Archives de catégorie : Chiffrement

Sites de rencontres : la protection n’est pas au rendez-vous !

Une étude de Dashlane au sujet des Sites de rencontres met en avant le fait que la protection n’est pas au rendez-vous.

Cela fait maintenant trois mois que le site Ashley Madison, la version américaine du site de rencontres adultères Gleeden, a été piraté avec les conséquences désastreuses que l’on connaît. Carrières ruinées, familles brisées, procès, c’est un mauvais feuilleton dramatique qui se déroule sous nos yeux outre-Atlantique. Les autres sites de rencontre ne semblent toutefois pas en avoir tiré d’enseignements. L’étude publiée par Dashlane, qui gère l’identité numérique et les mots de passe de 3M d’internautes, montre que la plupart des sites de rencontre n’ont pas mis en place de politique de sécurité pour s’assurer que leurs utilisateurs soient protégés par des mots de passe forts. Les internautes qui partagent des informations pour le moins confidentielles sur ces sites risquent fort d’être très intéressés par les résultats ci-dessous…

Dashlane a étudié 24 sites de rencontre (dont 12 en France) parmi les plus populaires et les a classé selon leur approche de la sécurité des mots de passe. 19 critères ont été utilisés comme la longueur minimale du mot de passe acceptée ou le fait d’exiger ou non un mot de passe alphanumérique, composé de lettres et de chiffres. L’étude prend également en compte l’acceptation par le site des mots de passe très basiques comme « 123456 ».

Les résultats sont alarmants: Alors que les grands sites Internet ont renforcés leurs politiques de sécurité concernant les mots de passe (sur le même test, Apple a un score de 100, Hotmail de 88 et Gmail de 76), les sites de rencontre n’ont en général pas mis en place de politique pour inciter leurs utilisateurs à employer des mots de passe forts. Le plus avancé des sites de rencontres analysés, OK Cupid, n’a qu’un score de 62 et seuls trois sites, sur les douze analysés, ont un score « passable » supérieur à 50.

· Les disparités sont grandes entre les sites. Si OK Cupid a un score de 62, Badoo et Plenty Of Fish ferment la marche avec un petit score de 22.
· Derrière les mauvaises notes, on observe des pratiques de sécurité d’un autre âge. Badoo ou Attractive World envoient à leurs utilisateurs leur mot de passe en clair par email. Encore plus effrayant, sur Match.com ou Plenty Of Fish, il est possible de créer des mots de passe d’une seule lettre ! Aucun des sites analysés pour le marché français n’exige un mot de passe alphanumérique (composé de chiffres et de lettres) et sur les douze, seuls quatre adressent un email aux utilisateurs lorsque leur mot de passe est modifié !
· Les personnes qui recherchent à faire des rencontres extra conjugales sur Internet peuvent aussi se poser des vraies questions car les sites spécialisés, Ashley Madison et Gleeden ne recueillent que des notes respectives de 30 et 32.

Cela fait maintenant trois mois que le site Ashley Madison, la version américaine du site de rencontres adultères Gleeden, a été piraté avec les conséquences désastreuses que l’on connaît. Carrières ruinées, familles brisées, procès, c’est un mauvais feuilleton dramatique qui se déroule sous nos yeux outre-Atlantique. Les autres sites de rencontre ne semblent toutefois pas en avoir tiré d’enseignements. L’étude publiée par Dashlane, qui gère l’identité numérique et les mots de passe de 3M d’internautes, montre que la plupart des sites de rencontre n’ont pas mis en place de politique de sécurité pour s’assurer que leurs utilisateurs soient protégés par des mots de passe forts. Les internautes qui partagent des informations pour le moins confidentielles sur ces sites risquent fort d’être très intéressés par les résultats ci-dessous…

24 sites de rencontre (dont 12 en France) étudiés, parmi les plus populaires. Ils ont été classés selon leur approche de la sécurité des mots de passe. 19 critères ont été utilisés comme la longueur minimale du mot de passe acceptée ou le fait d’exiger ou non un mot de passe alphanumérique, composé de lettres et de chiffres. L’étude prend également en compte l’acceptation par le site des mots de passe très basiques comme « 123456 ».

Les résultats sont alarmants. Alors que les grands sites Internet ont renforcés leurs politiques de sécurité concernant les mots de passe (sur le même test, Apple a un score de 100, Hotmail de 88 et Gmail de 76), les sites de rencontre n’ont en général pas mis en place de politique pour inciter leurs utilisateurs à employer des mots de passe forts. Le plus avancé des sites de rencontres analysés, OK Cupid, n’a qu’un score de 62 et seuls trois sites, sur les douze analysés, ont un score « passable » supérieur à 50. Les disparités sont grandes entre les sites. Si OK Cupid a un score de 62, Badoo et Plenty Of Fish ferment la marche avec un petit score de 22.

Derrière les mauvaises notes, on observe des pratiques de sécurité d’un autre âge. Badoo ou Attractive World envoient à leurs utilisateurs leur mot de passe en clair par email. Encore plus effrayant, sur Match.com ou Plenty Of Fish, il est possible de créer des mots de passe d’une seule lettre ! Aucun des sites analysés pour le marché français n’exige un mot de passe alphanumérique (composé de chiffres et de lettres) et sur les douze, seuls quatre adressent un email aux utilisateurs lorsque leur mot de passe est modifié !

Les personnes qui recherchent à faire des rencontres extra conjugales sur Internet peuvent aussi se poser des vraies questions car les sites spécialisés, Ashley Madison et Gleeden ne recueillent que des notes respectives de 30 et 32.

Lecture : Black Box Society

Black Box Society : les algorithmes secrets qui contrôlent l’information et l’économie de Frank Pasquale.

À chaque instant, silencieusement, des algorithmes cachés influencent nos choix, statuent sur notre solvabilité, jugent de notre employabilité, prédisent nos actions ou, tout simplement, nous surveillent. Surveiller les autres tout en se cachant est l’une des plus importantes formes de pouvoir.

Black Box Society fournit une analyse documentée et critique de l’organisation du secret dans le monde de l’Internet et de la manière dont les algorithmes jouent un rôle majeur dans notre vie quotidienne, sans que l’on en connaisse le fonctionnement. C’est ce qu’on appelle gouvernance algorithmique. Le caractère obscur, caché, voire ésotérique du fonctionnement des algorithmes produit des effets inattendus et indésirables. L’ouvrage en fournit de multiples exemples criants.

Si les machines ne sont pas neutres, elles toutes les chances d’être injustes. Pourtant, les géants de la Silicon Valley et de la finance donnent des verdicts algorithmiques qui jouent un rôle central dans nos vies et décident du sort des start-ups, des innovateurs et de toute l’économie. Ces entreprises exploitent les principes de gratuité et de transparence appliqués aux internautes tout en dissimulant leurs agissements sous couvert du secret commercial. Et le marketing digital à fait sien un principe majeur de L’art de la guerre de Sun Tzu « connais ton ennemi ». Et nous sommes l’ennemi…
Frank Pasquale dresse le portrait effrayant d’un monde ténébreux où la neutralité n’est qu’un mythe. Au terme de plus de dix ans d’enquête, il soulève le couvercle des boîtes noires et révèle comment des intérêts puissants, privés et gouvernementaux, abusent du secret commercial, trahissent notre confiance et tirent d’immenses profits de la manipulation algorithmique.

Black Box Society nous fait comprendre qu’il ne s’agit pas de « blâmer les machines ». Les choses sont donc claires : la responsabilité de ce que produisent ces algorithmes secrets appartient à leurs concepteurs et à leurs propriétaires. Plutôt que d’interdire ou d’autoriser, il devient nécessaire qu’ils rendent compte des effets de leurs actions. L’auteur propose donc des méthodes pour apporter de la transparence à cette société de la boîte noire qui contrôle nos vies et conditionne notre futur.

Black Box Society offre une bonne dose de réflexion et peut faire avancer nos débats sur la vie privée. C’est une bonne lecture, et pas seulement pour ceux qui sont curieux au sujet de la vie privée, mais aussi pour ceux qui sont déjà familiers avec ces questions. (Viktor Mayer-Schönberger , auteur de Big Data, la révolution est en marche).

Frank Pasquale est professeur de droit à l’université du Maryland, chercheur à l’Information Society Project de l’école de droit de l’université Yale, et membre du Council for Big Data, Ethics, and Society. Il travaille depuis longtemps sur les rapports entre les technologies de l’information et la loi, et s’intéresse plus particulièrement aux dimensions sociales et éthiques de ces questions.

Traduit de l’américain
Broché : 320 pages
Éditeur : FYP Editions
Collection : Présence
ISBN : 978-2-36405-129-4
Parution : septembre 2015
Prix public TTC : 22,50 euros

Augmentation des attaques et des tactiques plus agressives du groupe d’extorsion DD4BC

Akamai indique dans une nouvelle étude une forte augmentation des attaques DDoS provenant du groupe d’extorsions de Bitcoin DD4BC.

Akamai Technologies, Inc., publie, via PLXert (Prolexic Security Engineering & Research), présente une nouvelle étude dans le domaine de la cybersécurité. Elle fait état d’une augmentation des attaques DDoS provenant du groupe d’extorsions de Bitcoin DD4BC, contre les clients d’Akamai entre septembre 2014 et août 2015. Depuis avril 2015, l’équipe a identifié 114 attaques de DD4BC, dont certaines, plus agressives, ciblant la réputation de marques via les réseaux sociaux.

« DD4BC exploite les attaques DDoS pour extorquer des paiements en Bitcoin de ses victimes en échange d’une protection contre de futures attaques », explique Stuart Scholly, Senior Vice President & General Manager, Security Division d’Akamai. « Les dernières attaques en date, visant principalement le secteur des services financiers, ont fait appel à de nouvelles stratégies et tactiques destinées à harceler, exercer un chantage, puis finalement mettre à mal publiquement la victime. »

Qu’est-ce que le groupe DD4BC et quel est son mode opératoire ?

Le groupe DD4BC est à l’origine d’un grand nombre de campagnes d’extorsion de Bitcoin dont les premières remontent à 2014. L’an passé, le groupe a étendu ses extorsions de fonds et attaques DDoS à un éventail plus large de secteurs d’activité, parmi lesquels les services financiers, les médias et le divertissement, le jeu en ligne et la grande distribution. Le groupe informe ses victimes par e-mail qu’une attaque DDoS de bas niveau va être lancée contre leur site Web, De juin à juillet 2015, l’intensité de certaines de ces attaques a dépassé 20 Gbit/s. Il exige ensuite une rançon en Bitcoin pour protéger l’entreprise contre une attaque DDoS de plus grande ampleur qui pourrait rendre son site Web inaccessible. PLXsert a retracé l’historique des activités du groupe dans le Bulletin de sécurité Akamai : profil opératoire de DD4BC, publié en avril 2015.

DD4BC utilise les réseaux sociaux pour exploiter les entreprises

D’après les recherches de PLXsert, DD4BC a récemment menacé de divulguer sur les réseaux sociaux le nom des entreprises ciblées, aggravant ainsi les dommages causés par l’attaque DDoS proprement dite. L’objectif est d’attirer l’attention sur la capacité du groupe à provoquer des interruptions de services en révélant publiquement l’identité de leur cible et en ternissant la réputation de l’entreprise via ces canaux à très forte audience.

Pour ce faire, le groupe DD4BC s’appuie généralement sur des campagnes d’attaques DDoS à vecteurs multiples, en s’en prenant à d’anciennes cibles et en y intégrant des attaques au niveau de la couche 7, pour se concentrer en particulier sur la vulnérabilité pingback de WordPress. Cette faille est utilisée pour envoyer à la victime, des requêtes GET itératives en miroir afin de saturer son site Web. Les chercheurs Akamai ont vu cette technique d’attaque intégrée dans des booters DDoS.

Neutralisation des menaces

Depuis septembre 2014, l’étude PLXsert a observé au total 141 attaques DD4BC confirmées contre des clients d’Akamai. La bande passante moyenne de ces attaques DDoS s’établit à 13,34 Gbit/s, la plus importante ayant atteint 56,2 Gbit/s. (L’étude)

NoLimitVPN, la petite start-up qui monte

Le fournisseur Français de VPN, NoLimitVPN, propose un nouveau service de type Firewall As A Service, explication.

Sécuriser ses surfs avec un VPN est devenu une obligation aujourd’hui. Cela permet de protéger ses navigations numériques du regard malveillant de personnes non autorisées. La start-up Française NoLimitVPN (Nicolas THIBAUT, fondateur et expert en cyber-sécurité/cyberdéfense, Didier THIBAUT directeur marketing et commercial et Lucas PHILIPPE consultant en cybersécurité/cyberdéfense) viennent de rajouter une nouvelle corde à leur arc, un Firewall As A Service. Explication.

DataSecurityBreach.fr – Qu’est ce qu’un Firewall As A Service ?
NoLimitVPN – Le concept de « Firewall As A Service » est nouveau et vient s’ajouter aux nombreux services disponibles dans le Cloud (SaaS, IaaS, etc). L’objectif est de supprimer des investissements initiaux élevés en dématérialisant une solution existante (tel qu’un pare-feu Sophos ou Netasq). Concernant les entreprises, un autre avantage est d’offrir une solution évolutive, qui les accompagne au cours de leur développement en s’adaptant très rapidement aux différents besoins (sans avoir de frais de mise à jour par exemple). Enfin notre solution de protection est transparente pour l’utilisateur final, les attaques sont stoppées en amont des appareils (et même en amont du réseau interne).

DataSecurityBreach.fr – Pourquoi vous orienter vers cette idée ?
NoLimitVPN – NolimitVPN existe maintenant depuis presque 2 ans et nous avons souhaité faire évoluer notre service VPN en un service de protection innovant.
Lors de notre participation au Kaspersky Security Startup Challenge 2015 (Ils ont fini 3ème, NDR), nous avons longuement réfléchi à des améliorations qui pourraient rendre notre service unique. En intégrant un pare-feu au service VPN, nous avons pu ajouter un niveau supplémentaire de sécurité tout en conservant tous les autres fonctionnalités.

DataSecurityBreach.fr – Qu’est ce que cela peut apporter à une entreprise ? Un particulier ?
NoLimitVPN – Nous offrons une couche de sécurisation complémentaire à un antivirus standard. En effet, notre service propose une protection proactive contrairement aux antivirus qui agissent généralement de manière réactive (une fois que la menace s’est introduite). Le service fonctionne comme un filtre de sécurité sur votre trafic Internet, bloquant tout ce qui pourrait être dangereux pour votre environnement informatique. Un particulier, comme une entreprise, est ainsi caché derrière ce filtre (diminuant les risques d’attaques directes).

DataSecurityBreach.fr – Intéressant, le rapport d’attaques. Qu’est ce qu’il découle de ce rapport, les attaques les plus courantes ? Les plus étonnantes ?
NoLimitVPN – Après plusieurs mois en phase bêta, nous avons constaté que la majorité des menaces sont des attaques phishing ou des sites hébergeant des fichiers malveillants. Nous bloquons également plusieurs serveurs de contrôle, ce qui permet à chaque utilisateur d’être protégé même si un appareil a été transformé en botnet (car les communications avec les serveurs de contrôle sont bloquées). Enfin, il est important de préciser que nous collectons seulement les logs d’activité du trafic de nos serveurs pour avoir des statistiques afin de garantir un anonymat absolu et une confidentialité totale à nos utilisateurs.

Le portail pour musiciens ReverbNation, piraté

ReverbNation, une plate-forme en ligne pour musiciens a été averti par la police que sa base de données avait été piratée… il y a plus d’un an !

Voilà qui donne l’ambiance ! Le portail ReverbNation, un espace web dédié aux musiciens, fort de plus de trois millions d’inscrits, a été contacté par la police suite à la découverte du piratage de la base de données de l’espace dédié aux musiciens. Les « amis du petit déjeuner » ont arrêté un pirate lors d’une affaire le concernant.

En fouillant l’informatique du voyou, il a été découvert que ReverbNation avait été piraté à partir de janvier 2014. Le pirate avait mis la main sur la base de données comportant les informations sur les millions d’utilisateurs.

Dans une communiqué de presse reçu à la rédaction de DataSecurityBreach.fr, l’entreprise invite ses utilisateurs à changer leurs identifiants de connexion. Les informations ont été consultées et copiées entre janvier et mai 2014. La fuite n’avait pas été détectée.

Les informations contenues dans la base de données : nom, numéro de sécurité sociale, numéro d’identification, adresse mail, mot de passe chiffrés, adresse postale, numéro de téléphone, date de naissance.

Reconnaissance du visage, une nouvelle plainte contre Facebook

Une nouvelle plainte contre le système biométrique de Facebook. Cette fois, un collectif de l’Illinois souhaite faire interdire la reconnaissance du visage mis en place par le portail communautaire.

Pour la quatrième fois cette année, Facebook Inc. a été frappé d’une poursuite judiciaire instiguée par un collectif d’internautes mécontents. C’est un résident de l’Illinois qui souhaite faire interdire la reconnaissance faciale de Facebook. Il indique que le logiciel biométrique du portail communautaire viole une loi sur la vie privée de l’état dans lequel vit l’opposant.

Cette 4ème plainte, depuis le début de l’année aux USA, a été déposée lundi 31 août 2015. Elle souligne une bataille qui pourrait se répercuter sur le reste de l’industrie high-tech des États-Unis. Avec près de 1,5 milliard d’utilisateurs actifs, Facebook a amassé ce qui est probablement la plus grande base de données privée au monde de « faceprints ». Des scans numériques de nos visages via des motifs géométriques uniques.

Facebook explique utiliser ces identifiants pour suggérer automatiquement des photos à ses utilisateurs. Lorsque les utilisateurs téléchargent de nouvelles photos sur le site, un algorithme calcule une valeur numérique basée sur les caractéristiques uniques du visage d’une personne. Pour Facebook, un moyen pratique de rester connecté avec ses amis. Les défenseurs de la vie privée et des droits civils indiquent que ces données générées par la technologie de reconnaissance faciale est particulièrement sensible, et exige des garanties supplémentaires.

Le processeur Qualcomm Snapdragon 820 équipé d’un anti malwares

Qualcomm Snapdragon Smart Protect équipera le prochain Snapdragon 820 de l’analyse comportementale afin de renforcer la sécurité et la détection de logiciels malveillants.

Qualcomm renforce son leadership technologique en matière de sécurité mobile avec l’introduction de Qualcomm Snapdragon™ Smart Protect. Le futur processeur Qualcomm Snapdragon 820 sera le premier équipé de Snapdragon Smart Protect, proposant le « machine learning » (apprentissage automatique) directement sur le terminal et en temps réel. Snapdragon Smart Protect va notamment permettre la détection précise et efficace de menaces émanant de malwares de type « zero-day » et améliorer ainsi la protection des données personnelles et la sécurité des terminaux. Snapdragon Smart Protect est également la première application à utiliser la technologie Qualcomm® Zeroth™ venant renforcer le champs d’action de solutions anti-malware conventionnelles, grâce à la détection de logiciels malveillants en temps réel, la classification et l’analyse des causes à un moteur d’analyse comportementale basé sur l’informatique cognitive.

Bloquer TOR, un idée de la X-Force d’IBM

Les chercheurs en sécurité d’IBM suggèrent que les entreprises bloquent le trafic crypté et anonyme de TOR.

Les chercheurs en sécurité du groupe X-Force d’IBM ont suggéré aux entreprises de bloquer tout le trafic crypté et anonyme qu’ils reçoivent par le biais du réseau TOR. Un blocage pour se protéger, mais aussi, explique la X-Force, pour ne pas se rendre responsable de cyber-attaques, de la distribution de logiciels malveillants, ou de la transmission de matériel criminel.Le troisième rapport trimestriel publié par la X-Force Team ne fait pas dans la demi-mesure. TOR est devenu le diable.

Le réseau TOR a été initialement conçu en 2004 par le département de recherche de la Marine Américaine. Mission, fournir aux responsables de l’US Navy un réseau sécurisé pour l’anonymisation de leur trafic Internet.

Le rapport de sécurité de la X-Force Team révèle que le réseau TOR est utilisé pour effectuer de nombreuses attaques. Des attaques qui augmentent, d’année en année. De janvier 2015 à mai 2015, près de 200.000 actes malveillants provenaient du réseau TOR, et uniquement pour les États-Unis.

X-Force a énuméré quelques-unes des mesures que les entreprises doivent prendre pour ne pas devenir des complices, involontaires, de ces attaques. Dans la liste, interdire l’utilisation des services de proxy chiffrés non approuvés ou encore que chaque réseau doit être configuré de telle sorte qu’il rejette automatiquement toute demande de connexion en provenance de n’importe quel réseau anonyme.

Nouvelles règles au sujet des fuites de données aux USA

Alors qu’en France et en Europe, le règlement sur la sécurité des données des internautes est toujours dans l’attente d’une résolution définitive, aux USA, le Pentagone vient de diffuser les nouvelles règles sur le sol américain.

La mesure porte sur les données confidentielles militaires technologiques et scientifiques, connus comme « des informations techniques non classés », ainsi que toutes les autres données non classés «protégées», telles que les informations de contrôle des exportations. La protection des informations classifiées est régie par d’autres mesures. En cas de piratage, fuite de données, visant une entreprise travaillant pour le gouvernement américain, mais aussi les entités gouvernementales, une alerte doit être diffusée dans les 72 heures via un site que le Ministère de la Défense a mis en place pour l’occasion.

Smart Cities : Pourquoi l’identité est la clé des villes vraiment intelligentes

Il ne fait aucun doute que la montée en puissance de l’internet des objets (IoT) change fondamentalement la façon dont nous interagissons avec le monde. Que ce soient les smartphones, les tablettes, les réfrigérateurs ou les ampoules, presque tout type d’équipement est désormais doté d’une connexion internet destinée à rendre notre vie plus facile et efficace. Cependant, alors que la révolution IoT s’est fortement accélérée ces dernières années, elle est limitée par un défaut significatif : les équipements IoT ne peuvent généralement pas communiquer entre eux. Par Ludovic Poitou, Directeur Général Forgerock, France

Cette impossibilité de communiquer vient du manque d’identité numérique de ces équipements. En tant qu’individu, notre identité est ce qui nous rend unique et ce qui indique aux autres qui nous sommes. Sans elle, nous ne serions qu’un numéro indiscernable de ceux qui nous entourent. Le même concept s’applique aux équipements connectés. Or parmi les 4,9 milliards d’équipements qui font désormais partie de l’IoT (avec une augmentation à 25 milliards prévue en 2025), un grand nombre souffre actuellement d’une crise d’identité.

Cela change cependant. Le développement de la technologie de gestion d’identité numérique signifie que l »on peut désormais attribuer leur propre identité à ces équipements à travers l’écosystème de l’internet des objets. Ils peuvent reconnaitre les autres identités numériques, interagir avec elles en toute sécurité et établir des relations numériques connues entre utilisateurs, entre objets connectés, et entre utilisateurs et objets connectés. Le résultat de cette nouvelle forme de communication est la forte amélioration de l’utilité des équipements connectés à internet chez les particuliers, dans les bureaux et même dans les villes.

Protéger la ville intelligente de demain

Envisagez une ville où les services publics y compris les systèmes de prévention de catastrophes et les systèmes d’alerte sont connectés à l’aide de l’identité. Un ouragan approche ? Alors, le système d’alerte se déclenche, il envoie un message crypté aux services des urgences municipales pour les prévenir du danger. L’identité du système d’alerte est rapidement vérifiée et des plans d’action en cas d’urgence préétablis sont mis en œuvre. Quelques minutes après le signal d’alerte initial, on peut fermer automatiquement les ponts et les systèmes de transport à risque et les services anti-incendie peuvent être envoyées pour évacuer des immeubles dangereux rapidement et efficacement. Les équipes anti-incendies possèdent elles-mêmes leur propre identité ainsi on peut suivre leurs mouvements à travers la ville et les véhicules peuvent être envoyés vers les lieux mal desservis à travers un itinéraire non encombré. Les feux de circulation réagissent à l’arrivée des pompiers afin de limiter les bouchons et on peut vérifier l’authenticité de l’identité de chaque pompier lorsqu’ils arrivent sur site.

Comme le montre cet exemple, l’introduction de l’identité numérique à chaque étape de la réponse d’urgence peut rapidement transformer une opération très complexe avec beaucoup de mouvements en une réponse automatique qui peut sauver de nombreuses vies. Sans identité attachée à chacun des équipements et des systèmes impliqués, cela serait tout simplement impossible.

Equiper la ville intelligente de demain

En plus de nous protéger de l’imprédictible, l’identité numérique peut être aussi utilisée pour rendre plus rapides et plus faciles des aspects plus banals de notre vie. Les voyages et la logistique sont deux des domaines qui devraient bénéficier le plus d’une approche basée sur l’identité. Par exemple, les systèmes intelligents de services routiers peuvent collecter des données en temps réel sur le trafic, la vitesse et les dangers. Ces systèmes peuvent alors mettre en œuvre une signalétique réactive pour guider les voyageurs vers des itinéraires moins encombrés (à travers leurs identités numériques), pour les avertir des retards sur leur itinéraire habituel et pour leur suggérer des alternatives. Les données collectées par ce type d’activité peuvent aussi servir aux planificateurs urbains pour les futurs développements de routes et de transports en commun en indiquant précisément quels sont les points critiques des systèmes actuels.

Ailleurs, les systèmes de parking intelligents peuvent indiquer automatiquement aux conducteurs les places libres dès qu’ils arrivent à proximité, ce qui évite de faire le tour. Une fois la voiture garée, le système intelligent peut surveiller la durée du stationnement à l’aide du GPS du véhicule, déterminer la somme à payer dès que la voiture redémarre et prélever automatiquement la somme à l’aide d’un compte préenregistré. Dans le même temps, la ville peut surveiller la demande globale de stationnement et y répondre par des prix indexés à la demande, ce qui réduit la pollution et le trafic tout en optimisant les revenus.

L’identité est la clé

Ce ne sont que quelques exemples du rôle central que peut jouer l’identité dans les villes intelligentes de demain. La possibilité qu’ont les équipements intelligents à se connecter et à communiquer les uns avec les autres améliorera beaucoup la qualité des services publics et la planification des villes. Pour les citoyens, cela signifiera de nouveaux services efficaces qui amélioreront presque tous les aspects de la vie urbaine, et tout cela sera rendu possible par l’identité et l’internet des objets.