ransomwares comme WannaCry et Not-Petya. Et alors que les pirates n’utilisent pas de nouveaux outils ou de méthodes avancées pour déployer ces mineurs de crypto-monnaies, ils rencontrent quand même du succès. Par conséquent, les entreprises doivent avoir une stratégie réactive de gestion des correctifs, s’assurer que leurs règles IPS sont à jour, effectuer des tests pour s’assurer qu’elles peuvent détecter les vulnérabilités qui ne peuvent pas être corrigées immédiatement, et enfin, surveiller le trafic réseau pour identifier le trafic d’exploitation de chaque poste.

Si les organisations n’ont pas d’informations sur leurs réseaux, elles ne sont pas en mesure de savoir si leurs terminaux exploitent de la crypto-monnaie sans autorisation, divulguent des données en cas de brèche ou diffusent des malwares en interne. La mise en place d’une solution de surveillance du réseau les alertera dès le début d’un compromis en montrant un changement dans la configuration du trafic réseau. (Par Steve McGregory, Senior Director ATI Research chez Ixia)

Faire face à l’ennemi. : divertissements et confidentialité en ligne, est-ce compatible ?

Faire face à l’ennemi. 11 % des Français ont constaté qu’une personne non autorisée avaient eu accès à leurs e-mails, comptes de réseaux sociaux ou bancaires !

Les divertissements en ligne jouent un rôle important et complexe dans nos vies : on ne les regarde pas simplement pour se détendre, mais aussi pour s’identifier aux personnages et avoir l’impression d’avoir vécu des choses (que nous n’avons pas le temps de faire en vrai) ou encore pour avoir des sujets intéressants de discussion autour de la machine à café avec nos collègues le matin.
Malheureusement, le bonheur a un prix. En l’occurrence, il s’agit ici de votre confidentialité en ligne. Bien sûr, vous avez déjà entendu des histoires atroces sur les dangers d’Internet. Mais rassurez-vous, cela ne peut pas vous arriver et ne vous arrivera pas. Après tout, vous n’êtes pas le/la seul(e) à regarder des blogs vidéos et des tutos YouTube sur le montage de photos. D’après une étude réalisée par Google en 2017, vous faites tout simplement partie des 75 % de Français qui regardent des vidéos sur Internet. En toute logique, plus il y a de personnes à se comporter de la même manière sur Internet, plus les chances que vos données privées soient détournées sont faibles, non ?

Aucune de ces hypothèses n’est vraie : chaque clic sur Internet représente un risque potentiel pour votre sécurité et votre confidentialité en ligne. En 2017, Avira a détecté plus de 4,5 milliards de cas de logiciels malveillants sur des appareils protégés par l’antivirus Avira. D’après un rapport d’Ofcom, 11 % de Français ont constaté qu’une personne non autorisée avaient eu accès à leurs e-mails, comptes de réseaux sociaux ou comptes bancaires. Alors Internet n’a plus l’air si sûr maintenant, n’est-ce pas ?

Étape 1 : apprenez à faire face à l’ennemi.

Néanmoins, la première étape pour rester protégé(e) tout en regardant du contenu sur Internet depuis votre PC ou smartphone est d’être au courant des risques. En France, l’une des menaces les plus répandues sur Internet en 2017 était un type de logiciel malveillant : HTML/InfectedWebPage.Gen2 (avec 19 916 301 détections). Ce logiciel utilise des pages Web vulnérables pour insérer du code malveillant, tenter de s’introduire dans votre machine pour dérober vos données personnelles et/ou installer une application indésirable. Imaginez un peu : cela peut vous arriver rien qu’en ouvrant la mauvaise page Web alors que vous recherchiez les nominés aux Oscars de cette année.

Étape 2 : suivez toujours ces 4 règles

Pourtant, il existe un moyen de garder vos habitudes sur Internet sans forcément compromettre votre sécurité. En suivant ces règles toutes simples, vous vous sentirez en sécurité à chaque clic :

1. Installez un antivirus : cela fait peut-être vieux jeu, mais il est indispensable d’avoir un bon antivirus sur votre machine. Laissez Avira Antivirus protéger votre vie numérique et profitez d’une expérience sur Internet en toute tranquillité d’esprit.

2. Utilisez un VPN : le VPN (réseau privé virtuel) est devenu aussi indispensable que l’antivirus. Grâce au VPN, vous pourrez :
· Regarder vos émissions préférées, même lorsque vous êtes en déplacement
· Vous connecter en toute sécurité à des réseaux Wi-Fi publics
· Garder vos communications privées chiffrées et à l’abri des regards indiscrets
· Empêcher qu’une personne traque votre adresse IP
En d’autres termes, un bon VPN empêche de vous faire pirater, suivre ou censurer.

3. Modifiez régulièrement vos mots de passe : vous devriez idéalement avoir un mot de passe différent pour chacun de vos comptes. Ne pas pouvoir vous en souvenir ? Fatigant de trouver des mots de passe complexes tous les trois mois, il existe des solutions qui s’en chargent pour vous !

4. Maintenez votre machine à jour : c’est une étape essentielle en matière de sécurité en ligne. Toutes les machines sont bourrées d’applications qui exigent sans cesse des mises à jour et des correctifs. Si vous choisissez de le faire manuellement, vous risquez fortement de rater la diffusion de la cérémonie des Oscars. Optez plutôt pour la simplicité : installez un logiciel de mise à jour qui s’en chargera pour vous. Et vous n’aurez plus qu’à vous détendre et profiter des Oscars tranquillement.

Il n’a jamais été aussi simple de suivre ces quatre règles et vous avez aujourd’hui la possibilité de choisir parmi une large gamme de solutions, y compris des suites combinant les solutions dont vous avez besoin. (Comm’presse Avira)