Un compte email du ministère de la défense d’Arabie Saoudite infiltré par des pirates Syriens. Le groupe de pirates Syrian Electronic Army a délaissé, un peu, les attaques à l’encontre des comptes Twitter de grands medias. Le groupe de pirates pro gouvernement Syrien vient d’annoncer, avec preuves, l’infiltration d’un compte mails appartenant au ministère de la défense d’Arabie Saoudite. Le SEA indique bientôt diffuser des informations secrètes trouvées dans l’espace électronique. Le groupe a déclaré que cette fuite « comprend de la correspondance et des informations secrètes du ministère saoudien de la Défense … Elles ont été transmises au gouvernement syrien. » Ce même groupe avait déjà attaqué plusieurs sociétés pétrolières du royaume saoudien.
Vie privée et Google
Des internautes européennes encouragent l’Autorité de régulation à « contrôler Google » sur les problématiques de vie privée. DataSecuritBreach.fr vient d’être informé que des internautes ont mandaté des avocats afin d’encourager vivement les autorités de régulation européennes, comprenant la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), afin de mener des actions vigoureuses pour répondre une fois pour toutes aux violations répétées de la vie privée par Google et pour veiller à ce que Google se conforme pour l’avenir aux lois européennes.
Le cabinet d’avocats anglais Olswang collabore avec plusieurs avocats européens, comprenant HUGOTAVOCATS à Paris, pour écrire aux autorités de régulation en leur exposant les problématiques des consommateurs relatives à la consolidation par Google des données à caractère personnel. Le géant de l’internet centralise les données de l’ensemble de ses produits lui fournissant un enregistrement exhaustif des préférences de chaque internaute.
Olivier Hugot, Associé chez HUGOTAVOCATS, soutient à DataSecuritBreach.fr que les autorités de régulation doivent agir davantage pour s’assurer que les sociétés respectent la loi. « Toutes les sociétés doivent se conformer aux lois sur les données à caractère personnel lorsqu’elles collectent les données des utilisateurs, et Google n’est pas exempté. Malgré la réception de recommandations circonstanciées des autorités européennes de régulation relatives à ses traitements de données à caractère personnel, Google semble déterminé à les ignorer et à maintenir ses objectifs de créer des fichiers complets sur les consommateurs, rassemblant les données provenant d’origines variées. Les amendes des autorités de régulation telle que la CNIL ne semblent pas modifier l’approche institutionnalisée de Google » lancer tout de suite, réparer plus tard « en matière de vie privée des utilisateurs. Google recouvre ces amendes en très peu de temps. La seule manière de modifier le comportement de Google est, pour les autorités de régulation, d’imposer des sanctions coordonnées et effectives« .
Au Royaume-Uni, les consommateurs ont déjà engagé une action en justice contre Google pour violation de leur vie privée par l’installation de cookies pour suivre leurs activités en ligne malgré leur refus spécifique d’être suivis. Aux Etats-Unis, la société a accepté de payer 22,5 millions de dollars à la » Commission Fédérale des Echanges » (US Federal Trade Commission) pour mettre un terme à une action connexe. La société a essuyé de lourdes critiques pour d’autres violations, y compris la collecte illicite de données telles que des données bancaires provenant d’ordinateurs domestiques dans le cadre du développement de son produit Street View. Les militants comme Marc Bradshaw disent – ça suffit – « Je ne fais pas confiance à Google sur la vie privée. Il semble penser qu’il peut agir comme il le souhaite parce qu’il n’a rien à craindre des autorités de régulation. Les autorités de régulation doivent prendre une mesure exemplaire pour gérer une société déterminée à ignorer les droits des internautes. Ils doivent avec le gouvernement s’interroger sur la raison pour laquelle Google agit de la sorte de façon si fréquente et pour quelle raison il ignore les lois de ce pays. Quelque chose doit être fait pour contrôler Google et nous croyons que nos sanctions proposées pour les violations passées et actuelles de la vie privée devraient être exécutées « .
Les sanctions proposées par les militants comprennent :
– Avertissements clairs et simples sur la page d’accueil de Google expliquant comment et pourquoi les données sont collectées et tracées ;
– De revenir sur la fusion par Google de toutes les données de ses services ou, si cela n’est pas possible, de supprimer toutes les données illégalement fusionnées, avec une vérification indépendante de la suppression ; et
– Des excuses publiques mises en ligne sur la page d’accueil de Google.
Marc Bradshaw termine auprès de DataSecuritBreach.fr : » Google est l’une des plus importantes sociétés au monde disposant d’immenses ressources financières et ayant accès aux meilleurs avocats au monde. Il ne devrait réellement pas revenir aux gens ordinaires d’avoir à combattre pour s’assurer que Google se conforme à la loi. Les autorités de régulation doivent relever ce défi et contrôler Google. S’ils échouent, chaque internaute dans ce pays en souffrira et le droit à la vie privée sur l’internet pourrait disparaître pour toujours « .
Hack de badges Mifare Classic avec son smartphone
MIFARE est une technologie de carte à puce sans contact. Badge d’entreprise et autres moyens d’identification sans contact exploitent cette belle technologie installée dans plus 3,5 milliards de cartes dans le monde.
La plupart des smartphones NFC sont équipés d’une puce permettant l’émulation de cette carte. L’application pour Android NFC Mifare Classic Scanner, réalisé par Touf un informaticien chercheur Français, vient d’apparaitre dans sa seconde et nouvelle monture. Parmi les nouveautés de cet outil, la possibilités d’ajouter les clefs obtenues par d’autres moyens (libnfc, mfoc…) ; réalisation de scan très rapides en créant un template de la cible (quels secteurs doivent être lus, avec quelle clef…). Une possibilité offrant comme résultat le scan à la volée avec le téléphone en moins d’une seconde.
Export des résultats par mail au format .mfd (compatible libnfc et carte mifare chinoise) ou encore l’édition, modification de données lues pour réinjectées les données modifiées dans le badge. L’outil permet donc pas mal de manipulations techniques et légales. Il démontre aussi le danger de cette technologie. L’application ne fonctionne que pour les badges Mifare Classic mais permet de prouver la facilité de sauvegarder l’état d’un badge pour ensuite le remettre a zero (paiement à une machine à boisson, photocopieuse…) ; modification pour apparaitre comme un autre utilisateur.
« L’utilisation principale est de comprendre le fonctionnement des différents systèmes exploitant des cartes mifare classic » explique à DataSecurityBreach.fr l’auteur. Avec cette application, vous pouvez scanner le tag de vos badges aprés chaque utilisation et ensuite analyser les modifications. Pour les autres technologies autres que Mifare classic, l’outil ne qu’une identification de la technologie employée et un enregistrement de l’uid. (GooglePlay)
Le 26 juin : 11ème édition des Big Brothers Awards
Privacy France présente la 11ème édition des Big Brothers Awards le 26 juin 2013 à la Parole Errante à à Montreuil. Les Big Brother Awards sont de retour ! Après deux années d’absence, les césars du monde sécuritaire seront à nouveau décernés le 26 juin 2013, à partir de 19h, à la Parole Errante, à Montreuil. Douze ans après la première édition française, l’impertinente cérémonie, nommée d’après le personnage de fiction du roman 1984 de George Orwell, reprend du service pour récompenser les acteurs de la société de contrôle et de surveillance. Créés en 1998 au Royaume-Uni, puis repris dans près d’une vingtaine de pays, les Big Brother Awards (BBA) dénoncent, depuis lors, les « surveillants qui nous surveillent ». Au vu de la perte progressive de nos libertés individuelles, par le détournement de nos données personnelles, au travers de la prolifération des fichiers, par le durcissement sécuritaire des cadres législatifs et par la multiplication des dispositifs de surveillance dans nos villes, les tristement célèbres prix Orwell seront dépoussiérés, afin de mettre un coup de projecteur sur notre réalité sous surveillance.
L’objectif reste le même : « surveiller les surveillants » par un ciblage sélectif des dignes représentants de l’idéologie sécuritaire, notre jury étant, comme à son habitude, composé de défenseurs des droits, philosophes des libertés, journalistes, juristes, etc. ayant produit des analyses critiques sur le sujet. Toute institution, entreprise ou personne s’étant distinguée par son mépris du droit à la vie privée et/ou par sa promotion de la surveillance et du contrôle des individus peut être suggérée comme candidate. L’équipe des BBA vous invite donc à participer à cette grande traque en proposant vos candidats via le formulaire de nomination en ligne ou par mail (date butoir le 31 mai).
Pas d’attaques gratuites, il faut rapporter des faits avérés, accompagnés de sources identifiées. Rappelons que pour être éligibles, les candidatures doivent être basées sur des faits avérés et étayées par des sources publiques.
Big Data
Le Big data, c’est aussi une question de sécurité ! Christophe Auberger, Responsable Technique chez Fortinet pour DataSecurityBreach.fr
Sécuriser le Big Data dans les Entreprises Nécessite la Mise en Application de Politiques Intelligentes ainsi que des Outils Analytiques Complets et Performants. Aborder la question de sécurité lorsque l’on parle de Big Data suscite souvent deux courants de pensées divergents de la part des professionnels de l’IT – le refus catégorique que le Big Data devrait être traité différemment de l’infrastructure réseau existante, et une réponse inverse se tournant vers une sur-ingénierie de la solution à adopter compte tenu de la valeur actuelle (ou perçue) des données impliquées.
Le Big Data, selon la définition de Gartner, représente des données informatives de gros volumes, d’une vélocité élevée et/ou d’une grande variété qui nécessitent de nouvelles formes de traitement pour permettre une meilleure prise de décision, conception d’idées et optimisation des processus. Le Big Data augmente les défis de sécurité dans les réseaux de données existants.
Voici les quatre aspects du Big Data, définis par IDC, qui suscitent des défis mais aussi des opportunités:
· Le Volume: Le volume des données est passé de téraoctets à zettaoctets (1 zettaoctet représente 1021 octets ou 1 000 000 000 téraoctets) et au-delà
· La Vélocité: La vitesse des données (entrée et sortie) passant d’ensembles de données statiques, créées une seule fois, à des flux de données en continu
· La Diversité: La gamme de types et sources de données – structurées, non/semi-structurées ou brutes
· La Valeur: L’importance des données dans leur contexte
Alors que le Big Data présente de nouveaux défis de sécurité, le point initial pour les résoudre est le même que pour toute autre stratégie de protection de données: celui qui consiste à déterminer les niveaux de confidentialité des données, à identifier et classifier les données les plus sensibles, à décider où les données critiques devraient être localisées, et à établir des modèles d’accès sécurisés tant pour les données que pour les analyses.
Planifier autour du cycle de vie du Big Data Protéger correctement le Big Data exige la définition de besoins spécifiques de sécurité autour du cycle de vie du Big Data. Généralement, cela commence par la sécurisation de la collecte des données suivi par celle de l’accès aux données. Comme la plupart des politiques de sécurité, une bonne évaluation des menaces du Big Data de l’organisation doit se faire en continu et viser à garantir l’intégrité des données stockées et sous analyse.
La performance est un élément clé lorsqu’on sécurise les données collectées et les réseaux. Les pare-feux et autres dispositifs de sécurité réseau, tels que ceux pour l’encryption, doivent être ultra performants pour pouvoir supporter de plus en plus de débit, de connexions et d’applications. Dans un environnement Big Data, la création et la mise en application des politiques de sécurité sont essentielles du fait de l’importance du volume de données et du nombre de personnes qui auront besoin d’y accéder.
La quantité de données accroit également la nécessité de prévenir les fuites de données. Les technologies de Prévention des Pertes de Données devraient être utilisées pour s’assurer que l’information n’est pas divulguée à des tiers non autorisés. Les systèmes d’intégrité des données et de détection d’intrusions internes doivent être utilisés pour détecter les attaques ciblées avancées qui contournent les mécanismes de protection traditionnels, par exemple, la détection d’anomalies dans les couches d’agrégation et de collectes. Tous les paquets de données, tous les flux de données, toutes les sessions et transactions devraient être inspectés de près.
Parce que le Big Data couvre des informations qui se trouvent dans une zone étendue provenant de sources multiples, les organisations doivent aussi pouvoir protéger les données là où elles se trouvent. A cet égard, les systèmes de sécurité virtualisés fournissant une gamme complète de fonctionnalités de sécurité doivent être positionnées aux endroits stratégiques des architectures cloud hybrides, privées et publiques, fréquemment trouvées dans les environnements Big Data. Les ressources doivent être connectées de manière sécurisées et les données transportées depuis les sources de stockage du Big Data doivent également être sécurisées, typiquement via un tunnel IPSec.
Le Big Data, oui, mais avec les Bons Outils ! Alors que le Big Data présente des défis, il offre également des opportunités. Avec les bons outils, d’importantes quantités d’informations pourront être analysées, ce qui permettra à une organisation de comprendre et de comparer les activités dites normales. Si cette organisation peut alors surveiller les utilisateurs qui s’écartent de cette norme, cela permettra de devancer de manière proactive les potentielles fuites de données et systèmes.
Cet effort doit être soutenu par un personnel IT compétent et le déploiement efficace d’outils de sécurité appropriés. Ces outils sont des appliances dédiées de collecte de logs, d’analyse et de reporting qui peuvent en toute sécurité rassembler les données provenant des dispositifs de sécurité et autres systèmes compatibles syslog. Ces appliances vont également analyser, rapporter et archiver les événements de sécurité, le trafic réseau, le contenu Web, et les données de messagerie. Ceci permet de facilement mesurer le respect des politiques et de produire des rapports personnalisés.
La difficulté à saisir, gérer et traiter les informations rapidement dans les environnements Big Data va continuer à rendre la sécurité un élément de second plan pour de nombreuses entreprises. Alors que la bande passante et le stockage continuent de croitre, la mobilité de ces gros ensembles de données augmente également, provoquant des brèches et la divulgation d’ensembles de données sensibles. Les menaces viendront probablement d’intrus manipulant le Big Data de manière à ce que les outils de business analytics et de business intelligence génèrent des résultats erronés et conduisent à des décisions de gestion qui pourraient être profitables aux intrus.
Même de petits changements dans le Big Data peuvent avoir un impact important sur les résultats. Les organisations ne doivent donc pas ignorer la nécessité de protéger les actifs du Big Data – pour des raisons de sécurité, de business intelligence ou autre. Elles doivent répondre aux principaux besoins du Big Data en termes d’authentification, d’autorisation, de contrôle d’accès basé sur les rôles, d’audit, de contrôle, de sauvegarde et de récupération. A plus long terme, l’analytique du Big Data impliquant l’évaluation et la surveillance comportementale deviendra également de plus en plus capitale pour répondre à la nouvelle génération de défis de sécurité IT.
BOX STORY 1: le SIEM, un Problème pour le Big Data Pour améliorer leur sécurité, certaines organisations ont des solutions SIEM (Security Information and Event Management ou de Gestion des événements et informations de sécurité) pour les aider à collecter et analyser les alertes de sécurité et les systèmes de logging. Cela peut, par inadvertance, toutefois, créer un problème pour le Big Data – dans le cas où chaque log et alerte sont collectés.
Pour éviter ce problème, les organisations devraient arrêter de considérer la sécurité comme un système purement défensif et plutôt penser à ajouter une couche d’abstraction au-dessus de toutes les données pertinentes de l’entreprise. Elles doivent se demander quelles sont les données pertinentes dans un contexte de sécurité. Evidemment, les logs au niveau du réseau (c’est-à-dire le pare-feu, IPS, etc.) et les logs d’accès utilisateurs restent nécessaires. Cependant, les logs de sécurité des terminaux, les logs liés au proxy et même les données d’inspection approfondie des paquets risquent de ne plus être pertinents.
BOX STORY 2
– Exemples de Big Data
· Logs Web
· Données RFID
· Réseaux de capteurs
· Données des réseaux sociaux
· Documents et textes Internet
· Indexation des recherches Internet
· Archivage des détails d’appels
· Dossiers médicaux
· Archives de photos
Un ancien pirate de CB invente un anti skimmer
Après son arrestation et un séjour en prison, un pirate informatique invente un nouveau système contre le piratage de données bancaires. Un ancien pirate informatique roumain, spécialisé dans le piratage de données bancaires via des skimmeurs, vient de mettre sur le marché une invention de son cru. L’outil est un système de protection contre le skimming, le piratage de votre carte bancaire via un distributeur de billets piégé.
Valentin Boanta, 33 ans, avait été arrêté en 2009. Il vient d’inventé un nouveau dispositif qui empêche les vols de données bancaires via un GAB, un guichet automatique de billets. Valentin Boanta a déclaré à l’agence de presse Reuters que son arrestation le rendait heureux parce qu’il avait pu se soigner de son addiction au piratage informatique « C’était comme une drogue pour moi« .
Le système inventé par l’ancien skimmeur, baptisé Secure Revolving System-SRS, est financé par une société de Bugarest, MB Telecom. A noter que cette société roumaine, connue aussi sous le nom de MB technology, est spécialisée dans les scanners. En 2012, MB a remporté un prix pour un scanner d’avion. En 2009, elle remportait le même prix pour un scanner à camion.
Selon l’ambassade américaine basée à Bucarest, les pirates roumains auraient volé environ 1 milliard de dollars aux américains en 2012. A noter que l’ancien pirate est toujours en prison. Il a écopé de 5 ans pour avoir créé et revendu des skimmeurs à la mafia locale.
13 Comptes en banque bloqués après le piratage de RPG
Le compte en banque de l’entreprise de télécommunication RPG piraté. Plus de 32.000 euros transférés. Des pirates informatiques ont réussi, en 3 heures, à pirater l’un des comptes bancaires de l’entreprise de télécommunication indienne RPG et à transférer 32.640 euros. Un compte courant basé dans la ville de Mumbai. L’attaque a été détectée le 11 mai dernier. L’argent détourné a été placé dans 13 comptes bancaires différents à Chennai, Coimbatore, Tirunelveli, Bangalore, Hyderabad, … Les comptes bancaires ouverts par les pirates ont été bloqués, mais les e.voleurs ont déjà mis la main sur l’argent liquide. La police a arrêté trois présumés membres de ce groupe de pirates qui retiraient des billets verts dans des banques de Coimbatore et Hyderabad. Les pirates ont réussi ce piratage via un courriel piégé. Un employé aurait ouvert un fichier joint dans un email. Dans le document numérique piégé, un cheval de Troie. (TI)
Cyber-attaque orientée vers le Pakistan à travers de faux documents PDF
Datasecuritybreach.fr a appris d’ESET, pionnier en matière de sécurité proactive depuis 25 ans, la découverte d’une cyber-attaque ciblée qui tente de voler des informations sensibles provenant de différentes organisations, notamment au Pakistan (avec une portée limitée dans le monde).
Au cours de cette investigation, plusieurs pistes ont été découvertes qui indiquent que la menace est d’origine indienne et qu’elle sévit depuis au moins deux ans. Cette attaque ciblée a utilisé un certificat de signatures de code délivré par une société apparemment légitime qui aurait produit des signatures binaires malveillantes et favorisé leur potentiel de propagation. La société est basée à New Delhi et le certificat a été délivré en 2011. Le malware se diffuse à travers des pièces jointes aux e-mails.
« Nous avons identifié plusieurs documents différents qui évoquent plusieurs thèmes susceptibles d’être attractifs pour les bénéficiaires. L’un d’eux concerne les forces armées indiennes. Nous n’avons pas d’informations précises quant aux personnes ou organisations qui ont été plus particulièrement touchées par ces fichiers, mais sur la base de nos enquêtes, nous formulons l’hypothèse que des personnes et des institutions au Pakistan ont été ciblées », a déclaré à Datasecuritybreach.fr Jean-Ian Boutin, chercheur en malware chez ESET. Par exemple, l’un des fichiers PDF frauduleux a été diffusé par une archive auto-extractible appelée « pakistandefencetoindiantopmiltrysecreat.exe », et le système de supervision d’ESET montre que le Pakistan est fortement affecté par cette campagne avec 79 % des détections repérées dans ce pays.
Le premier vecteur de l’infection exploite une vulnérabilité largement utilisée et connue sous le nom CVE-2012-0158. Cette vulnérabilité peut être exploitée par des documents Microsoft ® Office spécialement conçus qui permettent l’exécution de code arbitraire. Les documents ont été transmis par email et le code malveillant s’exécute dès que le document est ouvert, sans que l’utilisateur de l’ordinateur attaqué s’en aperçoive. L’autre vecteur d’infection s’effectue via les fichiers exécutables Windows qui apparaissent comme des documents Word ou PDF diffusés par la messagerie. Dans les deux cas, pour échapper à la suspicion de la victime, de faux documents sont présentés à l’utilisateur lors de l’exécution.
Le malware a volé des données sensibles à partir d’ordinateurs infectés et les a envoyées vers les serveurs des attaquants. Il a utilisé différentes techniques de vols de données, parmi elles un keylogger, réalisant des captures d’écran et envoyant des documents de l’ordinateur infecté vers le serveur de l’attaquant. Fait intéressant, les informations volées à partir d’un ordinateur infecté ont été téléchargées vers le serveur de l’attaquant sans cryptage. « La décision de ne pas utiliser de cryptage est étonnante dans la mesure où cette opération est relativement simple à utiliser et aurait pu masquer davantage l’opération», ajoute Jean-Ian Boutin.
Une analyse technique complète est disponible sur le site WeLiveSecurity.com – la nouvelle plate-forme d’ESET dédiée à l’analyse des cyber-menaces et aux conseils de sécurité.
Noms de détection
C’est une menace multi-partie et multi-vectorielle, dont les noms des menaces attribués par ESET sont les suivants :
Win32/Agent.NLD worm
Win32/Spy.Agent.NZD Trojan
Win32/Spy.Agent.OBF Trojan
Win32/Spy.Agent.OBV Trojan
Win32/Spy.KeyLogger.NZL
Trojan Win32/Spy.KeyLogger.NZN
Trojan Win32/Spy.VB.NOF
Trojan Win32/Spy.VB.NRP
Trojan Win32/TrojanDownloader.Agent.RNT
Trojan Win32/TrojanDownloader.Agent.RNV
Trojan Win32/TrojanDownloader.Agent.RNW
Trojan Win32/VB.NTC
Trojan Win32/VB.NVM
Trojan Win32/VB.NWB
Trojan Win32/VB.QPK
Trojan Win32/VB.QTV
Trojan Win32/VB.QTY
Trojan Win32/Spy.Agent.NVL
Trojan Win32/Spy.Agent.OAZ trojan
Augmentation de faux services de paiement en ligne au mois de juin
Les achats en ligne de voitures, motos et produits électroniques sont les plus risqués pour les acheteurs, comme pour les vendeurs !
Bitdefender, éditeur de solutions de sécurité, a indiqué à Datasecuritybreach.fr une étude sur les arnaques de services de paiement en ligne, pour la vente de particulier à particulier, dont le nombre et l’ampleur augmentent avant les vacances. Ces arnaques concernent de faux sites de paiement en ligne, créés par des pirates se présentant comme des tiers de confiance, censés assurer une transaction sécurisée entre vendeur et acquéreur et ainsi leur éviter les déconvenues d’une transaction en direct (non-réception de la marchandise ou non paiement). Bitdefender prévoit une augmentation de ce type d’arnaque au mois de juin, avant le début des vacances d’été, particulièrement pour la vente de voitures, de motos et de produits électroniques.
Après 10 mois de recherche, cette étude révèle que 16.8 % des arnaques de ce type, enregistrées ces 12 derniers mois, ont été créées au mois de juin. Les scammeurs sont, en effet, plutôt actifs dans la création de faux sites de paiement en ligne avant les périodes de vacances. Après une diminution stable de juillet à octobre, le nombre de ces faux sites commence ainsi à augmenter avant les vacances d’hiver, et plus particulièrement en décembre. Une recrudescence est ensuite notée en février, avec un pic à plus de 17% des arnaques détectées.
Cette étude de Bitdefender, réalisée sur plus de 2 000 faux sites Web de paiement en ligne, montre aussi que les voitures, les motos et les produits électroniques sont en tête de liste des articles utilisés par les scammeurs pour escroquer les clients en ligne. Les scammeurs se font généralement passer pour des vendeurs légitimes, sur de vrais sites de vente en ligne, et redirigent ensuite les acheteurs sur le faux site de paiement qu’ils contrôlent. Les scammeurs récupèrent ainsi l’argent et ne livrent bien entendu jamais les marchandises.
Top 5 des articles utilisés dans les arnaques de faux paiements en ligne : Les voitures ; Les motos ; Les produits électroniques ; Les articles de valeur ; Les vélos. Parmi les services également pris en charge par les scammeurs, via de fausses transactions, Bitdefender dénombre : les dépôts bancaires (versements), le transfert de dossiers médicaux ou encore d’échantillons liés à des analyses médicales.
« Les scammeurs peuvent être tout à fait convaincants – c’est précisément comme cela qu’ils gagnent de l’argent » déclare à Datasecuritybreach.fr Catalin Cosoi, Responsable des stratégies de sécurité chez Bitdefender. « Ils se donnent beaucoup de mal pour donner l’impression d’être légitimes, au point même de conseiller à leurs cibles de se protéger contre la fraude à la carte bancaire. Afin de rassurer leurs victimes, l’usage classique est qu’ils ne demandent jamais d’informations bancaires, ce qui au final ne change rien dans le cas de cette arnaque, puisque les escrocs reçoivent directement un transfert d’argent. »
Datasecuritybreach.fr conseille vivement aux utilisateurs de vérifier les informations WHOIS (enregistrement de domaine, hébergement, activité en ligne) avant tout paiement en ligne ou utilisation d’un service de transfert d’argent, censé sécuriser la transaction. En effet, contrairement aux vrais sites, plus de 90% des faux sites de paiement en ligne sont enregistrés seulement pour un an.
De plus, les vrais sites de paiement en ligne utilisent des serveurs de connexions sécurisées (SSL) pour protéger les clients. Ces derniers doivent donc voir apparaître une adresse commençant par « https:// » dans la barre de leur navigateur. Malgré tout, les sites frauduleux peuvent « emprunter » le logo des services de vérification SSL, les utilisateurs sont donc invités à vérifier que le site est bien identifié par la société d’authentification et à effectuer quelques vérifications en ligne concernant ce tiers de confiance. Bien souvent, une simple recherche Web permet d’éventer le piège en tombant par exemple sur des témoignages d’utilisateurs, victimes de ce type d’arnaque.
Une nouvelle donne pour les malware Android ?
Le dernier Rapport sur les Menaces Mobiles de F-Secure que Datasecuritybreach.fr a pu consulter rapporte une série de nouveaux malware Android, qui utilisent par exemple la messagerie en plus des applications pour se propager et infecter les appareils.
Le premier trimestre 2013 a été marqué par des nouveautés du côté des malware Android, qui se veulent de plus en plus complexes. Le Rapport sur les Menaces Mobiles de F-Secure du premier trimestre 2013 présente la première offensive dont la diffusion s’est faite hors des applications, (via des e-mails de spam), les premières attaques Android ciblées, et la première escroquerie prétextant une avance de frais. En parallèle, les revendeurs de malware Android se multiplient sur le web.
Le nombre de familles et variantes de menaces mobiles est en augmentation de 49 % par rapport au trimestre dernier, passant de 100 à 149. Parmi celles-ci, 136 (soit 91,3% d’entre elles) visaient Android et 13 (soit 8,7%),, étaient conçues pour Symbian. Pour rappel, 61 familles et variantes de menaces avaient été découvertes au premier trimestre 2012… cette croissance est donc à l’image de celle des parts de marché d’Android : exponentielle.
« Les nouvelles techniques utilisées par les cybercriminels pour attaquer Android sont inquiétantes », déclare à Data Security Breach Sean Sullivan, Security Advisor du Lab F-Secure. « A titre d’exemple : jusqu’à présent, je ne me suis jamais inquiété pour ma mère et son mobile Android, car elle n’utilise pas d’applications. Aujourd’hui, j’ai des raisons de m’inquiéter : avec des menaces comme Stels, des malware Android se propagent dans des spams, et ma mère consulte ses e-mails avec son mobile. ».
Ce cheval de Troie Android, plus connu sous le nom de Stels, a commencé à se répandre via un email falsifié de « l’U.S Internal Revenue Services », transportant un logiciel malveillant vendu sur Internet, conçu pour voler des informations confidentielles présentes dans les appareils Android et faire de l’argent en passant des appels à des numéros surtaxés. D’après Sean Sullivan, cet exemple de banalisation des malware « pourrait changer la donne ».
Le premier trimestre a été le théâtre des premières attaques ciblées utilisant des logiciels malveillants Android. Ainsi, des militants des droits de l’homme Tibétains ont été la cible d’emails contenants des pièces jointes infectées par des malware Android. De même, et un soi-disant « coupon de réduction » pour une chaine de café très populaire a permis de soutirer des informations à des téléphones localisés en Corée du Sud.
Des mobiles indiens ont été spécifiquement pris pour cible, avec ce qui constitue la première escroquerie Android prétextant une avance de frais. Dans ce cas, une fausse application Android « d’offres d’emploi » en Inde, informe son utilisateur qu’il est retenu pour un poste au sein de TATA Group, une multinationale indienne. Pour organiser l’entretien d’embauche, l’application demande un dépôt de garantie remboursable.