Archives par mot-clé : piratage

Un laboratoire de radiologie perd les dossiers médicaux de 9 300 personnes

Laboratoire, perdu, HD ! Que deviennent les données stockées par les professionnels de santé ? Pour le Charles River Medical Associates, sur un disque dur portable perdu. 9.300 dossiers médicaux dans la nature !

Le Charles River Medical Associates est un laboratoire de radiologie américain. Il vient d’avouer (la loi américaine l’impose, NDR) avoir perdu un disque dur contenant 9.387 dossiers médicaux. Des sauvegardes d’informations personnelles et des images radiographiques. Des données de tous ceux qui ont subi une scintigraphie osseuse au depuis 2010. Huit ans d’informations privées, sensibles, sans protection, ni chiffrement.

Le laboratoire a envoyé un courriel, comme va l’imposer le RGPD en France dès le 28 mai 2018, aux patients impactés. Le disque dur « perdu » contient les noms, les dates de naissance, les numéros d’identification des patients et les images de scintigraphie osseuse.

Le groupe de santé a découvert cette disparition en novembre 2017. Il aura attendu trois mois pour alerter les patients ! Le groupe était tenu de signaler cette violation de la vie privée au Département américain de la santé et des services sociaux, ainsi qu’aux médias locaux.

Des sites Internet piratés via l’Internet des objets

Du piratage de site web via des objets connectés. La France est le 21ème pays le plus touché avec 298 hôtes enregistrés dans les 30 derniers jours.

Même si le chiffre ne semble pas énorme, les attaques repérées montre une évolution dans ce type de cyberattaque via des objets connectés. Doctor Web alerte à nouveau sur l’activité du Trojan Linux.ProxyM infectant des terminaux intelligents fonctionnant sous Linux, tels que des caméras de vidéosurveillance et des enregistreurs DVR de vidéosurveillance.

En septembre 2017, les pirates l’ont utilisé pour envoyer du spam, et plus récemment, ils utilisent ses capacités pour pirater des sites web. Selon l’entreprise, la France serait le 21ème pays le plus touché avec 298 hôtes enregistrés au cours des 30 derniers jours.

Objets connectés

Linux.ProxyM est un logiciel malveillant qui lance sur un appareil contaminé un serveur proxy SOCKS. C’est en utilisant ce proxy que les criminels peuvent agir de manière anonyme. Il existe des builds de ce Trojan pour les architectures x86, MIPS, MIPSEL, PowerPC, Superh, ARM, Motorola 68000 et SPARC. En d’autres termes, Linux.ProxyM peut contaminer n’importe quel appareil sous Linux, y compris les routeurs, boîtiers décodeurs, des caméras de surveillance, des enregistreurs DVR, et autres équipements.

Au mois de septembre, les analystes ont découvert que les malfaiteurs envoyaient plus de 400 messages spam par jour depuis chaque dispositif contaminé en utilisant Linux.ProxyM. Leurs messages contenaient des publicités pour des sites pour adultes et des services financiers douteux. Par la suite, les cybercriminels ont commencé à utiliser l’Internet des objets pour la propagation de messages de phishing. Ces messages étaient envoyés au nom de DocuSign, le service permettant de télécharger, consulter, signer et suivre le statut des documents électroniques.

Les Français plébiscitent les objets connectés sans en mesurer les risques !

A l’occasion de Noël, les objets connectés semblent être le cadeau de cette fin d’année : tendance d’achat, appréhension de la sécurité, prise de mesure, etc. L’étude « Most Hackable Gifts » dévoile la liste des cadeaux de Noël les plus prisés à la fois par les consommateurs, mais aussi par les cybercriminels.

Objets connectés, Noël et les pirates. Ainsi, parmi les cadeaux les plus attendus au pied du sapin figurent les indétrônables tablettes et smartphones (60 %) et autres ordinateurs portables (30 %). Les accessoires domotique de l’habitat connecté (25%) sont également très populaires cette année, aux côtés des jouets connectés (22 %), des casques de réalité virtuelle (19 %) et des Smart TV (17 %).

Une méconnaissance des risques associés aux objets connectés

Une grande majorité de consommateurs Français reconnait la nécessité de sécuriser ordinateurs portables, tablettes et smartphones (64 %). Mais moins 1/3 estiment que les casques réalité virtuelle, les jouets et autres accessoires connectés doivent être sécurisés.

Il faut rappeler qu’ils gèrent également un certain volume d’informations personnelles. 15 % pensent même que les objets connectés n’ont pas besoin d’être sécurisés.

« A Noël, les objets connectés seront cette année encore à l’honneur. Or, on constate que les consommateurs ne mesurent pas tous l’importance de la protection de ces appareils et du risque auquel ils s’exposent lors d’une connexion avec un device non connecté« , précise Lam Son Nguyen expert en sécurité – McAfee.

91 % estime qu’il est important/voir très important que leur identité en ligne et leurs appareils connectés soient sécurisés. La moitié des consommateurs prennent des mesures pour s’assurer que leur nouvel appareil connecté est protégé avant utilisation. 23% ne sont d’ailleurs pas sûrs de savoir prendre les mesures adaptées en matière de sécurité. Les consommateurs sont tout simplement mal informés sur les dangers et la manière dont il faut protéger ces appareils connectés.

Peu conscients des risques ils ne mettent pas en œuvre les mesures nécessaires pour se protéger ce que les cybercriminels pourraient exploiter pour le piratage de leurs objets et le vol de leurs données personnelles.

Ces informations révèlent l’importance pour les consommateurs d’être vigilants quant aux enjeux de sécurité inhérents aux objets connectés qu’ils déposeront au pied du sapin de Noël. Il est important que chacun mesure les risques liés à tout objet connecté et cesse de penser qu’il suffit simplement de s’en remettre aux mesures des fabricants pour éviter le vol de leurs données dans le temps. Il serait bon, aussi, que les fabricants fournissent des informations sur la sécurisation générale, ainsi que de leur produit. L’éducation devrait être imposée dans chaque notice, en plus des obligations légales copiées à longueur de page de certaines notices.

Quelques réflexes simples à adopter en matière de sécurité des objets connectés

D’abord, lisez la notice. Vous pourriez y trouver quelques réponses (mot de passe, …). Ensuite, protéger votre réseau domestique. Plus facile à dire, qu’à faire, mais loin d’être impossible si vous vous y penchez un peu. DataSecurityBreach vous propose par exemple de regarder du côté des adresses MAC de vos materiels et votre box, ou encore du côté de la double authentification. Mettre à jour les logiciels et applications des objets connectés. Voyez si elles peuvent être automatisées. Sécuriser votre appareil avec une solution dédiée : antivirus, firewall, … Privilégiez une connexion Wi-Fi sécurisée. Celle de la maison, mais avec un bonus qu’est le contrôle par l’adresse MAC. Protéger vos objets avec des mots de passe complexes. Même si cela n’est pas gage d’efficacité optimale, un mot de passe fort (lettres, majuscules, chiffres et signes de ponctuations) permet de retarder le malveillant qui ira voir ailleurs. Et au moindre doute, agissez !

Piratage pour Forrester Research : des rapports clients volés

Le site Internet de la société Forrester Research, Forrester.com, a été infiltré. Une vulnérabilité qui a donné accès à un pirate à des informations commercialisées par FR.

Une faille de sécurité dans le site web de Forrester Research a permis à un pirate informatique d’avoir accès à des informations sensibles commercialisées par la société spécialisée dans les audits et analyses économiques.

Le pirate a trouvé un accès à l’espace permettant d’accéder aux rapports produits par FR et mis à disposition, pour les clients, sur le site Forrester.com. Les attaquants ont été détectés après l’intrusion. Les comptes créés pour l’occasion par les malveillants ont effacé du système. Le cabinet de conseil, l’un des plus influents du monde, a indiqué qu’aucunes données clients n’avaient été impactées. Les pirates ont infiltré l’infrastructure hébergeant le site Forrester.com. Un espace qui permet également aux clients de télécharger des études de marché. Des accès en fonction de leurs contrats avec Forrester Research. Autant dire une manne d’information stratégique pour qui sait s’en servir.

Les sociétés d’audits et autres études de marché sont des cibles VIP+ pour les espions du numérique. A l’image des agences de presse spécialisée dans l’économie, porteuses de communiqués de presse non encore diffusés ou mis sous embargo.

En 2015, cinq personnes étaient arrêtées aux États-Unis pour s’être fait une spécialité boursière pas comme les autres. Ils pirataient des agences de presse spécialisées. Le but, de mettre la main sur des données encore publiées concernant des sociétés cotées en bourse. Les pirates mettaient en vente les informations volées auprès d’acheteurs initiés aux arnaques financières. Les malveillants proposaient aussi d’accéder aux serveurs compromis, soit ils offraient la possibilité de consulter des listes « d’achats » et de « souhaits » à partir d’informations qui devaient être diffusées par les agences. Une infiltration qui va durer 5 ans !

Un procédé qui ressemble comme deux gouttes d’eau à l’action pirate menée contre Forrester Research.

cryptomonnaie : Quand les cybercriminels s’enrichissent à votre insu

ESET a découvert une nouvelle vague de code JavaScript utilisé par des cybercriminels pour miner de la cryptomonnaie depuis le navigateur des visiteurs de sites non compromis.

Quand de la cryptomonnaie est « fabriquée » par des pirates dans votre navigateur ! Comme la plupart des navigateurs activent JavaScript par défaut, il suffit aux cybercriminels d’insérer un script d’extraction sur les sites Internet qui génèrent un trafic important. En effet, il est plus facile d’atteindre un nombre significatif de machines en infectant des sites Internet qu’en infectant directement les machines des utilisateurs.

Les recherches d’ESET montrent que les cybercriminels ciblent les sites Internet de films en streaming et de jeux vidéo, car ces internautes ont tendance à rester longtemps sur une même page. Les scripts d’exploitation fonctionnent donc plus longtemps, ce qui augmente la qualité du minage des cryptomonnaies Feathercoin, Litecoin et Monero. « Cette technique est moins efficace que le minage réalisé avec un logiciel, car elle est 1,5 à 2 fois plus lente. Cependant, le nombre d’utilisateurs disponibles contrebalance cette lenteur », explique Benoît Grunemwald, Cybersecurity Leader chez ESET.

Certains considèrent que miner de la cryptomonnaie sur la machine d’un utilisateur sans son consentement équivaut à une intrusion. Pour que cela soit légal, il conviendrait d’avertir clairement l’utilisateur avant de commencer le minage, ce que les cybercriminels ne font pas en détournant des annonces publicitaires en mineurs.

Les chercheurs ESET dressent les recommandations à suivre pour se protéger contre ce type de menace :

• activer la détection des applications potentiellement dangereuses et des applications potentiellement indésirables (PUA). Cette fonctionnalité est disponible dans les solutions ESET.

• mettre à jour sa solution de sécurité.

• installer un bloqueur d’annonces dans le(s) navigateur(s) utilisé(s) (uBlock par exemple).

• installer un bloqueur de scripts tel que NoScript. Attention, l’installation du blocage des scripts dans le navigateur peut désactiver certaines fonctionnalités de sites Internet.

Un pirate écume les loteries américaines et remporte 25 ans de prison

Un pirate informatique vient d’être condamné à 25 ans de prison pour avoir « joué » avec l’informatique des loteries de plusieurs états américains. Il aurait détourné plus de 14 millions de dollars.

En avril 2015, je vous parlais du pirate informatique Eddie Raymond Tipton. Cet informaticien travaillait comme programmeur pour la loterie du Texas. Il sera arrêté pour avoir piraté les machines dédiées à ce « jeu de hasard » afin d’empocher 14,3 millions de dollars. L’homme vient de connaitre sa sentence définitive : 25 ans de prison fédérale. Il a été découvert que Tipton avait piraté et manipulé les systèmes informatiques dans trois autres États Américains : Colorado, Iowa et le Wisconsin. Sa manipulation lui aurait permis d’engranger 2,2 millions de dollars supplémentaires. Une escroquerie informatique qui aura durée six ans. Timpton n’était pas n’importe qui, il était le responsable de la sécurité de la Multi-State Lottery Association (MUSL).

La MUSL fournit des systèmes informatiques destinés aux loteries pour quasiment l’ensemble des États-Unis, y compris les îles Vierges américaines et Porto Rico.

Tipton avait codé une clé USB qui lui permettait de générer les nombres aléatoires qui déterminaient les gagnants de la loterie. Employé par la MUSL, Timpton ne pouvait pas jouer et encore moins retirer l’argent. L’argent du billet gagnant de 14 millions de dollars ne sera pas retiré durant un an. Timpto va créer une entreprise « fantôme » à Belize afin de réclamer le prix, via un avocat de New York. C’est la caméra de vidéo surveillance d’une boutique ou avait été acheté le billet qui perdra le pirate.

Une Cyberattaque, un véritable un coût pour votre business ?

Les nouvelles technologies font désormais partie de notre quotidien, ce qui signifie que la cybersécurité et les risques associés deviennent de plus en plus importants. Cette dépendance accrue de l’informatique rend indispensable la sensibilisation aux impacts financiers d’une cyberattaque au sein d’une entreprise.

Le coût après une cyberattaque, y avez-vous pensé ? Il est relativement facile de calculer la valeur des actifs matériels ou immatériels et des coûts connexes. Mais qu’en est-il des coûts associés aux temps d’arrêt opérationnel ou à d’autres impacts sur l’activité d’une entreprise en cas d’incident en sécurité ? La société iTrust revient sur cette problématique question. On y apprendre que l’étude Ponemon a chiffré le coût moyen d’un incident en cybersécurité dans les entreprises européennes : 3,7 millions euros. En parallèle, le coût par employée d’une fuite de données continue d’augmenter : 201 $ en 2014, 217 $ en 2015 et 221 $ en 2016. Les industries fortement réglementées ont les coûts les plus élevés (402 $ pour l’industrie des soins de santé, par exemple). Ces coûts permettent d’expliquer pourquoi, en 2016, les coûts liés à des violations de données variaient de 4,9 millions de dollars pour moins de 10 000 dossiers compromis à 13,1 millions de dollars pour plus de 50 000 dossiers. D’ici 2019, Panda Labs Juniper Research estime que la cybercriminalité coûtera aux entreprises plus de 2 billions de dollars. Bref, une cyberattaque a un coût sur votre business, à coup sûr !

Un demi million de patients médicaux piratés

Un pirate informatique a mis la main sur 500 000 dossiers appartenant à des patients belges en piratant le site Digitale Wachtkamer.

Le site Digitale Wachtkamer a été piraté ! Ce site dédié à la prise de rendez-vous chez un médecin, par exemple, a été visité et vidé de sa base de données. Selon le journal flamand VTM Nieuws, 500 000 dossiers de patients belges ont été copiés par un pirate informatique. Le pirate informatique me fait penser au maître chanteur Rex Mundi. Après avoir volé les données, il a envoyé un courriel à l’entreprise afin de lui demander de l’argent. Son silence contre 85 000 euros (42 BTCs). Digitale Wachtkamer n’a pas payé et a déposé plainte. Il y a de forte chance que les données de plus de 500 000 utilisateurs finissent sur le web, dans les heures à venir en représailles. D’après Digitale Wachtkamer, aucuns dossiers médicaux n’étaient accessibles, seules les prises de rendez-vous. Digitale Wachtkamera contacté ses utilisateurs afin qu’ils changent leur mot de passe.

Il y a deux ans, un pirate informatique du nom de Rex Mundi avait agit de la sorte à l’encontre de plusieurs entreprises Belges, Suisses et Françaises. En France, le laboratoire de santé Labio avait été la victime de ce type de chantage. Digitale Wachtkamer semble faire parti de ces TROP nombreuses entreprises alertées d’un manque de sécurité, alertée par des hackers et dont les messages sont restées lettres mortes. En 2013, Digitale Wachtkamer avait été alertée d’un manque de sécurité dans son code.

https://twitter.com/JeroenCeyssens/status/887380075557081088

Les cyber menaces basculeraient vers Linux et les Serveurs Web

Un rapport WatchGuard sur la Sécurité Internet évalue les principales menaces au cours du premier trimestre 2017. Pour ce vendeur de solution de sécurité informatique, les cyber menaces basculeraient vers Linux et les Serveurs Web.

Un nouveau rapport sur les cyber menaces ! WatchGuard Technologies, société spécialisée dans le domaine des solutions avancées de sécurité réseau, annonce les résultats de son Rapport Trimestriel sur les Menaces Internet, qui dresse le bilan des menaces de sécurité les plus récentes affectant les ordinateurs et les réseaux des petites et moyennes entreprises (PME) et des entreprises distribuées. Parmi ses principales conclusions, le rapport révèle que malgré une baisse en global du nombre de malwares détectés, les malwares sur Linux ont représenté plus de 36% des principales menaces identifiées au cours du premier trimestre 2017. Cette tendance démontre le besoin urgent de mesures de sécurité renforcées pour protéger les serveurs sous Linux et les objets connectés fonctionnant sous Linux.

Ces nouvelles données Firebox Feed nous permettent de prendre le pouls des plus récents malwares et des dernières attaques réseau afin d’identifier des schémas qui influencent un environnement de menaces en constante évolution,” a déclaré Corey Nachreiner, chief technology officer chez WatchGuard Technologies. “Les résultats du rapport du premier trimestre continuent de souligner l’importance et l’efficacité de mesures de sécurité de base, de multiples couches de défenses et d’une prévention avancée contre les malwares. Nous encourageons nos lecteurs à examiner les principales conclusions du rapport, et à les prendre en compte dans les stratégies de sécurité de leurs organisations.

Le Rapport sur les Menaces Internet de WatchGuard est conçu pour offrir des informations, des études et des recommandations en matière de sécurité pour aider ses lecteurs à mieux se protéger, eux et leurs organisations contre les nouveaux vecteurs de menaces. Les principales conclusions du rapport du premier trimestre 2017 comprennent:

  • cyber menaces : Les malwares sous Linux sont en augmentation, et représentent 36% des principaux malwares détectés au premier trimestre. La présence accrue de malwares de type Linux/Exploit, Linux/Downloader et Linux/Flooder illustrent l’intérêt toujours plus grand des attaquants pour les serveurs Linux et les objets connectés. Les utilisateurs doivent protéger leurs objets connectés et leurs serveurs sous Linux des attaques provenant d’Internet avec des défenses sur plusieurs niveaux.
  • cyber menaces : Les antivirus traditionnels continuent de manquer les nouveaux malwares – à un taux plus élevé. En fait, les solutions antivirus ont ignoré 38% de toutes les menaces identifiées par WatchGuard au premier trimestre, comparé à 30% au quatrième trimestre 2016. Le nombre croissant de malwares nouveaux ou zero day passant au travers des antivirus tradtionnels souligne les faiblesses des solutions de détection basées sur des signatures et le besoin pour des services capables de détecter et de bloquer les menaces persistantes avancées (APT).
  • Les cyber menaces basculent vers les serveurs web. Au cours du dernier trimestre, les attaques via des sites web piégés et via des navigateurs web ont prédominé. Durant cette période, 82 pour cent des principales attaques réseau ont ciblé des serveurs web (ou d’autres services web). Les utilisateurs doivent améliorer les défenses de leurs serveurs web en renforçant les contrôles d’accès, en limitant leur exposition sur le web, et en mettant à jour systématiquement leurs logiciels.
  • cyber menaces : Des attaquants exploitent toujours la faille Android StageFright. Cet exploit a commencé à se faire connaître en 2015, et prouve sa longévité en étant la première menace spécifique aux mobiles à entrer dans la liste des 10 principales attaques du WatchGuard Threat Lab cette année. Au minimum, les utilisateurs Android devraient régulièrement mettre à jour leurs systèmes pour prévenir des attaques sur mobile telles que StageFright.
  • Moins d’attaques à connotation saisonnière. Globalement, le volume des menaces détectées au premier trimestre 2017 a diminué de 52% par rapport au quatrième trimestre 2016. Nous pensons que cette baisse peut être attribuée à l’absence de campagnes d’attaques saisonnières liées aux congés du quatrième trimestre, qui ont gonflé le nombre de menaces durant cette période.

Le Rapport sur les Menaces Internet de WatchGuard est basé sur des données Firebox Feed anonymes provenant de plus de 26.500 boîtiers UTM WatchGuard en service à travers le monde, qui représentent une faible portion de la base installée totale de la société. Ces boîtiers ont bloqué plus de 7 millions de variantes de malware au premier trimestre, ce qui correspond à 266 variantes en moyenne par boîtier participant. Les boîtiers WatchGuard ont également bloqué plus de 2,5 millions d’attaques réseau au premier trimestre, ce qui correspond à 156 attaques bloquées par boîtier. Le rapport complet comprend un état détaillé des tendances du trimestre relatives aux malwares et aux attaques, une analyse des révélations Vault 7 de la CIA et des enseignements importants sur les stratégies de défense. Le rapport comprend également un nouveau projet de recherche du WatchGuard Threat Lab, consacré à une nouvelle vulnérabilité sur un appareil photo connecté largement répandu. Pour plus d’informations, le rapport complet est téléchargeable à l’adresse: www.watchguard.com/security-report

Cybersécurité : le tout-connecté fait entrer le secteur aérien en zone de turbulences

Comme n’importe quel autre secteur d’activité, l’écosystème du transport aérien est résolument engagée sur la piste du numérique. En devenant hyperconnectée, l’aviation moderne se donne les moyens de répondre à ses impératifs de développement. Mais elle se met aussi en danger face à de nouveaux risques de piratage. Le point de vue sur cette question de Tanguy de Coatpont, directeur général de Kaspersky Lab France.

Piratage informatique et l’aéronautique, un futur planant ? Le nombre a de quoi donner le tournis. En 2035, nous verrons passer au-dessus de nos têtes en Europe quelque 14,4 millions d’avions, contre 9,5 millions en 2012. Le secteur aérien doit ainsi faire face à un enjeu de taille : assurer sans faille son activité en croissance permanente.

A l’instar du domaine de l’énergie, c’est bien avec les solutions numériques à leur disposition que tous les acteurs du transport aérien pourront relever le défi qui leur incombe. Où l’ère de l’analogique, des communications VHF avec le sol, des commandes mécaniques des avions, est vouée à s’effacer au profit de la connectivité des outils numériques. Où ordinateurs, tablettes et traitements de données en temps réel ouvrent aussi la voie à une nouvelle façon de gérer au mieux le trafic aérien.

À l’échelle européenne, la transformation est lancée via le déploiement du programme SESAR. Du sol aux avions, ce système moderne repose, tout logiquement, sur l’utilisation d’outils numériques. Pour une gestion des vols harmonisée d’un pays à l’autre, et d’un avion communiquant à l’autre. Pour un trafic aérien toujours plus fiable, plus écologique et économique.

Le numérique dans l’aérien : l’aubaine et la menace

À l’échelle locale, les aéroports ne sont pas en reste. Un exemple : Londres-Gatwick en Angleterre détecte déjà, compile et analyse les données numériques issues de l’activité de toutes ses infrastructures. Et ce afin de faciliter la circulation des passagers et des avions, éviter les attentes et optimiser l’utilisation de l’unique piste du site.

A bord, le digital a également pris ses aises, depuis les systèmes de contrôle gérés par ordinateur pour des avions pensés par et pour le numérique, jusqu’aux centrales multimédia de divertissement des passagers, en passant par les nouveaux dispositifs de communication air-sol et l’optimisation du plan de vol en temps réel.

L’interconnexion des différents éléments de communication, du sol vers l’avion et vice-versa, a vocation à rendre le trafic aérien plus fluide et plus sûre. Et il le sera certainement ! Mais l’outil numérique, qui permet cette connectivité permanente, gage d’efficacité et de rapidité, est à la fois l’aubaine et la menace.

Pour les avions en particulier, on le reconnaît vraiment depuis 2015 : c’est exact, un avion peut être piraté ! Un tabou définitivement brisé par l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA).

L’institution s’est appuyé pour ça sur les démonstrations de l’expert Hugo Teso. Ce chercheur espagnol a réussi à prendre la main sur le système ACARS d’un avion, système de messagerie qui permet de communiquer avec le sol. Le « bon » pirate, lui-même détenteur d’une licence de pilote, est aussi parvenu en quelques jours à pénétrer dans le système de contrôle d’un avion au sol. Dans sa trousse à outils : un smartphone et une application développée par ses soins.

Des pirates déjà actifs dans les aéroports

D’autres expérimentations d’intrusion ont eu lieu aussi outre-Atlantique, en vol notamment, via les boîtiers de gestion des services multimédia installés sous les sièges des passagers.

Au sol, on n’en est plus à la démonstration. Les pirates sont déjà entrés en action. L’un des cas les plus retentissants est cette intrusion réussie, en juin 2015, dans le système de gestion des vols de la LOT, compagnie aérienne polonaise. Résultat : 1400 passagers et 10 avions immobilisés sur le tarmac pendant plus de 5 heures.

Plus récemment, en septembre 2016, un groupe de pirates s’est attaqué à l’aéroport de Vienne. Ils ont échoué. Mais l’intention de nuire était bien là.

Ces deux attaques ne sont que quelques-uns des cas révélés au grand jour ! Car, à l’AESA, on ne s’en cache pas. Selon Luc Tytgat, son directeur de la gestion de la stratégie et de la sécurité, les systèmes de gestion du trafic aérien sont la cible de 1000 attaques par mois en moyenne.

Face à ce danger bien réel, les acteurs du secteur se mobilisent sur les moyens de prévention et de défense à appliquer. L’association internationale du transport aérien (IATA) par exemple propose depuis 2015 à ses membres, plus de 215 compagnies aériennes adhérentes, un kit des bons usages contre d’éventuelles cyberattaques.

L’instauration de standards de cybersécurité dans le secteur aérien

L’AESA de son côté a créé en février dernier le Centre européen pour la cybersécurité dans l’aviation (ECCSA). L’organisme est ouvert à tous les acteurs concernés, y compris les concurrents. Son but est de rassembler les idées et les efforts de chacun, selon le principe bien connu de « L’union fait la force« .

C’est aussi ce principe qui motive l’organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Cet organe des Nations unies a voté une première résolution en faveur de la cybersecurité aérienne en octobre 2016. Et elle en fait un sujet majeur dans son nouveau plan triennal 2017-2019 pour l’instauration notamment de standards de sécurité.

Cette mobilisation générale dans le secteur aérien traduit bien à la fois la prise de conscience du risque permanent de la cyberattaque et l’impérieuse nécessité, malgré tout, de suivre le rythme effréné de la mutation numérique d’un monde devenu interconnecté. Le cas de London City Airport est la parfaite illustration de cette dichotomie technologique.

Sa tour de contrôle sera virtuelle à l’horizon 2019. Les contrôleurs, déplacés à 130 kilomètres de l’aéroport, gèreront le trafic des pistes grâce à un réseau de caméras HD réparties sur l’ensemble du terrain d’aviation.

Pour couper court à toute inquiétude, Declan Collier, le directeur de l’aéroport, l’assure : « Nous utilisons le plus haut niveau de sécurité pour protéger notre système« . Oui, sans doute. A condition de ne pas oublier ce principe : ce qui vaut en cybersécurité aujourd’hui, ne vaut plus forcément demain. Dans l’aérien, comme ailleurs, la guerre contre ces cybercriminels est un combat sans fin, collectif.